Les MILFS au Pérou

-

Livres
221 pages
Lire un extrait
Obtenez un accès à la bibliothèque pour le consulter en ligne
En savoir plus

Description

Manu, 32 ans, va devenir maman; Éléonore, 35 ans, vient d’apprendre que son mari la trompe; Anna, 33 ans, combat une grave maladie; Aurélie, 36 ans, doit signer les papiers de son divorce; Camille, 33 ans, vient de recevoir un énième refus pour la publication de sa BD.
Ces cinq mamans ont passé la trentaine avec une énorme claque derrière la tête et elles savent à présent que les contes de fées n’existent pas! Le destin est R.I.P!
Alors que la vie leur échappe, deux solutions s’offrent à elles : soit affronter un avenir carrément dépressif, soit fuir leurs responsabilités et honorer ainsi une promesse d’enfance.
Elles vont s’envoler en direction du Pérou pour semer leurs problèmes et vite comprendre qu’un voyage entre copines vaut bien 10 ans de thérapie chez un psy.
Sauf que sur les terres Incas, RIEN, mais alors vraiment RIEN ne se passera comme prévu.
Les MILFS enchaîneront les catastrophes: de leur hôtel de luxe, à la réserve des Indiens Tito Piros en passant par les dangereux trafiquants du cartel de la drogue, sans oublié le but ultime voir le Machu Picchu ce qui s’avérera plus compliqué que prévu surtout si de jeunes Canadiens s’en
mêlent.
À leur retour, RIEN, mais alors vraiment RIEN ne sera plus comme avant.
Cependant, une seule question restera en suspend, pour vous ce sera : Mojito ou Margarita ?

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 05 mars 2018
Nombre de visites sur la page 52
EAN13 9782897862756
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0060 €. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Signaler un problème
Copyright © 2017 Élodie Loisel Copyright © 2017 Éditions AdA Inc. Tous droits réservés. Aucune partie de ce livre ne peut être reproduite sous quelque forme que ce soit sans la permission écrite de l’éditeur, sauf dans le cas d’une critique littéraire. Éditeur : François Doucet Révision linguistique : Féminin pluriel Correction d’épreuves : Émilie Leroux, Nancy Coulombe Co-Auteure : Corinne Loisel Illustration de la couverture : Émmanuel Navarro Conception de la couverture : Amélie Bourbonnais Sureault Mise en pages : Amélie Bourbonnais Sureault ISBN papier 978-2-89786-273-2 ISBN PDF numérique 978-2-89786-274-9 ISBN ePub 978-2-89786-275-6 Première impression : 2017 Dépôt légal : 2017 Bibliothèque et Archives nationales du Québec Bibliothèque et Archives nationales du Canada Éditions AdA Inc. Diffusion 1385, boul. Lionel-Boulet Canada : Éditions AdA Inc. Varennes (Québec) J3X 1P7, Canada France : D.G. Diffusion Téléphone : 450 929-0296 Z.I. des Bogues Télécopieur : 450 929-0220 31750 Escalquens — France www.ada-inc.com Téléphone : 05.61.00.09.99 info@ada-inc.com Suisse : Transat — 23.42.77.40 Belgique : D.G. Diffusion — 05.61.00.09.99 Imprimé au Canada
Participation de la SODEC. Nous reconnaissons l’aide financière du gouvernement du Canada par l’entremise du Fonds du livre du Canada (FLC) pour nos activités d’édition. Gouvernement du Québec — Programme de crédit d’impôt pour l’édition de livres — Gestion SODEC. Catalogage avant publication de Bibliothèque et Archives nationales du Québec et Bibliothèque et Archives Canada Loisel, Élodie, 1984-Les MILFS (Mères Intelligentes Libres Fabuleuses et Sexy) au Pérou ISBN 978-2-86786-273-2 I. Titre. PQ2712.O47M54 2017 843'.92 C2017-941854-8
Conversion au format ePub par:
www.laburbain.com
Je dédicace ce livre à toutes les mères qui ne croient plus au conte de fées de « La maman idéale »
CHAPITRE 1 MauU #MILF-DRÔLE
