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Ginette présidente

De
126 pages

6f. – 5.h. – Durée : 2h

Quelle angoisse pour Marianeau ! Ce directeur d’usine se réveille un beau matin, non pas chez lui, mais dans son bureau. Et qui plus est : il est totalement nu !

De plus, quelle n’est pas sa surprise de découvrir non loin de là, une femme en très petite tenue. Se serait-il passé quelque chose entre eux ? Il n’ose y croire car il s’agit de Ginette, femme de ménage à l’usine...

Quoi qu’il en soit ils n’ont guère le temps d’y réfléchir car Le Chiffre, le supérieur de Marianeau, arrive pour un rendez-vous de la plus haute importance. Les portes claquent, les quiproquos s’enchaînent à un rythme infernal dans un tourbillon où le spectateur trouvera un combat de karaté, un duel à l’épée, une chanson-musette et un stimulant mammaire fulgurant aux effets très spéciaux.


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GINETTE PRÉSIDENTE
RIVOIRE et CARTIER
Éditions ART ET COMÉDIE 3, rue de Marivaux 75002 PARIS
Tous droits de reproduction, d’adaptation et de traduction réservés pour tous pays ISBN : 978-2-37393-075-7 Disponible également en version papier, ISBN : 978-2-84422-943-4 © Éditions théâtrales ART ET COMÉDIE 2013-2015
GINETTE PRÉSIDENTE
a été créée le 19 janvier 2013 par le Groupe Artistique de Moret dans une mise en scène de Noëlle Champeau
Avec
MARIANEAU : Yannick L’HOSTIS
ROSIE : Josiane MARQUET
GINETTE : Stéphanie GENATIO
LE CHIFFRE : Jean-Luc ROBINEAU
CHRISTIAN : Pierre RODRIGUES
ROCHE : Denise CHABAULT
MONTJOIE : Noëlle CHAMPEAU
RÉGINE : Nathalie STEVA
ALFRED : Patrick LANDREAU
FÊTE NATIONALE : Yolaine VAITY
GONTRAN : Claude ROLAND
NOTE
Rivoire et Cartier se sont souvenus de Labiche et F eydeau pour placer leurs personnages dans une action comique nerveuse et un dialogue vif où les répliques se succèdent et s’enchevêtrent parfois d’une façon musicale.
DÉCORS
I ET III DANS LE BUREAU DE MARIANEAU : Un bureau de directeur d’usine. Espace clos, fenêtre, deux portes dont l’une donne sur le couloir d’étage et l’autre sur une salle de bains attenante. Une grille d’aération. Une table de travail sur laquelle est p osé un volume. Un canapé recouvert d’une couverture.
II À L’HÔTEL CONTINENTAL : La chambre 748 de l’hôtel Continental et le couloir de l’étage. La chambre possède trois portes : la première donne sur le couloir ; l a deuxième sur la chambre 749, mitoyenne ; la troisième sur la salle de bains de la chambre. Le couloir, au fond, est à pan coupé à droite, vers l’ascenseur, et à gauche, vers la porte externe de la 749 et des autres chambres de l’étage. Dans la chambre : lit deux places, tables de nuit, minibar et grande penderie à deux battants.
PERSONNAGES
ROSIE, secrétaire de Marianeau.
MARIANEAU, directeur de l’usine française Apfelstrudel.
GINETTE, technicienne de surface dans l’usine française Apfelstrudel.
LE CHIFFRE, General Direktor d’Apfelstrudel.
CHRISTIAN, frère de Marianeau.
STÉPHANE MONTJOIE DE SAINT-CLAIR, P.-D.G. des Laboratoires Montclair.
ROCHE, directrice commerciale des Laboratoires Montclair.
RÉGINE, femme de Marianeau.
ALFRED, garçon d’étage à l’hôtel Continental.
FÊTE NATIONALE, cliente de l’hôtel Continental.
GONTRAN, directeur de l’hôtel Continental.
Bureau de Marianeau. Obscurité.
ACTE I
