Portes, cloisons et isolation

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Vous ne supportez plus le bruit de vos enfants à l’étage, vous êtes réveillé par le bruit de la rue, votre lave-linge vous exaspère ?
Apprenez à combattre efficacement les nuisances sonores que vous subissez ou faites subir. L’isolation acoustique est un sujet complexe sur lequel il est indispensable de comprendre quelques notions théoriques : origine du bruit, mode de propagation, performance des isolants, dispositif de mise en œuvre… Ce sujet ne souffre pas l’amateurisme.

Augmentation du coût des énergies, réchauffement climatique, souci de confort, ces trois raisons suffisent à rappeler l’importance de l’isolation dans nos maisons.
Éviter les déperditions de chaleur ou aménager les combles pour agrandir sa maison, voilà deux bonnes raisons d’isoler sa toiture. Mais quels travaux cela implique-t-il et, surtout, quel matériau choisir ?

Vous construisez une maison, rénovez un appartement, aménagez un garage, créez un studio de musique dans une cave, ou entamez des travaux d’isolation… Dans tous les cas, vous allez devoir doubler les murs existants. Reste à savoir comment !

Les carreaux de plâtre et ceux de béton cellulaire sont idéals pour monter une cloison intérieure. Simples à mettre en œuvre, ils offrent une grande liberté pour créer des cloisons originales (niche, courbe…) ou pour créer des meubles maçonnés.

Les cloisons sur ossature sont largement utilisées pour la séparation des pièces, l’agencement, voire même la décoration. Hydrofuges, acoustiques, ignifugées… elles ont en plus l’avantage d’offrir des performances adaptées aux besoins.

Même si les cloisons à base de plaques de plâtre vont le plus souvent du sol au plafond, elles ne jouent jamais de rôle structurel. Leur vocation est de fractionner, compartimenter et distribuer les espaces intérieurs.

Les faux plafonds, ou plafonds rapportés, sont courants en rénovation. Ces ouvrages, le plus souvent suspendus et non démontables, peuvent améliorer le confort thermique et/ou acoustique d’une maison dès lors qu’ils comportent une couche d’isolant adapté à la performance recherchée. En outre, ils offrent une solution élégante à certains besoins techniques lors de l’aménagement d’une pièce, notamment une intégration discrète des différents réseaux.

Si le premier rôle d’une porte est de clore, séparer, isoler ou cacher, son aspect décoratif a également son importance. Matériaux, formes et dimensions se mettent en quatre avec de nombreuses options répondant aux besoins de votre intérieur. Battante, coulissante, sur pivot, ou pliante ? Selon la solution retenue, votre porte s’adaptera à vos besoins et à la configuration des lieux.

Premiers remparts de nos biens et de notre intimité, les serrures et verrous qui équipent nos maisons sont à choisir avec soin.
Objectif numéro un : dissuader les cambrioleurs. Mais il est illusoire d’imaginer un système infranchissable. Cela n’existe pas. Il s’agit donc bien de dissuasion, car généralement les cambrioleurs procèdent au hasard et reculent si l’effraction nécessite trop de temps et entraîne trop de bruit.


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Date de parution 23 septembre 2014
Nombre de visites sur la page 49
EAN13 9782215154051
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0034 €. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

