Un brin de rugby

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94 pages
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Une discussion de comptoir entre aficionados, la reprise de la saison dans un club amateur, la moiteur d'un vestiaire juste avant le coup d'envoi, la genèse d'une passion : autant de visages du Rugby Club de Toulon dont l'auteur s'est fait le chroniqueur. Il rend ici hommage au club et à la ville, à travers des regards tour à tour nostalgiques, tendres, mystiques, narquois et critiques, évoquant l'histoire et le présent, les blessures et les fiertés, l'impétueuse ardeur des supporters et la douce chaleur des travées de Mayol.

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Date de parution 01 janvier 2011
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EAN13 9782336279848
Langue Français

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Un brin de rugby Carnets de voyage au pays des cocotiers blancs
© L’Harmattan, 2010 5-7, rue de l’Ecole polytechnique ; 75005 Paris http://www.librairieharmattan.com diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr ISBN : 978-2-296-13987-9 EAN : 9782296139879
Luc HAZOUME Un brin de rugby Carnets de voyage au pays des cocotiers blancs L’Harmattan
À Roger et Flora, mon phare et mon port, À Ornella, lionne de sang, À Géraud, passe-muraille, À Lolo, mon ami, mon frère, À Laurie, franchise de Gavarre, er À GD 1 et Marie, la famille royale, À J.R. et France et leur ranch boréal, À Ricou, vieux frère, À Sissi, l’impératrice, À Julian, l’auvergnat, Aux financiers, bleus et dorés, À Coco et Darget, présidentiables, À Boogy et Sophie, bloody aussies, À Alban et Marie, pottock libre et son Gemini Cricket, À Bookinson, entr’ouvreur, Aux V.R.P., voyageurs infatigables, À Perral, Sarral et Troussal, Gentils Organisateurs, Au Che, ailier des montagnes, À la Jole, madeleine bridée.
Avant-propos J’ai découvert, un soir de novembre 2006, la belle ville de Toulon et son joyau, le RCT, à l’occasion du premier match d’Umaga sur les terres toulonnaises, contre le Lyon Olympi-que Universitaire. Tana Umaga, l’immense trois-quarts centre des All Blacks, l’homme aux 74 fougères argentées, le prince rasta des terrains, venait de signer un contrat à plusieurs cen-taines de milliers d’euros pour disputer huit matches sous les couleurs rouges et noires. Et moi, supporter parisien, qui ve-1 nais pour Alain Penaud , ouvreur-remplaçant de Lyon, vieux loup quasi retraité, transfuge estival de mon Stade Français, je suis tombé fou amoureux, au premier regard, de ce club et de sa ville, de ces charmes et de ces disgrâces, de ces gran-deurs et de ces décadences. 2 Cette passion, dans le microcosme bobo-ovalot francilien, me fait passer pour un illuminé de la castagne, et même les rares provinciaux qui animent les troisièmes mi-temps pari-siennes, s’étonnent de ce goût pour la cité toulonnaise et son rugby. Ils m’opposent régulièrement les errements de l’urbanisme local, torturé d’autoroutes en plein centre-ville, défiguré de barres d’immeubles, l’omniprésent béton des plages, l’obscénité des cagoles autochtones, et le fanatisme duvulgus pecum. L’image de la ville pâtit aussi d’un passif historique particulièrement lourd : Vauban, déjà, y a installé