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Les Petites Histoires de Môssieur Boufarel, illustre habitant de Pètelègue

De
160 pages

Voici des petites histoires humoristiques et souvent poétiques, articulées autour d'un personnage du Sud, Môssieur Boufarel, et de son hameau, Pètelègue.
Des flots de fictions ou d'habillages rieurs de situations véritables et cocasses sont présentés : le pastis va s'en évaporer !
Société, monde canin, amour et jalousies, religion, jeux de mots, vérités presque philosophiques... Tout y passe, et on ne peut qu'en rire...


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Couverture

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Copyright

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cet ouvrage a été composé par Edilivre

175, boulevard Anatole France – 93200 Saint-Denis

Tél. : 01 41 62 14 40 – Fax : 01 41 62 14 50

Mail : client@edilivre.com

www.edilivre.com

 

Tous droits de reproduction, d’adaptation et de traduction,

intégrale ou partielle réservés pour tous pays.

 

ISBN numérique : 978-2-334-03550-7

 

© Edilivre, 2015

Notes personnelles……………………

1
De l’humour ?

Entrons donc tout de suite dans le vif du sujet. Boufarel c’est un sudiste, un vrai de vrai. Et comme l’a déjà dit un certain, si les sudistes avaient été plus nombreux…

Plantons un peu le décor :

De l’humour ?

(Voici un petit texte, pensé en trois minutes, tout au fond de mon lit.

Je me suis relevé et vous l’ai retranscrit).

De l’humour, de l’humour,

Mais d’après vous, en ai-je ?

A vivre sans humour,

La vie serait bien mièvre !

A quoi bon être triste,

Et pourquoi pleurnicher ?

Ce petit tour de piste,

Mieux vaut en rigoler !

On trouvera toujours

Plus malheureux que soi,

Qui vivent sans amour

Ou restent dans le froid.

Rions de tout, amis !

Moquons nous de nous-mêmes,

La joie se justifie,

Conjurons nos problèmes !

La vie nous autorise,

On peut rire de tout,

En période de crise

Autant faire les fous !

Allez ! C’est parti ! Voici la vie illustrée de Môssieur Boufarel.

2
Le pastaga évaporé

– Ohou ! Salut Boufarel, où vas-tu si vite ?

– Tè, j’ai bu mes douze pastagas journaliers et je retourne chez moi, pardi !

– Mais tu ne m’as jamais dit où c’est, chez toi.

– Oh, Boudiou ! (en aparté au public : « A vous je peux bien le dire, tè, puisque comme spectateurs, vous devez rester jusqu’à la fin de la séance… Bè, voilà, je ne veux pas le lui dire, parce que chez moi il y a ma jolie Fanny, et ce joli cœur,… enfin vous voyez, quoi !), Ohou, bou diou, c’est loin… J’habite à Pètelègue.

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– Mais c’est où, Pètelègue ?

– Bè, c’est là où m’attend… (ou là là ! j’ai failli lui dire…) où m’attend un bon feu de cheminée.

– Et c’est loin d’ici ?

– Oh, Tron de l’air, c’est si loin que je ne le sais pas moi-même !

– Mais alors, comment fais-tu pour y aller ?

– Tè, c’est tout simple, je marche, je marche, je marche… et quand je la vois, je suis tout plein de bonheur !

– Quand tu vois qui ?

– Quand je vois ma maison, tè… A quoi tu penses, abruti !… Pour rentrer chez moi, je marche jusqu’à chez moi,… C’est simple non ?

– Et quand c’est-y que tu m’invites à Pètelègue ?

– (Oh, le malhonnête ! Il doit se douter de quelque chose pour insister comme ça…) Mais mon pauvre ami, c’est trop loin, Pètelègue ! Si je t’y invitais à boire un petit pastis, rien que le temps de revenir, il serait tout évaporé !!!

3
Fanny, l’afghane

– Ohou, Boufarel, tu m’as bien dit que tu habites à Pètelègue ?

– Tè, bien sûr. Pourquoi tu me demandes ça ?

– Bè, c’est tout simple, moi, je connais une bien belle créature, et elle aussi elle habite à Pètelègue. Peut-être que tu la connais… Elle s’appelle Fanny…

– (Oh, misère, connaîtrait-il MA Fanny ?) Et elle est comment cette Fanny ?

