Un revers de fortune

Un revers de fortune

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28 pages

Description

Découvrez Brage, le label de formats courts des éditions Bragelonne ! Ici, dans une nouvelle qui se passe dans un avenir beaucoup plus proche, au début de l’expansion humaine dans l’espace, l'auteur nous montre que le fait de capturer un trou de ver n’est qu’une moitié du problème – après, il faut savoir quoi en faire ! Gregory Benford est l’un des géants de la science-fiction moderne. Son roman Un paysage du temps reçut le prix Nebula, le prix John W. Campbell Memorial, le prix de la British Science Fiction Association et le prix Ditmar en Australie il est toujours considéré comme l’un des grands classiques des trois dernières décennies. Parmi ses autres romans il y a : Beyond Jupiter, The Stars In Shroud, Contre l’infini, Artifact, Au cœur de la comète (avec David Brin), La Sphère, Fondation en péril, Les Enfants de Mars, L’Ogre de l’espace, et Au-delà de l’infini, ainsi que son grand cycle du « Centre galactique » (Dans l’océan de la nuit, À travers la mer des soleils, La Grande Rivière du ciel, Marées de lumière, Les Profondeurs furieuses et Sailing Bright Eternity). Ses nouvelles sont reprises dans quatre recueils : En chair étrangère, Matter’s End, Worlds Vast and Various et Immersion and Other Short Novels. On trouve quelques-uns de ses essais réunis dans un autre volume, Deep Time. Son dernier roman est The Sunborn. Benford est professeur de physique à l’Université de Californie, à Irvine. Dans les romans du « Centre galactique » qui constituent l’apport le mieux connu de Benford au nouveau space opera, il nous amène jusqu’au noyau même de la Galaxie, où les derniers membres de l’humanité luttent pour survivre face à des machines intelligentes et hostiles, dotées d’immenses pouvoirs.


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Date de parution 18 juin 2012
Nombre de lectures 96
EAN13 9782820506191
Licence : Tous droits réservés
Langue Français