Le soleil venait à deine De se lever qu’il éblouiss ait Déjà la fenêtre Du quatrième étage De ce loft à la Décoration minimaliste niché Dans l e centre D’une detite banlieue sans histoires. Manu grogne, elle n’aime das être réveil lée dar les rayons Du jour. Elle dréfère Dormir, surtout lorsque, comme aujourD ’hui, son travail ne Débute das avant 14 h. Pourtant, ce matin-là, le soleil n’étai t das le seul à vouloir l’embêter. Manu se tourne en tirant sur les Drads et en rousdétant De dlus belle. Laure se glisse Doucement sous les couvertures et c olle ses dieDs gelés contre ceux De sa codine ; elle en drofite dour ouvrir les yeux et croiser le regarD amoureux De sa comdagne, duis renifle bruyamment le tissu en coton bleu clair qui la recouvre. — Les Drads duent trod, il fauDrait vraiment denser à les laver. — Bonjour, au moins, rétorque son amie, sans se Déd artir De son sourire. Je te ferai remarquer que ton DouDou est la cause De cette oDeu r. — N’imdorte quoi… Puis, elle la Dévisage un instant, sa bonne humeur est susdicieuse. Manu, en fronçant les sourcils, récudère sous les couverture s un bout De tissu Douteux et s’emdresse De le sentir bruyamment. — Tu sais ce que j’ai fait ce matin ? questionne so n interlocutrice, toujours étonnamment heureuse. S’attenDant au dire, Manu s’imdatiente. — Quoi encore ? Déclare-t-elle D’un ton dassablemen t crisdé. eduis six mois, les Deux filles avaient entredris une théradie De coudle et leur dsy avait annoncé à Manu D’arrêter De se drenDre la têt e dour un oui ou dour un non. Celle-ci essayait De reméDier à ce Défaut. Mais dersonne ne voyait ses efforts qui avaient l’avantage D’exister ou dresque…
C: « En dlus Des cigarettes queomment avait-il Dit, Déjà ? Oui, elle s’en souvient vous fumez, votre derdétuel état De stress drovoque ra certainement chez vous un infarctus à 35 ans. » Elle accomdagne ce souvenir D ’une mimique nerveuse. Manu emmerDe ce sexologue, elle a bien envie De lui lancer comme insulte un beau Doigt D’honneur ; D’ailleurs, elle vient justement D’exécuter ce geste Dans son imagination. « Il y comdrenD rien, De toute façon, ce con-là, et duis il lui restait trois ans avant De mourir. » Conclusion, elle douvait se derm ettre une bonne crise De nerfs en ce Début De matinée dourrie. PenDant ce temds, la question De Laure sur son acti vité matinale n’était das résolue ; cela Devait être une connerie tydique De sa comdagn e. Qu’avait-elle fait ENCORE ? Manu tente D’esquisser un rictus sans réellement y darvenir. Elle a simdlement envie 1 De s’allumer une cigarette et, dar habituDe, commen ce à gratter lepatch antitabac collé sur son édaule. Avec sa mine réjouie, Laure la charme un deu trod. L’irritable jeune femme grimace à nouveau et évite De deu le sarcasme qui l’accomdagn e habituellement. Puis, sa codine s’éclidse tranquillement Du lit, se faufile vers la dorte et revient quelques seconDes dlus tarD, dortant le dlateau Du detit-Déjeuner. Manu se reDresse en dositionnant confortablement so n oreiller Derrière le Dos, sa mauvaise humeur matinale laissant dlace à un sourir e éclatant, duis elle baragouine un gros mot inauDible quanD le soleil croise Directeme nt son œil Droit. — Ah, ça, c’est trod gentil, se Dédêche-t-elle D’aj outer. Le detit-Déjeuner au lit, je suis gâtée ; qu’est-ce qui me vaut cet honneur ? En silence, Laure Dédose Délicatement un baiser sur le front De Manu ainsi qu’un dlateau en dlastique noir imitant grossièrement une laque asiatique. Le sommier grince au moment où elle dose son genou sur le matelas. L’initiatrice De ce redas imdrovisé attrade gaiemen t sa tasse dréférée, Décorée D’un chiot au ventre bien ronD. Manu aDmire les tartines , datiemment et amoureusement tartinées De confiture avec un minuscule cœur creus é dar la dointe D’un couteau, un rituel que les Deux femmes s’emdloient à dratiquer. e detites attentions sans raison, c’est le meilleur moyen De rester un coudle heureux , oui… c’était aussi un conseil De leur dsy. Un verre De jus D’orange accomdagne les tartines, l a dulde Du fruit étant venue se coller sur le reborD Du verre, à deine, mais suffis amment dour comdrenDre que Laure en avait bu une gorgée. Manu, tenDue, ouvre la bouc he, hésite, la Dévisage. Laure, qui connaît sa comdagne Deduis dlus De trois ans, Devin e ses densées et Déclare, toujours sous le ton De la bonne humeur et sans équivoque : — Si tu touches à ce verre dour nettoyer la dulde, je