L'art d'accueillir la ménopause avec le Dr Vautmieux Henrire

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Description

Humoristique et philosophique, ce livre est une véritable bouffée de fraîcheur à l’heure où notre système de santé est plutôt mal en point. Des patientes impatientes veulent prendre une pause de leur ménopause. Elles ont pris rendez-vous avec le généreux Dr Vautmieux Henrire, un médecin exceptionnel qui les écoute et les aide à guérir. Son secret : dédramatiser les malaises causés par ce passage obligatoire et stimuler en elles leur propre pouvoir de guérison. Ce livre s’adresse aux femmes ménopausées ou en voie de le devenir, à leurs filles qui hériteront de cette soi-disant pause, ainsi qu’aux hommes qui veulent mieux comprendre la femme de leur vie afin de mieux l’aimer.

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Ajouté le 15 mars 2013
Nombre de lectures 7
EAN13 9782922598780
Langue Français
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Johanne Fournier
L’art d’accueillir la ménopause avec le r D Vautmieux Henrire
Collection Roman Santé Édition Option Santé
Catalogage avant publication de Bibliothèque et Archives nationales du Québec et Bibliothèque et Archives Canada Fournier, Johanne, 1961-r L’art d’accueillir la ménopause avec le D Vautmieux Henrire (Collection Roman Santé) ISBN 978-2-922598-63-6 I. Titre. II. Collection : Collection Roman Santé. PS8611.O97A97 2011 C843’.6 C2011-941702-2 PS9611.O97A97 2011 Copyright© 2011 par Les éditions Option Santé Tous droits réservés pour tous pays ère 1 édition Les Éditions Option Santé Enr. 815, Avenue Eymard Québec (Québec) Canada, G1S 4A2 Téléphone : +418.687.0245 Courriels :info@optionsante.com/jofourire@videotron.ca Sites Internet :http://www.optionsante.com-http://www.yvondallaire.com Mise en page : Chalifour Communication inc. Conception de la page couverture : Caroline Bédard Conversion au format ePub:Studio C1C4 Photographie de l’auteure : Studio Magenta Révision linguistique : Georges-Henri Arenstein e Dépôt légal : 4 trimestre 2011 Bibliothèque et Archives Canada Bibliothèque nationale du Québec ISBN 978-2-922598-63-6 Distributeurs exclusifs : Pour le Canada : Les Messageries Agence de Distribution Populaire (ADP) Pour la France : DG Diffusion Pour la Suisse : Diffusion Transat Pour la Belgique : Diffusion La Caravelle
Crédits
Dédicace Aux femmes et aux hommes de cœur.
Préface
L’univers de la pratique du Docteur Vautmieux Henri re nous transporte dans un monde fantastique où tout devient possile.
À travers cette magie, nous découvrons le quotidien de la vie d’un médecin qui a consacré sa carrière à la santé des femmes. Les con seils de prévention sont inspirés d’une grande sagesse comme, par exemple, dans la pe ine d’amour de Morgan où il lui dit : « La seule personne qui puisse vous guérir, c’est vou s ». Il touche ensuite une dimension eaucoup plus profonde : la spiritualité, laquelle est souvent ouliée dan s le conseil médical quotidien. C’est pourquoi il recomm ande fréquemment la prière et la méditation. Bref, pour ien vivre, il faut savoir s ’arrêter…
La grande trame de fond du Docteur Henrire, et de c e roman, est l’humour qui permet de désamorcer les tensions. Son humour est tout à f ait respectueux. C’est tout un art d’utiliser l’humour en consultation et, cerise sur le gâteau, il accompagne cet humour de petits cadeaux qu’il remet à ses clientes : rose, CD, certificats…
Oui, tout cela est à des années — lumière de la pra tique médicale actuelle, mais elle apporte l’espoir au médecin qui est en nous, car la guérison commence par « tomer en amour avec soi ».
