Pierre de lune

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161 pages
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Depuis quelque temps, Morgane King a la poisse. Après s’être vue abandonnée par son fiancé juste avant son mariage et avoir été kidnappée, elle réussit à s’enfuir. Mais alors qu’elle vient de distancer les psychopathes qui la retenaient et espère que la chance tourne enfin pour elle, la jeune femme se fait attaquer par des bêtes sauvages qui la mutilent à vie. En quittant l’hôpital, elle se retrouve sous protection « rapprochée » dans un lotissement trop beau pour être vrai : la résidence Sérénité. C’est là qu’elle rencontre Ethan, son garde du corps attitré, tout droit sorti de ses fantasmes inavoués et Léo, un jeune garçon turbulent qui semble lié de très près au bel Ethan.



Morgane découvrira très vite que les conséquences de ses blessures changeront sa vie d’une manière qu’elle n’aurait jamais pu imaginer.


***



Extrait :


Depuis quelque temps, Morgane King avait vraiment la poisse... Pour commencer, son fiancé avait décidé de la quitter juste après son enterrement de vie de jeune fille... La raison ? Elle n’avait jamais pu la connaître, puisque son ex n’avait pas daigné la prévenir avant de disparaître. Morgane venait de rentrer du travail et avait constaté que Nicholas était parti avec toutes ses affaires et sans un mot. Ce type n’avait réalisé qu’à quelques jours du grand événement, qu’il n’avait jamais fréquenté personne d’autre et n’avait plus voulu s’engager « pour toujours » alors qu’il avait tant à expérimenter. Malgré sa douleur, Morgane essayait encore de lui inventer des excuses, elle cherchait une explication pour rendre cette rupture moins éprouvante, pour s’y raccrocher et se sentir moins trahie... Cependant, ce lâche l’avait abandonnée dans un sale état. Elle avait dû rester dans leur appartement, le temps de trouver une solution plus durable. Tous les jours, ses collègues et amis veillaient sur sa santé pour s’assurer que l’ancienne future mariée ne se laissait pas dépérir. Ceci dit, il fallait bien avouer que, malheureusement, l’idée lui avait traversé l’esprit. Cela aurait été tellement simple : attendre la fin, s’oublier. [...]

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EAN13 9791034809264
Langue Français

