Mémorial (Tome 4) - Apprentis et garçons

Mémorial (Tome 4) - Apprentis et garçons

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Français
176 pages

Description

Dans ce quatrième volume de son Mémorial, Marcel Jouhandeau évoque particulièrement les garçons bouchers et les apprentis qui travaillaient dans la boutique et sous les ordres de son père. C'est un défilé plein de cocasserie et de tendresse que celui que composent les portraits de ces garçons pleins de sang, de dévouement et, parfois, de passion.
Charles, le Grand Pompée, Athanase, Gaston, Titi, Antoine, autant de noms – autant d'êtres humains – qui sont entrés dans la littérature.

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Date de parution 01 juin 2017
Nombre de lectures 11
EAN13 9782072221606
Licence : Tous droits réservés
Langue Français

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couverture
 

MARCEL JOUHANDEAU

 

 

MÉMORIAL

 

IV

 

 

Apprentis

et garçons

 

 
NRF

 

 

GALLIMARD

ICHARLES

CHARLES

L'un d'eux s'appelait Charles. Il était le fils d'un camarade de jeunesse de mon père, ébéniste à Chambon-sur-Voueyze de son état. Je revois la caravane qui nous l'amena, cinq personnes au moins, que mon père accueillit, les bras ouverts, et régala trois jours à bouche que veux-tu ? Mais pour autant on ne fit pas grâce aux Aucouturier (c'était leur nom) du tribut que comportait l'embauche d'un apprenti : soit une paire de draps, une douzaine de tabliers et six cents francs pour deux années à courir, par fractions remboursables en cas de dédit. Cependant, c'était une merveille, comme nos pères s'embrassaient, à tout bout de champ, à mesure qu'ils repêchaient dans la nuit de leur mémoire de plus beaux contes.

– Claude, te souviens-tu ?

– Paul, tu n'as pas oublié ?

A la mère de ses enfants qui avait l'air de leur sœur aînée, l'ébéniste faisait la cour déjà dans ce temps-là ; elle n'était pas étrangère à ces rappels. Autant mon père était grand, fort, haut en couleurs, la moustache rousse, autant le père de Charles était petit, pâle, brun ; l'œil aussi vif l'un que l'autre et tous les deux tout à la femme.

Charles avait quinze ans, moi onze. Aucun garçon ne m'a laissé de lui une plus fraîche, plus rare, plus pittoresque image.

Râblé, non sans grâce, il avait la taille un peu longue pour ses jambes, un peu courtes pour lui, si bien qu'il assemblait l'aspect dégingandé de sa grande femme de mère et celui ramassé de son petit homme de père. Au repos, il faisait penser à une fronde souple, à un animal qui va bondir. Jamais vêtu, qu'il fît chaud ou froid, d'autre chose que d'un pantalon de coutil, d'une chemise ouverte jusqu'au nombril, les manches retroussées, les pieds nus dans ses sabots ; ses mains toujours invisibles dans ses poches semblaient lui servir de bretelles.

Dès qu'il s'ennuyait, son geste favori, c'était de remonter d'un seul coup sa braguette jusqu'au menton et puis d'un seul coup encore, de tout laisser choir, à la manière des clowns, comme pour alerter la pudeur et en effet allait-on protester, on applaudissait ; l'ordre s'était de lui-même rétabli, mais Charles n'avait prétendu ni à ce scandale, ni à ce triomphe.

