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Vie de Pierre-Joseph Rey, évêque d'Annecy

De
576 pages

Enfance du jeune Rey. — Son dévouement à l’amitié. — Il garde les troupeaux de son père. — Première communion. — Sa piété. — Son caractère bouillant. — Il entre au collège. — Se distingue en théologie. — Il entre au séminaire d’Annecy en 1790. — Il choisit, pour sujet de son premier sermon, l’amitié. — Devient sous-diacre en 1791. — L’archevêque de Vienne à Annecy. — M. Rey est admis au diaconat le 22 septembre 1793, époque de l’entrée des Français en Savoie.

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Jacques Ruffin
Vie de Pierre-Joseph Rey, évêque d'Annecy
A MONSEIGNEUR LOUIS RENDU ÉVÊQUE D’ANNECY Commandeur de l’Ordre des SS.-Maurice-et-Lazare et Chevalier de celui du Mérite civil de Savoie Comte et Prélat assistant au trône pontifical MONSEIGNEUR, La Vie de Mgr Rey achevée, j’ai cherché un nom qui fût pour elle une bénédiction et pour le public une garantie de la vérité des faits qu’elle renferme. Ce nom, Monseigneur, c’est le vôtre. Disciple d’abo rd, collègue ensuite dans le chapitre métropolitain de Chambéry, puis successeur de ce prélat sur le siége d’Annecy, vous l’avez suivi et admiré du commenceme nt à la fin de sa longue et mémorable carrière de prêtre et d’évêque. Ses trava ux apostoliques en Savoie et en France, ceux de son épiscopat de Pignerol ont passé sous vos yeux. Le nombre et la grandeur de ses œuvres dans le diocèse que vous gou vernez depuis quatorze années avec une sagesse supérieure aux difficultés des tem ps, vous sont connus. Votre suffrage, déjà d’un si grand poids par lui-même, re çoit du concours de ces diverses circonstances une autorité irréfragable. En couvrant de votre nom vénéré et chéri la publica tion de cette Vie, vous consacrez, Monseigneur, la gloire qu’elle ajoutera, j’en ai la confiance, aux gloires dont resplendit l’illustre Église d’Annecy, qui s’h onore de vous avoir pour Pasteur et Père, et vous comblez les vœux de celui qui a l’hon neur d’être, avec une profonde vénération et une affection filiale, Monseigneur, de Votre Grandeur, le très-humble et très-soumis serviteur et prêtre, J. RUFFIN, chanoine.
LETTRE DE MONSEIGNEUR RENDU ÉVÊQUE D’ANNECY A M. L’ABBÉ RUFFIN.
Saint-Eustache, 16 mai 1858.
MONSIEUR LE CHANOINE, En écrivant la vie de notre illustre et saint prédé cesseur Mgr Rey, évêque d’Annecy, vous êtes allé au-devant de l’un des vœux les plus ardents de notre cœur. Dès le jour où ce puissant ouvrier de la vigne du Seigneur avai t été enlevé au diocèse de saint François de Sales, nous n’avions cessé de désirer d e voir se retracer, pour les générations futures, le tableau des vertus et du gr and caractère que nous avions eu nous-même le bonheur d’admirer pendant près d’un de mi-siècle. Personne mieux que nous n’a pu apprécier toute la d ifficulté de la tâche que vous vous êtes imposée, de faire revivre au milieu de no us celui que la Providence avait pris plaisir à former tout exprès pour continuer la suite des hommes éminents et des saints prélats qui, depuis saint François de Sales, ont illustré notre patrie et porté si haut la gloire du siége épiscopal d’Annecy. Nous di rions que vous avez vaincu toutes les difficultés, si l’une d’elles ne nous semblait surpasser les forces humaines, c’est de peindre ce cœur de prêtre, de missionnaire et d’évê que que dévorait le zèle du bien et ce cœur d’ami qu’embrasait la charité ; mais en mon trant l’homme de Dieu aux prises avec les révolutions, avec l’impiété d’un siècle ma uvais, avec les persécuteurs de l’Église, et surtout avec l’indifférence religieuse , vous offrez à vos lecteurs l’enseignement par l’exemple, et leurs souvenirs, c hez quelques-uns, pourront encore venir en aide à vos efforts. Soyez béni, monsieur l ’abbé, pour la portion de gloire que votre utile et beau travail ajoute au riche trésor de notre passé, et croyez aux sentiments affectueux de votre dévoué † LOUIS, évêque d’Annecy.
