Homéopathie en médecine vétérinaire

Homéopathie en médecine vétérinaire

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Description

Jacqueline Peker me demande de préfacer son livre de médecine vétérinaire homéopathique… bien volontiers. C’est un bonheur pour moi… j’aime beaucoup les vétérinaires. Je m’instruis toujours en leur compagnie ; et j’aime beaucoup leurs clients, leur regard… le regard d’un chien tendre et confiant… le regard d’un chat ; profond, tendre, énigmatique ou inquiétant. Quand on disait à Jean Cocteau : « Vous avez des chats siamois chez vous ? », il répondait : « non, j’habite chez des chats qui me tolèrent ». C’est tout à fait ça…Tous mes vœux accompagnent cet ouvrage de Jacqueline Peker.Profitez de son expérience énorme pour soigner et guérir nos frères à quatre pattes, à deux ailes ou à nageoires… Soigner et guérir les animaux… on ne pourra plus accuser les homéopathes d’utiliser des placébos.  Docteur Pierre BARBIER
Cette préface a aujourd’hui pour moi une très grande importance. Pierre Barbier s’en est allé le 15 octobre 2002. Il était mon ami et mon maître depuis 1959. Nous deux, publiés en Numérique, c’est comme si il était encore à mes côtés. JP

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Date de parution 06 juin 2017
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EAN13 9791032501207
Licence : Tous droits réservés
Langue Français

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Jacqueline Peker Homéopathie en médecine vétérinaire Animaux de compagnie
© Jacqueline Peker, 2017
ISBN numérique : 979-10-325-0120-7
Courriel : contact@laboutiquedesauteurs.com Internet : laboutiquedesauteurs.cultura.com
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« Si les lois de la médecine que je reconnais et proclame sont réelles, vraies, seules naturelles, elles devraient trouver leur app lication chez les animaux aussi bien que chez les hommes » Samuel Hahnemann 1796
PREFACE
Jacqueline Peker me demande de préfacer son livre d e médecine vétérinaire homéopathique… bien volontiers… j’en ai déjà préfac é. C’est un bonheur pour moi… j’aime beaucoup les vétérinaires. Je m’instruis tou jours en leur compagnie ; et j’aime beaucoup leurs clients, leur regard… le regard d’un chien tendre et confiant… le regard d’un chat ; profond, tendre, énigmatique ou inquiét ant. Quels merveilleux compagnons. Certes, en ville, le chien oblige à des sorties plu ri-quotidiennes… Comme le disait mon vieil ami Albert Simonin dans son argot : « Faut fa ire débourrer le cador… ». Le chat lui, à son plat. Mais que d’exigences. Quand on disait à Jean Cocteau : « Vous avez des chats siamois chez vous ? », il répondait : « non, j’habite chez des chats qui me tolèrent ». C’est tout à fait ça…
Les poissons rouges sont silencieux et calmes… et j e me souviens d’un dessin vu il y a bien longtemps – deux boissons rouges dans u n bocal… et la légende de ce dessin : « qu’est-ce que tu fais mercredi ? »… Et les perroquets – ceux de mon ami Jean-François q ui imitaient la sonnerie du téléphone… Et le regard de tous ces fauves du Mont Faron.
Pour soigner un animal, il faut interroger… le maît re… Bien souvent dans ma médecine humaine, j’ai failli interroger l’animal s ur le comportement de son maître. Elsa, Maya, Princesse… c’est vrai ce qu’ils raconte nt ?
Tous mes vœux accompagnent cet ouvrage de Jacquelin e Peker. Profitez de son expérience énorme pour soigner et guérir nos frères à quatre pattes, à deux ailes ou à nageoires… Soigner et guérir les animaux… on ne pourra plus ac cuser les homéopathes d’utiliser des placébos.
Uocteur Pierre BARBIER
Cette préface a aujourd’hui, pour moi, a une très g rande importance. Pierre Barbier s’en est allé le 15 octobre 2002. Il était mon ami et mon maître depuis 1959. Il avait un peu peur de toutes nos techniques nouvelle s mais je sais qu’il aurait apprécié que nos écrits soient à la disposition de tous. Nou s deux, soudés par la médecine homéopathique, mais publiés en Numérique…c’est comm e si il était encore à mes côtés.
