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Activités gymniques de demain

De
238 pages
Les activités gymniques sont pratiquées par un grand nombre de personnes jeunes et moins jeunes, traversent les années avec très peu de remises en question et aucune ouverture vers les activités acrobatiques non sportives. Cet ouvrage offre conseils et analyses sur ce que devraient être l'encadrement et le comportement pour ces activités, mais également un point de vue sur le développement de nouvelles pratiques, de nouveaux pratiquants.
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ACTIVITÉS GYMNIQUES DE DEMAIN
Accueillir, entraîner, juger
© LHarmattan, 2011 5-7, rue de lEcole polytechnique ; 75005 Paris http://www.librairieharmattan.com diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr ISBN : 978-2-296-56466-4 EAN : 9782296564664
Gabriel RAMIREZ MORALES ACTIVITÉS GYMNIQUES DE DEMAIN
Accueillir, entraîner, juger
LHarmattan
A Monsieur Morarir,  Remerciements :  A mes parents, à Sara. A Monsieur Moris. Aux personnes de qualité croisées tout au long de ma carrière.  
      
                      
Avant-propos  D’aussi loin que nous viennent les souvenirs écrits et autres de l’humanité nous voyons que de nombreux domaines accompagnent l’homme tout au long de sa traversée du temps. La défense et la conquête de territoires, la préservation de l’espèce par la chasse et la reproduction, la protection du clan, de la famille, et autres font partie de ces domaines mais toujours en corrélation avec l’époque. L’homme de Neandertal et Homo erectus n’étaient pas moins intelligents que nous le sommes. Leur intelligence était simplement différente car adaptée aux objectifs et moyens du moment. Leurs gestes et façons de vivre correspondaient à ce qu'offrait l’environnement. Créer des outils permettant de fabriquer des armes pour chasser ainsi que construire des habitats et confectionner des vêtements sont des preuve s d’une intelligence certaine. Mettre en place une stratégie afin de piéger une bête et pouvoir ainsi la tuer facilement relève aussi d’une réflexion. Nous ne pouvons dire qu’ils étaient attardés par le simple fait qu’ils soient nos ancêtres. Les préoccupations au quotidien ont traversé les époques. De nouvelles sont apparues, d’autres ont disparu ou se sont vues modifiées. Une d’entre elles a traversé toutes les époques avec des formes plus ou moins différentes mais avec toujours la même importance aux yeux de tous, l’enseignement. Depuis la nuit des temps il est une préoccupation dans la vie de chacun. Parcourons brièvement quelques étapes clés du chemin parcouru par l’enseignement pour y voir apparaître différents noms et lieux. Nous ne ferons pas le détail de son histoire mais baliserons quelques étapes clés depuis ses origines connues à nos jours. L’occasion de découvrir l’origine des noms actuels de nos différents établissements, ainsi que d’autres détails. Nous sommes aujourd’hui les
 
