Pré-sentiment

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148 pages
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Description

Cassandre a toujours su qu’elle était quelqu’un d’atypique. Adolescente, elle a découvert que ses intuitions étaient des fenêtres ouvertes sur l’avenir.


À vingt ans, alors qu'elle s’apprête à subir une rentrée scolaire difficile, elle fait un rêve ensorcelant où deux inconnus charismatiques l'attendent. Bien qu'elle ait la certitude de ne jamais les avoir rencontrés, ces hommes lui sont familiers et elle se sent irrémédiablement attirée par le plus âgé. Dès le lendemain, elle se retrouve nez à nez avec l'un d'eux. Plus étrange encore, il lui fait comprendre qu'il la connaît également et qu'il a cherché à la retrouver.


Rapidement, la vie de Cassandre, jusque-là solitaire, se voit complètement bousculée. Rien ne lui sera épargné...

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EAN13 9791034810017
Langue Français

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Réminiscence Tome 1
Eloïse Clunet Réminiscence Tome 1 Pré-sentiment Couverture :Maïka Publié dans laCollection Imaginaire Dirigée parPauline Monsarrat
©Evidence Editions2018
Mot de l’éditeur : Evidence Editions a été créée dans le but de rendre accessible la lecture pour tous, à tout âge et partout. Nous accordons une grande importance à ce que chacun puisse accéder à la littérature actuelle sans barrière de handicap. C’est pourquoi nos ouvrages sont disponibles en format papier, numérique, dyslexique, malvoyant, braille et audio. Tout notre professionnalisme est mis en œuvre pour que votre lecture soit des plus confortables. En tant que lecteur, vous découvrirez dans nos di%érentes collections de la littérature jeunesse, de la littérature générale, des témoignages, des livres historiques, des livres sur la santé et le bien-être, du policier, du thriller, de la littérature de l’imaginaire, de la romance sous toutes ses formes et de la littérature érotique. Nous proposons également des ouvrages de la vie pratique tels que : agendas, cahiers de dédicaces, Bullet journal, DIY (Do It Yourself). Pour prolonger le plaisir de votre lecture, dans notre boutique vous trouverez des goodies à collectionner ainsi que des boxes livresques disponibles toute l’année. Ouvrir un livre Evidence, c’est aller à la rencontre d’émotions exceptionnelles. Vous désirez être informés de nos publications. Pour cela, il vous su3t de nous adresser un courrier électronique à l’adresse suivante : Email :contact@evidence-editions.com Site internet :www.evidence-boutique.com
Notes de l’auteur Lorsque l’on m’a oert l’opportunité de publier une nouvelle version de mes premiers romans, j’y ai vu l’occasion de vous proposer un texte entièrement retravaillé dePré-sentimentet deRessentiments. Après leur première édition, j’ai essayé de suivre attentivement les diverses chroniques qui en ont découlé. Certaines soulignaient de grosses faiblesses dans mon récit, car il manquait de maturité. Ces avis m’ont été très utiles pour l’exercice de réécriture. Certaines lectrices s’attendant à y découvrir une histoire basée sur la guerre de Troie, j’ai pro$té de cette occasion pour reprendre le prénom initial de mon personnage antagoniste qui était : Jennifer. Celui-ci avait été changé à la demande de mon ancien éditeur pour des raisons qui lui étaient propres, Jennifer ne lui convenant pas. J’avais alors modi$é celui-ci pour l’appeler Hélène. Selon moi, cela lui collait parfaitement à la peau. Ce choix n’avait rien à voir avec la magni$que œuvre d’Homère, contrairement à celui de Cassandre. 1 En primaire, j’avais eu la chance d’étudier L’Iliade et l’Odyssée . À l’époque, mon école montait une pièce qui en était inspirée. Dès lors, j’ai gardé ce personnage mythique dans un coin de ma tête, bien au chaud. Cela peut vous paraître étrange, mais mes livres sont comme mes bébés et je n’ai pas hésité avant de prénommer mon héroïne Cassandre. Je tenais aussi à éclaircir le schéma amoureux de mes trois personnages principaux. Donc, si vous aviez lu la première édition, ne vous inquiétez pas d’y découvrir des changements notables. Je ne souhaite pas vous frustrer, mais au contraire, je désire rendre le texte plus crédible. J’espère que mes explications vous auront éclairés sur les diérents choix que j’ai faits dans cet exercice de réécriture.
