Justice pour un hôpital malade

Justice pour un hôpital malade

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Livres
138 pages

Description

Originaire d'Antananarivo à Madagascar, Virginie, jeune femme franco-malgache, décide un jour de quitter son île, pleine d'enthousiasme et d'espérance, pour venir en France trouver un travail et donner une chance à ses trois enfants de poursuivre leurs études et d'assurer leur avenir en Europe. Engagée en 2004 au service de la lingerie d'un groupe hospitalier, elle est promptement repérée par ses chefs de service pour ses capacités à occuper différents postes. Elle évolue avec plaisir et simplicité dans son travail, jusqu'au jour où tout bascule du fait du comportement d'un collègue.. Elle croyait que le travail ferait son bonheur, il fit son malheur... À travers ce témoignage de harcèlement, l'auteur dépeint sa descente aux enfers et livre une chronique édifiante des dysfonctionnements de l'univers professionnel. Au récit humain s'ajoute la chronologie administrative et judiciaire, donnant à ressentir le long combat pour ses droits et sa dignité. Une leçon de courage et de ténacité, doublée d'un cri d'alerte pour dénoncer haut et fort le tabou numéro un du monde de l'entreprise. Le livre qui tourne la page.

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Informations

Publié par
Date de parution 24 juillet 2015
Nombre de lectures 95
EAN13 9782342040012
Langue Français
Poids de l'ouvrage 11 Mo

Informations légales : prix de location à la page €. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

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Virginie Bommartin
Justice pour un hôpital malade
Société des Écrivains
Sur simple demande adressée à la Société des Écrivains, 14, rue des Volontaires – 75015 Paris, vous recevrez gratuitement notre catalogue qui vous informera de nos dernières publications. Texte intégral © Société des Écrivains, 2015 Le Code de la propriété intellectuelle interdit les copies ou reproductions destinées à une utilisation collective. Toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite par quelque procédé que ce soit, sans le consentement de l’auteur ou de ses ayants cause, est illicite et constitue une contrefaçon sanctionnée par les articles L 335-2 et suivants du Code de la propriété intellectuelle.
En lisant ce livre et en vous faisant un avis, vous ferez justice. Il n’y en aura aucune autre !
Préface Ce livre est dédié à toutes celles et ceux qui souffrent d’injustices et à toutes celles et ceux qui ne les voient pas et ne les entendent pas, ou ne s’en soucient pas. Que le lecteur nous pardonne l’option de restituer l’histoire humaine au plus près de son authentique source, avec les mots et les expressions qui appartenaient à Virginie, accompagnant de ce fait l’inhibition « paralysante » qui agis-sait sur elle, particulièrement lorsque l’abus de pouvoir, les agressions et les menaces se faisaient sentir.
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Mon histoire Nous étions arrivés en France le 12 mai 2004 ; il était im-portant pour moi d’y venir pour les études de mes trois enfants (âgés de huit, treize et quinze ans)mais aussi pour mon propre avenir.
Je trouvai d’abord et rapidement un premier travail d’aide aux personnes âgées, faisant aussi des ménages et du repas-sage.
Puis, le 18 octobre 2004, j’étais embauchée dans un hôpi-tal de l’Île-de-France pour remplacer une couturière au service de la lingerie qui était partie à la retraite. Je n’avais pas le diplôme de couturière mais j’avais l’expérience parce que ma mère était elle-même couturière ; dès l’âge de douze ans, je l’avais aidée pour faire les finitions, c’est donc avec elle que j’avais appris. Il était très important pour moi de dé-montrer mon efficacité et mon dévouement ; c’était mon but.
Le premier jour de mon embauche à la lingerie, madame A. et monsieur B., mes deux chefs de service, me présentè-rent mon « coin » couture et m’expliquèrent mon travail.
Sans tarder, madame A. me présenta mes collègues sauf un, monsieur S. qui lui vint plus tard vers moi, à « mon coin » couture, pour se présenter et me faire « le baisemain ».
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Je trouvai étrange sa façon de me dire bonjour et pour moi ce geste était inhabituel, mais je pensai que c’était peut-être sa façon de se présenter et de dire bonjour, alors je me dis que c’était normal… Le premier jour passa.
Le lendemain, il continua à me faire ce « bisou » sur la main, par surprise et par feinte… et les jours suivants aussi.
Une première semaine s’écoula face à son insistance ; je lui demandai, en prenant mon courage à deux mains, qu’il me donne un bonjour normal, comme à tout le monde et lui ex-pliqua que c’était par manque d’habitude que cela me gênait beaucoup.
Malgré ma demande, quelques jours plus tard, il vint cette fois me chuchoter à l’oreille « que la nuit il avait rêvé de moi, qu’il avait joui et qu’il pensait toujours à moi ». À partir de ce jour, il n’a plus arrêté de me suivre partout dans le service et de me dire, toujours par surprise et en douce, à l’écart des autres collègues : « Je t’aime, j’ai envie de toi, je pense tou-jours à toi, j’ai rêvé de toi la nuit… » et de me faire des bises par surprise et de me toucher.
Je ne pouvais pas être tranquille à mon travail parce qu’il n’arrêtait pas ; ce monsieur ne me laissait jamais tranquille.
Je remarquais par la suite qu’il était très proche de notre chef de service, madame A. et comme je n’étais alors qu’une simple contractuelle, je préférai me taire pour éviter de pren-dre le risque de perdre ce travail que j’aimais vraiment.
À chacune de ses offenses, de ses attaques incessantes, je lui demandais de me laisser tranquille et lui disais que je n’aimais pas qu’il me parle ainsi et qu’il arrête de me faire
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