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ISOLATION ACOUSTIQUE
Vous ne supportez plus le bruit de vos enfants à l’étage, vous êtes réveillé par le bruit de la rue, votre lave-linge vous exaspère ? Apprenez à combattre efficacement les nuisances sonores que vous subissez ou faites subir. E nnemi public numéro un, le bruit arrive en tête des nuisances quotidiennes des Français. Où que nous nous trouvions, 24 heures sur 24… les bruits envahissent notre environnement. Au point qu’une personne sur deux déclare être gênée par le bruit. Pire ! Nous sommes à l’origine de bruits qui dérangent notre entourage… Les conséquences de ces nuisances sur la santé et le moral ne sont plus à démontrer : stress, fatigue, nervosité… Il est donc important de mettre en place des dispositifs efficaces pour isoler notre habitation des bruits que nous subissons. Mais l’isolation acoustique est un sujet complexe sur lequel il est indispensable de comprendre quelques notions théoriques : origine du bruit, mode de propagation, performance des isolants, dispositif de mise en œuvre… Ce sujet ne souffre pas l’amateurisme. D’une manière générale, il est toujours plus utile et efficace d’agir de manière préventive que curative. Une intervention a posteriori est souvent plus coûteuse et donne rarement des résultats très satisfaisants. En effet, les bruits se glissent dans la moindre faille et si la mise en œuvre de votre isolation présente des points faibles, tout le dispositif mis en place sera inefficace.
Quanq thermiue rime avec acoustiue Ces deux domaines sont très proches : ce qui est bo n pour l’isolation acoustique est bon pour l’isolat ion thermique. M ais l’inverse n’est pas forcément vrai. Par exemple, les isolants fibreux, comme les laines de verre ou minérales, ont des performances thermo-acoustiques. Vous pouvez les utiliser pour vous protéger du froid comme du bruit. En revanche, le p olystyrè neexpansé ouextrudén’est pas un trèsbonisolantacoustique.M ieuxvautleréserver à un usagethermique. Undoublleviitra ge4 /2 0 /4peutfairebarrreau froid,maisnestenrevanchepassuffisantpourarrêterlesbruits.Pourobtenirun résultat acoustique satisfaisant, il faut qu’il soit constitué de verres d’épaisseurs différentes, com me par exemple du double vitrage 10/20/4.
Qu’est-ce qu’un bruit ? Un bruit est une mise en vibration de l’air. Il se caractérise par sa fréquence, exprimée en hertz, allant du grave à l’aigu et par son intensité, exprimée en décibels. Zéro décibel, qui est le silence absolu, ne peut être perçu dans la mesure où le corps humain émet lui-même quelques décibels. L’échelle des décibels débute donc à dix décibels (10 dB). Ce niveau correspond à ce qu’on appelle le silence. Très compliquée à appréhender, l’échelle des décibels est logarithmique. Il faut donc oublier tous ses réflexes de calcul arithmétique. Les règles de calcul ne sont pas les mêmes. Par exemple, 60 dB + 60 dB ne font pas 120 dB mais 63 dB ! Deux bruits d’intensité égale vont en effet produire un son de 3 dB de plus. Autre exemple, 70 dB + 100 dB = 100 dB. Lorsqu’un écart entre deux sons est supérieur à 10 dB, le son le plus fort couvre le plus faible. Ainsi quantifié à partir d’un bruit bien identifié, il est possible de définir un objectif d’isolation pour obtenir le niveau sonore souhaité.
Les trois types de bruits Selon qu’ils sont aériens, d’impact ou liés aux équipements, les bruits se transmettent de façon différente. Les bruits d’impact ou de choc (porte qui claque, bruit de pas…) sont transmis par la mise en vibration des parois que sont les planchers, les murs, les plafonds.
Les bruits aériens ou bruit rose (trafic routier, conversation, télévision…) se propagent dans l’air, mettent les parois en vibration et passent de l’extérieur à l’intérieur, ou d’une pièce à l’autre.
Les bruits d’équipement (ascenseurs, robinetterie, VMC…) sont émis par les installations techniques et se propagent par voie aérienne ou sous forme de bruits d’impact.
