Tailler les arbres fruitiers en 10 leçons et 3 coups de sécateur...

Tailler les arbres fruitiers en 10 leçons et 3 coups de sécateur...

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Livres
47 pages
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Description

Ce livre présente de façon simple et précise ce qu'il faut savoir pour bien tailler ses arbres fruitiers.

Il donne d'abord les grands principes de la taille fruitière pour faciliter la récolte et obtenir de gros fruits. Puis il indique clairement comment bien pratiquer la taille des principales espèces fruitières de nos jardins : pommier, poirier, prunier, cerisier, abricotier, pêcher, mais aussi petits fruits et vigne. Il explique précisément comment procéder de la plantation à la fructification, selon les particularités de chaque espèce, de manière à avoir toujours de nombreux, beaux et bons fruits, et éviter les maladies.


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Publié par
Ajouté le 05 octobre 2012
Nombre de lectures 90
EAN13 9782815303910
Langue Français
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Avant-propos Produire ses propres fruits, cueillir doucement, avec amour, une pêche juste à point, déguster ses cerises bien mûres, faire cuire ses poires au vin, les mettre en bocaux, étaler ses pommes dans le grenier ou au sous-sol pour les consommer tout au long de l’hiver : quel jardinier n’en salive pas d’avance dès qu’il a un bout de terrain près de sa maison ? Pour que tout se passe bien, après s’être renseigné auprès des voisins sur les arbres fruitiers qui poussent le mieux dans la région et après avoir choisi une variété adaptée au climat et à ses goûts, la question qui se pose est celle de la forme. Arbre de plein développement ? Palmette Verrier palissée devant un mur ? Petits cordons de pommier le long des allées du potager ? Et comment les entretenir et les tailler pour qu’ils restent productifs ? C’est pour répondre de manière simple à toutes ces questions qu’a été écrit cet opuscule. Des dessins explicitent le propos. Les arbres à pépins, comme les pommiers, se prêtent à toutes sortes de formes et supportent des tailles régulières, voire sévères. Pour les arbres à noyau, comme les pruniers, mieux vaut avoir la main légère et y regarder à deux fois avant de manier le sécateur car ces arbres n’apprécient guère des coupes importantes. Commencez par bien observer vos arbres pour distinguer d’un coup d’œil les boutons à fleurs de ceux à bois, pour repérer une branche maladive, pour choisir le bon moment pour tailler. Pour paraphraser un dicton célèbre, c’est en taillant qu’on apprend à tailler. Armelle Cottenceau
Laissés libres depousser àleurguise,lesarbresfruitiersdonnentcertes des fruits,mais nombreux et petits et parfoispeuaccessibles car «perchés» tout aubout dehautes branches. Lebutdelatailleestde faciliterla récolteetsurtout decontraindrelesarbresàproduiremoins defruits mais degrosse taille.
Les formes libres
On parle de formes libres ou d’arbres de plein vent quand l’arbre garde une forme en volume, proche de celle qu’il adopterait naturellement : un tronc plus ou moins haut et une ramure plus ou moins sphérique. Selon la hauteur du tronc, on parle d’arbretigeou dehaute-tige(tronc de 1,50 à 1,80 m),demi-tige(tronc de 1,20 à 1,40 m) oubasse-tige (tronc de 0,80 à 1 m).
Certaines formes en volume sont taillées régulièrement dès le début :gobelet,quenouille, fuseau.
Formesenvolume.
Les arbres colonnairesounains Même sur une terrasse ou un balcon, vous pouvez désormais récolter des fruits sans pratiquer aucune taille : en dépit de leurs dimensions, pommiers colonnaires et poiriers nains produisent des fruits de grosseur normale. Des variétés vraiment idéales pour un jardinier débutant !
Les formes palissées
Ce sont des formes « plates » qui nécessitent une taille de formation rigoureuse, car il s’agit de forcer l’arbre à pousser dans un plan et non plus en volume. Leur nombre est considérable, notamment pour les pommiers et poiriers, que l’on réduit parfois à de simples U ou des cordons.
Ces formes palissées sont placées devant un mur ou le long d’une armature. Un soutien est en effet indispensable car on fait produire aux arbres de gros fruits sur des branches relativement grêles, incapables de soutenir le poids de ces derniers en fin de saison quand ils atteignent leur maturité.
Formes palissées.
Porte-greffe vigoureux ou nanifiant
Les variétés dont on souhaite récolter les fruits sont le plus souvent greffées sur un porte-greffe choisi pour sa vigueur et sa capacité à former un beau tronc bien solide mais dont les fruits sont de peu d’intérêt. Ou au contraire retenu pour sa faible vigueur qui va permettre à la variété greffée de rester petite et de produire rapidement des fruits : c’est le cas notamment pour les arbres palissés. Vous trouverez parfois des arbres greffés en haut d’un tronc lui-même greffé à la base sur un autre porte-greffe choisi pour la qualité de son système racinaire. Les deux points de greffage se remarquent à leur épaississement, le bourrelet de greffe, visible tout au long de la vie de l’arbre. Ce renflement n’est pas une maladie, il n’y a donc pas lieu de s’inquiéter.
Quelques définitions Bourgeonà bois: bourgeon qui va donner un rameau sans fleur. Charpentière: branche principale d’un arbre ; les charpentières constituent la charpente ou ossature de l’arbre. Les fleurs ne poussent pas directement dessus. Coursonne: rameau poussant sur une charpentière et maintenu court. Cette branche porte les rameaux fructifères. Dard: rameau de quelques millimètres portant un bourgeon très pointu en train d’évoluer vers la production de fleurs. Fructifère: qui porte des fruits. Gommose: exsudation excessive de sève et d’une sorte de résine qui provoque l’affaiblissement de la branche coupée et parfois son desséchement. Œil,yeux: autre nom des bourgeons. On distingue les bourgeons ordinaires (à bois) et les bourgeons à fleurs souvent appelés boutons. Pincer: couper un rameau encore jeune et souple avec les ongles ou les doigts. Portérigé: port droit, vertical. Scion: tout jeune arbre greffé qui a poussé dans l’année à partir du greffon (la variété dont on veut obtenir les fruits) sur un porte-greffe. À partir d’un scion, vous pouvez vous-même créer une forme palissée ou un gobelet (il serait long et difficile de former vous-même une haute-tige).
Tailler court ou long Plus un rameau est vigoureux, plus il faut le tailler long. La taille favorise en effet le dernier
bourgeon, qui reçoit l’essentiel de la sève. Celui-ci va donc toujours pousser « à bois », jamais « à fleurs ». Donc si vous taillez court un rameau vigoureux, en ne lui laissant que 3 yeux, la poussée de sève sera telle que les trois bourgeons vont pousser, tous à bois. Si vous taillez long, en laissant 5 yeux, les trois derniers vont pousser « à bois » aussi, mais les deux du bas vont pouvoir se transformer en dard puis en rameau fructifère.
Ralentir la sève
Chez les arbres fruitiers à pépins (pommier et poirier) et à noyau (cerisier, abricotier, pêcher et prunier), les boutons à fleurs n’apparaissent jamais sur les rameaux de l’année, mais sur ceux qui ont au moins 2 ans. Tout l’art de la taille consiste à accélérer l’évolution des rameaux de 2 ans en rameaux fructifères, en canalisant la vigueur de l’arbre. L’un des moyens d’y parvenir est d’obliger les branches à pousser à l’horizontale.