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Gregory Benford
Un revers de fortune Nouvelle tirée de l'anthologieLe Nouveau Space Opera dirigée par Gardner Dozois et Jonathan Strahan Traduit de l’anglais (États-Unis) par Pascal Huot-P onticelli Brage
GREGORY BENFORD
Gregory Benford est l’un des géants de la science-f iction moderne. Son roman Un paysage du temps reçut le prix Nebula, le prix John W. Campbell Mem orial, le prix de la British Science Fiction Association e t le prix Ditmar en Australie ; il est toujours considéré comme l’un des grands classi ques des trois dernières décennies. Parmi ses autres romans il y a :Beyond Jupiter,The Stars In Shroud, Contre l’infini,Artifact,Au cœur de la comète (avec David Brin),La Sphère, Fondation en péril,Les Enfants de Mars,L’Ogre de l’espace, etAu-delà de l’infini» (, ainsi que son grand cycle du « Centre galactique Dans l’océan de la nuit,À travers la mer des soleils,La Grande Rivière du ciel,Marées de lumière, Les Profondeurs furieusesetSailing Bright Eternity). Ses nouvelles sont reprises dans quatre recueils :En chair étrangère,Matter’s End,Worlds Vast and Various e tImmersion and Other Short Novels. On trouve quelques-uns de ses essais réunis dans un autre volume,Deep Time. Son dernier roman estThe Sunborn. Benford est professeur de physique à l’Université d e Californie, à Irvine. Dans les romans du « Centre galactique » qui consti tuent l’apport le mieux connu de Benford aunouveau space opera, il nous amène jusqu’au noyau même de la Galaxie, où les derniers membres de l’hu manité luttent pour survivre face à des machines intelligentes et hostiles, doté es d’immenses pouvoirs. Ici, dans une nouvelle qui se passe dans un avenir beauc oup plus proche, au début de l’expansion humaine dans l’espace (et faisant su ite à une autre nouvelle célèbre de Benford, « The Worm in the Well »), il n ous montre que le fait de capturer un trou de ver n’est qu’une moitié du prob lème – après, il faut savoir quoi en faire !
Un revers de fortune
Elle allait être réduite en purée, tout ça par la faute de comptables retors. — Bascule-moi en infrarouge, réclama Claire. Je peux même te projeter le spectre complet, chuchota gaiement Erma dans le casque de Claire dont le champ de vision fu t soudain envahi d’une douloureuse explosion de couleurs. — Cesse de t’acharner à me montrer les choses de ce tte façon, bordel ! (Je suis peut-être un peu à cran, pensa Claire,sous pression. Mais un logiciel ne se vexait pas, c’était du moins son opinion.) Euh, je ne suis qu’un primate. Une petite tranche du spectre à la fois. S’il te plaît. Si tu le dis… Un reniflement irrité avait-il suivi ces derniers m ots ? Aucune importance, Erma s’exécuta. Les théoriciens donnaient plusieurs noms à l’objet qui flottait sur ses écrans : anneau de ver, trou annelé. Celui-ci resse mblait à un beignet rougeâtre et flou, percé au milieu. Il tournoyait frénétiquem ent comme une auréole de lumière instable. Des serpents rouge sombre se lova ient sur sa peau. Des éclairs jaunes et bleus s’enfonçaient en zigzaguant dans l’orifice septentrional sans ressortir de l’autre côté. Les mêmes éclats de lumière étaient à l’œuvre au sud, mais n’éveillaient pas davantage d’écho au nor d. Les ennuis étaient tapis quelque part le long de cet axe. Et c’était là leur destination. — Quelle est la meilleure trajectoire, en théorie ? s hypothèsesIl n’existe pas de théorie applicable. Les dernière mathématiques laissent supposer qu’il existe plusie urs points d’accès, mais tous nécessitent un important moment angulaire. mais l’une de ces conjectures doit être for  Ouais, cément plus solide que les autres… , que tu asJe dispose des plus récentes simulations numériques commandées auprès des experts sur Terre.  Oh, bonne petitechouette… Je me sens toujours mieux après une simulation informatique. té sur un ton moinsMieux vaudrait aborder ce qui touche à notre sécuri sarcastique. 1 AuLougre argenté, société de sauvetage à crédit, le sarcasme est l’ un des nombreux services que nous proposons à notre cl ientèle. Le sarcasme est stressant. Stressant pour qui ? Pour nous deux. Est-ce que j’ai l’air du genre sociable ? Tu as l’air anxieuse. Je te croyais capable de comprendre les questions rhétoriques. Tu tergiverses. Carrément. Jette un œil à cet anneau de ver sur le détecteur de masse.
Erma obéit. Les images virtuelles qui surgissaient sur les écrans avaient toutes un reflet brillant que le téraprocesseur d’E rma ne suffisait pas à gommer. Elles étaient trop belles pour être vraies. Des fig ures géométriques immaculées s’enchevêtraient et déferlaient autour du beignet t ournoyant. Des volutes d’espace-temps tourbillonnaient, émettant des vague s de grésillements rouges et colériques. — Ce truc te laisse un arrière-goût de sécurité à toi ? Je te ferais remarquer que je suis sauvegardée sur Luna toutes les demi-heures par liaison laser. Ouais, t’es immortelle tant que je paie tes cotisa tions. Je pourrais trouver un autre emploi… Claire sourit. Erma commençait rarement une phrase sans en prévoir la fin. Son logiciel conversationnel se disputait peut-être les ressources informatiques avec le gigantesque filet de capteurs déployé autou r de la coque duLougre argenté. Ils mesuraient tout ce qu’ils pouvaient tandis qu ’ils s’approchaient prudemment de l’anneau de ver tournoyant. — Tu disais… ? J’ai été distraite. Et j’ai une haute opinion de ce tte entreprise. Ce qui me déplaît, cependant, ce sont nos chances de survie s i nous nous attardons à proximité de cette chose étrange. Un logiciel pouvait-il également devenir nerveux ? Erma n’en avait rien laissé paraître, cinq ans plus tôt, quand...