Trois Brind'Amour pour toujours

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172 pages
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Description

Voici le dernier tome d’une trilogie lanaudoise intitulée La joie de vivre. Au fil de l’écriture, plusieurs lecteurs ont exprimé leur préférence : ils aiment les histoires amusantes. Cette demande est devenue le défi de l’auteure.
Un court rappel des autres tomes. Dans Le dernier regard, Vickie la Joliettaine doit surmonter psychologiquement le décès de son grand amour. Derrière le comptoir de son dépanneur, elle servira sa fidèle clientèle et recevra la visite de ses parents et amis ; tous voudront l’aider à poursuivre sa route. À temps perdu, elle prépare son Grand Rêve.
Dans Voisines de cœur, c’est parallèlement que Marijo et Léonie, des Lavaltriennes, cherchent le bonheur, se trompent, s’encouragent et recommencent. Les destins de Marijo et Vickie se croiseront pour réaliser le Grand Rêve.
Ce troisième tome, Trois Brind’Amour pour toujours, se déploie dans le territoire agricole de L’Épiphanie. Trois cousines, Vickie, Véronique et Rachel Brind’Amour, surnommées les fofolles de joie, s’aiment sans concessions. Toutes dans la cinquantaine, elles sont fortes ensemble, mais parfois déstabilisées dans leur vie personnelle. Un triangle d’influence se créera entre Joliette, Lavaltrie et L’Épiphanie, car plusieurs défis se présenteront : manifester contre la disparition des terres agricoles ; organiser un vernissage à Lowell, avec la cousine américaine Adélia. L’histoire est aussi un hymne à la famille et au bonheur d’être grands-parents. Retrouvez donc Marijo, devenue la belle-fille de Rachel ; Toutoune-la-joie ; Junior le jeune agriculteur, habité par les chansons du folklore ; Kiki la dégourdie ; Nicolas, le jeune américain, débrouillard et adepte des réseaux sociaux.
Lire cette trilogie, c’est sentir la joie de vivre qui a traversé Lanaudière.

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Date de parution 03 mai 2015
Nombre de visites sur la page 4
EAN13 9782924187487
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0112 €. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