LES GENERALITES… CE QUE L’ON NE PEUT IGNORER
…COMMENT ON DEVIENT VETERINAIRE… ET HOMEOPATHE
n livre d’homéopathie réservé aux professionnels se doit d’être aussi « scientifique que possible ». Disons qu’on lui dem ande d’être la retranscription fidèle de plusieurs années de pratique… et aussi de pouvoi r aider ou informer ceux qui souhaitent améliorer leurs connaissances et leur fa çon de rester au service des malades… à deux ou quatre pattes.
L’auteur aurait pu être bibliothécaire, professeur d’histoire ou de philosophie, musicologue… mais à 17 ans, cet auteur a rencontré un « grand médecin homéopathe », Michel Renouvin, qui lui a appris que la maladie n’a pas une grande importance, que seul le malade compte… le malade et ses problèmes, le malade et son mode de vie, le malade et son hérédité.
Une enfance un peu troublée par la seconde guerre m ondiale a rapproché l’enfant du monde animal et de la nature… et après des étude s difficiles, les portes de l’Ecole d’Alfort se sont ouvertes. Mais là, l’homéopathie é tait ignorée. Seul (notre maître) le Professeur Bordet osait soulager les douleurs traum atiques avecArnica 5 CH. Ce que Léon Vannier nous avait enseigné pouvait devenir ré alité.
Le chemin fut long et le combat difficile. Mais en écoutant Barbier, Zissu, Conan-Mériadec, De Mathos, Desmichelle, Demangeat, Julian … l’envie de vaincre dominait les découragements et l’homéopathe vétérinaire se f ormait et les animaux applaudissaient.
Abandonnant à d’autres les vaches et les cochons, l ’auteur s’installe à Paris et décide de prouver à ses « détracteurs » les plus ac tifs que même les chiens, les chats et les oiseaux ont le droit de préférer les médicam ents homéopathiques.
L’auteur embarrasse les médias mais informe le gran d public. Les étudiants vétérinaires obligent leurs enseignants à parler d’ homéopathie, s’assoient à côté des médecins dans les cours des différentes écoles.
C’est fait : l’homéopathie vétérinaire existe et le s homéopathes vétérinaires s’associent à leurs amis médecins, dentistes et pha rmaciens, pour défendre une médecine – parallèle ? différente ? alternative ? – qu’importe – « une médecine qui chaque jour fait ses preuves… qui chaque jour guéri t… ou plus simplement améliore, donc soulage ».
Merci Jacques Algazi, merci Daniel Vigot, sans vous , l’auteur n’aurait jamais accepté de regrouper dans un seul ouvrage plus de 2 5 années d’expériences quotidiennes. QUELQUES RAPPELS D’HISTOIRE
Quatre siècles avant J.-C., la Grèce domine le mond e. A Platon, à Socrate, à Hippocrate nous devons notre culture philosophique, artistique, médicale. Grâce à Hippocrate, la médecine sort des palais, échappe au x initiés et se répand dans le monde. Ce clinicien exceptionnel – qui est aussi un pratic ien exceptionnel – modifie la médecine à tout jamais. Le malade apparaît insépara ble de son milieu physiologique et
cosmique. Il subit les influences météorologiques, climatiques, raciales, sociales, affectives. La maladie frappe le malade en entier e t c’est ce malade-là, brisé de l’intérieur, que le thérapeute doit prendre en charge. L’observation alors sera minutieuse et on recherche avant tout ce qui peut être vu, touché, entendu… et en vétérinaire on pourra ajoute r « senti » car c’est souvent avec le nez que se posent les diagnostics. Hippocrate sait que chaque malade peut réagir à une maladie en fonction de sa constitution, de son tempérament… de son terrain. Aucune thérapeutique ne sera mise en œuvre avant qu e ne soient établis le diagnostic de la maladie (du malade déterminé) et son pronosti c. Pour Hippocrate, la thérapeutique repose sur :
L’expectative = natura medicatrix
L’opposition = loi des contraires
L’aide = loi des semblables A chaque malade nous devons une thérapeutique propr e à ses réactions, sans toutefois oublier les mesures d’alimentation et d’h ygiène, qui peuvent renforcer le combat contre la maladie.
