//img.uscri.be/pth/dd0ced49333aa57ad0ab7de61054b1902eed389c
Cette publication ne fait pas partie de la bibliothèque YouScribe
Elle est disponible uniquement à l'achat (la librairie de YouScribe)
Achetez pour : 1,99 € Lire un extrait

Téléchargement

Format(s) : EPUB - MOBI - PDF

sans DRM

VALENTINO

De
160 pages

Anna Le Goff décide de mettre fin à sa carrière d’inspecteur de police. Elle envisage de vivre tranquillement dans une maison qu’elle a achetée et aménagée près de la mer, dans un petit village Breton. Lors d’une exposition de photos, elle croise le regard d’un personnage qui l’attire comme un aimant. Adieu la retraite tranquille, Anna se lance à la recherche de cet homme. Reporter de guerre hors du commun, Valentino Jukowski, va l’entraîner dans son monde, un monde de douleur et de misère, le monde de la guerre. Pourquoi Valentino Jukowski a-t-il disparu ? Est-il vivant ou mort ?


Anna, plus déterminée que jamais, se bat contre tous et se met en danger pour faire aboutir ses recherches qui semblent ne pas plaire à tout le monde... Finira-t-elle par découvrir la vérité ?


Voir plus Voir moins

Vous aimerez aussi

Couverture

Image couverture

Copyright

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cet ouvrage a été composér Edilivre

175, boulevard Anatole France – 93200 Saint-Denis

Tél. : 01 41 62 14 40 – Fax : 01 41 62 14 50

Mail : client@edilivre.com

www.edilivre.com

 

Tous droits de reproduction, d'adaptation et de traduction,

intégrale ou partielle réservés pour tous pays.

 

ISBN numérique : 978-2-332-93940-1

 

© Edilivre, 2015

 

 

Cet ouvrage est une pure fiction.

Il n’a aucune prétention historique

Citation

 

 

Ceux qui surmontent un traumatisme éprouvent souvent une impression de sursis qui démultiplie le plaisir de vivre ce qui reste encore possible.

Boris Cyrulnik

1

Anna s’étira, dépliant son corps endolori. Un rayon de soleil filtrait à travers les volets de la chambre. La fin de l’été était proche mais plutôt douce. Anna se leva tranquillement, le temps ne comptait plus, envolés les horaires, les contraintes. Depuis quelques semaines, elle s’était arrêtée de travailler, avait dit au revoir à ses collègues. Elle avait franchi pour la dernière fois, la porte de son bureau, laissé les clefs, rangé ses dossiers, descendu les marches du commissariat ; elle allait quitter sa peau de flic. Cet instant, elle l’avait attendu, parfois, dans les moments de doute, de fatigue et de ras-le-bol. Elle l’avait aussi redouté, la peur du vide sans doute. Pourtant depuis quelque temps, elle se demandait ce qu’elle faisait là. Son travail l’avait toujours passionnée, mais au fil du temps il ne semblait plus lui apporter toute la satisfaction attendue. Trop de misère, trop d’horreurs, trop peu de moyens, tellement d’impuissance parfois. Anna s’était surprise à plusieurs reprises, à observer les autres se demandant ce qui les animait, ce qui les motivait. Elle ne trouvait plus sa place dans son environnement professionnel. Puis, elle en vint à la conclusion, qu’il fallait qu’elle arrête là, c’était le moment de partir, de s’éclipser avant qu’il ne soit trop tard. Elle avait d’autres aspirations d’autres centres d’intérêt, elle voulait écrire, réfléchir, prendre le temps. Petit à petit, ses loisirs avaient pris le pas sur son travail. Elle se sentait autre, les petits plaisirs de la vie quotidienne la satisfaisaient pleinement, alors que longtemps, elle avait pensé que l’épanouissement personnel ne pouvait passer que par le travail. Les pensées d’Anna s’entrechoquaient. De nouveau, ses vieilles idées revenaient, ce sentiment d’être toujours passée à côté des situations, de ne pas avoir réagi comme il fallait au bon moment. Tout en réfléchissant, Anna avait jeté un œil dans le miroir de la salle de bain, l’image qu’il lui renvoyait ce matin lui convenait. Elle enfila un peignoir en éponge qui n’attendait que ça, ouvrit les volets de la chambre s’assit dans un vieux fauteuil en rotin et se laissa caresser par le soleil de septembre, pâle, mais encore prometteur d’une belle journée. La mer déroulait ses longues vagues sans fin, la côte était silencieuse. On n’entendait que le clapot de l’eau sur les rochers. Les grandes marées étaient terminées emmenant dans leur sillage le flot des touristes bruyants armés de cirés et de bottes, qui fouillaient scrupuleusement à chaque saison les mêmes rochers dans l’espoir de dénicher les crabes et les coquillages qui orneront la table du soir. C’était toujours le même rituel, ils arrivaient par dizaines, s’apostrophant, pariant sur la découverte hypothétique du homard du siècle, retournant le moindre caillou sur des kilomètres, éventrant le sable mouillé pour qu’il rende, épuisé, les dernières coques, les dernières palourdes. Ils repartaient alors, à la marée montante, heureux ou malheureux, oubliant sur leur passage, un sac plastique, une sandale ou un râteau que la mer emportera au loin et mettra des années à digérer.

