La tortue d

La tortue d'hermann

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Livres
64 pages

Description

Ce guide regroupe des conseils pratiques et détaillés sur la tortue d’Hermann maintenue en captivité, ainsi que de multiples trucs et astuces. Toutes les questions importantes sont abordées : la taille du terrarium et du parc extérieur, l’aménagement et le décor, l’installation technique, l’alimentation et la prévention des maladies. Des éleveurs chevronnés dévoilent leurs secrets sur la reproduction et l’élevage. Le texte est illustré de photos et de schémas en couleurs et présenté de manière agréable.


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Date de parution 10 septembre 2018
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EAN13 9782359090888
Licence : Tous droits réservés
Langue Français

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La tortue d’Hermann orientale est depuis longtemps un « animal de compagnie », elle été autrefois très répandue dans nos jardins mais atteignait très rarement son âge légendaire. Photo : M. Schardt
SOMMAIRE
Préface Classification Description et dimorphisme sexuel Répartition, habitat et mœurs Statut juridique Acquisition Transport et quarantaine Soins Terrarium d’intérieur : pour les périodes de transition seulement Installation en plein air Santé Alimentation Repos hivernal Accouplement Ponte Incubation et éclosion Anomalies, malformations, jumeaux et siamois Démarrage des juvéniles Différences et points communs entre les tortues d’Hermann orientales et occidentales
Couverture : Vignette : Page 1 :
Testudo hermanni boettgeri, photo : B. Trapp Testudo hermanni boettgeri, photo : B. Trapp Testudo hermanni boettgeri, photo : B. Trapp
Les indications, résultats et conseils de dosage contenus dans ce livre ont été établis et vérifiés avec soin par les auteurs. Bien qu’aucune erreur dans le contenu n’ait été relevée, ces déclarations sont faites sans engagement de l’éditeur ou des auteurs. Tous deux ne prennent aucune responsabilité pour les inexactitudes de fond éventuelles. Tous droits réservés, en particulier le droit de reproduction et diffusion ainsi que la traduction. Aucune partie de l’ouvrage ne peut être reproduite sous aucune forme (impression, photocopie, microfilm ou autre procédé) ou être traitée, stockée ou reproduite au moyen de systèmes électroniques sans l’autorisation écrite de l’éditeur.
ISBN numérique : 978-2-35909-088-8 © 2018 Animalia éditions Le Bourg 24140 MAURENS www.animalia-editions.com
Titre allemand original : Die Griechische Landschildkröte,Testudo hermanni ; © 2004 Natur und Tier - Verlag GmbH, Münster, Germany ; and ISBN : 3-9372285-93-8.
Achevé d’imprimer en juin 2018. Dépôt légal en juin 2018.
Coordination : Gireg Allain Traduction : Claire Laué Révision : Philippe Royer -Joëlle ALLAIN ePub : booqlab.com
Préface
La tortue d’Hermannorientale fait partie des reptiles les plus appréciés et les plus couramment élevés. Cet animal jouit d’une grande popularité, auprès des terrariophiles mais aussi du grand public.
Cet engouement ne lui est malheureusement pas toujours profitable car il incite à l’achat d’impulsion, or son entretien nécessite quelques connaissances particulières. Les tortues ont la plus grande espérance de vie de tous les vertébrés et la tortue d’Hermann orientale atteint fréquemment un âge respectable. Il faudra en tenir compte lors de l’acquisition de cet animal ; une longévité de 40 voire 50 ans n’est pas exceptionnelle. Acquérir une tortue d’Hermann est une décision qui engage pour toute une vie.
Juvéniles : la tortue d’Hermann orientale est aujourd’hui régulièrement reproduite en grande quantité. Photo : M. Schardt
Dans les années 1950 à 1970, alors que la tortue d’Hermann orientale était importée en grande quantité en France, son mode de vie, son alimentation et ses besoins étaient si mal connus que de nombreux individus furent lentement mais sûrement, victimes d’une maintenance inappropriée. Les exigences de la tortue d’Hermann orientale sont désormais parfaitement connues, si bien que les erreurs de maintenance ne devraient plus se produire. De plus, en raison de leur statut d’espèce protégée et de leur prix relativement élevé, les individus ne sont, heureusement, plus si souvent l’objet d’un achat irréfléchi. Toutefois, encore aujourd’hui, de nombreux naïfs achètent une « drôle de petite tortue » sans avoir la moindre idée de la façon de lui procurer les conditions de vie adéquates.
