Révélations

Révélations

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198 pages

Description

Révélations est une pièce sur les secrets de famille. Après "Confidences de dernière heure", vaudeville qui se passait pendant la Seconde Guerre mondiale et "Quiproquos" qui traitait des rapports amoureux, Sandrine Liochon-Weislinger s'est passionnée pour le cercle familial et les mystères qu'il recèle. Chacun des huit sketchs qui compose Révélations comporte un ou plusieurs coups de théâtre, liés à des non-dits que certains personnages ont dissimulé à leur entourage depuis des années: liaison, enfant adultère, traumatisme de la guerre, homosexualité, héritage à la clé, étranges jumelles...Voici une pièce trépidante à lire et à jouer qui vous offrira bien des surprises.

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Ajouté le 26 septembre 2013
Nombre de lectures 34
EAN13 9782342012156
Langue Français
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Du même auteur
Confidences de dernière heure, Edilivre, 2009
Les cinq sortssuivi deLhomme à la maison trop petite, lOfficine, 2010
Quiproquos, Edilivre, 2011
Les mille et une péripéties, Edilivre, 2012
Le royaume de limaginaire, Mon petit éditeur, 2012
Les arbres amoureux et autres contes, coécrit avec Igor Weislinger, Edilivre, 2012
Les aventures de Kooks, Les Plumes dOcris, 2012
Grande Mura et petits lutins, Les Plumes dOcris, 2013
Contes du pays du Multien, ABM éditions, 2013
Toby et le souterrain, Les Plumes dOcris, 2013
Sandrine Liochon-Weislinger
RÉVÉLATIONS
 
Mon Petit Éditeur
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http://www.monpetitediteur.com Ce texte publié par Mon Petit Éditeur est protégé par les lois et traités internationaux relatifs aux droits dauteur. Son impression sur papier est strictement réservée à lacquéreur et limitée à son usage personnel. Toute autre reproduction ou copie, par quelque procédé que ce soit, constituerait une contrefaçon et serait passible des sanctions prévues par les textes susvisés et notamment le Code français de la propriété intellectuelle et les conventions internationales en vigueur sur la protection des droits dauteur. Mon Petit Éditeur 14, rue des Volontaires 75015 PARIS  France
IDDN.FR.010.0118881.000.R.P.2013.030.31500
Cet ouvrage a fait lobjet dune première publication par Mon Petit Éditeur en 2013
Préface Un aveu pour commencer, pour donner le ton, sur ces révé-lations : je nen ai pas pris lentière mesure. Parce que ces quelques lignes ont été glanées au cours dune lecture à la fois nonchalante et sérieuse, attentive certes, mais qui noffre pas les garanties dune expertise, ni encore moins son tranchant ; et parce que les impressions dont elles témoignent ne soctroient quun droit très peu assuré de citer au chapitre dune préface  du reste étrange à précéder un texte théâtral, elles ne sont que lesquisse, ou plutôt que lébauche dune invitation à découvrir ce qui se révèle dans le texte de Sandrine Liochon, ce qui sy surprend et ce qui y surprend. « Révélations » est un ensemble de sept sketchs, inégaux quant à la longueur et dont on peut dire  pour aller vite  que les thèmes communs et principaux sont lamour et la famille. Dun point de vue dramatique, on peut avancer que ces scènes se tiennent entre le drame bourgeois et le vaudeville. Et si le curseur se déplace, la facture demeure classique, car ce nest pas avec les poncifs, avec les règles du genre que ces sketchs vien-nent jouer, ils rôdent plutôt dans la banlieue dun tout autre type de représentation ; et on pourrait facilement (vainement) tenter linventaire des maladresses, relever toutes les lourdeurs, pointer les dialogues bancals, épingler la désuétude un peu gê-nante, appuyée, de certaines répliques, commenter cette sorte de précipitation qui coupe court à toute psychologie et qui semble fuir vers un dénouement souvent hâtif, on pourrait, enfin, problématiser la maturité de lécriture, de tout cela on ne
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percevrait cependant pas la discrète dynamique, on en manque-rait leffet Il ne sagit pas ici dexécuter une pirouette qui permettrait de renverser les défauts en qualités, les fissures en structures, pour désamorcer déventuelles critiques. Non, ce dont il est question, cest denvisager que ces saynètes respirent  malgré le drama-turge et avec le romancier, selon le souffle du fantasme. Destins familiaux et incestes frôlés, aveux et révélations : Sophocle concis, coincé dans le réduit ddipe et décoincé de son complexe, si ces sketchs flirtent avec le soubassement mas-sif de la psychanalyse, leur coup de théâtre le plus décisif, à chaque fois répété, sourdement violent et qui laissera sans doute le spectateur désemparé, est celui qui se trame dans la négation définitive du tragique, pourtant constitutif de ce matériau, et exception faite de « Au meurtre ! », tout se termine étonnam-ment, légèrement bien. Folles fins ? Pas si sûr. Dans ces pièces sont tracées comme les premières lignes dun petit tableau de déclinaisons du désir frauduleux : fratries incestueuses, bourgeoises dévergondées, homosexualités et rivalités, ingérences douteuses dans la conduite des amours dun parent ; pour autant, pas de refoulement de ces désirs, et on nassiste pas non plus à leur dévoilement progressif, mais constat ambigu de leur dérangeante réalité avec laquelle il faut composer : chacune de ces saynètes sexhibe alors comme la perverse mise en scène dune satisfaction Ces sketchs opèrent comme des fantasmes. Cela malgré le dramaturge, non pas parce que celui-ci naurait pas une cons-cience claire des effets de ses procédés, mais parce que le véhicule du plaisir, cette partie du corps qui se montre puis se dissimule sous le vêtement, et qui est au centre même de toutes les productions fantasmagoriques, cest ici le récit.
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La scène de théâtre devient cette étoffe qui glisse pour laisser entrevoir une réalité troublante, ainsi toutes les vérités, pour se découvrir, échappent au voile de la réplique ou de la tirade et, profitant de léchancrure, apparaissent dans les formes les plus traditionnelles du récit. Il ny a quà lire les lettres-secrets très stylisées des sketchs « Les spéculations » et « Repas de famille », ou mieux encore, écouter Martha (« Elle et son double ») et Georges (« Les visiteurs ») narrer leurs histoires pour sapercevoir en effet avec Augustine (« Je savais bien que je nen savais rien ») quau milieu de la scène, aux moments les plus importants, « on dirait un roman ». Surgissement du romancier donc, une seule chose garantit dès lors lauthenticité de ce qui se révèle : la narrativité ; et le passé na dimpact véritable sur les personnages quà la condition (presque grammaticale) de rede-venir simple. Pourtant, malgré cette insertion du récit dans le théâtre et malgré cet accent particulier quy prend le dramaturge et qui nous rappelle lorigine de son écriture, « Révélations » demeure un texte théâtral, si bien que cette lecture  trop orientée  tou-che là à ses limites, et sincline déjà bien sûr devant lautorité de la probable et souhaitons-le, de la prochaine mise en scène que ces sketchs méritent vraiment. Jérôme Auduget
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