Prenons le temps de relire Hippocrate : « Les contraires sont guéris par les contraires ».
« La maladie est produite par les semblables, et pa r les semblables que l’on fait prendre, le malade revient de la maladie à la santé … la fièvre est supprimée par ce qui l’a produite et produite par ce qui la supprime. Ainsi, de deux façons opposées, la santé se rétabli t.
La médecine est de mesure fugitive ; celui qui le c omprend a, là, un point fixe et il sait le seuil où les réalités deviennent non-réalit és, donc la connaissance constitue la mesure en médecine ».
A Hippocrate nous devons la compréhension de la méd ecine officielle, celle qui est enseignée dans nos écoles. A Hippocrate nous devons les principes de l’homéopa thie :
- Unité de la maladie, du malade et du remède ; - Observation de la morphologie, des constitutions, des tempéraments, des réactions individuelles ; - Individualisation du malade ;
- Loi des semblables ; mais il faudra la ténacité d’un médecin allemand – Samuel Hahnemann – pour que soient apportées les preuves expérimentales. Allopathes et homéopathes, médecins ou vétérinaires , devraient sans cesse se replonger dans l’œuvre majestueuse d’Hippocrate ; e t apprécier tant sa sagesse que sa tolérance. Aujourd’hui la pensée d’Hippocrate devrait seule éc lairer nos querelles et ce pour
le plus grand bien des malades à 2 ou 4 pattes… à p lumes ou à poils…
Après Hippocrate, la science se fige et, dès les dé buts de l’ère chrétienne, se réfugie dans les couvents dont elle ne s’échappera que vers la Renaissance… lorsque les doctrines philosophiques et scientifiques suggè rent à l’homme qu’il doit prendre conscience des idées de liberté et de dignité indiv iduelles. Paracelse (1493-1541) alors va dominer son temps… mais à ses côtés, ne retrouve -t-on pas Léonard de Vinci, Botticelli, Vasco de Gama, Gutenberg,… Paracelse, a utre précurseur de notre homéopathie, est un homme de raison et d’expérience . Ainsi établit-il ces 4 grands principes qui, aujour d’hui encore, sont notre raison de vivre : - étude de la nature ; (la médecine repose sur l’ét ude de la nature, de ses lois physiques, telluriques, météorologiques, biologique s. Tout est concordance) ;
- individualisation du malade ;
- individualisation du remède ;
- loi de similitude. Homéopathes, médecins ou vétérinaires, unicistes ou pluralistes… faites silence et écoutez. « Les caractères de la maladie sont en réalité ceux de l’individu malade. » « Les caractères de l’individu sont, en réalité, es sentiellement ceux de sa fonction. »
Ce qui donne une si grande importance aux signes ps ychiques et fonctionnels.
« Les caractères des maladies, les caractères de l’ homme et les caractères des remèdes doivent être parfaitement connus. » « C’est le semblable qui doit être comparé avec son semblable et cette comparaison sert à découvrir les arcanes pour guéri r. » « Le remède agit par les forces invisibles qu’il me t en mouvement. Aussi faut-il être attentif à la préparation, à la puissance, à l a propriété du remède et à tout ce qui s’y rapporte, autant qu’au moment et à l’heure de s on administration. »
Samuel Hahnemann (1755-1843) apportera la lumière e t établira les preuves expérimentales de la loi de similitude et de l’indi spensabilité de la dilution des remèdes. Si Hahnemann avait été un médecin orgueilleux et ri che, l’homéopathie serait restée dans l’ombre. Mais ce grand érudit, pour fai re vivre sa famille, a dû, des années durant, traduire : Hippocrate, Paracelse, Stahl, He ller et tant d’autres.