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Le cycle des pierres protectrices Tome 1
Eloïse Clunet Le cycle des pierres protectrices Tome 1 Pierre de Lune Couverture :Mahora Publié dans laCollection Imaginaire Dirigée parPauline Monsarrat
©Evidence Editions2018
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Avant-propos Bonjour à toi qui tiens mon roman entre tes mains. Je te remercie de l’intérêt que tu lui portes, mais il est important de te prévenir. Cette histoire ne s’adresse pas à tout le monde. Ce tome comporte des passages érotiques explicites et d’autres violents. Je ne souhaite pas heurter la sensibilité de mes jeunes lecteurs. J’ai jugé qu’il était nécessaire de t’avertir. De même, j’ai fait le choix d’utiliser un langage vulgaire et quelques fautes de syntaxe lors de quelques dialog ues pour a#rmer le caractère de certains pers onnages. Il ne s’ag ira donc pas de coquilles ni d’u n manque de corrections de la part de la maison d’édition et j’espère que tu ne m’en tiendras pas rigueur. Très bonne lecture à toi !
Prologue Depuis quelque temps, Morgane King avait vraiment la poisse… Pour commencer, son ancé avait décidé de la quitter juste après son enterrement de vie de jeune lle… La raison ? Elle n’avait jamais pu la connaître, puisque son ex n’avait pas daigné la prévenir avant de disparaître. Morgane venait de rentrer du travail et avait constaté que Nicholas était parti avec toutes ses a&aires et sans un mot. Ce type avait réalisé qu’il n’avait jamais fréquenté personne d’autre, qu’une poignée de jours avant le grand événement et n’avait plus voulu s’engager « pour toujours » alors qu’il avait tant à expérimenter. Malgré sa douleur, Morgane essayait encore de lui inventer des excuses, elle cherchait une explication pour rendre cette rupture moins éprouvante, pour s’y raccrocher et se sentir moins trahie… Cependant, ce lâche l’avait abandonnée dans un sale état. Elle avait dû rester dans leur appartement, le temps de trouver une solution plus durable. Tous les jours, ses collèg ues et amis veillaient sur sa santé pour s’assurer que l’ancienne future mariée ne se laissa it pas dépérir. Ceci dit, il fallait bien avouer qu e, malheureusement, l’idée lui avait traversé l’esprit. Cela aurait été tellement simple : attendre la fin, s’oublier. Mais le sort s’acharna sur elle encore une fois. Ayant son nom sur le bail, celle-ci n’avait pas eu d’autres choix que de gérer les charges qu’ils payaient à deux jusqu’à présent. Heureusement, sa propriétaire avait accepté de réduire sa période de préavis et de la libérer de ses obligations dès que l’agence immobilière lui aurait déniché un nouveau locataire. Ses revenus ne lui permettant pas encore de s’acquitter d’un loyer, ses parents l’hébergeaient de nouveau, en espérant voir leur lle retomber rapidement sur ses pieds. V ivre chez son père et sa mère à vingt-cinq ans n’était pas l’idéal pour se reconstruire. Le coup de grâce lui fut assené le jour J, celui de son mariage avorté. Des invités attendaient devant l’ég lise, ses convives à lui… Nicholas n’assumait toujours pas ses actes. Morgane s’était chargée d’avertir tout son entourage et les prestataires. Ceux-ci n’avaient pas manqué de lui rappeler que les arrhes n’étaient pas remboursables. Pourtant, la jeune femme avait cru que Nicholas aurait tout de même eu le cran de faire de même avec les personnes dont il ne lui avait jamais coné les coordonnées. Mais, là encore, son ancé s’était contenté de s’enfuir, se montrant aussi dégoné avec eux qu’avec elle. Non, son ancien ancé, elle devait enregistrer cet état de fait. Au moins, sa « chère maman » avait pris les choses en main. C’est du moins ce que Morgane en avait déduit puisque quelqu’un avait e&ectivement avisé la famille nombreuse de son ex, ses oncles et ses tantes, ses grands-parents et ce n’était pas elle… Mais lui avait tout simplement disparu, on ne sait où, sans prévenir. En prime, « madame, sa mère » avait eu le culot de lui écrire pour qu’elle trouve la force de pardonner à son ls si parfait… Lâche jusqu’au bout… Et c’était à Morgane d’en payer les frais. Cette jo urnée-là, la jeune femme avait reçu des appels tout l’après-midi. Cela avait été la goutte de trop, celle qui l’avait fait basculer. La petite brune avait ressenti comme un électrochoc. Il fallait qu’elle se change les idées, qu’elle prenne la route pour aller n’importe où… En y repensant à présent, elle se serait abstenue si on l’avait mise au courant de ce qui lui arriverait. Elle était partie en n’emportant que son sac à main, an que personne ne puisse plus la déranger avec l’un de ces appels qui la tourmentera Elle voulait disparaître de la circulation et redevenir une anonyme, ce qui n’était pas
