Couscous

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124 pages
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Le couscous, plat national au Maghreb, plat préféré des Français, n’est souvent bien connu qu’au travers du « couscous royal ». Or ce plat généreux, gourmand et équilibré se décline de mille et une façons ! Pour cela, il suffit de bien maîtriser la base et de varier les bouillons et les sauces.
Avec Fatéma Hal, partez à la découverte du couscous !
Retrouvez dans cet ouvrage : La recette de base expliquée pas à pas. Des astuces et des conseils pour bien choisir vos produits et vos ingrédients. 50 recettes pour maîtriser toutes les variantes : couscous à base de viande, de poisson et fruits de mers, végétariens, sans gluten, aux épices et même sucrés.
Le couscous n’aura plus de secret pour vous !


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Date de parution 17 décembre 2014
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EAN13 9782317009938
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0045 €. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

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« Cuisiner est avant tout un acte d’amour et un langage que les femmes ont développé par-delà les âges pour exprimer leurs sentiments.
Dans ce domaine, elles ont le pouvoir absolu. Je ne suis pas devenue cuisinière par hasard. » Fatéma Hal
Couscous Fatéma Hal
Photographies de Philippe Vaurès-Santamaria Stylisme de Sidonie Pain Collection dirigée par Brigitte Éveno
Introduction La semoule, ce n’est pas du couscous ! Petite scène ordinaire au Mansouria. Pendant le dîner, je me promène de table en table, car j’aime beaucoup parler avec ceux qui sont venus partager notre cuisine. Une dame m’arrête : – Dites-nous, Fatéma, comment, pour le couscous, fait-on cuire la semoule fine ? – Mais, madame, la semoule ce n’est pas du couscous. – … – Essayez donc de faire cuire de la semoule fine à la manière du couscous : vous mangerez… une galette, mais certainement pas du couscous ! La surprise gagne tous les convives autour de la table. Des mouvements de protestation se dessinent. Cela m’amuse toujours. – Mais enfin, tout le monde utilise de la semoule ! Vous voulez plaisanter ? – Oh non ! Rien de plus sérieux. Qu’est-ce que le couscous ? C’est, bien sûr, de la semoule de blé dur, roulée avec de la farine et de l’eau et c’est cette gangue de farine qui enrobe le grain de semoule qui nous donne du couscous. Fin avec très peu de farine, moyen avec un peu plus de farine et un peu plus d’eau et de temps pour rouler. Plus on roule et plus on ajoute de l’eau et de la farine, plus le grain est gros. Pour le mas et l’orge, on utilise plutôt la semoule ou le grain concassé. Le bonheur que j’éprouve chaque fois à poursuivre cette petite leçon de cuisine m’a conduite à écrire ce livre. Car le couscous, même s’il est notre plat national au Maghreb, même s’il est devenu le deuxième plat préféré des Français, reste un inconnu.
Un plat méconnu à redécouvir Le couscous est un plat mystérieux, par son origine d’abord, qui divise les historiens ; mais aussi par ses multiples transformations au gré des trajets des caravanes, au cœur des civilisations sahariennes, ou plus tard chez les conquérants arabo-berbères en Andalousie. Le couscous a trouvé refuge en Sicile, en Toscane, il a franchi l’Atlantique vers le Brésil, où il est devenu le « cuzcuz », recréé avec de la semoule de mas et du lait de coco par les esclaves venus du golfe de Guinée. Le couscous est incontestablement berbère. Mais aujourd’hui, alors qu’il régale le monde entier – des régions les plus reculées du Maroc, de l’Algérie ou de la Tunisie aux familles de Nanterre et Barbès, jusqu’aux cuisines des grands chefs de New York, Londres, Tokyo et Taiwan – on ne pense malheureusement trop souvent qu’au « couscous royal », sorte de standard fade inventé pour les Européens, alors qu’on pourrait savourer le couscous aux pistils de safran, aux figues laiteuses, la tchicha à la mauve et tant d’autres encore…
Le couscous est un des plats les plus variés du monde. On peut aussi inventer à l’infini les bouillons et les sauces à condition de respecter la recette de base. C’est à un voyage délicieux que je vous invite, où les saveurs et les parfums retracent les tourbillons d’une épopée, les bouillonnements des passions, la fougue des caravaniers en partance pour des terres lointaines, le brassage des civilisations. Dans ma région natale, on l’appelle « taame » (la nourriture) et dans certaines régions d’Algérie on appelle le couscous l’« ach », « ce qui fait vivre ». Car il est présent là où on fête une naissance, un mariage... Oui, si je vous invite autour de ce plat de partage, c’est en vérité pour mieux célébrer la vie. À vous de jouer maintenant !