Première partie : Pressentiments
Prologue J’ai toujours pensé que j’étais quelqu’un d’atypique, mais avec les derniers événements, je sais maintenant qu’il y a quelque chose de vraiment spécial en moi. Pour que vous compreniez ce changement de point de vue, je vais devoir tout vous raconter depuis le début. Rassurez-vous, je ne vais parler ni de ma naissance ni de mon enfance, en fin de compte tout à fait normale. Par où commencer mon récit ? Peut-être par le moment où j’ai découvert qui j’étais réellement. J’avais treize ans et je me trouvais alors en colonie de vacances dans le sud de la France. Celle-ci se déroulait dans un centre équestre. Je pouvais proter de leçons intensives matin, midi, et même en n de journée si l’on aidait à curer les boxes d’écurie. Quand mes parents m’avaient proposé cette colonie, j’avais été aux anges à l’idée de m’éloigner de chez moi deux longs mois et d’être parmi les chevaux. Le rêve ! Je partageais ma chambre avec cinq autres lles et nous étions toutes très excitées à l’approche de la fête organisée à la n de la semaine. Nous nous étions toutes installées sur le lit, au fond de la pièce. Le tube de l’été passait en boucle sur la radio et nous nous demandions qui irait à la soirée avec un petit ami. À nos yeux, les garçons de la section « ado », tous grands et beaux, représentaient un idéal. Pour nous, celle qui aurait la chance de danser avec l’un d’eux serait « la reine du bal de promo », en quelque sorte. Comme on en voyait dans les séries télévisées. Franchement, quelle jeune adolescente n’avait jamais agi de cette façon, discuter avec ses copines pour savoir qui sortirait avec qui ? L’une des lles avait apporté un jeu de cartes et nous avait proposé de les tirer. Curieuse au commencement, j’avais nalement décidé de l’observer plus attentivement. Je trouvais cela captivant et m’appliquais à retenir chacune des interprétations qu’elle nous donnait. Le trè0e correspondait à l’argent, le cœur concernait l’amour, le carreau se rapportait à la famille et le pique annonçait des problèmes. Chacune à notre tour, elle nous avait demandé d’en choisir trois. J’avais alors éprouvé une vague de chaleur en promenant le bout de mes doigts le long de l’éventail de papier qu’elle m’avait présenté. C’était une sensation assez particulière. J’avais senti une énergie comparable à celle d’un champ magnétique entre deux aimants. Il y avait une sorte de courant électrique qui me repoussait quand je survolais le jeu, puis j’avais été irrémédiablement attirée par trois d’entre elles. Je n’arrivais pas à comprendre ce phénomène. Tout en reprenant mon sou4e, j’avais saisi les cartes l’une après l’autre. En les retournant, j’avais découvert deux rois et l’as de cœur. Ma copine m’expliqua que si ce dernier signiait l’amour absolu, les deux qui l’accompagnaient ne présageaient rien de bon. D’après mon amie, je serais un jour confrontée à un choix cornélien, car deux hommes se disputeraient pour m’avoir un jour. Je mis cette histoire de côté : à l’époque, j’éprouvais déjà des dicultés à plaire à un adolescent, alors de là à imaginer que deux mecs se battraient un jour pour moi, je trouvais cela inconcevable. Puis elle les avait tirés à Amélie, une de nos camarades de chambrée. Celle-ci avait un gros béguin pour l’un des garçons qui occupaient la pièce voisine de la nôtre. J’avoue avoir totalement oublié le prénom de celui-ci. Elle lui avait parlé de la soirée prévue à la n de la semaine. Amélie devrait être sa « cavalière », mais de mon côté, j’avais eu une intuition perturbante. Jusqu’alors, je ne connaissais rien de tout cela, pourtant j’avais l’impression de savoir ce que je devais faire.