Une légère brise marine chargée d’odeurs de varech et de fleurs séchées envahissait l’air. Anna sommeillait encore à moitié, tout en regardant le spectacle de la mer dont elle ne se lassait pas. Cette maison face à la mer, elle en avait rêvé souvent, elle l’avait imaginée à maintes reprises se réjouissant à l’avance des heures qu’elle pourrait passer à contempler le paysage, quelle que soit la saison. Ses promenades régulières le long de la côte l’avaient conduite un jour devant ce corps de ferme en pierre du 19e siècle, entouré d’hortensias et d’herbes folles dont elle était immédiatement tombée amoureuse. La maison ne semblait pas habitée. Sans relâche, Anna était venue l’admirer, la scruter, la transformer au gré de son imagination. Puis un matin, elle tomba nez à nez avec un écriteau « A VENDRE » Son cœur s’emballa, elle contacta, immédiatement l’agence. Y avait-il des acheteurs ? Quel en était le prix ? Cinq ans maintenant, qu’ils étaient installés ici, avec Jérémy, son mari. Il avait cédé au souhait d’Anna de quitter la ville pour ce petit village breton proche de la mer. Ils avaient dû vendre la maison de St Brieuc qui pourtant avait abrité tous leurs instants de joie et de peine depuis qu’ils vivaient ensemble.

Tout en se pelotonnant dans son peignoir, Anna pensait qu’elle devrait aller nager un peu, cela lui ferait du bien se disait-elle. « Demain peut-être, après tout j’ai tout mon temps » Au même instant, le téléphone sonna, la sortant de ses rêveries matinales.

– Allo, bonjour, ma chérie, je passe déjeuner ce midi, j’ai un peu de temps. Bises à tout à l’heure.

– D’accord, à tout à l’heure.

Anna raccrocha en souriant.

2

Anna s’était préparée rapidement, avait filé acheter du pain au village et préparé un repas fait de poisson et de légumes, dressé la table à l’extérieur pour profiter encore des belles journées de septembre.

Jérémy était arrivé dans l’entrefait, vêtu d’un costume clair, d’une chemise blanche et d’une cravate bleu marine, pressé, comme toujours.

– Je n’ai pas beaucoup de temps » dit-il.

– Je prends l’avion ce soir, j’ai une réunion à Bruxelles demain matin »

Il parlait depuis la chambre, tout en réunissant quelques vêtements et effets de toilettes qu’il rangea rapidement dans un sac de voyage.

