Germaine Loisy-Lafaille ou la vie incroyable d'une comédienne

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Germaine Loisy, née Lafaille, femme de caractère, opiniâtre et intelligente, a réussi à obtenir de la vie ce qu’elle voulait. Elle a su donner le meilleur d’elle-même dans ses représentations théâtrales, ce qui lui a valu d’être appréciée, chérie, respectée et adulée par son public et par ses amis. Aucun souci de la vie, inhérent à la destinée de chacun, n’a jamais nui à sa carrière.
Germaine Loisy-Lafaille a réussi à contourner les difficultés de la vie par l’effort et l’assiduité dans le travail. Si sa grande beauté a été pour elle un atout non négligeable, son intelligence, son amour de la langue française et de la poésie sous toutes ses formes ont été déterminants dans sa réussite. Aussi a-t-elle fait un long chemin avec son écrivain, poète et humaniste de mari Jean Loisy dont elle n’a de cesse de perpétuer la mémoire.
Nous pensons que tous ceux qui parcourront cet album de vie de Germaine Loisy-Lafaille, auront des leçons à en tirer.
Germaine Loisy-Lafaille est Chevalier dans l’Ordre national du Mérite, elle a obtenu les médailles d’argent et de vermeil de la Ville de Paris en 1981 et en 1984.
Journaliste de formation, détentrice d’un DEA de Sociologie du Droit et Relations sociales, membre de l’Association des Femmes Journalistes (AFJ), Maggy DE COSTER a travaillé dans différents périodiques en France et à l’étranger. Elle dirige Le Manoir des Poètes, une revue semestrielle à vocation poétique, culturelle et littéraire. Elle verse dans la pédagogie journalistique et anime des ateliers d’écriture. Elle est également membre délégué de la Société des Gens de Lettres, Sociétaire et membre du Comité directeur de La Société des Poètes Français et aussi membre du P.E.N. Club français.

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Date de parution 01 janvier 2008
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EAN13 9782849240700
Langue Français