Plus tard, j’avais voulu voir où me mèneraient les cartes si j’essayais de le faire moi-même en respectant les instructions de mon amie. J’avais retenté l’expérience six fois de suite. J’étais certaine, au fond de moi, qu’Amélie n’avait pas besoin d’être présente près de moi ni de toucher elle-même le jeu du moment que je me concentrais sur elle et sur les préoccupations d’Amélie. J’avais fait plusieurs» prédictions » et ce fut irrémédiablement le même résultat : le roi et la reine de cœur suivis de l’as de pique. Cette dernière carte m’avait indiqué à chaque fois que, malgré les « sentimentsréciproques », elle aurait malheureusement des ennuis. Les gures me servaient uniquement de support, c’était mon instinct qui me parlait, comme si les images d’un lm délaient devant mes yeux. Je vis le garçon inviter ma camarade de chambre, mais j’eus aussi la vision des événements futurs où elle ne l’accompagnait pas. En promenant mon regard dans la salle du réfectoire où aurait lieu la fête, je ne l’avais aperçue nulle part. J’avais eu la certitude qu’elle ne pourrait pas danser avec nous, mais je préférais ne rien lui dire pour ne pas gâcher ce bon moment entre filles. Le reste de la semaine se déroula tranquillement. Le vendredi midi, elle t une très mauvaise chute et dut passer sa dernière soirée à l’inrmerie. Son cavalier vint tout de même l’embrasseravant de rejoindre les autres pour s’amuser. C’est à ce moment-là que je compris que tout avait changé pour moi. Mon intuition s’était révélée être une fenêtre sur l’avenir. Au fait, je m’appelle Cassandre.
Chapitre 1 Si vous voulez me comprendre, vous devez me croire quand je vous dis que je découvre tout de suite si on me ment. Lorsque je rencontre quelqu’un, je sens instantanément si je dois me méer de lui ou si une véritable amitié nous lierait pour la vie. Cela peut vous sembler arrogant, voire stupide, mais depuis mon adolescence, je ressens des choses. Ce qui avait commencé en colonie ne s’était plus jamais arrêté. Mes instincts étaient devenus des certitudes. C’était un peu comme lorsque l’on regarde un lm policier en sachant dès la première minute l’identité de l’assassin, tandis que les personnages trouvent des indices peu à peu. Je n’ai jamais aimé ce genre de mise en scène. À certains moments, il m’arrivait même d’avoir l’impression de percevoir quelques pensées des membres de mon entourage, mais cela restait occasionnel. Mon intuition avait toutefois quelques avantages. Si vous perdiez un bijou ou tout autre objet auquel vous étiez attachés, y compris dans le noir, je nissais toujours par le retrouver, sauf lorsqu’il m’appartenait. Dans ce cas-là, j’étais prise d’une poisse phénoménale. Mon « flair » ne fonctionnait jamais sur moi. Vous connaissez l’adage qui dit que les cordonniers sont les plus mal chaussés ? C’est ma version revisitée. Mais chaque médaille avait son revers. J’avais été mise à l’écart par l’essentiel de mes amis dès les premières années. Les personnes n’appréciaient plus ma compagnie et je n’arrivais pas à leur en vouloir. Franchement, qui aurait toléré de fréquenter quelqu’un qui savait qu’elle allait se faire larguer par son copain ? Ou bien qu’elle venait de tricher à son dernier contrôle de maths ? Moi, j’aurais des di0cultés à l’accepter, alors je ne m’imposais pas. Je préférais rester seule au lieu de devenir un animal de foire. Cela m’évitait d’éprouver le poids terrible de ma différence. Je me coupais moi-même du peu qui subsistait avant qu’ils ne découvrent ma nature. Je n’avais aucune envie que l’on cherche à tirer avantage de mes dons. Surtout avec ma tendance à me mettre dans des situations désagréables. À quinze ans, sentant approcher une interrogation surprise, j’avais eu l’intention d’aider ma voisine en la prévenant. Lorsqu’elle avait récupéré sa copie corrigée avec une note horrible, elle avait aussi vu que j’avais réussi ce contrôle, elle s’était vexée et n’avait pas hésité à faire circuler des bruits de couloirs à mon propos, m’isolant de mes camarades de classe : « Cassandre a pu obtenir le sujet et personne n’a pu en proter. En plus, elle a voulu me baratiner en me racontant qu’elle avait des visions. Qu’est-ce qu’elle peut se montrer fausse, cette fille ! »Cela prit très vite de l’ampleur et je fus encore plus seule. À vingt ans, j’avais ressenti le besoin de changer de profession après deux ans d’études pour devenir assistante de gestion, un domaine qui ne m’avait jamais réellement intéressée, mais pour lequel j’avais travaillé dur an d’obtenir mon diplôme. J’avais décidé de tenter d’accomplir quelque chose de plus 2 constructif et d’utile. Je commençai donc un BTS en communication dans le même centre de formation. Je