ROSIE,entrant avec des enveloppes et allumant la lumière. – Commence, Rosie, commence ta journée. Le courrier.(Elle dépose les lettres sur le bureau.)À droite, près du téléphone, comme il le souhaite.(Subitement indisposée.)Ça sent, ici. Mais…(Elle ramasse une veste trempée.)! voyons, votre veste, que fait- Oh elle dans cette…(Elle ramasse un pantalon, lui aussi trempé.)bien, on dirait Eh que la situation devient… Comment l’exprimer ?…(Elle ramasse une chemise, elle aussi trempée.)c’est… c’est… oui, vraiment… Mais, (On entend des grognements.)est là ? Qui (Silence.) Je vous préviens que je…(Nouveau grognement.)Si vous vous trouvez drôle, sachez que…(Elle aperçoit la couverture qui bouge sur le canapé.) Ah !… Il y a quelqu’un ! Quelqu’un ici dans le bur eau de… Attendez !(Elle téléphone.) Inutile de vous… J’appelle le vigile…(La couverture se redresse.)J’ai la clef du bureau, je n’hésiterai pas…
VOIX DE MARIANEAU. – Moins fort !
ROSIE. – Cette voix… Montrez-vous !
Soudain, de la couverture émerge Marianeau.
MARIANEAU. – Moins fort !
ROSIE. – Monsieur Marianeau !
MARIANEAU. – Moins fort !
ROSIE,moins fort. – Monsieur Marianeau !
MARIANEAU. – Qu’est-ce que vous faites là ?
ROSIE. – Mais, vous le savez bien, monsieur, je prends m on service tôt pour pouvoir chercher mes enfants… d’ailleurs, surtout a ujourd’hui, aujourd’hui en particulier, il m’a semblé…
MARIANEAU. – Qu’est-ce que vous faites chez moi ?(Mâchant sa langue.) Ah… le gant de toilette…
ROSIE. – Chez vous ? Mais, je crois que, peut-être, vous confondez…
MARIANEAU. – Y a une urgence ?
ROSIE. – Euh… non. Pas vraiment. Du moins, si l’on excepte, bien entendu…
MARIANEAU. – Quelle heure il est ?
ROSIE. – Sept heures.(Regardant sa montre.)Sept heures trois.
MARIANEAU,se touchant la tête. – Aaah ! Bon… alors, merci d’être passée. Et maintenant, allez à l’usine. J’arrive.(Il s’extrait totalement de la couverture. Il est nu. Il perd l’équilibre et tombe.)Qu’est-ce qui… ?
Il se relève tant bien que mal et fouille dans son bureau, ouvre des tiroirs.
ROSIE,se retournant pour être dos à Marianeau. – Je n’ai rien vu. À jamais, je vais effacer ces images de ma…
MARIANEAU,à part. – Mais où sont-elles ?(À Rosie.)Rosie, à l’usine, Dites, faites porter dans mon bureau une boîte d’aspirine.
ROSIE. – Mais enfin… Mais enfin… Monsieur Marianeau, nou s y sommes. Nous sommes à l’usine.
MARIANEAU. – Hein ?
ROSIE. – Vous ne reconnaissez pas votre bureau ?
MARIANEAU. – Mon bureau ?
ROSIE. – Et vous ne vous rendez pas compte que vous êtes … vous êtes complètement… totalement…
MARIANEAU,découvrant sa nudité. – Ah !(Il se précipite vers la couverture et cache ses parties intimes.)Vous ne pouviez pas le dire ?
ROSIE. – Mais je…
MARIANEAU. – Je me demande comment ma femme a pu vous laisser entrer ! Je sors à peine du lit. Mais d’ailleurs, Régine…
ROSIE. – Vous ne comprenez pas.
Elle lui montre le canapé. Marianeau le regarde. Pu is lance un regard circulaire.
MARIANEAU. – Qu’est-ce que je fais ici ?
ROSIE. – Voilà ce que je me…
MARIANEAU,découvrant ses vêtements. – Et ça ?
ROSIE. – Vos vêtements.
MARIANEAU. – Merci, je ne suis pas encore complètement… Bien . Tentons de… Hier soir. Hier soir, je n’arrive pas à me rappeler…
ROSIE. – La fête.
MARIANEAU. – Mais oui ! La fête, bien sûr. En l’honneur de la mise au point de notre nouveau prototype de… Et alors ? Qu’est-ce qui s’est passé ?
ROSIE. – Je n’en sais rien.
MARIANEAU. – Comment ça ?
ROSIE. – Je n’y étais pas. Je n’ai trouvé personne pour faire garder mes…
MARIANEAU. – Oui, comme d’habitude. Mais moi ? Moi ?(On entend un bâillement prolongé.)Comment ?
ROSIE. – Quoi ?
MARIANEAU. – Qu’est-ce que vous avez dit ?
ROSIE. – J’ai rien dit.
MARIANEAU. – Si. Vous avez fait « Aaaoooohuummmm ».
ROSIE. – Mais non !
On entend de nouveau un bâillement.
MARIANEAU. – Ça vient de là.(Il désigne la porte donnant sur la salle de