– Sais-tu où est ma ceinture en cuir ? »

– Laquelle ? »

– La dernière que j’ai achetée »

– Dans le tiroir, à gauche »

Anna et Jérémy se connaissaient depuis la fin de leur adolescence, ils s’étaient rencontrés sur un campus universitaire au début de leurs études de droit, sur fond de mai 68. Jérémy avait été séduit par la tranquillité d’esprit d’Anna, cette tranquillité apparente derrière laquelle on devinait un esprit vif et bouillonnant. Il avait tout de suite aimé son regard bleu marine, sa silhouette fine et souple. Anna appréciait le tempérament optimiste de Jérémy, sa façon d’être toujours en mouvement, d’avoir des projets à n’en plus finir et son sourire séducteur. Ils étaient en tous points différents, tous les sujets étaient pour eux matière à discussion, mais ils aimaient tous deux ces joutes intellectuelles.

– Tu m’appelles ce soir, tu sais que j’aime bien te savoir arrivé dit Anna.

– Oui, oui, ne t’inquiète pas, je rentre demain après midi, mais je repasserai au cabinet, alors ne m’attends pas trop tôt, lui répondit Jérémy, déjà prêt à attaquer le plat principal pour être plus vite parti.

– Au fait, qu’est ce que tu vas faire cet après-midi ?

– Je vais voir une expo photo sur le Brésil à St Brieuc avec Marianne.

– Cette chère Marianne, comment va-t-elle ? Tu devrais lui dire de venir dîner avec Vincent un de ces soirs.

– D’accord, je lui dirai. Mais encore faudrait-il que je sache quand tu vas être là.

Anna allait dire autre chose, mais Jérémy était déjà sur le départ, rajustant sa cravate et enfilant sa veste. Il embrassa rapidement Anna, attrapa le sac qu’il avait préparé et s’envola rapidement la tête déjà bien occupée par sa réunion du lendemain. Jérémy faisait du droit international. Il avait longtemps travaillé pour des clients New Yorkais. Ses absences longues et répétées avaient failli mettre en péril sa vie de couple. Il travaillait donc depuis quelque temps sur des projets européens qui n’engendraient pas de voyages trop nombreux. Cela l’enthousiasmait au plus haut point. Il avait craint, à la fin de ses études, après avoir pris la décision de quitter Paris avec Anna de s’ennuyer en province, voire de s’y morfondre. Il avait d’ailleurs mis du temps à se décider. Finalement, il n’avait jamais regretté cette décision. Ses nombreux projets, autant personnels que professionnels l’avaient entièrement absorbé et Jérémy n’avait pas vu le temps passer. Il n’avait pas l’habitude de regarder passer les années et malgré le fait qu’il approchait ses 60 ans, il abordait toujours les situations avec un entrain presque juvénile, considérant toujours le côté positif de celles-ci. Contrairement à Anna qui progressivement s’était désintéressée de son travail au profit d’autres centres d’intérêt, Jérémy était toujours passionné par ses affaires. Il avait une grande capacité de travail, dormait peu, cinq à six heures par nuit. À chaque nouveau dossier, il avait l’impression d’apprendre, de progresser, c’était toujours une grande exaltation. Il avait une sagacité d’esprit et une capacité d’écoute qui lui permettait de cerner ce qu’était le véritable problème. Jérémy aimait faire corps avec le client, appliquer aux problèmes et aux faits les arguments du droit pour convaincre un juge ou un banquier. Le fait de venir habiter en province avait été l’objet de moult discussions, mais finalement ils s’étaient tous deux rapprochés de leurs familles, ce qui avait facilité grandement les choses lorsque les garçons étaient nés. Jérémy et Anna avaient deux fils âgés maintenant de trente et vingt-quatre ans, Xavier et Antoine.

Anna regarda Jérémy s’éloigner dans son Audi noire tout en débarrassant le couvert.

Elle était prête à quitter la maison pour rejoindre la ville, où elle avait rendez-vous avec Marianne à quinze heures, lorsque le téléphone sonna.

– Salut, maman, alors toujours en pleine action ?

