La Guerre de Troie (mythologie jeunesse)

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Livres
30 pages
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Description


La Guerre de Troie



raconté par Odile de Montalembert



Illustrations de Malchev


Homère, poète grec, raconte dans l’Iliade la guerre de Troie. Les dieux de l'Olympe sont impliqués dans ce conflit auprès des simples mortels. Ce livre retrace trois épisodes de cette guerre : la genèse où Pâris le troyen tombe amoureux d’Hélène la grecque et l’enlève, l’histoire du dieu-fleuve Scamandre qui protège Troie, et le célèbre cheval de Troie qui permit aux Grecs de gagner la victoire.



Les dieux s'inspirent d'Homère, d'Ovide... pour raconter leurs aventures aux enfants (à partir de 9 ans) et aux plus grands. Ce texte est une initiation au monde de la mythologie grecque.



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EAN13 9782363073587
Langue Français

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3 histoires de La Guerre de Troie
La pomme de discorde
Achille ou la colère du Scamandre
Le cheval de Troie
racontées par Odile de Montalembert,
illustrations de Malchev
La pomme de discorde
Vénus, la belle déesse à l’origine de la Guerre de Troie.
Mais comme je suis fatiguée ce matin !
Je n'en peux plus, je n'ai même plus la force de bouger… ce sont encore ces maudits mortels, ils sont devenus beaucoup trop nombreux, ils font du bruit… se disputent sans arrêt… ils m'exploitent et en veulent toujours plus…
Qu'est-ce que je vais devenir ? Qui pourrait bien m'aider ? Réfléchissons… je ne vois que Jupiter, le roi des dieux. Après tout, c'est lui le mieux placé pour me comprendre, moi la Terre, et il est le seul à avoir tous les pouvoirs ! Je vais faire un petit effort et je vais aller lui demander conseil.
— Toi, le Maître du monde, vois comme je suis épuisée ! Les hommes ne me laissent pas de
repos. Ils construisent des villes partout, ils prennent toutes mes richesses, bientôt je ne pourrais plus rien leur donner, ils m'asphyxient, ils vont me faire mourir !
Mais il n’y a pas que toi, la Terre, qui souffre, nous aussi les dieux nous n’en pouvons plus des hommes, lui répondit Jupiter, compréhensif. Tu as raison, ces malheureux mortels nous empêchent de jouir de notre tranquillité : nos banquets sont en permanence interrompus par leurs querelles, nous devons tout le temps nous occuper d’eux. Quand ils étaient peu nombreux, nous vivions dans le calme, chez nous sur l’Olympe, et toi tu satisfaisais tout le monde avec plaisir. Laisse-moi réfléchir… comment diminuer leur nombre… écoute, je ne vois qu’une solution : je vais organiser une longue guerre entre les hommes ainsi beaucoup disparaîtront et nous reviendrons aux temps anciens où ils nous laissaient un minimum de repos, à nous les dieux et à toi aussi la Terre.
Tout en parlant Jupiter cogitait : « Voyons… pour que la guerre soit longue… qu’il y ait beaucoup de morts …de quoi ai-je besoin ? Il faut que des peuples différents s’affrontent, chacun ayant beaucoup d’alliés, ça, c’est sûr. Mais la raison du conflit ? Plus difficile à trouver… il faut un vrai sujet de querelle… peut-être une question d’honneur à défendre sur laquelle tout le monde soit d’accord ? »
En remontant dans son palais sur l’Olympe, Jupiter trouva la solution :
— Je sais, je vais tout faire commencer aux noces de la déesse Thétis et de Pélée qui ont lieu très prochainement.
La déesse Thétis était la fille du vieux Nérée, un dieu marin, on l’appelait d’ailleurs « le vieux de la mer ». Il avait eu cinquante filles, les Néréides, et parmi celles-ci Thétis était de loin la plus belle, la plus séduisante et la plus douée. D'ailleurs, le roi des dieux lui-même était tombé amoureux d’elle, mais comme on lui avait prédit qu’elle aurait un fils qui surpasserait son père, à contrecœur il s’était décidé à renoncer à la belle. Il n’allait quand même pas perdre son royaume pour un coup de cœur même si Thétis était particulièrement attirante ! Mais une fois la prédiction connue, bien évidemment, aucun dieu ne voulait plus de Thétis, il fallait donc lui faire épouser un mortel. Le problème était de faire accepter à la déesse de s’unir à un mortel, elle n’allait jamais vouloir. Quel déshonneur après avoir été courtisée non seulement par Jupiter, le roi des dieux, mais aussi par son frère Neptune, le roi de la mer ! En plus, elle allait tout faire pour échapper à son futur mari, car elle avait un don de la métamorphose étonnamment développé. En moins d’un quart de seconde, elle pouvait se transformer en n’importe quel élément, eau, feu, animal ou végétal. Cela n’allait pas être simple de trouver un fiancé qui arrive à la séduire !
Les dieux choisirent Pélée, le roi d’Égine, qui, à force de persévérance et de ruse, réussit à conquérir le cœur de la déesse et la date des noces fut fixée.
Un grand mariage se prépara.
Tous les dieux furent conviés. S’étant revêtus de leurs plus beaux atours et les bras chargés de cadeaux, ils descendirent ensemble du mont Olympe pour se rendre sur le mont Pélion où avait lieu la fête ; les dieux et les hommes avaient l’habitude de s’y retrouver.
Les buffets croulaient sous l’ambroisie, nourriture des dieux, et sous les victuailles destinées aux mortels. Le nectar coulait à flot pour les immortels et le vin pour les hommes. Les muses chantaient, tout le monde dansait et se congratulait sur la réussite de la fête jusqu’au moment où s’introduisit un personnage qui n’avait pas été invité, non par oubli, mais volontairement : la déesse Éris fit son apparition.
Éris, déesse de la discorde et de la haine, qui avait été chassée de l’Olympe par les dieux, car elle faisait tout pour qu’ils se querellent entre eux. Sur la terre...