Puissant Cheval était son nom
267 pages
Français

Puissant Cheval était son nom

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Description

Dans une période lointaine de l'Antiquité, deux frères jumeaux d'une cité grecque se retrouvent séparés lors de l'attaque de leur convoi dans les confins de la steppe.
L'un est fait prisonnier et tente de survivre dans un pays aux moeurs inconnus, tandis que l'autre brave les dangers pour rejoindre sa patrie perdue, animé par la soif de vengeance.
Cette formidable épopée se mêle au récit des aventures d'un pilleur de tombes en URSS au milieu du XXe siècle, qui fait par hasard une étrange découverte... La profanation à laquelle il se livre le conduira un court instant dans l'impossible espace temporel de deux mondes que deux mille cinq cent ans séparent.

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Date de parution 17 septembre 2020
Nombre de lectures 0
EAN13 9782140157882
Langue Français
Poids de l'ouvrage 19 Mo

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Exrait

Conception graphique et correTion :Serge Lauret
© Odin éditions, 2020 www.odin-editions.com 5-7, rue de l’école polytechnique • 75 005 Paris ISBN : 978-2-343-20108-5 EAN : 9782343201085
L’hitoire se dessine parfois à parTir d’événemenTs mineurs qui, conjugués les uns aux auTres, peuvenT remeTTre en quetion les équilibres les plus fragiles d’une sociéTé. S’engage alors un processus d’eFondremenT qu’on appelle collapsus...
ClÉobis et Biton de Polymédès d’Argos
580 av. J.-C. © Musée archéologique d’Argos, en Grèce.
À mes petits-enfants, Louis et Clément.
Nos remerciements à Colette Chapelet pour sa reeture aenive e ses judicieuses corretions.
puissaNt Cheval etait soN Nom '
Textes & Illurations André Houot
Couleurs André Houot Jocelyne Charrance
ODI N éditions
7
« Il n’y a de résurretions que là où il y a des Tombeaux. »
Les divericues de ’hioire…
Friedrich NieTzsche
I y en a an de ces avenures humaines, reées sans ende-main, qui se son dérouées comme ça, presqu’à ’improvie, sans faire d’hioires, devrai-on dire.
Ees se son erminées dans e sience e ’oubi d’un de ces divericues du emps, signaées par rien, au miieu de nue part.
E puis, un jour, c’e un gacier qui reâche son éreine, c’e e fond d’un puis que ’on sonde, e soc d’une charrue ou es dens méaiques d’un engin de chanier qui éparpien es rees de ce qui fu une hioire d’hommes, ombée dans ’oubi.
Voià ’hioire d’un de ces endrois d’excepion.
1 Premiertableau
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V ȨȚ|ȝ mes ls, l’immensité de ces espaces couverts de eurs ! On dirait que le monde vient jue d’être créé !La bâche de notre chariot était relevée dès que le temps le permettait et nous pouvions parler avec notre père qui che-vauchait à côté de notre attelage. Il était le chef de cette expédition. Riche marchand et aventurier, il avait accepté d’en prendre la tête, avec la bénédiion des sages de l’Agora*, an de conduire ce convoi vers le nord, dans le but de rétablir une route avec ce que fut, il n’y a pas si longtemps encore, notre colonie la plus lointaine dans la direion du septentrion. Derrière notre père suivait une cohorte de plus de cent vingt hommes : des lanciers, des archers et leurs chefs, tous à cheval, qui conituaient notre garde rapprochée et pro-gressaient sur le anc droit de notre convoi. C’était à nous que notre mère s’était adressée, mon frère jumeau et moi, mais elle avait parlé susamment fort pour que mon père puisse entendre. Elle voulait sans doute se rassurer – ou être rassurée – sur ce voyage long et incertain en nous parlant des beautés de cette plaine innie qui dérou-lait inlassablement son tapis végétal que les roues de nos chariots venaient profaner. Après les rives du Pont-Euxin et des marais Méotides que nous venions de quitter, après notre dernière étape à Tanaïs,