– Tiens, bonjour mon grand, comment vas-tu ?

– Bien, bien. Lui répondit Xavier.

– Dis donc, tu ne pourrais pas me prendre les jumeaux pendant quelques jours, je dois partir à Madrid pour un projet de travail ?

Xavier était designer, Anna était assez fière de ses deux fils. Xavier avait trouvé sa voie tardivement, se traînant sur les bancs du collège et du lycée et passant de classe en classe sans y trouver un intérêt quelconque. Le dessin et la peinture étaient sa passion, il avait fini par rentrer dans une école d’art où il avait rapidement excellé ne comptant pas ses heures de travail. Il y avait rencontré, Naomie, une très jolie jeune fille, assez bohème, une artiste parfois étrange, dont il était tombé follement amoureux. Trois ans plus tard, elle s’en était allée, lui laissant les jumeaux, un garçon et une fille âgés alors de dix mois, et un petit mot : « Je ne peux pas vivre cette vie-là. Ne m’en veux pas « Xavier avait cru ne jamais s’en remettre, culpabilisé, se sentant responsable de son départ. La présence des deux bambins, son désir de créer, lui donnèrent malgré tout la force de continuer. C’était un jeune homme radieux qu’Anna avait au bout du fil et cela lui procurait un plaisir immense.

– Tu les amènes, quand ?

– Demain matin. Excuse-moi, c’est moyen côté anticipation, mais les évènements se sont un peu précipités avec les Espagnols, il ne faut pas que je rate ça. C’est un super projet, je t’expliquerai. Je t’embrasse et merci, tu m’enlèves un poids, la nounou est malade.

– Tu sais que c’est un vrai plaisir pour moi et pour ton père, allez à demain.

Anna raccrocha, il fallait qu’elle se dépêche, Marianne, serait encore furieuse.

3

Anna s’engouffra dans sa voiture, prit la petite route qui traversait le village et regagna rapidement la quatre voies qui menait à ST Brieuc. La circulation était fluide, à l’entrée de la ville, les voitures étaient plus nombreuses, cependant elle se faufila rapidement pour arriver jusqu’au parking de Robien où l’attendait son amie. Celle-ci lui montra sa montre lui signifiant qu’elle était encore en retard.

Elles suivirent la rue de Robien et entrèrent dans l’espace de La Gambille où avait lieu l’exposition. Curieusement c’était une coopérative de produits biologiques. Dès l’entrée un mélange d’odeurs assaillait les narines. Ça sentait les épices, les farines, les céréales et les huiles en tous genres. Un escalier sur la droite du magasin menait vers une pièce en mezzanine. Le sol était couvert d’un revêtement en corde brune, les murs en arrondis étaient peints en blanc faisant ressortir les photos.

Les photographies étaient en noir et blanc. L’auteur1 voulait témoigner de la lutte des Brésiliens, pour retrouver une terre. Rapidement Anna et Marianne se retrouvèrent dans un autre monde, un monde de misère, un monde de manque, de manque de tout. La beauté des clichés était saisissante. Une enfant de cinq ou six ans fixe l’objectif, son regard, grave, accroche le visiteur et le dérange, l’enfant ne sourit pas, elle pense, elle est seule tellement seule. Son regard n’est pas triste, il est fier, déterminé. Déjà tant de sérieux chez cette petite fille ; c’est une guerrière. Les photos exposées témoignent d’une envie de lutter de changer les choses. Une femme lève le bras au milieu des autres, elle tient un enfant dans ses bras, un autre plus âgé est lové contre elle. Qu’est devenue cette petite fille, qu’est devenue cette femme, que sont-ils tous devenus ?

Anna et Marianne s’arrêtaient devant chaque photo, elles étaient toutes deux tellement captivées par ce qu’elles regardaient, qu’aucune parole n’était échangée, chacune était seule face à ce spectacle en noir et blanc.