Docteur Jean Drouin
Prologue
Mes premiers bobos ont commencé à poindre lorsque j ’ai eu mal aux genoux après avoir lavé mes planchers de bois franc à quatre pat tes. C’était l’été. Et, comme chaque été quand je tombe en vacances, je fais le grand mé nage, pour ainsi dire le ménage en grand ! En enseignant, j’ai l’habitude d’être active et q uand arrive juillet, ça me prend quelque temps à décompresser, trop habituée à dépen ser de l’énergie durant l’année scolaire. Le syndrome prémenstruel aidant, ça brass e et ça brosse dans ce temps-là ! C’est tellement propre chez moi que je pourrais man ger par terre. Mais il faudrait que je relave le plancher, alors il vaut mieux continuer d e manger dans une assiette que de me remettre à quatre pattes comme un petit chien !
Quand je me suis relevée après le grand nettoyage, j’avais l’impression que mon genou droit était aplati. Le lendemain, je me suis dit que tout serait rentré dans l’ordre, mais franchement… il n’en fut rien, même si l’ordre régnait partout dans la maison. Mon genou était rentré par en dedans, comme gêné ou renfermé.
Peu de temps après, le mal s’est déplacé derrière m on genou. J’ai pris ce remède si populaire sur les tablettes des pharmacies : la glucosamine… jusqu’à ce que mon cas empire. J’avais de la misère à descendre les escali ers. Étais-je handicapée ou soudainement devenue une vieille bonne femme ? La ménopause me rentrait dedans telle une colporteuse sans invitation.
J’ai consulté mon médecin de famille qui s’est plus tard spécialisé en gynécologie : le r D Vautmieux Henrire, celui qui m’a vue grandir, qui m’a surtout vue vieillir… Il m’a dit que je devais faire un début d’arthrose comme mon p ère et il m’a fait prendre rendez-vous avec une physiothérapeute pour voir ce qui pou vait bien occasionner cette boule derrière le genou, ce qui m’empêchait de me plier, de me placer en petite bonne femme ; bref, ce qui m’empêchait de prendre certaines pos itions… même au lit !
La physio n’a rien trouvé d’anormal, mais elle m’a donné une série d’exercices que j’ai faits à contrecœur malgré mes bonnes intentions. J’ aurais voulu un changement instantané ou une opération pour qu’enfin le mal s’ en aille chez le diable. Les cornes ont commencé à pousser sur mon front parce que je n ’avais plus de patience ; je me voyais dépérir de jour en jour et ça me mettait en rogne. Oui, mon signe du Zodiaque est le Capricorne, mais j’ai le droit d’être en col ère contre mes genoux et surtout contre le fait de vieillir, même si c’est une fatalité, eu h… une réalité pour tous et une des seules justices en ce monde.
Le début d’un long processus maladif commença et le s malaises se sont mis à me courir après, comme si les gens autour de moi étaie nt contagieux, comme si mes anticorps faisaient défaut dans mon propre organism e et que j’attrapais tout… ou presque.
r J’ai dramatisé, vu et revu des spécialistes suggéré s par le D Henrire, pris et repris des médicaments. Voyant apparaître plus d’effets second aires que de guérisons primaires, j’ai vraiment ri de moi-même. J’ai pris conscience un bon matin que je n’arrêtais pas de me plaindre. J’ai revu mes tantes et mes parents co mme s’ils avaient été tour à tour mon miroir. Dire que je riais de mes proches, que j e me disais qu’ils exagéraient sûrement, qu’ils en rajoutaient pour qu’on prenne s oin d’eux parce qu’ils avaient besoin d’attention ou pour qu’on les prenne en pitié et qu ’on s’en occupe. Qui a dit qu’on mettait du temps à redevenir jeune ? J’étais en forme à l’époque, je ne pouvais pas comprendre que le corps vieillit et que, peu à peu, les facultés diminuent. Maintenant, je comprends.C’est la faute de la ménopause! Elle en a large sur le dos avec ses symptômes qui n’en finissent plus et qui, au contra ire, surgissent les uns après les autres.
Comme le chante Michel Fugain et le Big Bazar : « La jeunesse, ça s’en va… comme un beau matin quand s’éteint la fête. On se dit tou jours que ça reviendra, pourquoi pas ? ». La fête ne fait que commencer et je ne veux aucu nement laisser ma santé s’éteindre un beau matin !
r C’est avec humour que je vous donne rendez-vous ave c le D Vautmieux Henrire. C’est, et de loin, le médecin le plus agréable qu’i l m’ait été donné de rencontrer. Il prend le temps d’écouter les dames, c’estlespécialiste de la Femme à Québec. Tour à tour généreux, philosophe et blagueur, il donne con fiance et guérit presque sur-le-champ. N’est-ce pas fantastique alors qu’en réalité il faut attendre plusieurs heures quand on se présente à l’urgence ou à une clinique sans rendez-vous ?
