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Voyage d'un étudiant et ses suites variées - Histoire d'un homme enrhumé

De
333 pages

Quand on est pris de l’envie de courir les champs, un des bons arguments qn’on puisse se donner à soi-même et donner aux autres, ces autres fussent-ils le père, la mère, l’enfant, la femme ou la maîtresse qu’on doit laisser derrière soi en partant, c’est que l’absence, en éprouvant l’amour, le complète, et que toute interruption lui profite. Je n’ai jamais quitté quelqu’un ou quelque chose sans le retrouver avec une affection sinon nouvelle, au moins remise à neuf.

Fruit d’une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.


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À propos deCollection XIX
Collection XIX est liothèque nationaleéditée par BnF-Partenariats, filiale de la Bib de France. Fruit d’une sélection réalisée au sein des prestigi eux fonds de la BnF, Collection XIXsiques et moins a pour ambition de faire découvrir des textes clas classiques de la littérature, mais aussi des livres d’histoire, récits de voyage, portraits et mémoires ou livres pour la jeunesse…
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Pierre-Jules Hetzel
Voyage d'un étudiant et ses suites variées - Histoire d'un homme enrhumé
Histoires de voyage de Paris à Strasbourg et les bords du Rhin
PRÉFACE NOUVELLE
POUR CEUX DE CES RÉCITS DONT LES SCÈNES SE PASSENT EN ALLEMAGNE
(Septembre 1875)
J’ai hésité longtemps à réimprimer quelques-unes de s nouvelles qui composent mon bagage littéraire. Quand j’aurai dit pourquoi, on comprendra le sentiment qui avait pu me porter à les condamner volontairement à l’oub li. Je suis fils d’Alsacien ; une partie de ma jeunesse s’est passée à Strasbourg. Entre Strasbourg, Baden, les bords du Rhin, la Suisse sax onne, où j’ai placé la plupart de ces récits, il n’y avait, quand je les ai écrits, p our les Français de ma génération, qu’une frontière matérielle. La frontière morale n’ existait pas. Tous ces pays voisins étaient pour nous des pays aimés, des pays amis. Le s Allemands étaient les derniers avec lesquels nous imaginions devoir être jamais en guerre. Ils nous accueillaient, en apparence, d’aussi bon gré, d’aussi bonne grâce que nous allions nous-mêmes à eux. On se mariait d’un pays à l’autre, les familles se mêlaient ; les arts et la littérature s’imprégnaient réciproquement de leurs mutuelles qu alités. Gœthe, Schiller, aussi bien que Beethoven, Weber et Mozart étaient admirés, étu diés chez nous à l’égal de nos maîtres ; à des degrés divers, ils nous rendaient c e que nous leur avions donné. En deçà et au delà du Rhin, il semblait qu’il n’y eût que des frères. Bon nombre de ces pages, et bien d’autres sorties d’autres plumes que la mienne, ont donc été écrites sous cette impression de fraternel voisinage, de co nfraternité intellectuelle. La critique a pu dire avec vérité de ce que j’écrivais, que je procédais en même temps de l’esprit français et de ce qu’on appelait alors le sentiment allemand. 1870 est venu nous apprendre, à nous, que si dans c es échanges nous étions sincères, nos voisins ne l’étaient pas, et que les rancunes allemandes avaient pu sommeiller cent ans, mais qu’elles n’avaient jamais dormi et n’avaient pas su mourir. « Non, non, me dis-je alors, je ne réimprimerai rie n de tout ceci ; il ne faut pas que rien vienne rappeler à ces faux frères d’outre-Rhin qu’ils nous ont frappés en pleine poitrine. Rien ne restera, de mon aveu, qui puisse leur dire encore que nos cœurs mêmes avaient été leurs dupes...  — Mais c’est cela au contraire qu’il faut leur cri er et à toujours, c’est cela qu’il faut remettre incessamment sous les yeux du monde civili sé, » me dit un de mes vieux amis, un de ceux devant qui l’on pense tout haut, p arce qu’ils ont le droit de conseil. Je venais de lui donner les raisons qui me décidaie nt, en dépit de ses remontrances, à laisser oublier ceux mêmes de mes l ivres que le public avait accueillis avec le plus de faveur. Et il reprit : « Il faut que vos livres portent com me tant d’autres œuvres de nos écrivains français ce témoignage, que c’est contre une nation qui leur était amie que les Allemands ont été, non pas des adversaires loya ux, mais d’implacables ennemis, remplis des plus misérables sentiments d’envie et d e jalousie qui aient jamais armé les bras des hommes contre les hommes. Il le faut p our qu’à leur tour les Allemands aient à comprendre que celui-là est plus irréparabl ement blessé qui avait moins mérité, moins justifié la blessure. Les Prussiens l ’ont voulu, eh bien, soit ! Ils nous auront appris la haine et la vengeance prussiennes. Ils nous auront fait un devoir, en dépit même de la générosité de notre caractère, des colères qui ne pardonnent pas.
