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Asie centrale 4 - Tadjikistan

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Pourquoi y aller

Région géostratégique où ne s’aventuraient jadis que les espions du “Grand Jeu” et les explorateurs, les paysages spectaculaires des hauts plateaux du Tadjikistan sont devenus le terrain de prédilection des alpinistes, randonneurs et autres voyageurs intrépides. Grâce au développement de l’hébergement chez l’habitant, vous aurez l’occasion de séjourner dans de superbes petits villages au charme intemporel, accueilli par des patriarches à la barbe blanche et aux dents en or, vêtus de longue joma colorées. La population, essentiellement persanophone et non turcophone, est extrêmement accueillante, mais parle peu les langues étrangères. Par ailleurs, les transports dans les zones rurales sont si irréguliers que vous devrez sans doute délier les cordons de votre bourse pour louer un 4x4.

Toutefois, les merveilles de la vallée du Wakhan, la beauté sauvage du Pamir, le “toit du monde”, ainsi que les lacs et les monts Fan contribuent à faire du Tadjikistan la destination la plus passionnante d’Asie centrale.



Quand partir

Mi-juin-sept Températures torrides en ville. Seule période possible pour randonner dans le Pamir.

Avr-mai Doux en plaine. Grosses pluies, glissements de terrain et routes de montagnes bloquées.

Nov-février Les températures dans le Pamir oscillent entre -20°C et -45°C.



Visas et permis

Il est question d’autoriser l’entrée au Tadjikistan sans visa, mais pour l’instant, le projet de loi n’a pas été ratifié. La plupart des voyageurs occidentaux peuvent toutefois obtenir leur visa assez facilement et rapidement (Cliquez ici). Si vous prévoyez de vous rendre dans l’est du Tadjikistan, pensez à demander un permis GBAO en même temps que le visa. Sans ce permis, les visas ne sont pas valables dans la province de Badakhchan, dans le Pamir – c’est l’unique gros défaut du Tadjikistan. Obtenir un permis et un visa ne prend généralement qu’une journée à Bichkek.



BUDGET

Coûts relatifs

Plus cher que le Kirghizstan, mais moins cher que l’Ouzbékistan (à moins de louer un 4x4).

Budget quotidien

Hébergement chez l’habitant en demi-pension 10-18 $US

Hôtel de catégorie moyenne 50-120 $US

Cuisine de rue 5-10 TJS, bon restaurant 65 TJS

1 l d’essence 5,50 TJS

Gammes de prix

Se loger (pour 2 personnes) : $ <250 TJS, $$ 250-600 TJS, $$$ >600 TJS

Se restaurer (plat principal) : $ <20 TJS, $$ 20–50 TJS, $$$ >50 TJS



Itinéraires

Une semaine Entrez au Tadjikistan par l’ouest, au départ d’Och (Kirghizstan), et partez en direction de Douchanbé en passant par Khodjent, Istaravchan, le lac Iskander-Koul et Mourgab. Vous pourrez peut-être faire un détour par Pendjikent et une courte randonnée dans les monts Fan.

Deux semaines Dix jours, c’est le temps minimal pour aller de Douchanbé à Och par la route du Pamir, l’itinéraire le plus éreintant, surtout si vous voulez improviser au jour le jour. Faites une étape à Rouchan pour Geisev et passez le plus de temps possible dans la vallée du Wakhan.

Trois semaines Combinez les deux itinéraires précédents pour effectuer un circuit au départ d’Och.



NOTRE CONSEIL

N’économisez pas sur la location de votre 4x4. Disposer d’un véhicule et d’un chauffeur peut transformer votre séjour dans la région du Pamir, où les transports sont très limités.



En bref

Superficie 143 100 km2

Capitale Douchanbé

Indicatif téléphonique992

Langues tadjik, russe, ouzbek, kirghiz, et une demi-douzaine de langues du Pamir

Population 7,9 millions d’habitants

Connu pour la route du Pamir, l’hospitalité de ses montagnards, le trafic de drogue

Fuseaux horaires Le district de Mourgab est à l’heure kirghize, mais le reste du Tadjikistan a une heure de moins.



Taux de change



Sites Web

www.asiaplus.tj/en

www.pamirs.org

http://tajiktourism.com

http://tdc.tj


Plan rapproché sur les pages suivantes


À ne pas manquer

Les lacs d’altitude et un séjour chez de sympathiques habitants le long de la route du Pamir, l’une des plus belles du monde.

La superbe et isolée vallée du Wakhan, à la frontière de l’Afghanistan, parsemée de forts de la route de la Soie, et offrant des vues spectaculaires sur les sommets enneigés de l’Hindu Kuch.

La traversée d’une rivière, la randonnée jusqu’à l’un des paysages les plus idylliques d’Asie centrale et la rencontre avec des gardiens de troupeaux kirghiz, sous un magnifique ciel pamiri, dans la vallée de Geisev.

Un trek dans la région austère mais sublime des monts Fan, ponctuée de lacs turquoise et peuplée de bergers tadjiks.

