124 pages
Français

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Le Standard, c'est nous !

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Description

Le Standard appartient à ses supporters.
L’histoire du Standard de Liège est marquée par une caractéristique majeure : c’est un club populaire. Sans aucun doute le club de football le plus populaire de Belgique. Depuis l’arrivée de Roland Duchâtelet à la tête du club, la fierté d’appartenance et le sentiment du « Le Standard c’est nous ! » se sont encore exacerbés. L’homme a pourtant démontré qu’il aime le football. Ses activités d’entrepreneur sont florissantes et il dispose également d’une fortune qui lui apporte la crédibilité en tant qu’investisseur dans un secteur où l’argent, désormais, est Roi et fait Loi. Certains supporters estiment que le club est géré selon ses ambitions personnelles au détriment de l’identité sportive du club et de l’adhésion populaire.

Qu’est-ce que le mythe Standard et quelles sont les raisons de sa survivance aussi frénétique ? Dans une perspective de mondialisation où les clubs ressemblent de plus en plus à des entreprises gérées comme des multinationales, quel est l’avenir d’un club aussi passionnément lié à son creuset, à l’histoire de sa région et à sa communauté de fidèles ?

Enquête sportive et sociologique auprès des supporters et des acteurs, premiers rôles et figurants de cette pièce à l’intrigue jamais définitivement écrite.

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EAN13 9782507052386
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0060€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

LE STANDARD, C’EST NOUS !
Jean-Marc Ghéraille
Marc Van Staen
Le Standard, c’est nous !
Renaissance du Livre
Avenue du Château Jaco, 1 – 1410 Waterloo
www.renaissancedulivre.be
COUVERTURE:APLANOS
PHOTODECOUVERTURE: ©REPORTERS
MAQUETTE:CWDESIGN
Droits de traduction et de reproduction réservés pour tous pays.
Toute reproduction, même partielle, de cet ouvrage est strictement interdite.
JEAN-MARC GHERAILLE MARC VAN STAEN
Le Standard, c’est nous !
Un club mythique qui appartient à ses supporters
Pour ma femme Christiane et mes enfants Virginie, Bénédicte et Delphine. Pour mon père Albert parti sans que l’on se dise au revoir.
Jean-Marc Ghéraille
À Rosanna, Christophe, Laura et Matteo. Et à Alphonse et Giovanni, évidemment.
Marc Van Staen
« […] et que rien, désormais, de ce qui allait entourer la vie
du club de Sclessin ne serait banal. »
Raymond ARETS
Préface
Jean-Marc et Marc ont eu vraiment une idée bizarre lo rsqu’ils m’ont demandé de me soumettre, moi l’Anderlechtois, à l’exercice de la préface pour cet ouvrage consacré au Standard.
Le club du Standard a été un de mes plus réguliers et coriaces adversaires tout au long de ma carrière. La rivalité entre Anderlech t et le club de Sclessin représente un des points forts du championnat belge. Une renco ntre entre ces deux clubs est toujours un passage culminant de la saison. Les rel ations entre les directions des Mauves et Rouges varient en fonction des rapports d e force, des coups d’éclat, des déclarations parfois tapageuses des uns et des autres. De même, les affrontements entre supporters sont une source permanente et éton nante d’ingéniosité, d’inventivité dans la manière de vouloir diminuer, ridiculiser le camp d’en face. Certes, il arrive que le cocktail de la passion et de la bière entraîne certains débordements, désormais trop fréquents sur les terr ains de football. Les joueurs eux-mêmes sont parfois emportés par la furie de ces rencontres à haute tension. Et probablement aussi qu’un Standard-RSCA est plus pro pice aux échanges de noms d’oiseaux et à la castagne occasionnelle qu’un Waas land-Beveren-Ostende. Mais, finalement, dans la perspective de l’histoire, nous en retenons que c’est toujours le respect de l’autre qui l’emporte. Une cordialité en tre grands qui s’impose dans un paysage footballistique belge où les clubs émergent s (Genk, Zulte Waregem…) s’inspirent largement des exemples historiques du t riumvirat classique (Anderlecht, Standard, Bruges).
Pour ma part, mes souvenirs personnels liés au club de Sclessin sont tellement nombreux qu’une préface n’y suffit pas. Je préfère à ma manière apporter ma participation à la compréhension du mythe Standard, à ce qui fait sa spécificité, son charme.
À vrai dire, j’ai connu sur le terrain du Standard un des plus beaux moments de ma carrière. Un moment que je ne suis pas près d’ou blier, tant il m’a marqué sportivement, mais surtout humainement.
À la suite de ce que la presse avait appelé « Le co mplot de Katowice », un vent mauvais soufflait sur la manière dont mes prestatio ns nationales étaient appréciées, et je m’étais mis en retrait de l’équip e nationale, écœuré par les critiques nauséabondes. Mais très rapidement, à la suite d’un entretien avec Raymond Goethals organisé en douce par l’hebdomadai reLe Sportif 70, je retrouvai les Diables pour un Belgique-Écosse péril leux. De plus, mon match de rentrée se jouait sur le terrain du… Standard.
Le 3 février 1971, c’est en capitaine que je montai s sur la pelouse du Standard où j’ignorais tout de l’accueil que me réserverait le public liégeois. Il y avait grande foule. C’était un match de qualification important pour l’Euro alors que les dernières prestations des Diables avaient été mitigées. L’att ente était donc grande et, après avoir été critiqué, mon retour se faisait ainsi dan s des conditions délicates. Mais, dès le début, je fus rassuré. Sur les gradins où tr ente-six mille cinq cents spectateurs s’étaient rassemblés, l’ambiance était survoltée et, très rapidement, je commençai à entendre des « Vas-y, Paul » et des « A llez, Popol ». Je n’y croyais pas. Les supporters de l’équipe nationale, ce soir- là, à très forte densité locale et, d o n c ,a prioridu Standard, m’envoyaient des bravos , des sympathisants encouragements à chacun de mes dribbles, à chacune de mes actions. Je n’en
revenais pas. En seconde mi-temps, c’est carrément le stade entier qui scandait mon nom. Personne ne pourra jamais m’enlever ce sou venir incroyable. Être acclamé comme je l’ai été ce jour-là par « le camp d’en face »…
Je remerciai le public à ma manière en inscrivant l es trois buts du match (3-0).
Comme je l’ai déjà dit souvent, le public de Scless in ne saura jamais ce qu’il a fait pour moi le 3 février 1971.
Qu’il en soit remercié et que ce livre lui rende l’ hommage qu’il mérite.
Paul VANHIMST