Ce qu’ils ont semé, rien, rien n’empêchera qu’un jo ur ils le récoltent. Les feux qu’ils ont allumés en nous et chez nous, qu’ils se le disent, ni le temps ne parviendra à les éteindre, ni aucune force à les étouffer. Ils sont et demeureront inextinguibles. » Comme la plupart des Alsaciens, j’ai eu en Allemagn e des amis, des parents. Je n’y ai plus que des ennemis. Ce que l’Allemagne aura gagné ou perdu à se faire u n adversaire éternel de tout ce qui est français, l’avenir le lui apprendra ; et po ur ne parler qu’au point de vue littéraire, les esprits attentifs peuvent déjà l’entrevoir : l’ Allemagne de Gœthe, de Schiller, celle même de Henri Heine, n’est plus. Ces génies que leu r éducation avait faits cosmopolites, français et allemands à la fois, et q ui devaient à cette double qualité leur énorme supériorité sur tous leurs compatriotes , il n’en renaîtra jamais d’analogues en Allemagne. Les Allemands, par l’abus de la victoire, par les p rojets qu’ils agitent encore, se sont condamnés à n’être plus que les Carthaginois de l’E urope. S’ils ne reviennent pas à temps sur eux-mêmes, leDelenda Carthagoà un jour donné, prononcé sera, fatalement contre eux par toutes les civilisations à la fois. Après le triomphe accidentel du droit de la force, vient tôt ou tard l’inévitable revanche de la force du droit.
P.-J. STAHL. 1875.
A MADAME S.H...
— 1855 —
Tu lisais un jour, ma chère amie, un des chefs-d’œu vre de DickensDavid : Copperfield.Madame de C... te surprit au milieu de cette lectur e. La conversation tomba sur les romans. « Pourquoi la littérature anglaise est-elle plus mo rale que la nôtre ? dit madame de C... A quoi tient-il que les livres, que les romans de familles abondent en Angleterre, et qu’ils ne se rencontrent chez nous qu’à l’état d’oi seau rare ? » Je n’ai point oublié ta réponse. « C’est peut-être, répondis-tu à madame de C..., qu ’en France les écrivains écrivent surtout pour leurs maîtresses, tandis qu’en Anglete rre ils écrivent pour leurs femmes. Les Anglais se marient jeunes ; leur premier roman d’amour, c’est leur mariage ; la dot n’y a joué aucun rôle. Mais chez nous, quand après la jeunesse passée, quand après la maturité venue, un homme pense au mariage et que par grand hasard le mariage a couleur de roman, ce qu’on en peut dire de mieux, c ’est qu’il est le dernier effort de l’auteur. — Et chacun sait, reprit vivement la petite madame de C..., que le dernier ouvrage d’un auteur est rarement son chef-d’œuvre. Alors qu e ces messieurs sont épuisés, que voulez-vous que leur imagination nous apporte ? des redites...» Il serait superflu de développer tout ce qu’il y a de juste dans ce court dialogue de deux femmes sensées. Mais on peut le résumer en peu de mots. Grâce à l’habitude qu’on a en France de ne se marier que pour faire, c omme on dit, une fin, notre littérature d’imagination en est réduite à ne s’enq uérir de l’amour qu’en dehors du mariage, d’où il suit qu’elle n’est à proprement pa rler, que la littérature du célibat. On s’en prend aux auteurs ; nos mœurs sont les vrais c oupables. Tu avais donc raison, ma chère S..., dans ta répons e à madame de C...., et comme les exceptions ne font que confirmer la règle, je n e prétends pas à le prouver que tu as eu tort en t’offrant la dédicace de ces récits qui, sous leur étiquette un peu légère, cachent cependant, je l’espère, un de ces livres qu e les Anglais pourraient écrire — pour leurs femmes.
1855.
P.-J. STAHL.
