Boutures, marcottes et divisions

Boutures, marcottes et divisions

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84 pages
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Description

Multiplier soi-même ses plantes par bouturage, marcottage ou division permet de reproduire à l'identique les végétaux dont on apprécie particulièrement les caractéristiques. Cela offre la satisfaction d'accroître dans son jardin le nombre de végétaux à son goût et de les partager, sans rien débourser.
Cet ouvrage détaille les différents modes de multiplication : bouturages ligneux, aoûté, herbacé, de racines, marcottages par couchage, en cépée, aérien, division de souches, de racines tubériformes… Et l'auteur explique à chaque fois précisément comment procéder pour réussir. Il indique pour chaque plante le mode de reproduction le plus adapté, le plus simple et donnant les meilleurs résultats.
Voici les conseils d'un expert pour réussir sans faute toutes ses multiplications de végétaux.


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Ajouté le 14 avril 2013
Nombre de lectures 82
EAN13 9782815304054
Langue Français
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Boutures, marcottes et divisions
Robert Elger
Illustrations : Iwona Seris
rusticaéditions
Avant-propos
Jardiner, c’est cultiver des fleurs, des légumes ou des fruits. Mais c’est aussi, et peut-être avant tout, les multiplier. Le faible coût de l’opération, la satisfaction de pérenniser d’une saison à l’autre — parfois d’une décennie à l’autre — une plante particulièrement appréciée, le plaisir de la partager avec d’autres, tout cela incite à accorder une vive attention à la duplication des végétaux.
De nombreuses façons de faire sont à votre disposition. Parmi elles, le semis est la plus répandue. Facile, peu onéreux, toujours gratifiant, il permet de disposer rapidement d’un nombre important de jeunes plantes. En outre, née de la fécondation d’un ovule par un grain de pollen, la graine permet d’exploiter toutes les potentialités d’une espèce végétale. En brassant le patrimoine génétique de deux individus distincts, la graine incarne à elle seule la dynamique évolutive de la vie.
Pourquoi avoir recours à d’autres techniques de multiplication ? Parce qu’il n’y a pas toujours nécessité de disposer de 50 plantes d’une même variété ! Un delphinium vivace se multiplie facilement par semis. Mais si 4 ou 5 plants vous suffisent pour élargir votre massif, pourquoi le semer alors qu’il est tellement facile de prélever quelques éclats sur les souches existantes ? Le résultat est le même. En beaucoup plus rapide ! Il arrive aussi que les caractéristiques ornementales ou alimentaires d’une plante ne soient pas maintenues par le semis. C’est le cas de beaucoup d’arbustes à feuilles panachées, de plantes à fleurs doubles, de certains conifères dorés ou bleutés, de nombreux arbres fruitiers. La sélection n’a pas toujours su « fixer » ces caractères. Pour multiplier ces végétaux, il faut avoir recours à d’autres techniques qui font, elles, l’impasse sur ce brassage de gènes, comme la bouture, la marcotte ou la division de souche (la greffe va elle aussi dans ce sens). En outre, chez certaines plantes, les graines apparaissent mais sont stériles. C’est le cas de l’estragon français que seule la multiplication végétative — bouture ou marcotte — permet de maintenir en culture (l’estragon de Russie est bien une espèce qui se multiplie par semis, mais très peu odorante). Quant à certaines plantes exotiques, elles ne produisent pas de graines sous nos latitudes.
Ces moyens de multiplication végétative (qui par là s’opposent à la multiplication sexuée passant obligatoirement par la graine) sont donc inéluctables pour multiplier de nombreuses plantes horticoles. Ils permettent de dupliquer en «copie conforme » des végétaux qui conserveront toutes les caractéristiques de leur ascendant : grandeur, port, taille et couleur des fleurs, qualité du fruit, tolérance à telle ou telle maladie, etc.
Alors, multiplication sexuée et multiplication végétative : match nul ? Ces deux techniques de multiplication se complètent parfaitement au jardin. Par le grand brassage des gènes qu’elle autorise, la première est la méthode clé de la diversification végétale. Toutefois recourir à la multiplication végétative vous permettra de faire durer le plaisir en pérennisant au jardin toutes les plantes que la graine ne peut perpétuer.
Cependant les plantes ne sont pas égales devant leur capacité à émettre de nouvelles racines. Certaines le font très facilement (saules et peupliers); d’autres, telles les boutures d’ifs, parviennent à produire des racines mais prennent leur temps, souvent plusieurs mois. Les houx, les camélias ou les conifères du genre Chamaecyparis sont eux plus capricieux quant à l’émission des nouvelles racines. Cette hétérogénéité, jointe à la grande variété de port et de croissance des plantes cultivées, oblige à recourir à diverses techniques de multiplication, plus ou moins spécifiquement adaptées à telle ou telle plante.
Robert Elger