Tante Mag

Tante Mag

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Livres
14 pages

Description

Magali est la tante du narrateur du vide-sanitaire. Cette femme semble avoir, de prime abord, tout pour plaire : c'est une créature sublime.


Une créature, oui. C'est le mot. Car Mag ne fait pas franchement partie de notre monde. Sa tête est ailleurs. Perpétuellement absente, son activité favorite consiste à longer les murs. Elle est indifférente à la mort de sa dame de comapgnie, sauvagement assassinée (mais par qui ?), à son mariage, à ses enfants. Ce n'est pas de sa faute pourtant ! Mag est une sorte de coquille vide, un merveilleux coquillage.


Découvrez une biographie touchante et originale, portée par une plume peu ordinaire !


Cette nouvelle est issue du recueil "Le vide-sanitaire", du même auteur.



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"L’extrait : « Mag longeait les murs avec joie, suivant des yeux le fil des blocs de pierre, ouvrant et fermant la bouche en admirant les interminables alignements de fenêtres aux immeubles, épiant furtivement le flot interrompu des véhicules ... »


Née de l’alliance d’un fantasque russe et d’une éminente professeure de sciences, Magali (tante Mag pour le narrateur) est une jeune femme qui ne veut pas grandir. Discrète, gentille elle arpente les rues d’un Paris d’autrefois en souriant au monde. Mais sa beauté la rattrape et la soumet à un environnement anxiogène jusqu’au jour où Pierre-André, brillant étudiant de sa mère, la demande en mariage.
Une nouvelle vie commence alors faite de petits bonheurs et d’un grand événement.


Dans cette étonnante nouvelle, JF Kogan nous fait partager avec talent l’étrangeté de la vie de Mag, son irrésistible insouciance. La langue est belle, le texte séduisant, le style captivant. Une nouvelle qui fait du bien en ces temps troublés." - Litteratura blog, Chroniqueuse



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Jean-François Kogane est musicien, motard et fendeur de bûches.

« Je suis né un an avant la mort de John Fitzgerald Kennedy, et le pur hasard a fait que je porte les mêmes initiales que lui. C’est notre unique point commun. Je suis avant tout musicien, auteur-compositeur et accompagnateur, guitariste et contrebassiste. Je nourris depuis toujours une passion pour l’écriture, la poésie, la littérature. Je vis à la campagne. Je dois être un homme tourmenté qui tente de trouver l’équilibre grâce à la création artistique : parfois ça marche (pas toujours, mais des fois oui...) »



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Informations

Publié par
Date de parution 07 août 2015
Nombre de visites sur la page 12
EAN13 9791094896228
Licence : Tous droits réservés
Langue Français

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A propos de cette édition :
Tante Mag JF Kogan
Éditions de l’Arlésienne Retrouvez-nous surhttp://arlesienne-editions.com
Publié pour la première fois le 7 août 2015 Tous droits réservés. ISBN 979-10-94896-22-8 Dépôt légal automatique.
Source de l’illustration : Propriété de JF Kogan, publiée avec l’accord du modèle
Tante Mag
Certaines femmes ne sont jamais aussi belles que dans la tourmente. On est en droit de se demander si l’on aime leur beauté, ou leur tourment. À l’inverse, d’autres femmes ne sont belles que tranquilles, sereines, apaisées ; la grimace leur ôte toute joliesse. Il existe cependant un petit nombre de personnes, femmes, hommes ou enfants, qui gardent quoiqu’il arrive une beauté dans leurs traits, dans les pires souffrances comme dans les meilleurs instants de joie. Grand-Mère Alice était de cette catégorie.
Mère de mon père, femme cultivée, chimiste renommée et professeur dans les grandes écoles du Quartier Latin, elle avait trouvé exotique d’épouser dans les années vingt Vladimir Krovopouskov, un bel exilé des faubourgs d’Odessa qui avait échoué à Paris sans le sou, jouant de son charme et de l’illisibilité de ses papiers pour gravir en France le plus possible d’échelons, jusqu’à passer pour une sorte de prince que les jeunes bourgeoises s’arrachaient dans les soirées huppées du Tout-Paris de l’époque. Il devait avoir de la gueule, Grand-Père Vlad, frimant sur sa grosse moto avec side-car ou fonçant hilare en zigzag, dépassant tout le monde au volant de la Buick Sedan qu’il retapait lui-même à coups de jurons russes, ou encore grand seigneur un peu ivre des trottoirs chics, une fille ravie à chaque bras, faisant au culot de bruyantes apparitions à l’Opéra ou dans les vernissages pour vivre sa vie raffinée de pique-assiette et de trousseur de femmes. Quelle mouche l’avait piqué, lui, d’épouser Alice Charles ? Un désir soudain de se reproduire ? Un serment de lendemain de cuite sévère aux Gobelins ? En tous cas, il n’était pas tombé sur n’importe qui. Elle non plus.
Du même auteur aux éditions l'Arlésienne : Le vide-sanitaire
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