Une promenade ou un moment de détente au bord du lac Iskander-Koul, à l’extrémité orientale des monts Fan.


Retour au début du chapitre

DOUCHANBÉ       ДУШАНБЕ

37 / 600 000 HABITANTS / ALTITUDE 800 M

Avec ses montagnes brumeuses en toile de fond, Douchanbé est une ville qui connaît une évolution rapide. Sa longue avenue arborée centrale est toujours bordée d’une succession d’édifices néoclassiques de couleur pastel qui datent de la période soviétique. Mais la plupart d’entre eux risquent d’être détruits et remplacés par ces nouveaux bâtiments clinquants et démesurés qui surgissent un peu partout, et qui arborent un style mélangeant de manière discordante triomphalisme romain et futurisme bon marché. Le cœur de cette renaissance est un parc central impeccable, dominé par un vaste nouveau musée et le drapeau le plus haut du monde. À la périphérie, la ville possède quantité de ghettos composés d’immeubles d’habitations délabrés datant de l’ère Brejnev. Et pourtant, contre toute attente, notamment lorsque l’on connaît l’image de ville dangereuse dont souffrait Douchanbé durant la guerre civile des années 1990, l’atmosphère qui y règne aujourd’hui est d’un calme reposant… ce n’est peut-être pas sans rapport avec le fait que la majorité de la population masculine est partie travailler en Russie.


DÉTERRER LE PASSÉ

Lors de vos visites des meilleurs musées du Tadjikistan, vous pourrez souvent admirer des objets trouvés dans de nombreux temples et villes anciennes, et verrez quantité de références à ces lieux. Bien qu’aujourd’hui, il ne reste guère plus que des ruines, chacun de ces sites a une histoire glorieuse. Les objets exhumés sont exposés au musée national de Douchanbé. Pour plus de détails, consultez le site Internet www.afc.ryukoku.ac.jp/tj.

Bunjikath Le site sogdien de Bunjikath, près de Chakhristan, constituait au VIIIe siècle la capitale du royaume d’Ushrushana. Une célèbre fresque sogdienne y montre une louve allaitant des jumeaux, évoquant clairement la légende romaine de Romulus et Remus, que l’on retrouve restituée par des statues dans tout le pays.

Sarazm Vieux de 5 500 ans, ce site inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco situé à 15 km à l’ouest de Pendjikent est l’une des plus anciennes cités d’Asie centrale. On y a découvert un temple du feu et la tombe d’une femme fortunée, dont les perles de lapis-lazuli et les bracelets en coquillages datant du IVe siècle av. J.-C sont conservés au musée national de Douchanbé.

Kobadiyan C’est près du site ancien de Kobadiyan (VIIe à IIe siècle av. J.-C.), à Takht-i Kobad dans le sud du Tadjikistan, qu’a été découvert, en 1877, le trésor de l’Oxus, vieux de 2 500 ans, hérité des Achéménides et conservé au British Museum (www.thebritishmuseum.ac.uk/compass/, chercher “Oxus Treasure”).

Takht-i Sangin Un temple gréco-bactrien en ruine, vieux de 2 300 ans, près de l’endroit où Alexandre traversa l’Oxus en 329 av. J.-C.

Ajina Tepe Au sud-est de Kurgonteppa, le site d’Ajina Tepe (colline aux Sorcières) remonte aux VIIe et VIIIe siècles. En 1966, des archéologues y mirent au jour un stupa, un monastère et la plus grande statue du Bouddha d’Asie centrale.

Hulbuk Hulbuk était autrefois l’une des quatre plus grandes villes d’Asie centrale. Sa citadelle et son palais (IXe-XIe siècles) ont été exhumés, et les murs du palais sont en pleine reconstruction. Il se trouve à Kurbon Shaid.


Histoire

Malgré la découverte de vestiges remontant au Ve siècle av. J.-C., l’actuelle Douchanbé n’était qu’un village pauvre jusque dans les années 1920. Si insignifiant que son nom, qui signifie “lundi” en tadjik, était le synonyme du jour de son marché hebdomadaire.

La ville connut un bref frémissement en 1920 lorsque le dernier émir de Boukhara s’y réfugia devant l’avancée des bolcheviks. Malgré cela et un coup d’état en 1922 de basmatchi (combattants musulmans), Douchanbé revint vite sous l’autorité des bolcheviks.

Les choses changèrent avec l’arrivée du chemin de fer en 1929 ; Douchanbé devint la capitale de la nouvelle République soviétique tadjike. Elle fut rebaptisée Stalinabad jusque dans les années 1950, époque à laquelle la population avait énormément augmenté, non seulement avec l’arrivée d’émigrés tadjiks revenant de Boukhara et de Samarcande, mais avec la venue de nombreuses personnes durant les années 1940, notamment de quelque 50 000 Allemands, tant prisonniers de guerre qu’exilés germano-soviétiques venant de Russie (directement ou après un passage en Sibérie). Les industries du coton et de la soie du Tadjikistan furent si bien institutionnalisées que Douchanbé se développa, devenant un centre administratif et industriel.