Les secrets de l'académie

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387 pages
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Description

Michel Kipré, éducateur, guide et ami des jeunes académiciens, aujourd’hui stars du foot mondial, propose un récit de l’intérieur, qui entraîne le lecteur dans le sillage des acteurs d’une success story, mais aussi, hélas, vers le crépuscule d’une belle aventure.

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Date de parution 21 octobre 2018
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Langue Français

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Les secrets de l’Académie
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Michel Alex Kipré
Les secrets de l’Académie
Cet ouvrage a été réalisé avec la collaboration de Sapia Éditions.
01 BP 1807 Abidjan 01 editions@fratmat.info République de Côte d’Ivoire
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Les secrets de l’Académie
Pour Ella Wassa Candle
© Frat Mat Éditions, Abidjan, 2010. ISBN 978-2-84948-151-6 Tous droits réservés pour tous pays.
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Les secrets de l’Académie
Gratitude Certains sont victimes de n’avoir jamais rien en quantité suffisante. D’autres, privilégiés comme moi, sont victimes d’avoir toujours tout, en trop grande quantité.
À mes mères donc : Jacqueline et Viviane À mes pères : Étienne et Michel À mes frères À mes sœurs À mes familles À mes amours À mes métiers À mes devoirs À mes droits À mes erreurs À mes vies, avis et envies … Qui m’offrent cette pluralité singulière
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Les secrets de l’Académie
Remerciements Ils ont rendu les choses possibles : - Evelyne N’da, mon amie, ma mie. - Marie Louise - Tiburce Koffi - Frédéric Grah Mel - Gérard Dreyfus - Kani Sissoko pour le gîte et le couvert parisiens - Ahmadou Kébé - Landry Koné Dipomin - Hélène Aké - Nadia et Sylvain Oka - Eugène Diomandé - Les portables, - Mes trous de mémoire, - Le hasard, ce pseudonyme que Dieu se donne pour qu’on ne le reconnaisse pas.
Ils ont très tôt soutenu que je méritais d’être lu et ont toujours insisté pour que j’écrive quelque chose. J’espère que : - Pierre Kipré, cet autre moi - Dr Alexis Konan, - Alexandre Kodjo et - Éric Assemian se reconnaîtront dans ce modeste travail. Tous ceux que je n’ai pas su citer, ce travail est le fruit de votre soutien.
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Préface
Les secrets de l’Académie
L’aventure en jaune et noir Je connaissais le père, médecin de son état mais pour moi d’abord longtemps président de la Fédération Ivoirienne de Sport Automobile (FISA). Pendant plus de dix ans, j’ai suivi, chaque année, le Rallye du Bandama avant qu’il ne devienne Rallye de Côte d’Ivoire, épreuve dont il avait la charge et qui était inscrite au calendrier du championnat du monde. Et puis au début de l’année 2009, à la faveur d’un voyage à Abidjan, j’ai rencontré Michel, son fils. Il m’a parlé de son projet. Je l’ai aussitôt encouragé. Comment aurais-je pu le dissuader de conter l’histoire d’une construction sportive, bien davantage encore d’une construction humaine ? Celle de gamins mûris sur les bords de la lagune Ebrié. Ils avaient du talent ; le talent ne suffit pas. Ils avaient un maître un peu à la manière de ces instituteurs qui façonnaient jadis leurs élèves et les préparaient à leurs combats futurs.
L’aventure de l’Asec Mimosifcom est une aventure merveilleuse, un don du ciel pour ces adolescents tout juste sortis de l’enfance qui vont marier études et football. Il a fallu de part et d’autre de la volonté, du caractère, de l’ambition, de l’acharnement, du travail et toujours plus de travail, des idées, quelques généreux donateurs, enfin tout ce qui est nécessaire à la réussite d’une entreprise qui repose sur un don. Demandez-le aux artistes :
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Les secrets de l’Académie
le don ne suffit pas. Tous ces gamins sortis de l’école de l’Asec l’avaient au départ parce que le ballon, ils avaient su le maîtriser très tôt et le promenaient au bout de leur pied à longueur de journée, la plupart d’entre eux ne connaissant de l’école que celle de la rue.
Des hommes ont porté ce projet, les frères Ouegnin qui sont depuis tant d’années et même avant encore l’âme du club jaune et noir, le plus populaire de Côte d’Ivoire. Et puis le maître Jean Marc Guillou, ancien professionnel et international français, toujours considéré comme un homme à part, adepte absolu de la dé-robotisation du joueur, adepte du beau jeu, de l’embellie du geste.« Un pur », disent ceux qui n’ont jamais accepté l’évolution d’un football hyper professionnalisé.
Il était temps de raconter cette histoire de l’intérieur. Je me souviens du coup d’éclat de 1999, quand cette bande de jouvenceaux avaient baladé les Sang et Or de l’Espérance de Tunis. Les joueurs qui avaient été sacrés champions d’Afrique quelques semaines plus tôt avaient cédé leur place aux Mimos au grand bonheur de tous les spectateurs et téléspectateurs. Ce jour-là, un phénomène a bousculé toutes les mauvaises habitudes du football africain. Ce jour-là, le football-études est né. Dans tous les pays, chacun a compris que là se trouvait la voie qui mènerait aux performances, mieux encore aux podiums, aux titres nationaux, continentaux et au-delà des océans.
Et puis il a encore fallu attendre cinq années avant que la semence donne des arbres hauts, enfin pas tous, et forts. En 2004, peu après la conquête du tire africain par la Tunisie, je m’en souviens, c’était le 31 mars, la Côte d’Ivoire est allée gagner à Tunis 2-0 contre le nouveau champion d’Afrique. Il y avait parmi les Éléphants nombre d’anciennes jeunes pousses de l’ASEC. Et puis il y a eu la Coupe du monde 2006 avec les mêmes. Les générations suivantes piaffent d’impatience. Parce que l’aventure ASEC Mimosifcom ne s’est jamais arrêtée depuis 1993. Parce que l’ASEC est devenu un club modèle, avec son école de jeunes, avec des installations à Sol Béni, le bien nommé, qui sont la fierté du football africain. Il n’y manquait qu’…une bibliothèque et un premier
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Les secrets de l’Académie
ouvrage. Le livre de Michel permettra désormais de livrer le secret de la réussite d’un club, d’un football. La richesse d’une aventure n’est-elle pas de profiter aux autres, à tous les autres. Ceux qui ont fait école n’ont jamais eu à le regretter. Tout au contraire, elle leur a ouvert les portes d’une reconnaissance pérenne. Ce n’est pas le but initial. Mais le plus important n’est-il pas de laisser sa trace sur des routes mal jalonnées.
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Gérard Dreyfus Journaliste