Pleine Lune

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28 pages
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Description

Océane est une jeune femme peu conventionnelle partageant sa vie entre sa famille et la découverte des villes côtières qu'elle aime tant.


Bien que solitaire, cette existence lui convient. Mais c'était sans compter sur sa rencontre avec Antoine, un jour de pleine lune.


Aussi beau que mystérieux, il attise sa curiosité et pourrait bien la mettre en danger...

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Nombre de lectures 8
EAN13 9791096785629
Langue Français

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Pleine lune [Christelle Dumarchat]
© 2017, Christelle Dumarchat. © 2017, Something Els e Editions. Tous droits réservés. Le Code de la propriété intellectuelle interdit les copies ou reproductions destinées à une utilisation collective. Toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite par quelques procédés que ce soit, sans le co nsentement de l’auteur ou de ses ayants droit, est illicite et constitue une contref açon, aux termes des articles L.335-2 et suivants du Code de la propriété intellectuelle. Crédit photo : © Adobestock Illustration : © Lucile Kos ISBN papier : 979-10-96785-62-9 Something Else Éditions, 8 square Surcouf, 91350 Grigny E-mail : something.else.editions@gmail.com Site Internet : www.something-else-editions.com Cet ouvrage est une fiction. Toute ressemblance ave c des personnes ou des institutions existantes ou ayant existé serait tota lement fortuite.
27 juin 2010
Ce début de matinée était paisible. Très prometteur . L’été demeurait ma saison favorite. J’adorais sentir la chaleur du soleil naissant sur ma peau. Sur toute ma peau. Le sable était si doux lorsque je faisais glisser ses grains entre mes doigts, allongée paresseusement. Une seule journée.
Plus les années passaient, plus attendre autant dev enait compliqué. Ma patience s’amoindrissait. Mes sœurs me le reprochaient souve nt, mais découvrir le monde était pour moi mon plus grand plaisir, car son exploratio n me semblait infinie. Contrairement à elles, j’éprouvais toujours le besoin d’être cons tamment dans l’action, d’avoir un but, même si je ne savais pas encore trop vers quoi je m e dirigeai.
Cette nuit-là, j’avais pu profiter de la solitude d e la plage, en toute quiétude, puisqu’il n’y avait pas eu de fête impromptue organisée en ce lieu qui puisse m’empêcher d’agir à ma guise. Trop de fois je n’avais pu le faire tra nquillement à cause des présences importunes. Sans compter ces longs mois froids où j e ne pouvais rien faire. Alors passer cette nuit à courir, sauter, marcher ou simp lement contempler le panorama de l’océan sous la pâleur lunaire avait été un vrai bo nheur.
Je finis de peigner mes cheveux avec le peigne d’éc ailles ancien qui ne me quittait jamais, je les tressai et les attachai avec le ruba n bleu qui se trouvait autour de mon poignet. Ensuite je me levai rapidement, puis je sa isis les vêtements mis à sécher à côté de moi et les enfilai.
J’étais enfin prête à affronter le monde. Aujourd’h ui, c’était décidé, je me rendrais dans le village pour découvrir leur vie de plus prè s. Et tant pis si cela ne plaisait pas à Père. J’en avais trop envie. Voir les gens évoluer de loin ne me suffisait plus. Je désirais en apprendre plus sur eux, me rapprocher d ’eux dans les limites du raisonnable.
Je me mis en route, escaladant avec facilité les ro chers, forte de mes étirements nocturnes, après je m’engageai sur le petit raidill on qui bordait la côte et qui menait aux toits qui se profilaient dans le lointain. Je pris mon temps, appréciant le paysage qui variait à chaque fois que je revenais, savourant le s sensations provoquées par le vent qui jouait dans mes cheveux et qui effleurait ma pe au, humant les odeurs de bruyère et des autres fleurs qui se trouvaient de chaque côté du passage dessiné dans la végétation. En face de moi le clocher grandissait p rogressivement et les premières bâtisses apparurent à un détour de la sente qui dev enait également plus large et plus praticable.
J’avais déjà eu l’occasion d’emprunter ce chemin, t outefois il était difficile de le faire sur une grande distance dans le plus simple apparei l sans se faire remarquer. Pour mes pérégrinations, j’avais besoin des vêtements tr ouvés sur la plage, ce qui n’était pas toujours le cas. Cette fois-ci, il m’avait été possible d’en rassembler suffisamment dans ma cachette au fond de la grotte qui servait a utrefois aux contrebandiers. Par chance, cette dernière avait été oubliée et la mer avait fait son œuvre autour. Dès lors j’avais pu en faire mon repaire secret, dorénavant camouflé derrière des rochers à l’aspect redoutable.
Peu à peu, j’arrivai au village. Lorsque je pénétra i à l’intérieur par une petite ruelle, je me dirigeai vers la place de l’église et les bruits me parvinrent avec force : voitures,
cris, musique. Sur le moment, cela me donna une sen sation assez désagréable, agressant mes sens, mais je me repris et m’engageai sur la place. Ce jour-là, il y avait beaucoup de monde qui y déambulait. Je compris pour quoi lorsque j’entendis à un moment deux vieilles personnes parler de « marché » . Je savais que c’était un moment privilégié où les marchands des alentours venaient vendre leurs produits. Je devinais que j’allais avoir la possibilité d’observer beauco up de choses intéressantes.
Je me promenais tranquillement parmi les autres bad auds. Autour de moi, des sortes de tables étaient disposées sur lesquelles s’étalai ent diverses choses : de la nourriture, des vêtements et d’autres objets que j’avais du mal à identifier. J’étais fascinée par cet univers qui s’ouvrait à moi : être capable de me re ndre au milieu des terres était souvent ardu et je mettais à profit chaque instant. Pourtant, j’avais aussi un peu peur. Me faire bousculer, sentir ces corps qui frôlaient le mien de manière si rapprochée, même si ce n’était pas voulu, ni offensif, était ré ellement étrange à vivre, très différent de ce que je connaissais dans l’eau. Là-bas, tout é tait fluide. Ici, cela devenait oppressant. Toutefois, je commençais à m’y faire.
Et tous ces effluves qui venaient à moi : sucrés, floraux, et d’autres inconnus…
Les interpellations, les...