Ça vaut la peine de faire des kilomètres et des kil omètres pour rencontrer ce médecin exceptionnel, que ce soit en vélo, en train, même e n avion s’il le faut ! C’est lui que j’ai vu la première fois, après avoir pris l’autobus pou r m’y rendre, à seize ans, afin qu’il me prescrive la pilule anticonceptionnelle qui me perm ettrait d’avoir mes premières relations sexuelles avec mon premier vrai chum. C’e st un médecin sympathique et attachant. Son seul défaut, c’est de ne pas en avoi r ! Raison de plus pour accourir à son bureau au moindre malaise. J’ai compris que c’é tait lui le seul et unique spécialiste. Durant un certain temps, il a pris con gé et il m’a tellement manqué ! Il aurait été malade, mais je n’en sais pas plus. On d it même qu’il aurait subi une opération, mais sur quelle partie de son corps ? Ça reste un mystère. Puisqu’il est irremplaçable, il n’était toutefois pas question qu e je change de médecin alors, j’ai attendu son retour.
Ça me tente toujours d’aller dans la salle d’attent e, car elle se veut plutôt une salle de détente tant elle est invitante. J’y entends une mu sique d’ambiance zen. Les huiles essentielles dégagent un arôme extraordinaire. D’ha bitude, j’évite les salles d’attente, mais celle-ci m’invite.
Chaque fois que je viens, des fleurs coupées dégage nt une odeur qui pique les narines et aide à la relaxation. En plus, les lectrices ont à leur disposition des livres de détente, de pensées positives, de proverbes et de citations, d’histoires cocasses et de blagues ; pas de ces revues de mode où des modèles coupés au couteau me rendent folle et coupent ma confiance en deux. Ces photos sont truqu ées et retouchées… voyons, ça saute aux yeux ! Ces femmes, trop parfaites pour être vraies et au thentiques, m’enlèvent le plaisir de les regarder. Il vaut mieu x jaser avec les autres clientes et s’en faire des amies sincères plutôt que regarder ces fa ussetés en silence.
Les magazines avec mille et une publicités sur l’ar t de perdre du poids et sur les vedettes brillent par leur absence. De toute façon, je veux m’occuper de moi, pas savoir la couleur du soutien-gorge qu’a porté Véron ique Cloutier au dernier gala télévisé. Les régimes ont fait place aux livres de recettes donnant des idées pour cuisiner des repas sains et équilibrés. J’y retrouv e sur les tables et les babillards les horaires des piscines du quartier, des salles d’ent raînement, question de me donner le goût d’aller nager, de m’inciter à bouger et à faire de l’exercice.
La motivation de ce médecin unique ? Faire rire et dédramatiser les malaises. Certains prétendent que c’est sa façon de se guérir lui-même qui l’anime. Il est bon pour aider les femmes, pour les écouter, pour les soigner, mai s pour parler de lui, c’est une autre affaire. C’est un homme, après tout. Cependant, son oreille est presque féminine.
r D Henrire m’a confié qu’il prendrait sa retraite dan s quelques mois. Alors, pour qu’il ne nous oublie jamais, j’ai décidé avec des amies, des femmes de ma famille, des collègues féminines de travail et leurs amies de fa ire un compte rendu des rendez-vous qu’elles ont eus avec lui, histoire de garder en souvenir sa sagesse par écrit. Ce cadeau lui sera offert le soir de la réception de s a retraite afin que tous les invités voient qu’il existe encore des médecins exemplaires . Donc, toutes les conversations que des femmes ont eues avec lui ont été consignées par écrit par des femmes de cœur qui voulaient lui rendre hommage. J’ai chapeau té le projet d’en faire un compte rendu en guise de gratitude envers cet homme aux qu alités exceptionnelles, ce médecin d’ici qui mériterait bien un prix Nobel.