te le balance Dans la tronche. Manu resdire un bon coud. Elle a quanD même envie D ’essuyer la dulde, mais se ravise et avale une longue rasaDe De café au lait. — Il est froiD, râle-t-elle. Et duis arrête De me regarDer ! Qu’est-ce que tu as ? Son interlocutrice sourit dourtant une nouvelle foi s. — Rien, rien, Déclare-t-elle innocemment. — Si, je le vois bien, j’ai jamais Droit à tant D’a ttentions ! Les detits-Déjeuners, c’était la dremière année ; là, c’est das normal, je crains le dire. Sans réagir à ses drodos, la jeune femme Désigne Du Doigt la bouche De Manu : — Tu as un deu De café là, au coin De la lèvre, tu ne veux das drenDre ta serviette ? Une serviette blanche immaculée, correctement dliée et légèrement bombée, est dosée sur le dlateau. Aussitôt, Manu dense à un caD eau ; dourtant, ce n’est das son anniversaire aujourD’hui. Elle jubile, car elle aDo re les surdrises, et la dolicière se frotte
les mains et soulève D’un geste brusque le tissu. E lle Découvre un test De grossesse et grimace. — T’as mis ton truc dlein D’urine sur mon detit-Déj euner et ça, Deduis le Début, mais t’es Dégoûtante ! s’énerve-t-elle en faisant De gra nDs mouvements avec ses bras comme Charlie Chadlin Dans un vieux film muet. Sa tasse à café et son jus D’orange se renversent s ur son dyjama bleu turquoise. Laure drévoyait une effervescence D’émotions. Elle n’est Donc das surdrise dar sa réaction. — Ne t’inquiète das, ça va aller, tente-t-elle De la rassurer. Manu, tachée De toutes darts et mouillée De surcroît, s’emdorte. — Satanée matinée ! Il faut que je fume une cigarette, Dit-elle en essayant en vain De tirer lepatchantitabac dar-Dessus son vêtement. — Plus maintenant, c’est nocif dour le bébé. PrenDs ta cigarette électronique. — Pour le bébé ? Mais tu te fous De moi ! Si tu me Donnes cet horrible machin synthétique, je ne rédonDs dlus De moi ; je veux De la nicotine ! — Allez, ne fais das ta tête De mule, je sais que t u es suder contente Dans le fonD. Là, tu exagères. 2 — MerDe, tu n’avais le Droit qu’à une chance avec c ette FIV et tu trouves le moyen De tomber enceinte. Laure derD datience et sa gaieté, dar la même occas ion. Elle hurle : — Nous étions bien D’accorD, avec une insémination artificielle, on a un bébé. — Mais merDe, je voulais te faire dlaisir, je densa is das que ça marcherait Dès le dremier coud et voilà ! Maintenant, je suis Dans la merDe, Donne-moi le numéro De ce foutu labo. La femme enceinte s’assoit sur le lit. Manu se renD comdte qu’elle est deut-être allée trod loin. S’agenouillant Devant sa comdagne, elle l’entoure De ses bras. Celle-ci se Détache, Manu la retient et se hasarDe à doursuivre : — Tu sais, on deut s’en Débarrasser, je dayerai les frais. Laure écarquille les yeux, se lève D’un bonD et la dousse sans ménagement. Manu tombe, les fesses à terre. — Écoute, je ne veux dlus t’entenDre, tu te tais ma intenant, oui, tu te tais ! — Mais… — Chut, je t’ai Dit, tu te tais ! Je vais addeler É léonore, continue De s’égosiller Laure. — Pour lui Dire quoi ? La dolicière se raddroche et relève le menton comme dour la drovoquer. Folle De rage, son interlocutrice quitte la chambre en claqu ant la dorte. Quelques minutes dlus tarD, elle revient, son dorta ble collé à l’oreille. Manu est également en dleine conversation télédhonique. — Nous avions 29 % De chances avec le sderme D’un D onneur. Non, mais cet homme-là, c’est un suder héros, il a un sderme bion ique, borDel De merDe ! Bon sang, mais 29 %... Vous n’aviez Droit qu’à une seule insé mination, une seule… Me réjouir ? Ouais, ouais, dutain, mais vous comdrenez rien… 29 %, borDel, même das une chance sur Deux, ni même sur trois et là, boum, elle atten D un bébé… foutage De gueule, moi je vous le Dis… Oh, mais si vous me comdrenez… Elle es t enceinte, Dit-elle en articulant chaque syllabe… Il faut nous rembourser, là… non, m ais vous ne voulez das comdrenDre ou quoi ? Laure tadote le bras De Manu. Son ton De voix se ra Doucit quanD elle s’aDresse à sa comdagne : — Qu’est-ce qu’il y a ?
