Le zulu suivi de Vw

Le zulu suivi de Vw'ène le fondateur

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124 pages

Description

Puissante et fragile stature, que celle de ce Macbeth noir, ce condottière riche de lucidité et de rêve, naïf et sanguinaire comme ceux qui veillent, quand d'autres dorment, quand la mission divine dont ils se croient investis domine leur pensée profonde et les écarte du reste des hommes. Sa lumière n'est féroce que par excès d'intensité. Orgueilleux et vulnérable, aveugle et voyant : la jeunesse et la mort semblent agrandir encore l'ombre que Chaka-le-Zoulou fait peser sur le monde... Le Zulu a été créé au Festival d'Avignon, en 1976, et représenté à Fort-de-France (Martinique) et au Théâtre Oblique, à Paris, par la Troupe du Théâtre Noir.

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Date de parution 01 janvier 2017
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EAN13 9782370156686
Licence : Tous droits réservés
Langue Français

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Résumé
Illustrations
En exergue
Préface
Présentation
Personnages
Prologue
Acte premier
Scène première
Scène II
Scène III
Scène IV
Scène V
Scène VI
Scène VII
Scène VIII
Acte deuxième
Scène première
Scène II
Scène III
Scène IV
Scène V
Scène VI
Scène VII
Scène VIII
Acte troisième
Scène première
Scène II
Sommaire
Préliminaires
Le zulu
Scène III
Scène IV
Scène V
Scène VI
Scène VII
Scène VIII
Scène IX
Scène X
Scène XI
Scène XII
Scène XIII
Scène XIV
Scène XV
Prologue
I - L'interprétation du rêve
II - L’évocation de la conquête
Épilogue
Vwène le fondateur
Résumé
Préliminaires
Puissante et fragile stature, que celle de ce Macbe th noir, ce condottière riche de lucidité et de rêve, naïf et sanguinaire comme ceux qui veillent, quand d'autres dorment, quand la mission divine dont ils se croien t investis domine leur pensée profonde et les écarte du reste des hommes. Sa lumi ère n’est féroce que par excès d’intensité. Orgueilleux et vulnérable, aveugle et voyant : la jeunesse et la mort semblent agrandir encore l’ombre que Chaka-le-Zoulo u fait peser sur le monde...
L eZuluété créé au Festival d'Avignon, en 1976, et repr ésenté à Fort-de-France a (Martinique) et au Théâtre Oblique, à Paris, par la Troupe du Théâtre Noir.
Illustrations
La maquette de la couverture a été réalisée par Sim one Hou & Étienne Hou.
En exergue
Il est un mal que j’ai vu sous le soleil comme une erreur de celui qui gouverne : la folie occupe les postes les plus élevés et des r iches sont assis dans l'abaissement...
Ecclésiaste x, 5
Quand on n’a pas l’amour des siens, il ne faut pas compter sur l’amitié des autres.
Ding’iswayo Noliwé Nnandi Chaka Épervier ZWIDÉ
Ndlebé Malounga Servante Une jeune fille
L’envoyé L’émissaire Voix Crieur
PrésentatiOn
PersOnnages
chef de Qoubé, suzerain et tuteur de Cha ka fiancée et femme de Chaka
mère de Chaka
fils de Senza Ngakona, vassal de Ding’iswayo
guerrier, ami de Ding’iswayo et de Chaka
chef rebelle, vassal de Ding’iswayo
sorciers, amis et conseillers de Cha ka de Noliwé compagne de Noliwé
messager de Zwidé auprès de Chaka
de Nobamba auprès de Ding’iswayo
Prologue