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Germaine Loisy-Lafaille
ou la vie incroyable d’une comédiennedu même auteur :
POÉSIES :
- Nuit d’assaut, Éd. Choucoune, 1981
- Ondes vives, Éd. Choucoune, 1987
- Rêves et folies, Éd. Saint Germain des Prés, 1994
- Mémoires inachevés d’une île moribonde, Éd. Nouvelle Pléiade, 1998
(Premier Prix de poésie de L’Académie Internationale « Il Convivio », Italie, 2003)
- La tramontane des soupirs ou le siège des marées, Éd. New Legend, 2002
(Diplôme avec mention et Médaille de Vermeil de L’Académie International de
Lutèce, Mars 2004, Paris)
- Un élan d’innocence, Éd. Spéciale, 2004
- Les vendanges vespérales, Éd. Silex/Nouvelles du Sud, Paris, 2005
(2ème Prix d’argent de : Art et Poésie de la Côte d’Azur, 2005 ; 3ème Prix Jean
Cocteau au Grand concours international de Poésie Richelieu pour un poème sur la
Paix, 2004 ; 4ème Prix de la chanson poétique au Grand concours international de Poésie
Richelieu, 2006)
- Petites histoires pour des nuits merveilleuses , Éd. Le manoir des poètes,
2004
- Anthologie du Manoir des Poètes-Le Chant des Villes, Éd. Dianoïa,
2006
- Comme une aubade, Éd. du Cygne, 2007
ESSAI :
- Le journalisme expliqué aux non-initiés, L’Harmattan, 2007
- Analyse du discours de presse, Éd. Choucoune, 1996
ROMAN :
Le chant de Soledad, Éd. Rencontres Européennes, 2000 (Médaille
d’argent de l’Académie Internationale de Lutèce, Paris, février 2005). Réédité aux
Éditions du Cygne en 2007
AUTOBIOGRAPHIE :
- Itinéraire interrompu d’une jeune femme journaliste, Éd. des Écrivains,
1998 (Diplôme et Médaille de Vermeil de l’Académie Internationale de Lutèce,
Paris 2006)Maggy De Coster
Germaine Loisy-Lafaille
ou la vie incroyable d’une comédienne
Éditions du CygneCollection « Traces »
Déjà paru :
Confessions d’un intermittent du spectacle
de Henri Cachia
Confessions d’un intermittent d’un pigiste
de Julien Jouanneau
© Éditions du Cygne, Paris, 2008
editionsducygne@club-internet.fr
www.editionsducygne.com
ISBN : 978-2-84924-070-0Avant-propos
Depuis quelques années, je côtoie Germaine Loisy
Lafaille, j’assiste à ses conférences, ses spectacles sur la
vie et l’ œ uvre de son mari, le poète, l’homme de théâtre,
de télévision et Grand Prix de Poésie de l’Académie
française en 1982 et l’humaniste, que fut Jean Loisy
décédé en 1992. Depuis, elle est dans tous les lieux de
poésie défendant la mémoire de ce dernier. Au Théâtre
des Déchargeurs-La Bohême, au Sénat, sous l’égide de la
Société des Poètes Français dont son mari fut membre.
Elle m’invitait à ses récitals et je ne ratais pas l’occasion
de la féliciter toujours pour son élégance, sa grâce, sa
présence sur l’espace scénique, sa mémoire fidèle du
haut de ses quatre-vingts ans, chose à laquelle elle est
toujours très sensible. Il nous arrivait d’être prise en
photo ensemble. Les jours passant, on a fini par
s’apprécier mutuellement. Pourquoi un livre sur Germaine
Loisy Lafaille ? Inutile de dire que Germaine Loisy
Lafaille n’a pas une vie banale. Artiste dramatique de
carrière, elle a démontré son talent en France et en
Europe. Elle a joué avec Pierre Brasseur, Jean Vilar,
Maria Casarès, Michèle Morgan, et bien d’autres.
Interprète de poésie, elle a eu pour partenaire Gérard
Philippe. Nous la voyions chaque fois toujours
touchante dans la diction des poèmes de son mari.
Généreuse, elle s’oublie dans son élan infini de rendre
pérenne la mémoire de son alter ego.
5Parler de Germaine Loisy Lafaille n’est pas chose
facile. Notre souci est de l’aider à se redécouvrir à travers
notre démarche biographique. Nous nous efforçons,
sans grande prétention, de mettre en évidence quelques
aspects de sa vie, qu’elle nous a confiés avec beaucoup
d’émotion et de pudeur.L’enfance
Depuis 1958, date de son mariage avec Jean Loisy,
Germaine Lafaille Loisy vit au cinquième étage d’un
eimmeuble de caractère du VII arrondissement à Paris avec
vue plongeante sur la cour de l’Hôtel de Chanaleilles. Une
plaque de la Mairie de Paris sur le fronton de l’immeuble
atteste que l’écrivain Jean Loisy y a vécu.
Troisième d’une fratrie de quatre enfants, Germaine
Lafaille est née le 19 janvier 1920 à Diennes dans la
Nièvre. Fils et Fille d’aubergistes, ses parents se sont
mariés un peu avant la Guerre de 14-18. Vint le début
des Chemins de Fer et le père préféra partir s’installer à
Clichy-La-Garenne aux ateliers des Batignolles en
qualité de maître forgeron. Hélas ! la mère qui aurait
préféré une vie de commerçante dans la Nièvre, suivit
son mari contre son gré.
Pendant la Guerre la grippe espagnole et la
tuberculose tuaient sans crier gare. La petite Germaine voyait
mourir ses deux grandes s œ urs par manque de soins
médicaux. La précarité sévissait. Heureusement que
c’était encore le bon vieux temps où la famille élargie
prévalait. Germaine et ses frères et s œ urs pouvaient
prendre leurs quartiers d’été à Vandenesse dans la
Nièvre dans la propriété de l’oncle Clément, Directeur
d’École et Adjoint au Maire. C’était une grande demeure
7entourée d’un immense jardin où se côtoyaient animaux
domestiques et volatiles de toute sorte.
À Clichy, accoudée à sa fenêtre, Germaine éprouvait
un vrai plaisir à guetter le retour des femmes du bureau.
De jolies femmes bien coiffées, habillées de manière
recherchée, qui la fascinaient. Elle comparaît ces
femmes à des actrices de cinéma comme Greta Garbeau
par exemple, « je les mangeais des yeux », dit-elle.
Déjà naissait chez elle le goût du beau et du
raffinement. Toujours bien mise, elle était très convoitée. « On
me montrait, on venait me chercher pour jouer », nous
avoue-t-elle.
La mort du petit Riri Vialar, âgé de six ans comme
elle, un de ses camarades de jeu, l’a beaucoup affectée.
Un mignon petit garçon qui a été entraîné par une bande
d’amis dans les fortifications et qui a été fauché par un
train au Jardin d’Acclimatation du Bois de Boulogne.
La vie de Germaine Lafaille est affectée par le départ
prématuré de beaucoup d’êtres chers. Son père
succomba à la fatigue à soixante-quatre ans. Quant à sa
mère, couturière, elle mourut à soixante-neuf ans.
Si son père était fière de sa fille, il n’en demeurait
pas autant pour sa mère qui se perdait en inquiétudes
pour sa progéniture. Germaine se sentait à l’étroit
dans le milieu familial et voulait être comprise dans
son désir de poésie qui était pour elle un tremplin.
Aussi était-elle le fleuron de la famille et son oncle
Clément, pour l’avoir bien compris, l’encourageait à
réaliser son rêve.. Et pour cause, il lui avait offert un
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