Dans cette clinique médicale située sur la rue Cast onguette, les secrétaires puisent leur bonne humeur dans leur joie de vivre. Le souri re aux lèvres en permanence, elles sont d’une patience d’ange. Dans cette ambiance feu trée, les patientes ne sont jamais impatientes comme dans d’autres cliniques. Sur un t ableau blanc, une pensée hebdomadaire fait du bien, porte à réflexion… comme celle d’aujourd’hui, composée par Voltaire : « J’ai décidé d’être heureux parce que c’est bon pour la santé. »
Certains soirs, des films comiques sont présentés ; on a même droit à du maïs soufflé. Sans beurre. Des émissionsDrelEs dE vidéos etJustE pour rirEfont rigoler en nous attendant que les médecins se libèrent. Ça fait cha ngement dessoapsqui américains ne font que passer un savon aux gens avec leur air faux et prétentieux. Je prends
plaisir à aller chez le docteur et je n’ai pas beso in d’être ultra maquillée comme à la télé. Ici, c’est la réalité et c’est la beauté de l’âme qui prime.
À gauche, près de la fenêtre, une petite fontaine p rocure un bruit de fond très relaxant. La musique où les vagues divaguent me fait croire q ue je suis étendue sur une plage du Sud. Attendre ainsi détendue dans cette atmosphè re, c’est être juste là, bien dans le moment présent. C’est à ce moment-là que j’ai été appelée.
Déjà, juste en entrant dans le bureau de ce médecin extraordinaire, j’observe des teintes douces et tendres. Le fleuve Saint-Laurent me fait un clin d’œil et rend charmeur un paysage attrayant. J’ai l’impression de flotter dans un espace infini, comme submergée d’un coup de foudre ou envahie d’un e étrange passion. Charles Baudelaire a écrit : « Là, tout n’est qu’ordre et beauté, luxe, calme et v olupté. »
Son bureau en merisier couleurbrandyle goût de m’asseoir avec lui et de donne prendre un petit coup en sa compagnie. Des cadres a vec des photographies représentant sa femme et ses deux enfants me font e ntrevoir un monde parfait. Il a le couple par-dessus le marché. Sa femme, fort jolie, semble épanouie, telle une fleur au milieu du jardin où elle est assise. Sans aucun tru cage photographique !
Ses diplômes de médecin laissent présager que c’est un vrai de vrai ; il n’a rien d’un narcissisme encadré ; il est toute vérité. Il en a fait des études pour être docteur, mais pas besoin d’études pour être un « doc-cœur ». C’est accueillant, j’y vois des plantes, de vraies fleurs dans un pot, j’y respire la verdur e et la chlorophylle, j’y respire la vitalité à l’état pur. Quelques articles de sport p ersonnalisent son bureau. Loin de faire mal, ça fait mâle, ça fait homme viril. Je le devin e sportif, bien dans sa peau et en forme. J’aime imaginer, en l’attendant, ses yeux, s es oreilles qui écoutent et qui voient plus loin que le bout de son nez. Son non verbal co mmunique sa personnalité sans artifice : un être de cœur m’attend.
Puis, le voici… en chair et en os avec des yeux bru ns et rieurs agrémentés de pattes d’oie qui volent la vedette et trahissent un peu so n âge, mais si peu. Une bouche, qui a dû embrasser plus d’une fois, me fait toujours un s ourire charmeur. C’est le vrai portrait de l’acteur Richard Gere. Imaginez son visage ! Je guéris presque à le regarder tant il m’éblouit avec ses cheveux fournis et grisonnants, ses lunettes rondes à la John Lennon et son petit air espiègle. Je crois rencontr er un étudiant sorti tout droit de l’École de médecine, et fier de lui, portant toujou rs des vêtements remarquablement repassés et des chaussures bien cirées. Un parfum a ux huiles essentielles titille mes narines, je suis transportée, juste à le humer, sur le chemin de la guérison. Ça sent bon, ça sent la santé. Je suis souvent intimidée pa r tant de beauté. Enfin, je suis venue ici non pas pour le regarder bouche bée, mais parce que j’ai besoin de lui et de ses précieux conseils médicaux.
J’ai la chance de vivre le rêve de toutes les femme s, celui d’avoir un médecin qui prend le temps, qui m’écoute, qui ne fait pas juste « tchik — tchik » avec ma carte