Peu de visages ont capté pour moi plus de lumière. Charles avait le teint mat, de la même couleur dorée que la boucle de ses cheveux, plantés bas, où se cachaient à fleur de tête deux flammes sombres qui à l'habitude semblaient avoir une vie à part et sourire dans une sorte d'empyrée, quand tous les traits reposaient, graves, au moins sérieux, mais à la faveur d'un éclat de rire, la bouche meublée des plus belles dents du monde, en découvrait-elle jusqu'au fond la blancheur, aussitôt le regard entrait dans une tristesse particulière, désolée, désespérée, un regard lourd, ailé, qu'on entendait presque se poser, comme un ramier dans les vignes. Sous la mélancolie apparente devait sourdre une méchanceté noire qui allait parfois jusqu'à la cruauté. Le nez camus, marqué à son extrémité d'une fossette légère, s'ouvrait à deux battants dont le frémissement dotait d'une franchise, d'une insolence, qui lui servait d'esprit, cette frimousse, cette physionomie que je retrouve à quarante ans d'intervalle intacte, présente, inaltérable dans mon Panthéon intime, comme l'image d'un héros ou d'un jeune dieu, Adonis ou Pan, aperçu dans un autre monde ou dans « un autre sommeil ».

On avait un faible pour lui. Certains êtres, quels que soient leur classe ou leur rang, apportent ce charme avec eux irrésistible, une grâce qui les accompagne partout et accorde ou divise autour d'eux. Il n'y a là rien de mystique, mais peut-être un rien de magique. Une bête parfois y suffit, parfois un enfant, dans la mesure où ils sont imbus d'une spontanéité, d'une sauvagerie un peu barbare, d'une électricité qui est le naturel de premier plan. Charles, c'était cela exactement, un « éon » fantasque, primitif, démon ou ange, qui n'appartenait à aucune espèce prévue : l'air égaré sur la Terre, comme devrait l'être tout homme, avant que ses semblables ne l'aient gâté, apprivoisé, asservi.

PREMIÈRE NUIT DE L'APPRENTI

Tel que je l'ai connu, pudique maladivement, j'imagine assez bien ce qui se passa le premier soir, quand on lui mit entre les mains un bougeoir pour le conduire dans la mansarde où il devait partager le lit du grand Pompée, de dix ans son aîné, notre premier commis qui déjà dormait. Charles se déshabillait, mais les gestes qu'il faisait selon les rites et les jeux de l'ombre qui les répétait, en les amplifiant et les déformant sur le mur blanchi à la chaux, pourquoi l'intimidaient-ils, comme s'il y avait eu quelque chose d'inconvenant à poursuivre ? Etait-ce à cause de la présence d'un autre ? C'était l'été. La fenêtre ouverte sur la cour apportait avec les senteurs de l'échaudoir il ne savait quel écœurement. Son pantalon retiré, il considère ses jambes nues que sa mère avait lavées elle-même la veille pour la dernière fois et il se représentait la cérémonie de cette innocente toilette, comme une indiscrétion, comme une indécence qu'il ne permettrait plus. Maintenant il s'agissait de soulever le drap pour passer dessous ; juste à ce moment sur le pan de chemise à demi retroussé du grand Pompée une punaise cheminait. Charles suivit des yeux un moment la petite bête puante et il allait l'écraser, mais il eût fallu soulever le linge d'un autre, de l'autre ; avec un trouble où n'entrait plus aucune répugnance, de se couler auprès de l'inconnu dont la chaleur et l'odeur le rejoignaient et déjà l'imprégnaient, quand il souffla la lumière, en souhaitant cette fois que la punaise qui avait couru sur le grand Pompée le fît aussi sur lui. Pour perpétrer entre eux il ne savait quelle intimité, quelle promiscuité, redoutée plus que tout au monde et à laquelle il ne pouvait plus se dérober, aucun truchement ne lui semblait plus opportun, mieux approprié que la vermine. Mais comment s'endormir, si près d'un étranger, avant de le mieux connaître et il feignit de ne pas savoir ce qu'il faisait, en proie au sommeil, à mesure qu'il se rapprochait du grand Pompée, qui, dérangé, grogna, s'agita, enfin se retourna. Tout le lit tremblait sous son poids ; le ciel étoilé aussi vira dans le cadre déhanché de la fenêtre. Maintenant le cœur énorme du grand Pompée battait tout contre la jeune épaule de Charles et Charles se demandait s'il rougissait ou s'il avait pâli. Ses dents claquaient. Certes, jamais il ne s'était trouvé si près de personne, pas même de lui-même, que de cet homme endormi dont il sentait plus gravement la présence que jamais il n'avait éprouvé la sienne propre, mais comme une offense et il s'assoupit dans un bruit de paroles inintelligibles qui sentaient le vin rouge ; rêvant déjà de soleil brûlant, de forêts, de reptiles, de menaces qui le guettaient, d'une hargne, d'une haine qu'il vouait à jamais, sans le savoir, au grand Pompée.

