119 pages
Français

Vous pourrez modifier la taille du texte de cet ouvrage

Le plus long film du monde

-

Obtenez un accès à la bibliothèque pour le consulter en ligne
En savoir plus

Description

Jeux d’enfants, Coups de hache pour une pirogue, le Péché de la langouste, du Coq à l’âne dans ma tabatière... Récompensés par trois zébus d’or, les films de Gilde s’enchaînent à une cadence folle, entraînés dans leur sarabande par Tia le danseur.


Mais pourquoi ce fils d’un modeste paysan de Madagascar a-t-il, un beau jour, décidé de passer à la réalisation cinématographique ?


Au départ, rien ne le prédisposait à s’écarter du chemin de ses ancêtres... Sauf que, dès sa naissance ou presque, le voici à l’affût de la belle image. Ainsi, de la fleur de népenthès à son premier appareil photo, il n’y aura qu’un pas. Viendront ensuite l’enseignement, les films et puis ces quelques pages...


Gilde nous livre ici le scénario de sa vie, le plus long film du monde.


Préface de Izabella Maya.



Autobiographie du cinéaste malgache qui retrace sa vie depuis son enfance dans le sud-est rural et pauvre de l'île rouge jusqu'à ses études à l'université, et la réalisation de ses premiers films documentaires. Electre



Editions Tangerine nights


Sujets

Informations

Publié par
Nombre de lectures 0
EAN13 9791093275383
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0030€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Le plus long film du monde
Extraits « Je n’ai pas encore ouvert les yeux. La caméra est en veille et je somnole, blotti contre ma mère. Bientôt s’en viendront parents, amis, voisins, les bras couverts de cadeaux. Mais pour l’instant, elle dort. Moi aussi je dors, ou bien je ne dors pas, c’est mon premier jour au monde, et je me laisse aller. Disons qu’il s’agit de l’avant ou – allons, ne soyons pas modestes ! de l’avent. » * * * « Voici que, de la pénombre, jaillit le chant du coq. Clap de début. La caméra se met en marche sur des images floutées de formes nuageuses. Le son, c’est le craquement des bûches dans le foyer, petite chanson qui sera progressivement couverte par une berceuse. » * * * « Un matin, rongé par les horribles visions de ma nuit, je me décidai à relancer mon père : – Papa, tu sais… Une fois là bas, il faudra que je puisse vivre… Mon père haussa les sourcils : – Mais comment faire ? Nous n’avons rien, tu le sais. – Il faut vendre le zébu, Papa ! » * * * « Au fil des jours, l’argent du zébu fondait sans que j’y prenne garde. Un mois avant de toucher ma bourse, la petite boîte où je rangeais ma fortune était déjà presque vide. » * * * « Le chauffeur ayant réintégré son poste en jurant, le taxi repartit. Deux rues plus loin, on nous fit signe de stopper. Le chauffeur ramassa machinalement un billet dans le tiroir et, caressant la pédale de frein avec délicatesse, il réussit à bloquer ses roues devant le panneauAoka izay ny kolikoly. Mise en garde qui, comme le lecteur ne l’a peut-être pas deviné, signifie Halte à la corruption ! »