bénéficiaires et le résultat du passé, mais adapté à nos fonctions et environnement socioculturel.  Certes des sciences nouvelles et des réflexions ont aidé à ce que l’enseignement soit ce qu’il est actuellement. La plus lointaine trace de l’enseignement nous amène à Athènes dans ce qui semble avoir été la première école philosophique. Fondée par Platon elle réunissait les élèves au cœur du jardin d’Academos. Sa devise était « Que nul n’entre ici, s’il n’est géomètre. » Cette école nommée Académie sera active de sa création en -387 jusqu’en 529. Elle aura sur ses bancs un élève prestigieux nommé Aristote qui fondera par la suite sa propre école, leLycée. Ses élèves portaient un nom difficile à assumer de nos jours. Ils étaient appelés « péripatéticiens ». Plus proche de nous sous l'Empire carolingi en, c’est dans un désir de promulguer un enseignement aux hommes de son administration que Charlemagne fonde l’écoledu palais.  La premièreuniité versconnue est celle d’Oxford et date selon les sources des années 1100. En France, c’est une centaine d’années plus tard que Philippe Auguste ordonne la création de la première uni versité de notre pays. Nous y trouvons quatre domaines d’enseignement : la médecine, le droit, la théologie et les arts. En 1257, Robert de Sorbon fonde uncollègedestiné à accueillir les jeunes élèves sans fortune. Ce collège est à Paris dans le Quartier latin. En 1554, il est appelé Sorbonne mais sera fermé lors de la Révolution. Plus tard et toujours à propos de l’argent absent dans certaines familles, la marquise de Maintenon, épouse de Louis XIV, fonde à Saint-Cyr une maison destinée à l’éducation des jeunes filles pauvres. La fin du 18e siècle verra naître des établissements de prestige comme l’Ecole centrale de travaux publics qui recevra plus tard le nom d’Ecole polytechnique, naissance
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également de l’Ecole Nationale Supérieure dont l’objectif est de former les instituteurs à l’enseignement, y ont été étudiants Louis Pasteur, Léon Blum, Laurent Fabius.  L’ancêtre du lycée apparaît à cette époque sous l'appellation d’école centrale et nous en trouvons un par département. Napoléon Bonaparte va orchestrer l’organisation nationale différemment. Il fonde l’université impériale pour un enseignement public centralisé et apparaissent à cette époque les académies avec un recteur au sommet de chacune d’elles. Un bouleversement a lieu en 1833 puisque le ministre François Guizot fait voter une loi qui oblige les communes de plus de 500 habitants à posséder au moins une école primaire de garçons et un instituteur. Jusqu’alors les enfants entre 2 et 6 ans, qui restaient dans la rue pendant que leurs parents travaillaient étaient accueillis dans des « salles de saisie ». Ce terme est remplacé parécole maternelleen 1848.Il est précisé plus haut l’apparition des écoles de garçons. Il faudra attendre quelques décennies pour avoir le même traitement envers les filles. C’est en 1850 que l’ouverture d’école de filles est obligatoire dans les communes de plus de 800 habitants. Une trentaine d'années plus tard les filles voient se créer des lycées spécialement dédiés à elles. Avec la loi Sée, l'instruction des filles n’est plus dispensée uniquement par les seules écoles privées ou religieuses. En effet, le député Camille Sée fût sensibilisé très tôt aux problèmes de l’enseignement des jeunes filles et malgré que l'Eglise soit opposée à ce que l'on forme des " femmes libres penseurs ", il ouvrit un débat parlementaire visant à organiser sur le plan national l’enseignement secondaire des jeunes filles.  Notons qu’il faudra néanmoins attendre 1925 pour que les programmes enseignés aux filles soient les mêmes que
 
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ceux destinés aux garçons. Toujours en cette fin de siècle, en 1879 et par application d’une loi l’école devient gratuite et le poids de l’église est affaibli dans l’éducation. L’instruction religieuse est alors remplacée par l’instruction civique. L’auteur de cette loi est le ministre de l’instruction publique de l’époque, Jules Ferry. Les bases de l’enseignement public en France sont posées. Nous avons noté des inégalités entre filles et garçons face à l’enseignement en France. Dans d’autres pays et dans un registre différent mais révoltant il y a également des inégalités. Pour preuve, ce n’est que dans la deuxième moitié du siècle dernier que la communauté noire verra déclarée inconstitutionnelle la ségrégation à l’école.  De nombreux termes, ayant un rapport plus ou moins étroit avec l'enseignement, sont utilisés à tort ou à raison. Des idées reçues apparaissent également au gré des conversations, par exemple celle qui dit que l’école est obligatoire en France. Depuis le 28 mars 1882, et la loi appelée « loi Ferry », c’est l’instruction qui est obligatoire et donc par là l’obligation faite aux parents de faire instruire leurs enfants. Elle peut être délivrée dans des établissements d’instruction, dans des écoles publiques ou privées mais également au sein même des familles. L’enseignement doit viser à développer les connaissances par le biais de communication verbale et écrite, mais également digitale depuis peu.  D’un point de vue d’ingénierie didactique, des travaux sont toujours en cours dans de nombreux domaines et nous comprenons la complexité attribuée dans ce domaine. Nous trouvons des éléments fiables comme un savoir-faire, des méthodes, des contenus. Certains concepts se révèlent anciens et encore applicables, d’autres complètement dépassés ou qu’il faut actualiser, et bien
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