L'APPRENTI ET SA MÈRE

Quand sa mère venait le voir de Chambon, une fois sur deux Charles se cachait jusqu'à ce qu'elle fût partie ; à force de menaces et de promesses, il arrivait pourtant que mon père obtînt de lui qu'il parût à table ; il y consentait seulement à la condition que sa mère ne l'embrasserait pas et qu'elle se tairait, mais dès qu'il se montrait, c'était plus fort qu'elle, elle profitait de la première occasion qui se présentait, de ce qu'elle croyait de la part du gamin une invitation, pour s'adresser à lui au moins de loin, indirectement d'abord et peu à peu elle gagnait du terrain ; comme on fait avec un poulain fringant, avant de lui passer le licou ; de la main elle le flattait, de la voix et du regard elle l'amadouait, l'appâtait, l'« affiâtait ».

– Mon Charles, mon Charlot, mon petit, mon ami.

– Vous, n'est-ce pas ? Vous n'êtes pas sa mère, vous ne savez pas lui parler, mais juste au moment où, un peu de travers, elle s'agenouillait devant lui par surprise, en disant : « Mon Charles, tu veux bien au moins que j'embrasse tes genoux », comme soulevé par le dégoût, il se levait, hochant la tête, secouant les épaules, son œil bleu chargé de ténèbres ; on ne le reverrait plus, jusqu'à ce que le train qui emportait la pauvre femme fût parti. Reparaissait-il à la maison, mon père le grondait, ma mère avait beaucoup de mal à pardonner, mais l'innocence implacable de Charles était si persuasive, la moitié de son visage souriant quand l'autre demeurait immuablement triste, qu'on ne pouvait pas lui en vouloir longtemps et c'est ainsi que la grosse main de mon père qui avait promis de lui donner un soufflet, passait dans ses cheveux et le caressait. Contre sa mère, si Charles avait eu encore un grief avouable, plausible, on aurait compris, mais la meilleure des femmes, rien ne les séparait qui se pût dire, un mystère, chez cette nature fruste et entière, mettons, un préjugé irréductible contre la Tendresse.

Œuvres de Marcel Jouhandeau

CONTES ET NOUVELLES

 

LES PINCENGRAIN.

PRUDENCE HAUTECHAUME.

ASTAROTH.

LE JOURNAL DU COIFFEUR.

LE SALADIER.

IMAGES DE PARIS.

CHAMINADOUR, I ET II.

L'ARBRE DE VISAGES.

TRIPTYQUE.

UN MONDE.

* BRIGITTE OU LA BELLE AU BOIS DORMANT, illustré par Marie Laurencin (Galerie Simon).

* MADEMOISELLE ZÉLINE OU BONHEUR DE DIEU À L'USAGE D'UNE VIEILLE DEMOISELLE(La Connaissance).

PETIT BESTIAIRE, illustré par Marie Laurencin.

* CONTES RUSTIQUES(Gravures de Galanis-Cartout).

XIMÉNÈS MALINJOUDE. illustré par André Masson (Galerie Simon).

CONTES D'ENFER.

* ENDYMION(Gravures de Trémois. Bibliophiles de l'Union Française).

*CES MESSIEURS(Éd. Lilac).

ASTAROTH, CONTES D'ENFER, II.

COCU, PENDU ET CONTENT.