PRÉFACE
L’année même de la mort de Mgr Rey, une série d’art icles nécrologiques fut publiée sur ce prélat dans le journal de Savoie. C’était un recueil incomplet des faits les plus mémorables de cette belle vie dont la lumière qui a vait brillé au loin venait de s’éteindre au pied des Alpes. Malgré ses imperfections, ce travail fut accueilli avec faveur, et fit naître le désir de connaître mieux encore un évêque qui avait rendu ta nt de services à l’Église, et tant ajouté, par l’éclat de ses œuvres, à la gloire de s a patrie. Interprète de ce vœu, le savant et digne métropolit ain de Chambéry, Mgr Billet, engagea l’auteur à étendre son œuvre et à faire, da ns l’intérêt du clergé et des fidèles, une biographie complète. D’autre part, écrire cette vie n’était-ce pas acqui tter en partie la dette de reconnaissance de la Savoie envers un de ses enfant s les plus dévoués ? Aux jours des périls, et pendant cinquante années, Mgr Rey av ait été à la tète des amis de la religion et de la monarchie. Il avait défendu et pr otégé l’une et l’autre contre les plus injustes, les plus perfides et les plus persévérant es attaques. L’histoire le montrera comme ayant été le conseil, l’appui, l’ami de trois souverains, dont les règnes seront distingués dans les annales si riches de gloire de l’auguste maison de Savoie. Monseigneur de Chambéry ne se borna pas à des parol es encourageantes : il mit à la disposition de l’auteur sa correspondance avec l e prélat défunt et d’autres écrits précieux. D’un autre côté, M. le chevalier Perrin, secrétaire d’État, voulut bien consentir à nous communiquer la volumineuse collect ion des lettres qu’il avait reçues 1 de l’amitié et de la confiance de Mgr Rey. Muni de ce trésor, nous y avons puisé à pleines mains. C’est avec un religieux respect que nous avons lu cette correspondance de près de trente années, où se trou vent les pensées les plus secrètes et les sentiments les plus intimes de notr e prélat. Nous y avons admiré, jusque dans des détails en apparence insignifiants, une foi pénétrante et vive qui revêt les formes les plus variées. Il y raconte ses cours es apostoliques, ses missions auprès du clergé de France et de sa patrie ; ses co nsolations, ses fatigues, ses succès : il s’étend peu sur ces derniers, dont il n e dit presque rien à ses autres amis. Ce n’est qu’à M. Perrin qu’il en avoue quelque chos e,parce qu’avec lui,dit-il,il n’a pas à craindre l’amour-propre, ce monstre dévorateur de s œuvres saintes. M. Perrin était en effet simple et modeste par exce llence : il doutait de son mérite ; réservé, plein de modération, il ne sollicita jamai s d’avancement ; nous le voyons même dans ses lettres appréhender que la considérat ion dont l’entouraient le nom et l’amitié de Mgr Rey ne le poussât trop vite en avan t. Son zèle, en revanche, était infatigable pour les autres. Parmi les situations diverses faites au clergé, à l a noblesse, à la magistrature, à l’armée et à d’innombrables familles, par les chang ements de l’ordre social et la succession des gouvernements de 1792 à 1815, il y a vait une foule d’injustices à réparer, de droits à faire valoir, de fidélités à reconnaître, de souffrances à adoucir. De là une multitude de réclamations. Le cœur, le crédi t, la plume de Mgr Rey étaient au service de tous. On compterait plutôt les étoiles du firmament que l es soins et les preuves de dévouement donnés pendant de nombreuses années par M. Perrin, afin d’assurer la réussite des affaires que l’amitié confiait à ses s oins. Nous devions ajouter ces quelques détails à ceux qu e nous donnons sur lui dans
cette vie de son protecteur et de son ami. Nous esp érons qu’il nous pardonnera d’avoir soulevé un coin du voile qui recouvre ses m érites. Comment aurions-nous pu parler de Mgr Rey sans faire connaître celui dont l ’amitié fut la plus douce jouissance de sa vie et nous a valu tant de lettres d’un prix inestimable ? Celles-ci, jointes à 2 beaucoup d’autres documents que nous possédions déj à , nous donnèrent la confiance d’entreprendre notre travail. Lorsqu’on 1852 nous pûmes en soumettre une grande p artie au jugement de Mgr Rendu, évêque d’Annecy, et si digne successeur de l ’illustre et pieux défunt, il daigna nous encourager. « Je puis affirmer, nous