Anna est soudain intriguée par un des clichés. Il y avait un groupe d’enfants qui jouaient sur la gauche de la photo sautant dans les flaques d’eau, sur la droite, assis sur un tronc d’arbre couché au sol, un homme les regardait. Il était de type européen, ses yeux étaient clairs, ses cheveux blonds un peu longs, il était vêtu d’un pantalon de toile qu’on pourrait imaginer beige et d’une chemise à manches courtes à carreaux. Que faisait-il là ? Pourquoi cette photo au milieu de toutes les autres ? Quel lien y avait-t-il ? L’homme paraissait assis là, comme au bout d’une course, au bout du chemin. Il ne semblait pas très âgé, la quarantaine peut-être, mais si fatigué déjà. Anna passa devant la photo, puis y revint. Elle ne parvenait pas à détacher son regard. Quelque chose dans l’expression de l’homme la captivait, l’absorbait, l’enveloppait. Le temps s’écoulait, son imagination s’emballa. Est-il venu se battre avec les Brésiliens, est-il médecin ? Ingénieur, peut-être ?

– Qu’est ce que tu fais plantée, là ? Anna sursauta, Marianne venait de la sortir de ses pensées.

– Ça fait dix minutes que t’es devant la même photo, en plus ce n’est pas la plus représentative du sujet de l’expo, qu’est ce que tu fous ?

Marianne regardait Anna, interloquée, les deux mains dans ses poches de pantalon, elle avait parfois des allures un peu masculines. Elle était grande, élancée, ne faisait pas son âge. Ses cheveux blond coupés courts laissaient aller une mèche rebelle qui refusait obstinément de rester derrière l’oreille où Marianne l’y remettait sans agacement d’un geste délicat et répétitif. Ses yeux marron exprimaient une grande douceur, doublée de vitalité.

– À vrai dire, je ne sais pas. Répondit Anna encore ailleurs. Puis elle reprit :

– Regarde bien, cette photo, tu ne la trouves pas bizarre, comme étrangère à tout le reste ? À ton avis c’est qui ce type ?

– Ben, sûrement un ami du photographe, voilà tout. Lui dit Marianne, pour qui la photo n’avait visiblement que peu d’intérêt.

– Je suis sûre que non, regarde, il ne sourit pas, il ne pose pas. Non, je sais qu’il y a autre chose, une autre explication.

– Oh ! Anna on se calme, tu vas encore t’embringuer dans des histoires à n’en plus finir.

Marianne souriait en parlant, sachant que si cela était le cas rien ne pourrait arrêter Anna dans ses recherches. Les deux femmes se connaissaient depuis plus de vingt ans, elles se retrouvaient souvent dès qu’elles avaient du temps libre, pour des loisirs que leurs maris respectifs ne partageaient pas. Ainsi, surtout depuis que leurs enfants avaient pris leur envol, elles allaient régulièrement au cinéma, visiter des expositions ou simplement échangeaient sur des sujets divers et variés. Marianne aimait le côté imaginatif d’Anna, cette façon qu’elle avait de chercher en permanence le pourquoi des choses et des événements, comme si elle voulait toujours connaître l’envers du décor. Anna appréciait le calme de son amie, elle avait un côté posé qui la rassurait. Son visage était à la fois jovial et solide, un sourire permanent habitait ses yeux, elle aimait les gens, ne les jugeait pas les considérait pour ce qu’ils étaient.

– Écoute, Anna, tu crois vraiment que ça vaut le coup de se casser la tête pour une photo ?

– Je t’assure Marianne, y a quelque chose là, il faut que je sache.

Anna parlait presque pour elle-même, tout en se dirigeant vers la sortie. Elle avait presque oublié son amie, absorbée qu’elle était par la photo qu’elle venait de voir et le regard qu’elle venait d’y croiser. Elle avisa la personne qui était à l’entrée.

– Dites-moi, vous avez un dépliant explicatif de l’expo, s’il vous plaît ?

– Oui, tenez, il y a celui-là, mais si vous le souhaitez il y a un petit livret à...