* DESCENTE AUX ENFERS, illustré par Georges Braque (Nouveau Cercle parisien du Livre).

DESCENTE AUX ENFERS.

NOUVELLES IMAGES DE PARIS, suivies deREMARQUES SUR LES VISAGES.

LE BAL MASQUÉ(Lithographies originales d'Oskar Kokoschka. Collection des grands livres illustrés).

 

ESSAIS

 

IMAGES DE PARIS.

ALGÈBRE DES VALEURS MORALES.

* ÉLOGE DE L'IMPRUDENCE(Cahiers du Sud).

DE L'ABJECTION.

ÉLOGE DE LA VOLUPTÉ.

* CARNETS DE DON JUAN(Morrhien).

TIRÉSIAS(Édition confidentielle).

ESSAI SUR MOI-MÊME.

MA CLASSE DE SIXIÈME.

* CARNETS DU PROFESSEUR(Éd. de Flore).

*NOTES SUR LA MAGIE ET LE VOL(Éd. Zerbid).

*DE LA GRANDEUR(Grasset).

*ÉLÉMENTS POUR UNE ÉTHIQUE(Grasset).

*DIEU ET L'HOMME(P.A.B.).

RÉFLEXIONS SUR LA VIEILLESSE ET LA MORT.

CARNETS DE L'ÉCRIVAIN.

RÉFLEXIONS SUR LA VIE ET LE BONHEUR.

CONFIDENCES.

ANNOTATIONS EN MARGE DE LA GENÈSE.

TROIS CRIMES RITUELS.

JOURNALIERS I, 1957-1959.

LES INSTANTANÉS DE LA MÉMOIRE, JOURNALIERS II, 1959.

LITTÉRATURE CONFIDENTIELLE, JOURNALIERS III, 1959.

QUE TOUT N'EST QU'ALLUSION, JOURNALIERS IV, 1960.

LE BIEN DU MAL, JOURNALIERS V, 1960.

ÊTRE INIMITABLE, JOURNALIERS VI, 1960.

DIVERTISSEMENTS, 1965.

LA MALMAISON, JOURNALIERS VII, 1961.

QUE LA VIE EST UNE FÊTE, JOURNALIERS VIII, 1961.

QUE L'AMOUR EST UN, JOURNALIERS IX, 1961.

LE GOURDIN D'ÉLISE, JOURNALIERS X, 1962.

LA VERTU DÉPAYSÉE, JOURNALIERS XI, 1962.

NOUVEAU TESTAMENT, JOURNALIERS XII, 1963.

MAGNIFICAT, JOURNALIERS XIII, 1963.

LA POSSESSION, JOURNALIERS XIV, 1963.

CONFRONTATION AVEC LA POUSSIÈRE, JOURNALIERS XV, 1964.

AUX CENT ACTES DIVERS, JOURNALIERS XVI, 1964.

GÉMONIES, JOURNALIERS XVII, 1964.

PAULO MINUS AB ANGELIS, JOURNALIERS XVIII, 1964-1965.

UN SECOND SOLEIL, JOURNALIERS XIX, 1965.

JEUX DE MIROIRS, JOURNALIERS XX, 1965-1966.

ORFÈVRE ET SORCIER, JOURNALIERS XXI, 1966-1967.

PAROUSIE, JOURNALIERS XXII, 1967-1968.

SOUFFRIR ET ÊTRE MÉPRISÉ, JOURNALIERS XXIII, 1968-1969.

UNE GIFLE DE BONHEUR, JOURNALIERS XXIV, 1969-1970.

LA MORT D'ÉLISE, JOURNALIERS XXV, 1970-1971.

NUNC DIMITTIS, JOURNALIERS XXVI, 1971-1972.

JOURNAL SOUS L'OCCUPATIONsuivi deLA COURBE DE NOS ANGOISSES.

 

ROMANS ET RÉCITS

 

LA JEUNESSE DE THÉOPHILE.