écrivit l e prélat, que bien peu de vies sont susceptibles d’exciter à un si haut point l’intérêt , d’inspirer l’étonnement et surtout de fixer l’attention. Hâtez-vous de finir et de donner au sacerdoce et à l’épiscopat un des plus beaux modèles qu’ils puissent contempler. » Une personne dont la position dans le monde pouvait aussi nous guider utilement, nous assuraque l’ouvrage avait du mérite ; que l’auteur n’avai t pas écrit pour une vaine gloire, mais pour Dieu ; et qu’il fallait, af in que cette tant belle vie jetât au plus tôt, comme un flambeau brillant, ses clartés sur le monde, se hâter de le mettre au jour. Madame la comtesse de Swetshine (Russe d’origine), connue à Paris par sa rare intelligence. sa supériorité d’esprit, aussi bien q ue par son éminente piété, ayant pris connaissance du manuscrit, témoigna souhaiter vivem ent qu’il fût mis au jour : la noblesse de son cœur, l’élévation de ses idées, si appréciées dans le cercle d’hommes distingués qui se pressaient autour d’elle et la reverraient, donneraient du prix à son suffrage. Elle assurait que cette vie av ait un cachet particulierde foi vivifiante et de charité qui allait à l’âme. A la faveur de ces encouragements ce petit ouvrage fut achevé, mais des circonstances imprévues en ont retardé la publicati on. Puisse-t-il encore aujourd’hui obtenir l’approbation de tous ceux qui ont eu le bo nheur de connaître Mgr Rey, et contribuer à la gloire de Celui qui a été la source de sa sainteté et l’inspirateur de toutes ses vertus ! Nous regrettons que la distance qui nous séparait d e notre Éditeur ait inévitablement laissé place à quelques inexactitudes. Le lecteur v oudra bien user d’indulgence et recourir à l’errata.as retarder Nous avons préféré qu’il en fût ainsi afin de ne p l’impression. Si le suffrage du public vient l’enco urager, une seconde édition réparera ce que celle-ci offre encore de défectueux.
* * *
Nous déclarons ici, conformément aux décrets du pap e Urbain VIII, que le titre de saintque nous pourrions avoir donné à Mgr Rey dans le c ours de cet ouvrage, signifie uniquement que le prélat fut distingué par toutes l es vertus chrétiennes et ecclésiastiques, comme aussi que les faits rapporté s qui pourraient paraître miraculeux n’ont d’autre autorité connue que celle des témoignages sur lesquels nous les appuyons.
1Victor-Emmanuel I, Charles-Félix et Charles-Albert.
2crétaire du prélat pendant sonNous en tenons un bon nombre de l’obligeance du se
épiscopat de Pignerol, l’estimable abbé Mudry, aujo urd’hui chanoine d’Annecy, archiprêtre, curé de Publier en Chablais, et quelqu es autres que nous avons pu obtenir de madame la comtesse de la Rochejaquelein, en invo quant son dévouement à la mémoire de ce pontife si cher à la France. M. l’abb é Foulon, docteur ès-lettres, voudra bien recevoir ici nos remerciments pour les avis éc lairés que nous devons à son aimable intérêt.
ERRATA
Page 25, lig. 5, au lieu deDubouloy,lisez :Dubouloz. — 41, lig. 26, au lieu desouvenir comparé,lisez :comparé. — 70,note,au lieu desacre,lisez :mariage. — 177, lig. 27, au lieu deque lui,lisez :presque que lui. — 230, lig. 24, au lieu deFurero,lisez :ferrero. — 241,note,au lieu dede la Marguerite,lisez : deLa Tour. — 271, lig. 2, au lieud’obéissance,lisez :reconnaissance. — 298, lig. 15, au lieu devéritables fléaux,lisez :véritable fléau. — 314, lig. 5, au lieu denôtres,lisez :mitres. — 316, lig. 15, au lieu deménagement,lisez :manquement.  — 317, lig. 35, au lieu deDounet, etc., lisez :Doney, aujourd’hui évêque de Montauban. — 320, lig. 7, au lieu deportrait,lisez ;portail. — 335, lig. 26, au lieu deau saint tribunal,lisez :et là encore.  — 353, lig. 21, au lieu de le R.P. de Mac’ Carthy, etc., lisez : Ce fut après le sermon de Pâques, sur l’immortalité, que le P. de Mac’ Car thy fut porté de la chaire au lit d’où il ne sortit plus. — 370, lig. 6, au lieu depellier,lisez :publier. — 384,note,au lieu deAndré,lisez :Audé. — 396, lig. 28, au lieu deDernillières,lisez :Delesmillières. — 401, lig. 16, au lieu deNivet,lisez :Rivet. — 406, lig. 30, au lieu desaint Grégoire,lisez :Grégoire. — 544, lig. 29, au lieu deChaumentel,lisez :Chaumontel.
LIVRE PREMIER
DEPUIS LA NAISSANCE DU PRÉLAT, EN 1770, JUSQU’EN 1803 OU IL FUT APPELÉ A CHAMBÉRY