– Elle est belle comme un lever de soleil, avec des grands cheveux noirs, et surtout elle a un air canaille, à faire se damner tous les saints…

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La belle Fanny, aux grands cheveux noirs…

– (On dirait bien que c’est la mienne…) Et où c’est-y que tu l’as connue, cette Fanny ?

– C’est un ami à moi qui la promenait dans le parc des Jardins de la Fontaine, à Nîmes.

– Un ami qui la promenait ? C’est qui cet ami ? Tu es sûr que Fanny le suivait de son plein gré ?

– Bien sûr qu’elle le suivait, même qu’il la tenait en laisse pour ne pas qu’elle s’échappe…

– (Ah, je me doutais bien que ma Fanny ne m’aurait pas trahi… elle a été enlevée…) Et où je peux le voir ce satané ami avec sa Fanny ?

– Bè, c’est bien simple, il doit participer demain à l’exposition canine, vu que sa Fanny c’est une très belle femelle de la race des lévriers afghans… Mais pourquoi veux-tu le connaître, Boufarel ? Tu t’intéresses aux chiens, maintenant ?
4
Vous vous appelez comment ?

– Bonjour, vous vous appelez bien monsieur Boufarel ?

– Bè, non, peuchère, je ne m’appelle pas comme ça…

– Je me présente, je suis Stéphanie, de la société SANSUE et je…

– Ohou, ohou ! doucement… Vous ne savez pas comment je m’appelle, mais déjà vous savez que la Société Sansue a quelque chose à me proposer !

– Pardon, Monsieur, pardon ! Mais oui, comment vous appelez-vous ?

– Mais enfin, mamzelle Stéphanie, je ne m’appelle pas… Vous imaginez un peu que je crie « ohou, Boufarel, c’est toi ? »… Tè, jamais je ne répondrais, vu que j’attendrais ma réponse…

– Vous comprenez ça, Mamzelle Stéphanie ????

5
Chez le coiffeur

Boufarel veut faire plaisir à sa Fanny. Alors il a décidé, pour son anniversaire, de lui offrir une séance chez le coiffeur.

Il a choisi ce cadeau parce qu’il croit qu’avec cette profession et sa réputation, disons… un peu spéciale, il ne court aucun risque. C’est qu’il est jaloux, notre Boufarel ! Il prend vraiment toutes les précautions : Il a pris rendez-vous le jour de fermeture du salon… Bien sûr, ça lui coûtera un peu plus cher, mais…

Il fait entrer Fanny par la porte de derrière, et pour être encore plus rassuré, il reste devant cette porte pour monter la garde…

Pendant ce temps, à l’intérieur, le coiffeur demande à Fanny ce qu’elle souhaite. Même si Boufarel ne la laisse pas souvent sortir de Pètelègue, elle a vite compris que ce joli coiffeur n’a pas vraiment les mœurs qu’on attribue en général aux professionnels des ciseaux.

Alors avec son petit air mutin, elle dit « Vous me friserez bien le devant, vous me boufferez bien le derrière, vous m’écarterez bien la raie et pour finir, vous me mettrez un beau nœud ! »

Après tout c’est son anniversaire… Je vous laisse imaginer la suite… et le pauvre Boufarel, qui attend dehors dans le froid…

Moralité : N’enfermez pas vos Fanny, c’est le meilleur moyen pour qu’elles vous échappent… Et surtout n’ayez jamais des idées toutes faites sur les autres, pas d’à priori sur la profession, la couleur de peau, les mœurs, etc… Vous savez maintenant que ça peut vous jouer des vilains tours…

6
Le voile et les chiens dangereux

La société bouge. Elle s’agite même parfois. Mais qu’en pense notre Boufarel ?

Par exemple il y a eu beaucoup d’agitation autour du voile musulman. Boufarel vous l’a déjà fait comprendre, il est ouvert d’esprit.

Il a constaté qu’avant tout ce remue-ménage il y avait très peu de voiles intégraux sur notre territoire. En excitant le débat, on a exacerbé les passions, et, depuis, on en voit de plus en plus. C’est exactement le même phénomène que ce qui s’était produit quand est sortie la loi sur les chiens dits dangereux.

Dans des coins tranquilles, comme Pètelègue, on n’avait jamais vu des pitt bull, et ils sont arrivés, quand la loi les a interdits.