AVANT-PROPOS
DE LA PREMIÈRE ÉDITION
— 1855 — Il y a deux manières d’écrire un conte ou un roman. La première consiste à faire courir son récit depui s le commencement jusqu’à la fin, de façon à ne pas laisser respirer son lecteur et à ne pas souffrir que sa curiosité ait jamais à attendre. Le but principal de l’auteur qui écrit dans cette donnée, est de désennuyer celui qui le lit, de l’aider à tuer le t emps, de l’empêcher de bâiller, de l’amuser même s’il est amusable, et, pour tout dire , de se faire lire le plus vite qu’il peut par le plus grand nombre de lecteurs quelconqu es. La seconde consiste à se servir d’une action ou d’u n semblant d’action pour dire un certain nombre de choses qu’on croit utiles à dire, et pour éclairer certains replis du cœur humain qu’on a la prétention d’arracher aux té nèbres. Cette seconde manière, sans se proposer précisément d’ennuyer son lecteur, et bien qu’elle y parvienne souvent, soit par l’insuffisance de l’auteur, soit par celle du lecteur lui-même, cette seconde manière se propose plutôt de l’intéresser e t de l’occuper que de le distraire seulement. La fable, la forme romanesque n’est alors qu’un moy en plus ou moins habilement employé, suivant le talent de l’écrivain, pour forc er les esprits, que l’allure du roman peut seule entraîner, à donner leur attention aux p ropositions que l’auteur a jugées dignes d’examen. Cette seconde manière, avec ses défauts et ses qual ités, est plus estimée d’un certain nombre d’esprits cultivés que la première. Elle est plus littéraire, ou passe pour telle, du moins. Mais il est juste de dire que le p lus grand nombre n’est pas pour elle, et que les livres de cette école ont plus de peine à faire leur chemin dans les majorités que dans les minorités. Pour ces sortes de livres, en effet, il ne faut pas seulement un auteur résolu à mourir de faim, au besoin, dans le présent qui le paye à l a ligne, pour léguer à la postérité un mince bagage dans lequel la moindre élimination peu t faire un vide considérable ; — il faut encore un lecteur à la fois robuste et délicat que l’impatience ne gagne pas devant une digression, si elle est bien remplie, et qui, devinant l’intention de l’auteur, veuille s’y associer de confiance et prendre dans s a compagnie, au lieu de la grande route des grosses et charmantes histoires, cent foi s faites et toujours à refaire, les chemins moins frayés et plus rocailleux, dans lesqu els s’égarent quelquefois les amants de la nouveauté et des sites inconnus. Entre les mains d’un auteur de génie, ces deux mani ères sont également bonnes. Préférer systématiquement l’une à l’autre, n’aurait point de sens. Entre les mains d’un esprit médiocre et d’un mauvai s écrivain, les deux manières sont également mauvaises. Dans la première, on rencontre la platitude ; dans l’autre, la prétention. Les livres écrits dans la première manière ont pourtant un avantage sur les seconds. Les plus mauvais, à moins d’être exécrables, se fon t, ou, comme on dit, se laissent lire jusqu’au bout par qui les a ouverts. Le regard les suit, sinon l’esprit, sautant, au besoin, quelques pages, quelques chapitres, voire q uelques volumes, pour courir au dénoûment. S’ils ont médiocrement réjoui le lecteur, s’il s’es t ennuyé à les lire, cela a été de cet
ennui rapide et sans colère qui ne laisse pas de ra ncune après lui, et, quand le dernier feuillet est retourné, le pis qui puisse leur arriv er, c’est qu’on oublie qu’ils ont vécu. A côté de cet avantage, ils ont un désavantage : c’ est qu’à l’exception des chefs-d’œuvre du genre, si beaucoup sont lus, peu sont re lus. Ils se sont proposé d’amuser : leur rôle rempli, rôle charmant dont le renard de l a fable seul pourrait faire fi, ils disparaissent. S’ils se plaignaient, ils auraient tort. Les autres, eux, ne sont ni tous lus, tant s’en fau t, ni lus par tous. Les lecteurs qui ne considèrent la lecture que comme une distraction , que comme un délassement, — voient dès les premières pages à qui ils ont affaire. S’ils découvrent dans cette première page quelque pensée sérieuse, q uelques-unes de ces réflexions incommodes et aiguës, ou seulement sournoises qui s ont des réveils pour des sentiments avec lesquels on s’est brouillé, qu’on a négligés ou méconnus, qu’on veut laisser dormir encore, de ces avertissements qui vo us remettraient, sans dire gare, un homme en présence de lui-même, en lui offrant un de ces miroirs sincères où le plus fat est obligé de se voir avec tous ses défauts, ce s lecteurs-là, et ce sont les plus nombreux, non-seulement n’aiment pas CES LIVRES-LA, mais ils sont leurs ennemis déclarés et vont partout leur faisant la pire des réputations que puisse avoir un livre. Ils disent que les lire est un travail, et qu’ils sont