Je souhaite faire part dans ce livre de mon expérience reposant sur presque trente ans de maintenance et d’élevage de ces sympathiques tortues, aider les passionnés à maintenir et élever leurs animaux conformément à leurs besoins, et même à les reproduire.
Michael Schardt Pohlhein, automne 2006
Classification
La tortue d’Hermannorientale aété décrite en 1789 par Gmelin sous le nom deTestudo hermanni.
À l’époque, ce nom était aussi bien utilisé pour les spécimens des populations orientales qu’occidentales. L’holotype, c’est-à-dire le spécimen grâce auquel l’espèce a été décrite, a ensuite été perdu. La localité type (c’est à dire, le lieu de provenance de l’holotype) est inconnue. Cependant, on supposait qu’elle se trouvait dans la partie est de l’aire de répartition.
Femelle adulte. Photo : M. Schardt
Portrait. Photo : M. Schardt
Taxonomie La taxonomie de la tortue d’Hermann orientale et de ses proches parents fait l’objet d’intenses recherches et de discussions animées. Elle est parfois considérée comme étant une espèce à part entière :Testudo boettgeri. Il en est de même de la troisième sous-espèce deTestudo hermannidécrite récemment,Testudo hermanni hercegovinensis. Rogner (2005) donne des informations détaillées sur cette controverse.
Wermuth (1952) examina des spécimens des Baléares et releva des différences entre les individus occidentaux et orientaux, qui justifiaient la description d’une sous-espèce, qu’il nommaTestudo hermanni robertmertensien l’honneur du Professeur Robert Mertens. Les spécimens provenant de la partie orientale de l’aire de répartition, de Grèce et des Balkans notamment, prirent le nom deTestudo hermanni hermanni.Ce n’est qu’en 1987 que Bour a pu prouver que la description de Gmelin en 1789 était basée sur des spécimens provenant du sud de la France, et non de la zone orientale de l’aire de répartition comme on l’avait supposé jusqu’alors. Selon les règles de la nomenclature zoologique, il fallait désormais nommer les populations occidentales Testudo h. hermanni,dontT. h. robertmertensidevint un synonyme (c’est-à-dire un « double nom » qui n’est plus valable).
En revanche, les populations orientales nécessitaient un nouveau nom. En 1889, Mojsisovic avait décritTestudo boettgeri, dédiée à l’herpétologue francfortois Oskar Boettger, dont le type provenait de Roumanie et qui avait été jusqu’ici considérée comme synonyme deT. hermanni.Le nomTestudo hermanni boettgeriest désormais utilisé pour le taxon oriental. Dans ce qui suit, le nom « tortue d’Hermann orientale » correspond toujours à la sous-espèce Testudo hermanni boettgeri, sujet exclusif de ce livre.
Que de confusions ! Au cours de l’histoire, de multiples erreurs et confusions ont affecté la taxonomie des tortues terrestres méditerranéennes. Ainsi, en 1758, Linné a-t-il nommé Testudo graeca une tortue dont il savait qu’elle venait de « Barbarie » (Algérie) sans doute parce qu’il pensait qu’il n’existait qu’une espèce terrestre méditerranéenne, celle dont parlait les Grecs anciens. La sous-espèce nominativeTestudo graeca graeca, comble de l’ironie, est essentiellement maghrébine, on ne la trouve en Europe que dans des zones très restreintes d’Espagne, elle est cependant fréquemment nommée « tortue grecque » en français. On l’appelle aussi parfois « tortue mauresque », alors que les Maures sont un peuple du Sahara occidental — où on ne rencontre pas cet animal — et ayant conquis l’Espagne — oùTestudo graeca graecaest rare et très localisée. Pour ajouter à la confusion, d’aucuns appellent « tortue des Maures » Testudo hermanni hermanni, l’animal vivant en France ; le Massif des Maures étant tout ce qu’il reste de son aire de répartition en France continentale.
Description et dimorphisme sexuel
La tortue d’Hermannorientalepossède une carapace ovale et bombée dont les écailles arborent des taches généralement marron foncé à noir sur une couleur de fond beige jaunâtre.
Comparaison d’une femelle à gauche et d’un mâle à droite. Photo : M. Schardt
Ces taches sont essentiellement situées à l’avant et sur les parties latérales des écailles de la carapace. Le bord postérieur des écailles est clair. Il existe également des individus très clairs, de couleur pratiquement uniforme jaune à beige clair et ne présentant que peu de taches sombres. L’écaille supracaudale (la plus en arrière de la dossière) est généralement divisée. Le plastron possède la même couleur de fond que la carapace. À droite et à gauche du sillon médian, le plastron porte des taches symétriques sombres ou noires de différentes tailles, qui ne sont toutefois pas délimitées sur chaque écaille comme c’est le cas sur la dossière, mais peuvent déborder sur la plaque suivante.