Comment qéfinir la gêne ? Une ambiance intérieure estconfortable lorsqu’elle ne dépasse pas 35 dB le jour et 30 dB la nuit. M ais la gêne provoquée par un bruit est très subjective. Elle dépend de son intensité… mais aussi de sa répétitivité, de l’heure à laquelle il est perçu, de sa signification et de sa durée. Un bruit intense mais bref (porte qui claque) est ainsi moins gênant qu’ un bruit faible mais persistant (robinet qui goutte). Et d’une manière générale, un bruit choisi (sa perceuse, son aspirateur) est toujours moins perturbant que le bruit des voisins (piano, soirées, etc.).
Ma maison est-elle bien isolée ? Vous êtes les premiers à savoir si les bruits de vos voisins vous gênent. Mais savez-vous si votre habitation dispose d’une isolation acoustique efficace ? Que dit la réglementation ? Réglementation et labels imposent que suivant la provenance des bruits et la pièce où vous vous trouvez, vous ne perceviez pas de bruits plus forts que les valeurs présentées dans le tableau ci-dessous.
Si votre habitation date d’avant 1970 Il est fort probable qu’aucun dispositif acoustique n’ait été mis en œuvre lors de sa construction. Tout est à faire : menuiseries extérieures, façades, planchers, toiture cloisons intérieures, équipements, etc. Si votre habitation a été construite entre 1970 et 1995 La première réglementation acoustique a imposé des règles dans les logements collectifs concernant les bruits de chocs et d’équipements, mais les bsont pris en compte qu’à partir de 1978. Nous sommes de toute façon loin des exigences de confort actuelles. Si vousruits aériens extérieurs ne faites l’acquisition d’un tel logement, des travaux d’isolation acoustique sont à prévoir. Si votre habitation a été construite après 1996 La nouvelle réglementation acoustique (NRA), plus sévère, a imposé un isolement acoustique contre les bruits extérieurs, les bruits de chocs et les bruits d’équipements. Ces logements offrent normalement un bon confort acoustique.
Avant d’acheter un logement, vous pouvez vous fier aux labels « Qualitel » et « Qualitel confort acoustique » qui garantissent ses performances acoustiques. Ces labels sont attribués aux logements neufs qui possèdent des caractéristiques acoustiques conformes, voire supérieures, aux exigences réglementaires.
Quels sont vos qroits face à un voisin bruyant ? La règle de 22 heures est unmythe. Il n’est pas plus autorisé de déranger ses voisins le jour que la nuit. Rien non plus sur les soirées bruyantes prétendument autorisées au rythme d’une par mois. En fait, l’administration estime qu’un bruit est de nature à « porter atteinte à la tranquillité » lor squ’il émerge de 3 dB la nuit et de 5 dB le jour dans une ambiance calme (20 dB), et qu’il se prolonge pendant plus de 30 minutes. Parmi les plaintes les plus fréquentes, on trouve les aboiements (23 % ) suivis par les sirènes d’alarm e, les bruits de bricolage et ceux d’un chantier… Face à ces nuisances, deux options se présentent. S oit vous demandez poliment à votre voisin de faire moins de bruit, ce qui est engénéral suffisant. Soit vous appelez la police o u les services administratifs compétents de votre ville qui peuvent « dépêcher des agents assermentés pour mesurer et constater l’infraction dans le but de dresser un procès-verbal ».
Comment le bruit se propage-t-il ?
Les bruits aériens se propagent dans l’air. Lorsqu’ils heurtent un mur, ils sont en partie réfléchis par la paroi, absorbés par le matériau, et transmis de l’autre côté.
Pour améliorer les performances acoustiques d’un mur ou d’une cloison, plusieurs solutions sont possibles. L’indice d’affaiblissement Rw indique le niveau de réduction sonore (en dB) de la paroi ou de l’isolant. Par exemple, lorsqu’un son de 65 dB est émis dans une pièce et que la paroi affiche un indice Rw de 35 dB, la perception sera de 30 dB dans la pièce voisine. Si on souhaite simplementéviter la réverbération du bruit, il faut doubler la paroi avec un matériau très absorbant (coefficient d’absorption alpha proche de 1, coefficient de réflexion de surface R proche de 0). Mais si on souhaiteune isolation vraiment optimale :soit la paroi est très épaisse, lourde et homogène, soit elle se compose de matériaux enserrant un matériau souple (type laine de verre). C’est l’effet « masse-ressort-masse ». Ainsi un complexe de 14 cm d’épaisseur avec deux plaques de plâtre BA 13 enserrant de la laine minérale atténue aussi bien le son qu’un mur en béton de 20 cm d’épaisseur tout en pesant dix fois moins lourd.