On fait quoi avec le cadavre?

On fait quoi avec le cadavre?

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Livres
162 pages

Description

Que feriez-vous si, en ouvrant le coffre d’une voiture, vous y découvriez un… cadavre ?
Que feriez-vous si vous appreniez que les hommes tatoués qui rénovent la maison de vos parents sont… d’anciens criminels ?
Que feriez-vous si on vous donnait l’occasion d’assister à vos propres… funérailles ?
Certains n’hésitent pas à franchir un seuil au-delà duquel la vie, ou parfois la mort, prend une tournure imprévue… Les personnages de ce recueil, le tueur professionnel, le voleur inexpérimenté, le justicier, le détraqué ou le fauché, ne connaissent pas ces limites et plongent tête première dans ce genre de situations toutes plus cocasses les unes que les autres.

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Date de parution 18 juin 2010
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EAN13 9782895971337
Licence : Tous droits réservés
Langue Français

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On fait quoi avec le cadavre ?
DU MÊME AUTEUR
R.I.P. Histoires mourantes(nouvelles), Ottawa, Éditions David, 2009, coll. « Voix narratives ». Ainsi parle le Saigneur(polar), Ottawa, Éditions David, 2006, coll. « Voix narratives et oniriques ». Finaliste du Prix Trillium 2007. Le cri du chat(polar), Montréal, Triptyque, 1999. Le perroquet qui fumait la pipe(nouvelles), Ottawa, Le Nordir, 1998. Littérature pour la jeunesse Ainsi parle le Saigneur(polar), Ottawa, Éditions David, 2007, Coll. « 14/18 ». Prix des lecteurs 1518 ans RadioCanada et Centre Fora en 2008. Ouvrage traduit In the Claws of the Cat(polar), Toronto, Guernica Editions, 2006. Traduction deLe cri du chat.
Claude Forand
On fait quoi avec le cadavre ?
NOUVELLES
Les Éditions David remercient le Conseil des Arts du Canada, le Secteur francoontarien du Conseil des arts de l’Ontario et la Ville d’Ottawa. En outre, nous reconnaissons l’aide financière du gouvernement du Canada par l’entremise du Programme d’aide au développement de l’industrie de l’édition (PADIÉ) pour nos activités d’édition. Les Éditions David remercient également le Cabinet juridique Emond Harnden.
Catalogage avant publication de Bibliothèque et Archives Canada Forand, Claude, 1954  On fait quoi avec le cadavre? / Claude Forand. (14/18) Nouvelles. ISBN 9782895971108  I. Titre. II. Collection: 14/18 PS8561.O6335O6 2009 jC843’.54 C20099020092
Révision : Frèdelin Leroux Maquette de la couverture, typographie et montage : AnneMarie Berthiaume graphiste Les Éditions David Téléphone : (613) 8303336 265, rue StPatrick, Bureau A Télécopieur : (613) 8302819 Ottawa (Ontario) K1N 5K4 info@editionsdavid.com www.editionsdavid.com Tous droits réservés. Imprimé au Canada. e Dépôt légal (Québec et Ottawa), 2 trimestre 2009
Il paraît qu’on n’apprend pas à mouriren tuant les autres.
FrançoisRené deChateaubriand
Un tueur sentimental
Eduardo Carrera descendit du taxi à l’adresse pré vue, jeta un coup d’œil à l’immeuble devant lui et grimpa l’escalier jusqu’au troisième étage. Après s’être assuré que personne ne l’avait remarqué, il inséra la clé dans la serrure et ouvrit la porte. La pièce était abandonnée et une odeur aigre le saisit à la gorge. Quelques boîtes de carton vides et des câbles téléphoniques traînaient sur le tapis. Il verrouilla la porte derrière lui et se dirigea vers le fond de la pièce. L’unique fenêtre donnait sur la rue, plus pré cisément sur le Café Montclair, un établissement populaire en ville. Eduardo souleva lentement le store. En cette fin d’aprèsmidi de juin, les clients occupaient les quelques tables à l’ombre sur la ter rasse devant le café. Il sortit une enveloppe brune de sa poche de veston et examina attentivement la photo qu’elle contenait. Puis, il prit ses jumelles et son regard balaya à tour de rôle les clients attablés devant le Café Montclair. Il s’immobilisa soudain. Aucun doute possible. C’était bien l’homme sur la photo. Son regard fixa à nouveau intensément l’in dividu assis à la terrasse.
Un tueur sentimental
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Eduardo sortit son mouchoir et s’épongea le front. Il desserra sa cravate et enleva son veston de bonne coupe. La chaleur de fin de journée était telle que le ventilateur au plafond n’arrivait pas à dissiper la moiteur qui envahissait la pièce. Mais ce n’était qu’un détail sans importance. Il n’était ici que par affaires, le temps de s’occuper du type assis au café Montclair. Le moment, l’angle et l’éclairage étaient parfaits. Comme il se disait souvent :Batti il ferro quando è caldo. Il faut battre le fer quand il est chaud. C’était ce qu’il appelait « faire un carton ». Dans sa jeunesse, à Naples en Italie, son père l’ame nait souvent à la fête foraine. L’attraction préfé rée d’Eduardo était le stand de tir, où sa précision incroyable lui valait une certaine admiration. Par la suite, il avait fait carrière dans l’armée italienne avant d’immigrer. Trente ans plus tard, il était tou jours un tireur d’élite. Mais plutôt que l’admiration, la récompense était cette fois une épaisse liasse de billets verts. Eduardo mit sa main sur sa veste et tâta l’épaisseur de l’enveloppe. Son client lui avait remis 30 mille dollars en billets de 100 dollars et lui en avait promis autant une fois le travail accompli. C’était son tarif pour « faire un carton». Il ouvrit sa mallette et en sortit une carabine. Il l’assembla méthodiquement, presque amoureu sement, et y installa en dernier lieu une lunette d’approche. Eduardo avait répété ces gestes des dizaines de fois durant sa carrière de tueur profes sionnel. C’était sa façon à lui de faire corps avec son arme. Il s’embusqua derrière la fenêtre du local, pointa la carabine en direction de la terrasse et
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