possible dans le quartier où vivaient ses parents. Là-bas, tous ses voisins la regardaient en murmurant : « La pauvre lle, tu sais ce qui lui est arrivé ? » ou d’autres remarques du même acabit. D’ailleurs, ils n’avaient rien manqué de la scène lorsque la jeune femme avait conduit dans un état second. Morgane ne s’arrêta que bien plus tard, pour la soirée, dans un coin perdu, après environ quatre cents kilomètres, à court de carburant. Eh oui ! Quand on souhaite fuir la réalité et que l’on a à disposition une voiture avec le plein d’essence, on peut aller très loin !
Chapitre 1 Morgane avait déniché un petit hôtel au bord de la nationale, une sorte de relais routier, l’endroit idéal pour souer en paix, anonymement. On ne lui avait rien demandé, uniquement la somme pour rég ler sa chambre. Après avoir pris une douche rapide et mangé un bout dans le restaurant, la jeune femme sortit pour la soirée. Elle avait vu, en arrivant, qu’une espèce de boîte de nuit se trouvait non loin. En y pénétrant, celle-ci eut l’impression d’avoir voyagé dans le temps. Le club paraissait 'gé dans le s années 80, mais peu importe. Tout ce que Morgane voulait, c’était qu’on la laisse boire pour oublier. Sans hésitation, elle s’engagea en direction du zinc dans l’intention d’y rester un moment. Son projet : abuser de tous les spiritueux contenus dans le bar : whisky, vodka, rhum, pur de préférence. La qualité de ceux-ci n’entrait pas en ligne de compte. Plus son taux d’alcoolémie augmentait et moins elle souhaitait être seule, surtout pas cette nuit-là. Morgane n’attendit pas long temps avant de se faire aborder. Il fallait dire qu’ils ne devaient pas souvent voir de nouvelles têtes dans ce coin paumé. La jeune femme était à jeun depuis le matin et se sentit éméchée peu après son premier verre cul sec. Un homme attira son attention avec une facilité déconcertante. Celui-ci dégageait un « je ne sais quoi » qui la séduisait s ans pouvoir se l’expliquer. Peut-être se laissait-elle tout simplement tenter par toutes les dissemblances avec son ancien compagnon. Ce type ne lui ressemblait en rien et dans son état d’esprit actuel, l’inconnu in uait sur sa libido comme une amme qui fascinait un papillon en pleine nuit. Peu importe le danger que cela constituait, Morgane n’arrivait pas à s’empêcher de se rapprocher de plus en plus de lui. Il était accompagné de plusieurs personnes, des amis ? En réalité, il s’ag issait de sa famille, ses deux frères et sa sœur. Tous les quatre résistaient de façon impressionnante à tous les di<érents alcools qu’ils buvaient et elle avait beaucoup de mal à les suivre. Ils n’arrêtaient pas de remplir son verre. Au moment de la fermeture du club, la jeune femme tenait à peine debout et se sentait très embrumée. Ils lui suggérèrent de la reconduire à son hôtel, arg umentant que son ébriété ne lui permettait pas de reprendre le volant sans se perdre dans ce coin isolé ou causer un accident. Ils avaient su la convaincre d’accepter l’aide proposée. Ce que l’on peut faire comme bêtise quand on est saoul… Installée à l’arrière de la voiture, entre celui pour qui elle avait eu le bég uin et l’un de ses frang ins, elle aurait aimé dormir. Morgane leur avait donné le nom du lieu où elle avait loué une chambre et s’apprêtait à sombrer dans un sommeil inconfortable, entre nausée et épuisement. Mais l’homme à ses côtés ne semblait pas enclin à tenir compte de son besoin de repos et flirta de plus en plus. La jeune femme ne réalisa pas tout de suite qu’ils ne la menaient pas dans la bonne direction et s’enfonçaient progressivement dans les bois. Étrangement, celle-ci voulait juste s’assoupir au chaud et se réveiller le lendemain pour en'n laisser cette journée infernale derrière elle, passer à autre chose, peu importe l’endroit. Cette simple pensée aurait dû l’alerter : Morgane ne se comportait vraiment pas de manière normale. Jamais, au grand jamais, elle n’aurait ag i de façon aussi inconséquente, mais c’était la suite log ique après les derniers événements. Morgane prenait la fuite, mais surtout, aspirait à se perdre elle-même. Ils la