LES TÉRÉBINTE.

TITE-LI LONG.

* LA FAUTE PLUTÔT QUE LE SCANDALE(Éd. de Flore).

* LÉONORA OU LES DANGERS DE LA VERTU(La Passerelle).

L'AMATEUR D'IMPRUDENCE.

LE PARRICIDE IMAGINAIRE.

BINCHE-ANA.

* L'ÉCOLE DES GARÇONS(M. Sautier).

DU PUR AMOUR.

LES MIENS.

L'ONCLE HENRI.

PORTRAITS DE FAMILLE.

REQUIEM... ET LUX.

Mémorial :
I. LE LIVRE DE MON PÈRE ET DE MA MÈRE.
II. LE FILS DU BOUCHER.
III. LA PAROISSE DU TEMPS JADIS.
IV. APPRENTIS ET GARÇONS.
V. LE LANGAGE DE LA TRIBU.
VI. LES CHEMINS DE L'ADOLESCENCE.

MONSIEUR GODEAU INTIME.

VERONICAEANA.

DERNIERS JOURS ET MORT DE VÉRONIQUE.

OPALES.

LE JARDIN DE CORDOUE.

DON JUAN, illustré par J.-J. Imbert.

* LES ARGONAUTES(Grasset).

ÉLISE.

MONSIEUR GODEAU MARIÉ.

CHRONIQUES MARITALES, précédé d'ÉLISE.

CHRONIQUES D'UNE PASSION.

* VOYAGE SECRET(Édition confidentielle).

* MINO, ET MOI OU LE CARNET DU CHAT(Nouvelle Revue Belge).

ANIMAUX FAMILIERS.

L'ÉCOLE DES FILLES.

ANIMALERIES.

UNE ADOLESCENCE.

AZAËL.

Scènes de la vie conjugale :
I. MÉNAGERIE DOMESTIQUE.
II. * L'IMPOSTEUR.
III. * ÉLISE ARCHITECTE.
IV. NOUVEAU BESTIAIRE.
V. * GALANDE OU CONVALESCENCE AU VILLAGE.
VI. ANA DE MADAME APREMONT.
VII. LA FERME EN FOLIE.
VIII. JAUNISSE, chronique suivie d'ÉLISAEANA.
IX. L'ÉTERNEL PROCÈS.

 

HAGIOGRAPHIE

 

* VIE DE SAINT PHILIPPE NÉRI(Plon).

 

THÉATRE

 

* THÉÂTRE SANS SPECTACLE(Grasset).

LÉONORA OU LES DANGERS DE LA VERTU.

OLYMPIAS, suivi deANTISTIAet deTOUT OU RIEN.

 

CORRESPONDANCE

 

LETTRES D'UNE MÈRE À SON FILS.

 

Tous ces volumes chez Gallimard, sauf ceux précédés d'un astérisque.

Marcel Jouhandeau

Apprentis et garçons

Dans ce quatrième volume de son Mémorial, Marcel Jouhandeau évoque particulièrement les garçons bouchers et les apprentis qui travaillaient dans la boutique et sous les ordres de son père. C'est un défilé plein de cocasserie et de tendresse que celui que composent les portraits de ces garçons pleins de sang, de dévouement et, parfois, de passion.

Charles, le Grand Pompée, Athanase, Gaston, Titi, Antoine, autant de noms – autant d'êtres humains – qui sont entrés dans la littérature.

 
NRF

Cette édition électronique du livre Apprentis et garçons de Marcel Jouhandeau a été réalisée le 19 juin 2017 par les Éditions Gallimard.

Elle repose sur l'édition papier du même ouvrage (ISBN : 9782070234363 - Numéro d'édition : 261667).

Code Sodis : N22239 - ISBN : 9782072221606 - Numéro d'édition : 196434

 

 

Ce livre numérique a été converti initialement au format EPUB par Isako www.isako.com à partir de l'édition papier du même ouvrage.