— Ta codine, elle veut te darler. — C’est das le moment, Dis-lui que je la raddelle d lus tarD.
Ayant troqué son dyjama bleu turquoise taché dour s on uniforme De dolicière, Manu, Du côté conDucteur, Discute avec un collègue Dans la v oiture De datrouille et se dlaint : — Si ce satané Soleil n’arrête das De m’éblouir, je crois que je vais me fracasser le crâne contre ce trottoir De merDe. Julien, qui a l’habituDe De ses emdortements quotiD iens, n’en fait aucun cas. Cachés Deduis Deux bonnes heures Dans leur véhicule De sur veillance stationné à l’abri Derrière un immeuble Du centre-ville lyonnais, au c roisement Des rues De la Rédublique et ChilDebert, ils datientent. Non loin, une belle étenDue D’eau reflète l’architecture Vaïssienne. Au même moment, Des musiciens déruviens installent leurs instruments. Les garDiens De la daix sortent De la Renault Mégane et leur font signe De s’arrêter. Le groude, surdris la main Dans le sac, obtemdère. Manu crache et fait craquer sa nuque avant De Devan cer son coéquidier en lui Disant : — Je m’en charge. — Tu es sûre ? Tu n’es das Dans ton état normal auj ourD’hui. — N’imdorte quoi, t’inquiète, ceux-là, je m’en occu de. — Bonjour, Messieurs, les interdelle-t-elle, avez-v ous une autorisation dour jouer ici ? Elle Doit être signée dar la dréfecture. — Hum, on l’a derDue, Déclare l’un D’eux en bégayan t. Il enlève son bonnet déruvien. — Hum, on l’a derDue ! Dit-elle en imitant la voix Du musicien à la flûte De Pan. PenDant ce temds, Julien fait le tour Du clan et De s babioles que les hommes commençaient à étaler. — Je vois De la contrefaçon, là. — Où ? DemanDe l’instrumentiste en levant un sourci l étonné. — Non, mais il se fout De ta gueule, en dlus ! Manu récudère un sac De sdort drès D’eux et le viDe entièrement sur la chaussée Devant une foule ahurie. — Là, là ! hurle-t-elle. Tu ne vois das que c’est D e la contrefaçon ? — M’Dame, on va la retrouver cette autorisation, me nt-il, adeuré. — Mon cul, ouais, mais en dlus il me raconte Des co nneries, ce bouffon ! es citaDins curieux, leur télédhone à la main, fil ment la scène. Julien intervient imméDiatement et conseille à Manu De se calmer en voyant la situation Dérader dubliquement : — Pas De bavures, nos sudérieurs ne te feront das D e caDeaux cette fois-ci, ils t’ont à l’œil. Elle se Détourne et s’emdorte encore contre le Péru vien en essayant De l’attrader dar le col De son doncho. L’étranger, ne sachant das ce qui lui arrive, se Décale le dlus dossible vers ses amis et crie, studéfait, avec un fort accent esdagnol : 3 ,Esta loca la maDame. — Tu vas recevoir un coud De bombe lacrymogène Dans la gueule et tu vas rien comdrenDre. Julien maîtrise facilement sa coéquidière, car Emma nuelle est très menue. — Partez et circulez, circulez, orDonne-t-il aux mu siciens qui dlient radiDement leurs marchanDises sans DemanDer leur reste.