conduisirent dans une sorte de grande ferme, un lieu isolé, dont elle ignorait totalement la localisation. En y entrant, la petite brune découvrit une maison lug ubre, chau<ée uniquement par une cheminée située dans la pièce principale. Elle aurait aimé s’installer devant et pro'ter de la chaleur que le feu di<usait, mais n’en eut pas le temps. La fratrie avait déjà ressorti des verres et chacun de ses membres l’encouragea à se joindre à leur beuverie. Morgane avait l’intention de refuser, aya nt atteint ses limites depuis un moment, mais ils insistèrent. Quand ils lui tendirent un nouveau shot de tequila, tout en la regardant droit dans les yeux, ce fut comme si toute volonté propre lui échappait et elle suivit leurs ordres sans broncher. Une porte s’ouvrit brusquement et une meute de chiens de chasse pénétra dans l’espace. Les molosses précédaient un homme massif, probablement leur père, leur chef. Plus Morgane les scrutait, plus elle avait l’impression qu’ils formaient tous un clan et elle ne se sentait pas du tout à sa place. Voyant que sa progéniture était avachie dans tous les coins du salon et le très grand nombre de bouteilles de whisky qu’ils avaient descendu jusqu’à la dernière goutte, il esquissa un rictus comme s’il s’ag iss ait de limonade. Cette réaction la dérouta. Chez elle, son paternel l’aurait 'xée d’un de ses coups d’œil lourds de sens, bien pires que n’importe quel passage à savon et l’aurait envoyée se coucher. Mais cet homme semblait trouver que ses enfants étaient de petits joueurs. D’ailleurs, en les observant un peu, Morgane se ren dit compte qu’ils n’étaient pas du tout saouls et qu’elle était la seule à avoir du mal à s’exprimer ou à tituber. C’était étrangement vexant. Le fait de ne pas tenir l’alcool n’était pas une nouveauté puisque la jeune femme ne buvait presque jamais, mais elle n’avait pas envie de passer pour… Quoi déjà ? Une 'lle de la ville pas fichue d’encaisser deux, trois verres ? Mais, cela faisait un moment qu’elle les avait descendus. Pourquoi les autres ne sont-ils même pas éméchés ? Après un instant, le patriarche leur 't signe d’aller se coucher. Chacun sortit de la pièce, la laissant là, sans un mot. Elle remarqua alors que quelqu’un se cachait derrière le chef de famille. Cette personne était tellement discrète que Morgane ne l’avait pas vue jusqu’à présent. Ce devait être son épouse. Celle-ci s’avança vers elle, le regard braqué sur sa silhouette tremb lante. Elle sembla rééchir à un endroit où caser c ette intruse qui bredouillait quelque chose à propos d’un hôtel et sur son désir d’y retourner, mais on ne lui permit pas de s’exprimer. Morgane fut conduite dans une chambre mansardée, sous les combles, où se trouvait un minuscule lit d’une place dans un coin et quelques sacs qui, à première vue, contenaient des couvertures. Cela constituait un luxe étant donné la température g laciale qui régnait à l’étage en comparaison du salon où ils avaient 'ni la soirée. À cet instant, elle regretta de ne pas dormir près du feu. Sur le côté, elle avisa aussi une table à repasser et plusieurs paniers remplis. Elle sut rapidement qu’on ne s’en servait pas beaucoup. La pile de linge froissé et la couche de poussière sur celle-ci en attestaient. C’était surprenant qu’elle ait conscience de ce genre de détails compte tenu de son état de fatigue. Morgane aurait dû s’inquiéter plus que cela de ce qui l’attendait, mais à cette heure plus qu’avancée et avec tout ce qu’elle avait ing urg ité, la jeune femme n’avait qu’une chose en tête : se laisser emporter par le sommeil. Elle n’entendit pas que l’on verrouilla la porte. Après avoir extirpé une couverture d’un sac, elle s’e<ondra sur le minuscule matelas d’une épaisseur insuFsante pour masquer les ressorts du sommier. Assommée par tous les verres qu’elle avait avalés, elle finit par sombrer. La nuit fut courte, le soleil la tira des bras de Morphée dès les premières lueurs de l’aube. Le crâne comme dans un étau, Morgane mit un long moment à prendre conscience du lieu où elle se trouvait, la soirée ne lui revenant que par bribes. Celle-ci se souvenait avoir bu beaucoup d’alcool, mais à peine de son arrivée dans