assommants. Ils ont raison. C’est le danger des livres de ce ge nre. S’ils sont mauvais, ils ennuient tout le monde. S’ils sont bons, ils ennuient les im béciles, — c’est-à-dire beaucoup de monde encore. Leurs clients sont donc en moindre nombre d’abord, tout au moins. Mais, une fois conquis, chacun de ces clients, chacun de ces lecte urs devient pour eux un ami fidèle qui les a lus, qui les relit et qui, de plus, se mu ltipliant par les autres, les répand et les établit. De ces deux manières, quelle est la bonne ? Je l’ai déjà dit : pour les lecteurs, c’est pure question de goût ; — pour l’auteur, c’est une question d’aptitude. C’est à celui qui veut écrire à se répondre et à savoir de quel bois il peut chauffer son lecteur. Il y a aussi bien conte et conte — que fagot et fag ot. Que chacun lise et se chauffe à sa façon. Au lecteur pressé et impatient, le feu de paille et de sarment, brillant et brûlant, vite allumé et vite éteint. Au lecteur attentif, ami de son foyer et des feux artistement construits, la chaleur plus durable que donnent les matières moins promptes à s’enflammer, moins promptes à s’éteindre. Mais l’homme qui écrit est-il plus maître de choisi r son genre que le chanteur de choisir sa voix ? Celui que Dieu a fait ténor peut-il, à son gré, changer la nature de son organe et devenir une basse-taille ? Non certes. Le s voix mixtes, les barytons sont rares en littérature, et les gens qui viennent à bo ut de chanter toutes les musiques ou d’écrire sur tous les tons, ne sont d’ordinaire, à moins d’être des phénomènes, que des gens médiocres. Après cela, pourquoi écrire ? Pourquoi surtout écrire cette préface en tête de ce petit livre, lequel est précisément d’un genre mixte à propos duquel toute théorie étai t plus que superflue ?
P.-J. STAHL.
VOYAGE D’UNÉTUDIANT ET SES SUITES VARIÉES
DE PARIS A BADEN PAR STRASBOURG
I
L’absence
Quand on est pris de l’envie de courir les champs, un des bons arguments qn’on puisse se donner à soi-même et donner aux autres, c es autres fussent-ils le père, la mère, l’enfant, la femme ou la maîtresse qu’on doit laisser derrière soi en partant, c’est que l’absence, en éprouvant l’amour, le complète, e t que toute interruption lui profite. Je n’ai jamais quitté quelqu’un ou quelque chose sa ns le retrouver avec une affection sinon nouvelle, au moins remise à neuf. « L’absence me redonne l’usage de ma m aison plus doux, » a dit un ancien. Mot charmant q ue chacun doit avoir dans son cœur en voyage. Pour bien juger de son tableau, il faut plus d’une fois lui tourner le dos. Pour bien juger de la commodité de son logis, il faut en sortir. Pour savoir par quels milliers de fils on tient à s on pays, il faut, hélas ! qu’on les ait pu croire rompus et pour toujours ! De même, les ge ns qui ne se sont jamais quittés ne savent vraiment pas s’ils s’aiment. Si vous n’êt es pas de force à vous adorer de Paris à Saint-Pétersbourg, qui peut répondre de la sûreté de vos amours ? On dit que les absents ont tort. — Oui, sans doute, ils ont tort : tort de craindre sans cesse, tort de se défier de la puissance du souveni r, tort de croire que l’absence est contre eux et que la présence réelle est la vraie p résence. Oublier quelqu’un qui est là, cela se conçoit ; il se conçoit même que souvent on y tâche ; mais oublier l’absent, oublier cet être impalpable et commode qui ne résis te point, qui ne combat pas, qui ne tient point de place, qui sait être, au gré de mon cœur, partout ou nulle part, qui m’apparaît comme je veux, qui disparaît comme je l’ entends : oh ! absent, comment peux-tu le croire possible ? ne sens-tu donc pas qu e mon souvenir aux longs bras t’embrasse d’un bout du monde à l’autre ? Je ne t’a i pas, tu n’es point là, tu me manques, tu es mon désir peut-être, et tu te crois oublié ! — Va-t’en donc à ton tour, et tu verras si de loin l’on oublie !
* * *
II
Un serment
L’envie de juger si les examens de droit étaient pl us faciles à passer à Strasbourg qu’à Paris, le besoin de voir par mes yeux si le Rh in était véritablement plus large que la Seine, l’ambition de découvrir le doux pays de B aden, la présence d’un peu trop d’argent dans ma poche d’étudiant, la liberté trop grande dont jouit, hélas ! tout orphelin, la soif du nouveau, la lassitude d’un bie n-être matériel que je n’avais rien fait pour mériter, l’amour du pire, sans doute, tels éta ient, au fond, les motifs variés qui m’avaient fait prendre, vers les premiers jours du mois de juin 18.., une place dans le coupé dès messageries Laffitte qui faisaient, en ce s temps reculés, le trajet de Paris à Strasbourg. C’était alors un voyage de trois jours et de deux nuits, un vrai voyage. Fleurette... (Rassure-toi, lecteur, s’il faut que je te nomme la pauvre Fleurette, je n’irai pas