Le rideau s’ouvre sur une scène nue. Un vaste espac e inondé par la lumière de l’aube occupe la plus grande partie du plateau. À g auche une surélévation de terrain — Une colline sur le flanc de laquelle Chak a se tient debout sur une jambe, appuyé à un bâton de pasteur. Il se tient immobile tout le temps que va durer le prologue.
Deux personnages apparaissent sur la droite au prem ier plan : Ndlebé et Malounga.
NDLEBÉ
Je sens que nous approchons de l’homme qui nous app elle de tous ses vœux.
Je le sens aussi.
MALOUNGA
NDLEBÉ
Il ne doit pas être loin, je le sens si fort...
... que je le vois.
Le vrai est vrai ! Oh l’impatient !
MALOUNGA
NDLEBÉ
MALOUNGA
Il est dit : « le monde appartient à ceux qui se lè vent tôt. »
Crois-tu qu’il est matinal ? Il a veillé.
Pendant combien de temps ?
NDLEBÉ
MALOUNGA
NDLEBÉ
On brasse d’étranges rêveries en veillant avec une telle fixité dans le regard, avec une telle immobilité dans le maintien du corps !
MALOUNGA
Il est le génie de la chair, comme je suis le génie de la terre, comme tu es le génie des airs.
la VOIX
Vous êtes une fois trois ensemble et une fois quatre avec moi.
NDLEBÉ,
qui a compté.
Sept. Le maître.
MALOUNGA
J’ai compris. C’est bien notre homme !
(Malounga et Ndlebé faisant mine de parler à quelqu ’un qui se tiendrait dans leur dos disent ensemble) :
Nous le mènerons au paroxysme de son rêve.
(Ils se regardent).
NDLEBÉ
N’importe, j’aurai mon gain de cris et de larmes à rendre les airs incommodes à toute narine humaine.
MALOUNGA
N’importe, j’aurai mon gain de sang et de chair à r endre la terre amère à toute bouche humaine.
NDLEBÉ
Lui, il léguera une page d’histoire en gage à la po stérité.
C’est bien notre homme.
MALOUNGA
NDLEBÉ
Il rêve. Rêve, âme inquiète ! Ce qu’il dévore des y eux ne nourrit pas le corps mais blesse l’âme d’une blessure toujours sanglante !
MALOUNGA
Pour une telle blessure le cautère est fait d’un flot de sang !
NDLEBÉ
Le rêve qui ne vaut pas le sacrifice de tout, de so n cœur même en holocauste, ne vaut rien.
MALOUNGA
Que ne rêves-tu d’un coral gras et meuglant !
NDLEBÉ
Regarde ce n’est pas un coral qu’il garde. Il veut prendre au piège dans le lacis de ses rêves les tribus furieuses jusqu’aux confins de la terre.
MALOUNGA
Le pire troupeau est fait de têtes sans cornes, s’i l est fait de têtes d’hommes, renonce
ou sois damné !
NDLEBÉ
Il est damné... Il a le virus. Cet œil vif, cette rigidité du corp s, c’est signe qu’il est damné.
Qu’il est à nous.
MALOUNGA
NDLEBÉ
Il attend Un signe. Ceux qui rêvent du pouvoir abso lu attendent toujours un signe.
LA VOIX
Je lui donne à voir le signe de l’intronisation. Il est dit « qui voit un arc-en-ciel au lever du jour est investi de la toute-puissance ».
Ainsi soit-il !
MALOUNGA & NDLEBÉ, ensemble.
La partie de la scène tenue dans la pénombre s’écla ire. Chaka qui est toujours immobile, à la vue de l’arc-en-ciel semblera, repre ndre vie. Toujours dans la même posture, il tendra un index dans la direction de l’arc- en-ciel. Il donne l’impression de quelqu’un qui prête serment.
C’est comme s’il prêtait serment !
C’est ce qu’il fait !
prêtant l’oreille.
NDLEBÉ
MALOUNGA
NDLEBÉ
Oui, oui, « sur mon sang je jure d’être le maître d e ce monde. Que Dieu le veuille ! ».
Oui, oui, Umzikulu le voudra !
(tirant Ndlebé par le bras)
MALOUNGA
Viens, allons à sa rencontre. Allons, prenons forme humaine.
Allons, prenons forme humaine.
NDLEBÉ
(On voit Chaka descendre de la colline. Ndlebé et M alounga sortent... )