On vous souhaite tout le bonheur du monde

On vous souhaite tout le bonheur du monde

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289 pages
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Description

Un désir lancinant, celui d'élever un enfant. Au fond du gouffre, l'espoir renaît par le biais d'une coutume polynésienne ancestrale ou tradition fa'a'amu, aux préceptes bien éloignés de nos moeurs occidentales. Un parcours qui révèle un pan de la culture ma'ohi traditionnelle, une ouverture vers une autre parentalité. Une coutume séculaire qui s'ajuste au fil du métissage avec les Européens.

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Ajouté le 02 décembre 2017
Nombre de lectures 13
EAN13 9782140053894
Langue Français
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Enfant leur de tiaré.
Prisca Guillemette-Artur
Roman
On vous souhaite tout le bonheur du monde
Prisca GUILLEMETTE-ARTUROn vous souhaite tout le bonheur du monde Roman
© L’Harmattan, 2017 5-7, rue de l’Ecole-Polytechnique, 75005 Paris http://www.editions-harmattan.fr
ISBN : 978-2-343-13629-5 EAN : 9782343136295
A la famille, Miraculeuse, biologique, de cœur ou d’adoption, A ceux qui rêvent d’une famille.
PROLOGUE Mon regard a immédiatement plongé dans ses grands yeux noirs. J’étais avide de ce regard-là. Je l’attendais. J’étais même un peu fébrile à l’idée qu’il m’échappe. J’avais lu quelque part qu’il se passe « quelque chose » à ce moment-là. Un échange, une reconnaissance mutuelle qui fige pour la vie le lien affectif singulier, unissant deux êtres au commencement. Je m’étais préparée à accueillir une émotion foudroyante, comme à ne rien ressentir du tout, au cas où. Je crois savoir que quand les signaux émotionnels s’emballent, le cerveau sature. Il répond à l’assaut neuropsychique par un vide total de tout sentiment identifiable, conférant à la situation une certaine étrangeté. Indifférents à mon bug intérieur, les évènements se sont pourtant déroulés comme prévu, s’enchaînant les uns à la suite des autres comme un scénario bien rôdé. J’avais l’impression d’avoir quitté mon corps et de regarder cette femme qui me ressemble, affublée d’une blouse et d’une charlotte à usage unique, vivre un instant crucial de sa vie, comme un baptême vers un nouveau monde. Néanmoins, j’ai pleuré quand il est enfin apparu. J’ai même sangloté, je me souviens. Des soubresauts inattendus ont soulevé ma poitrine comme une toux inopportune et incontrôlable. Puis, de concert des larmes ont sillonné mes joues achevant leur course impromptue en mourant au coin de mes lèvres.