184 pages
Français

Penche-toi donc un peu vers moi

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Description

La vie est l’œuvre de Dieu, elle est sacrée et vaut plus qu’on veut bien le croire, pour tous les moments de grâce qui la peuplent et qu’on ne peut voir que si on y est ouvert. Et si l’homme est Sa plus belle création, c’est sans nul doute parce qu’il est capable d’aimer. C’est une vie faite d’empathie et de compassion que l’auteur nous propose de découvrir avec ce journal spirituel à la fois simple et touchant. Jean-Marie Delthil compose ici un journal intime qui est tout sauf égocentré. Bien que le "je" y soit omniprésent, ses réflexions sont universelles et ses appels en faveur d’un monde meilleur destinés à tous, croyants ou non.

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Nombre de lectures 37
EAN13 9782748360110
Langue Français
Poids de l'ouvrage 1 Mo

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Penche-toi donc un peu vers moi e 3 tome
Jean-Marie Delthil Penche-toi donc un peu vers moi e 3 tome
Publibook
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À sainte Thérèse de l’Enfant Jésus.
13 août 2008.
Je ne pense pas avoir suffisamment chanté cette belle région du Val de Loire, et d’ailleurs, l’ai-je tout compte fait un jour chantée ? Je vais tenter de combler ce manque. À la fin du mois dernier, de ce mois de juillet, le temps ne s’était toujours pas orienté vers le beau, bien au contraire. Un thermomètre qui frôle les dix degrés au petit matin pour ne pas atteindre quinze ou dix-huit degrés au plus fort de l’après-midi : tel était le programme de ces jours, de ce jour en particulier, de celui dont je vais vous parler. Il avait abondamment plu durant une partie de la nuit et toute la matinée aussi. Des rideaux liquides à n’en plus pouvoir poussés par un fort vent d’ouest. Rien de tout cela ne lais-sait espérer une quelconque amélioration et puis elle s’est tout de même présentée, cette amélioration, sans crier gare : le ciel était toujours malmené, certes, mais vague-ment éclairci aux alentours de deux heures, avec une pluie qui avait enfin cessé de tomber. J’avais repéré sur ma carte d’état-major, situé non loin de la maison familiale de Bon-ny-sur-Loire, aux environs de Thou : un bois. Le Bois de Thou, bien entendu. Alors, j’ai profité de ce qui pouvait bien être une fenêtre météo pour m’y rendre. Huit kilomè-tres tout au plus à parcourir en voiture ; et comment s’était-il donc fait que je ne me sois jamais rendu encore en ce lieu situé pourtant à deux pas de la maison, en ce lieu qui ne pouvait être que vert et beau, moi qui parcou-rais la région en tous sens depuis ma plus tendre enfance ? Je ne sais pas. Les routines sont ainsi faites qui parfois habillent malencontreusement nos vies, et l’obscurité des bois peut encore venir à nous faire un peu peur… Je laissai
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mon véhicule en bordure de la route. Nous sommes là en Puisaye, un peu au-dessus du cours de la Loire, sur sa rive droite. C’est une région fort boisée et souvent très humide. Le vert y règne en maître. J’aime beaucoup cette contrée un peu enfouie et mystérieuse. Le vent n’a pas cessé pour aujourd’hui, bien au contraire, lui qui aime raboter les collines et les monts. Il y a tout d’abord la lisière d’un bois longée par un sentier. Sur ma gauche : l’étendue d’un vaste champ tout juste fauché ; sur ma droite : des feuillus bien serrés les uns contre les autres, ne laissant que peu pénétrer la lumière. Je continue ainsi quelque temps puis, sur un virage à droite, je plonge dans le Bois de Thou pro-prement dit. Une grande allée se dessine devant moi, toute droite, vaguement montante et descendante sur les quel-ques plis d’un terrain offert et mangé d’arbres. Je l’emprunte. Pourquoi ne m’étais-je encore jamais rendu en cet endroit, oui ? si proche de la maison, et puis si beau ! Il est tant de questions auxquelles nous n’avons pas la ré-ponse, n’est-ce pas ? Je n’en revenais pas de toute cette gratuité offerte et désirable. Il y avait par endroits sur le chemin de grandes flaques allongées composées d’une eau absolument limpide et fraîche. Des limaces croisaient en tous sens sur le sol à toute petite vitesse, et je n’avais pour tâche, tout en marchant, qu’à simplement les éviter. Par-venu un peu plus loin à ce que l’on nomme une patte-d’oie, j’ai vu un peu de ciel en hauteur, panaché. Non plus gris obstinément, mais vaguement coupé de blanc ; et lorsqu’une pointe de bleu laissait passer le soleil directe-ment, la lumière s’en trouvait aveuglante et crue. Cruellement forte à vous trancher les yeux. J’ai, pour con-tinuer, emprunté un des chemins qui m’étaient proposés, et le vert est revenu en couverture épaisse au-dessus de ma tête. Comme je n’avais pas pris le soin d’emporter avec moi la carte d’état-major, j’ai fait demi-tour au carrefour suivant. Une belle mare est ici sur ma gauche à peine mas-quée par quelques troncs et broussailles. Mystérieuse au
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