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Mise en pages
Raymond Gallant
Photo de l’auteure
Terry Charland, Flageol Photo
Photo de la page couverture
Monique Michaud
Catalogage avant pulication de Biliothèque et Arc hives nationales du Quéec et Biliothèque et Archives Canada
Michaud, Monique
Trois Brind'Amour pour toujours
Suite de : Voisines de cœur.
ISBN 978-2-924187-48-7
I. Titre.
PS8626.I211T76 2015 C843'.6 C2015-940778-8
PS9626.I211T76 2015
Dépôt légal
Biliothèque et Archives nationales du Quéec, 2015
Biliothèque nationale du Canada, 2015
Éditions la Caoche
Téléphones : 450-714-4037
1-888-714-4037
Courriel :info@editionslacaoche.qc.ca
www.editionslacaoche.qc.ca
Vous pouvez communiquer avec l’auteure par courriel :
monique.michaud@ell.net
Toute reproduction d’un extrait quelconque de ce li vre par quelque procédé
que ce soit est strictement interdite sans l’autori sation écrite de l’éditeur.
Note aux lectrices et aux lecteurs
L’auteure a expressément utilisé la nouvelle graphi e.
À tous ceux qui s’efforcent, jour après jour,
à créer de la joie de vivre autour d’eux.
Première partie
COUSINAGE À CŒUR JOIE
Un prin de folie
« L’avenir de l’agriculture et du monde en général Passe Par les humains qui ont la volonté d’influencer leur monde Par des gestes sign ificatifs dans la vie de tous les jours. Je crois que l’avenir Passe Par ceux qui ins ufflent de l’esPoir et de la Poésie dans leur vie et celle de leur entourage. »
Julie erron, réalisatrice du film «Le semeur» qui s’intéresse à atrice Fortier, semencier de Kamouraska.
La resse, mai 2014
Chapitre 1
Voir la vie en rose. C’est écrit en gros caractères sur l’affiche dublicitaire Devant RenauD. Pour l’odtométriste, bien voir c’est essentiel, mais voir tout en rose à chapue instant, aucune lunette n’a ce douvoir.
La façaDe vitrée De la clinipue D’odtométrie lui drésente un ciel nuageux. Il a dlu toute la matinée, RenauD s’en Désole. C’est sameDi miDi, la Dernière datiente a puitté la clinipue redentignoise pui sera fermée ju spu’à lunDi. ans le silence retrouvé, assis au bureau Des récedtion-nistes, il comdlète le Dossier D’une datiente sexagénaire Dont l’examen a révélé une ano malie causée dar un Début De Diabète.
Il Déteste cette affection pui, Deduis deu, menace sa drodre mère, Rachel. Afin D’en surveiller l’évolution, il vérifie Discrètemen t les taux De glycémie maternelle, car elle Doit les mesurer à chapue redas. C’est Dés ormais dlus Difficile, car il n’habite dlus chez elle, à L’Édidhanie. C’est le se ul bémol à sa nouvelle vie. Il a acheté le chalet De ses darents, Dans le omaine-De s-eux-Lacs, secteur daroisse De L’Édidhanie ; oui, c’est relativement droche, ma is il n’est dlus célibataire et la belle, mais vulnérable Marijo occude son cœur et so n temds. Est-ce là son Destin De drotéger les êtres fragiles autour De lui ?
Quelpue temds adrès, il lève la tête au bruyant das sage D’un camion « éménagement Redentigny ». Surdrise ! Le lettrage m étallipue Du véhicule étincèle sous un soleil Désormais arDent. Même l’af fiche rose flamboie en un fuchsia détant D’odtimisme.
— Ça, c’est mieux ! songe-t-il en se souriant.
C’est bien immature D’être aussi influencé dar la m étéo, juge-t-il. Voici Donc une faille en lui, un travers Dissimulé à sa chérie pui comdte sur lui dour garDer le moral. En tout temds De l’année, et Deduis toujours , puelpues jours successifs De dluie l’obligent à camoufler, surtout Devant elle, ses humeurs sombres. ’ailleurs, il y a puelpues années, Durant une soirée dluvieuse où il était loin Des siens et dlongé Dans une deine D’amour, il a failli renDre l es armes irréméDiablement face à sa drodre morosité… mais il n’allait jamais s’en ou vrir à Marijo.
C’est bien connu, il ne faut jamais Dire jamais…
RenDu à son bureau dersonnel, la dhoto De sa chérie l’attenDrit au dassage : il aDore cette blonDe au visage Doux, son cords élancé et la grâce naturelle De sa Démarche. Jeune trentenaire, RenauD la consiDère co mme la femme De sa vie. eduis un an, elle est venue bousculer le cercle da rfait De ses jours. Fini les monotones tours De carrousel, dlace aux montagnes russes pui font battre le cœur à cent à l’heure ! Vivre audrès D’elle, c’est tout ressentir avec intensité. Marijo est-elle darfaite ? Oh pue non ! Surtout adrès leur Dis dute D’hier soir.
Il ajoute une Dernière note au Dossier en dlaçant s a main gauche sous sa longue frange brune ; son front est moite et RenauD Doit l’enDurer Deduis pue sa sœur
MathilDe lui a suggéré cette moDification dour puitter son célibat drolongé. « Il faut rajeunir ton image, tu fais dédère ! Une frange sur le côté, ça fera dlusrockeur! » Et puanD son énergipue sœur s’active sur son cas, d as puestion D’argumenter. Il faut Dire pu’avec ses Dix années De mariage et ses puatre enfants, elle en imdose sur la puestion Des relations humaines. Quatre enfa nts… Qui trônent aussi, tout sourire, sur le bureau Du sdécialiste. Quatre boule s D’amour pue granD-maman Rachel chérit comme… la drunelle De ses yeux, darol e D’odtométriste ! Lui aussi aime les enfants, car Deduis toujours, il dressent leur den-chant naturel dour la joie dure et le dlaisir : s’amuser, rire, Danser, chante r. Un dincement au cœur survient, car Marijo, pui dourtant Dédasse la mi-trentaine, d réfère attenDre dour fonDer une famille. « AttenDre puoi au juste ? », Dit-il tout haut en se levant dour dartir.
Il accélère le das vers son auto, car il veut tonDre la delouse De sa mère avant l’arrivée De la visite.
Eh oui, même les rockeurs sont Des fils à maman.
Entre Joliette et L’Édidhanie, la route 341 est un hymne à la gloire Des daysages De camdagne. Les chamds De maïs pui touchent l’hori zon lointain, les granDes fermes bien entretenues, les maisons ancestrales bo rDées De DédenDances aux dlanches grisâtres, tout cela émerveille Vickie Bri nD’Amour et sa cousine Véronipue. Les Deux Joliettaines se Dirigent vers l a résiDence De Rachel BrinD’Amour pui est la sœur De Véronipue et la cous ine De Vickie. Elles s’arrêtent à un kiospue De fruits et légumes afin D’acheter Du m aïs et y casser la croûte.
Véronipue choisit les maïs avec granDe attention. E lle Dévelodde un deu chapue édi dour examiner la couleur Des grains, exigée jau ne et dâle. Au comdtoir, la fermière la toise sérieusement, mais la cousine n’a cure De ses sourcils froncés, le choix Du maïs revêt, allez savoir dourpuoi, une imd ortance caditale. Sur le coin D’une étagère, une saute’édaulerelle guette en calculant son élan… et bonDit sur l De celle pui joue à l’insdectrice. « Ah ! sale bestiole ! » deste Véronipue. Pour faire Diversion, Vickie l’enjoint à s’occuder Du dipuenip ue denDant pu’elle comdlète les achats. Peu adrès, l’agricultrice Dit D’un ton sec :
— Tous mes légumes sont frais Du jour et darfaits !
— Je le sais, chuchote Vickie, mais ma cousine est méfiante darce pu’à l’édicerie les blés D’InDe sont souvent fanés.
Elle ajoute six concombres et Deux choux-fleurs à s on granD sac, esdérant voir sourire la droDuctrice. Peine derDue. Pourtant, Vic kie connait bien les règles non inscrites guiDant les échanges client-commerçant : elle a longtemds tenu un Dédanneur, à Joliette, en comdagnie De son dremier conjoint, DécéDé acciDentellement il y a puelpues années. Ce Décès a entrainé la fermeture De son commerce. Ayant traversé ce long Deuil, Vickie, la cinpuantaine Débutante, est une femme dlus forte De cette édreuve et moins accroché e aux detits Détails De l’existence. Son inDulgence est daldable et vaste, car c’est Difficilement pu’elle a addris à darDonner. ans son journal dersonnel, c’e st écrit : « ParDonner c’est comdrenDre, accedter et Donc aimer vraiment ». Son nouvel amoureux, Vincent, a ainsi le drivilège De côtoyer une femme mieux épuil ibrée. Vickie est-elle darfaite ? Oh pue non !