En 1789, Hahnemann a 34 ans. Thérapeute avant tout, il souffre de son impuissance et il reste obsédé par l’intuition qu’i l existe un moyen de guérison simple. Les biographies de Hahnemann sont nombreuses – bien que parfois un peu fantaisistes – mais méritent d’être lues. Le Docteur Rabanes – probablement le plus érudit de s biographes – publiera un jour le résultat de ses travaux et, pour tous les h oméopathes, ce sera une grande joie. Mais tout homéopathe doit avoir lul’Organon de l’art de guérir, publié en 1810 et
leTraité des maladies chroniques, publié en 1828.
La biographie romancée de Samuel Hahnemann par Cole tte LESENS est un petit chef d’œuvre que personne ne peut ignorer et qui no us rapproche tellement de lui et son œuvre.
L’homéopathie existe et, partout dans le monde, on se bat… pour ou contre. L’homéopathie est une médecine expérimentale, mais elle est aussi un humanisme. Son avenir (en médecine humaine comme en vétérinaire) est fonction des homéopathes, de leur esprit scientifique, de leur v aleur humaine. L’homéopathie vétérinaire a ses lettres de noblesse et il est bon de les connaître.
Guillaume Luxest né le 6 Avril 1776 à Oppeln, en Silésie. Il dev ient vétérinaire et, à partir de 1820, pratique l’homéopathie.
Le bétail d’un propriétaire Hongrois est atteint du charbon et de la morve. Privé du « remède semblable », il décide de remplacer celui- ci par une goutte de sang d’animal atteint du charbon et par une goutte de mucus nasal pour l’animal atteint de morve. Il les dilue au 1/30 – les administre per os et obtien t d’excellents résultats. L’isothérapie est née. Dès 1823 il fait connaître sa méthode et p ublieDie Isopathie des Contagiosen.
Il conseille de toujours parfaitement diluer chaque substance contagieuse. Hering, homéopathe d’origine allemande, installé en Amériqu e, est enthousiasmé par la méthode, mais l’opinion de Hahnemann est franchemen t hostile. Nous consacrerons un chapitre à l’isothérapie, qui est une technique des plus fiables et des plus intéressantes en médecine vétérinaire. En 1833, Lux publiaZooiasis. HISTOIRE DE L’HOMEOPATHIE VETERINAIRE
En 1796, Samuel Hahnemann affirme :
« Si les lois de la médecine que je reconnais sont réelles, vraies, seules universelles, elles devraient trouver leur applicat ion chez les animaux aussi bien que chez l’homme. » En 1833 – 23 ans après la publication de l’Organon, le docteur Lux, vétérinaire à Leipzig, publieZooiasisqui mérite d’être médité plus de 150 ans plus tard . Il écrit :
« De même qu’il y a une anatomie, une physiologie, il n’y a de même qu’une pathologie, qu’une matière médicale, qu’une seule m édecine pour tous les êtres vivants. » Nous reparlerons plus longuement de Lux, mais savez -vous qu’il n’utilisait que 4 médicaments pour guérir coliques et boiteries des c hevaux, prévention des avortements et pneumonie du bétail ?...
4 médicaments =Nux vomica, Camphora, Opium, Aconitum.
e Pour les chevaux, il conseillait de verser 2 goutte s de remède à la 3 décimale sur un pain à cacheter et de poser celui-ci délicatemen t sur la langue du malade. Pour les re 3 bovins, il versait 20 gouttes de remède à la 1 décimale dans 100 cm d’eau – et donnait 1 cuillérée à café du mélange 5 ou 6 fois p ar jour. En 1835 – Schmager publie un volume de 76 pages des tiné aux agriculteurs, pour qu’ils puissent soigner eux-mêmes leurs animaux.
Cette même année, le comte Kosichek se déclare « Praticien de l’Homéopathie. » Le 18 Octobre 1836 le docteur Gunther publie « Die Krankheiten des Pferdes ». Il affirme avoir utilisé avec succès 188 remèdes chez le cheval. Il y aura 5 éditions successives de cet ouvrage en Allemagne. C’est le p remier grand succès de l’homéopathie. Pour administrer ces remèdes, il con seille de poser 1 ou 2 gouttes de préparation en 5 CH sur un pain à cacheter blanc ou sur un morceau d’hostie – qu’on dépose ensuite sur la langue du cheval.