Il aurait été, du point de vue de Boufarel, plus malin de condamner les usages pervers de certains chiens, donc condamner les hommes, plutôt que, par facilité, accuser les chiens…

C’est tout à fait la même chose pour le couteau qui sert à découper votre steak… avec un mauvais usage, il peut aussi servir à planter votre voisin !

Même raisonnement pour les nouvelles technologies, ou pour le voile intégral… Ce n’est pas la chose en elle-même qui est en cause, mais l’usage qu’on en fait !

Et, toujours à propos de ce voile, on l’interdit sous des motifs discutables, on fait ainsi monter la mayonnaise, et, avec le culte de l’interdit, on amplifie le phénomène…

Mais dans le même temps on autorise, au nom de la sécurité, les casques intégraux sur la tête des motards. Et parfois, un motard fou, perd le contrôle de son engin et fauche quelques passants. Est-ce la faute de la moto ? Celle du casque ?

Vous voyez que parfois, Boufarel sait réfléchir un peu !!!

7
D et G…

Il existe Dolce et Gabbana, mais aussi deux couples d’amis de Boufarel qui ont ces initiales. Gégé et Domi d’une part, et Guitou et Dany d’autre part. L’ami Guitou fait des calculs…

Ne croyez surtout pas que c’est un intello matheux. Non ! Ses calculs sont des sécrétions très douloureuses que Boufarel ne vous souhaite pas. Mais, humour oblige, ça a valu à Guitou le surnom de « La carrière ». Récemment donc, « La carrière » a produit beaucoup de sable. Boufarel lui a conseillé d’ajouter un peu de ciment, puis d’attendre que son « popaul » tienne bien droit ! C’est Dany qui va enfin être contente !!!

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Le sigle officiel, y compris pour les deux couples…
8
Mariage pluvieux…

On a tous entendu cette formule « mariage pluvieux, mariage heureux »… Boufarel l’a arrangée à sa sauce : Il affirme que son second mariage est heureux, parce qu’il s’est marié plus vieux… Pour lui, ça marche bien ! et Fanny est d’accord !

9
Hors taxes

Comment ne pas faire payer la TVA à une jeune fille quand on la séduit ? Voilà bien une question existentielle posée par Boufarel. Et il a la réponse ! Il emmène la jeune fille dans une chambre, ferme les volets, tire les rideaux et éteint la lumière. Ce n’est qu’ensuite qu’il s’« occupe » de la jeune fille. Vous admettrez volontiers avec lui que ces précautions font qu’il s’agit de « travail » au noir !!! Et je ne sais pas comment vous faites, mais Boufarel ajoute malicieusement que lui, il paye… en liquide !!!

10
Boufarel et les religions

Vous l’avez sans doute pressenti, notre héros n’est pas porté sur les bondieuseries. Il n’y connait pas grand-chose. Il sait seulement que les boudhistes vénèrent Boudha, que les musulmans sont fidèles à Allah, d’autres préfèrent Jehova, Vichnou, les catholiques et les protestants…

Mais au fait, se dit-il… et les athées ???

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Boufarel s’est demandé si ce ne serait pas Mr Lipton qui soit leur idole, à cause du thé… Un ami lui a suggéré l’attise Asnières, mais il a refusé, les religions n’ont pas vocation, parait-il à attiser, et cela lui semble vraiment trop localisé…

Avez-vous des idées à soumettre à Boufarel ???

Comme disait un certain « d’autres ne priaient pas, mais qu’importe le ciel, ils voulaient simplement ne plus vivre à genoux »

Boufarel note tout de même la grande discrétion des incroyants, pas de lieux dédiés, pas de prières, et pourtant, au moins dans notre pays ils sont, parait-il, les plus nombreux !!!

Boufarel a appris à 30 ans à faire le signe de croix. C’est un musulman qui le lui a appris : Ce gars-là se prénommait Mohamed, et, chaque fois qu’on lui demandait son prénom il répondait « moi, c’est facile, je m’appelle Mohamed ». Tant et si bien que tout le monde, à Pètelègue avait fini par le surnommer Facile…

Donc, notre Facile a expliqué à Boufarel qu’il pensait (main sur le front) avec ceci, pour remplir (main sur le ventre) celui-ci, sans faire travailler ces deux-ci (main successivement sur chacune des épaules). Boufarel a retenu la leçon…