D'Einsiedeln à la Salette au fil des siècles

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Avec l'Alsace, les Vosges et la Savoie, le Comté de Bourgogne et ses gens ont été attirés depuis longtemps par la Vierge Noire d'Einsiedeln et par d'autres sanctuaires petits ou grands, proche ou lointains. Aussi avons-nous tenu à consacrer un livre de mémoire à une ardeur religieuse que notre génération est l'une des dernières à avoir connue. Nous avons limitée notre synthèse, à la Franche-Comté et à ses régions voisines.

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Date de parution 01 octobre 2012
Nombre de lectures 14
EAN13 9782296506947
Langue Français

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Odile et Richard Moreau
D’Einsiedeln à la Salette au fil des siècles
Avec les pèlerins comtois sur les pas de la Vierge Marie
r e l i g i o n s
& s p i r i t u a l i t é
D’Einsiedeln à la Salette au fil des siècles
Avec les pèlerins comtois sur les pas de la Vierge Marie
Religions et Spiritualité collection dirigée par Richard Moreau, professeur émérite à l’Université de Paris XII et André Thayse, professeur émérite à l’Université de Louvain
La collection rassemble des études et des débats sur les grandes questions fondamentales qui se posent à l’homme, des biographies, des textes inédits des réimpressions de textes anciens ou méconnus. Elle est ouverte à toutes les grandes religions et au dialogue interreligieux.
Derniers titres parus:
Albert Barbarin,Croire en Jésus peut-être raisonnable. Et si de nombreux événements bibliques s’étaient déroulés autrement, 2012. Odile Bebin-Langrognet,De Savoie en Comté. Saint Pierre de Tarentaise, 2012. Philippe Beitia,Le Rosaire. Une grande prière de la spiritualité catholique, 2011. André Thayse,Regards sur la foi. A l’écoute de la science(collaboration de Marie-Hélène Thayse-Foubert), 2011. Francis Lapierre,Saint Paul et les Evangiles, 2011. Jean Damascène,Homélie sur le Samedi saint. Traduction et notes de Philippe Péneaud, avec Frédérique Bidaux. Etienne Goutagny,Magnificat. Un itinéraire monastique, 2011. Maurice Verfaillie,L’identité religieuse au sein de l’Adventisme(1850-2006). Préface de Richard Friedli, 2011. Philippe Beitia,Les traditions concernant les personnages de la Bible dans les martyrologes latins, 2011. Francis Weill,Dictionnaire alphabétique des Psaumes(Tehilim), 2011. Céline Couchouron-Gurung,Les Témoins de Jéhovah en France. Sociologie d’une controverse, 2011. André Thayse,Sur les traces du prophète de Nazareth. Données historiques, vérité symbolique(collaboration de Marie-Hélène Thayse-Foubert), 2011. Gilles-Marie Moreau,Le Saint-Denis des Dauphins. Histoire de la collégiale Saint-André de Grenoble. Préface de l’abbé Edmond Coffin, archiviste du diocèse de Grenoble, 2010. Pierre Haudebert,Théologie lucanienne. Quelques aperçus, 2010. Pierre Egloff,La Messe sur l’univers. Les nourritures du ciel et de la terre, 2010. Philippe Beitia,Le baptême et l’initiation chrétienne en Espagne du IIIe au VIIe siècle, 2010.
Odile et Richard Moreau
D’Einsiedeln à la Salette au fil des siècles
Avec les pèlerins comtois sur les pas de la Vierge Marie
A la mémoire de nos aïeux, forts dans leur foi, En souvenir de l’abbé Jean Garneret, curé de Lantenne-Vertière, qui nous a aidés à mieux les comprendre et les aimer.
© L'HARMATTAN, 2012 5-7, rue de l'École-Polytechnique, 75005 Parishttp://www.librairieharmattan.com diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr ISBN : 978-2-336-00215-6 EAN : 9782336002156
Introduction
Peuples Chrétiens ! Ecoutez, je vous prie,/ Vous entendrez réciter hautement, / De cette belle Vierge 1 des Ermites, / Qui fit tant de miracles à présent.
Il est peu de provinces où le culte de la Mère de Dieu ait été aussi répandu, aussi florissant que dans la Franche-Comté, écri-2 vait le chanoine Jean-Marie Suchet en 1892 . A l’appui de ce juge-3 ment, il citait le P. François Poiré (1630) :Cette province ne le cédait à aucune pour ce qui était de l’affection pour la Reine des 4 cieuxde ce que, et Dom Gody qui, en 1651, s’étonnait la Vierge ait un si grand règne dans un si petit comté1701, Claude. En François Doyen, curé de Trévillers, chanta la piété mariale des Comtois en alexandrins proches de la «prose rimée» :Vous savez sans doute / L’ardeur avec laquelle, en quantité de lieux, / Les 5 Comtois sont portés pour la Reine des cieux. Cette affection envers la Vierge Marie s’est exprimée par la construction de nom-breux sanctuaires :Ce serait connaître insuffisamment notre pro-vince que(...)d’ignorer les hauts lieux de sa prière et les richesses artistiques auxquelles la foi si vivace des Comtois a donné nais-____________ 1. Ancien cantique sur la Dédicace de la Sainte Chapelle de Notre-Dame des Ermites (XVIIIème siècle probable, collection particulière). 2. Chanoine Suchet (1892)Notre-Dame de Besançon et du département du Doubs. Chroniques et légendes, Paul Jacquin, Besançon. Cette citation et les suivantes, p. 1. 3. François Poiré, jésuite né à Vesoul en 1584, fut un des modèles d’humanistes dévots. Recteur de collèges de l’Est ou du Sud-Est, notamment à Lyon, il mourut à Dole en 1637. Il reste de lui une somme mariale : laTriple couronne de la Bienheureuse Vierge Marie, tissue de ses principales grandeurs d’excellence, de pouvoir et de bonté et enri-chie de diverses inventions pour l’aimer, l’honorer et la servir(3 tomes, 1630). 4. Dom Simplicien Gody (1651)Histoire de l’antiquité et des miracles de Notre-Dame du Mont-Roland. Dole. - Dom Gody (1600-1662), de la Congrégation bénédictine des saints Vanne et Hydulphe, dirigea le collège Saint-Jérôme à Dole (Jura), fut prieur à Faverney (Haute-Saône), maître des novices à Paris, prieur de l’abbaye Saint-Vincent à Besançon (voir Jean Godefroy, 1931,La vie de Dom Simplicien Gody, poète et écrivain mystique. Coll. Moines et monastères, Abbaye Saint Martin de Ligugé). 5. Claude François Doyen (1701)L’histoire de Nostre Dame des Ermites divisée en deux parties et composée en vers françois, par messire Claude François Doyen, Prêtre Curé de Trévillers au Comté de Bourgougne. Jean Henri Ebersbach, impr., Einsiedeln.
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sance,à la suite du rayonnement puissant de l’art bourguignon et de l’art champenois sur la Franche-Comté,écrivait Mgr Maurice Dubourg, archevêque de Besançon, dans sa préface auxVierges 6 comtoisesL’essentiel du volume décrit, de l’abbé Marcel Ferry . avec un oeil d’artiste les représentations de Marie. A l’inverse, le livre du chanoine Suchet est proche de la foi populaire ancienne. LesVierges comtoisessont précédées d’uneIntroduction histo-riquede Georges Gazier, ancien Bibliothécaire de la Ville de Besançon. Deux autres livres remarquables :Le Jura, terre maria-7 le, de l’abbé Pierre Lacroix, pour le diocèse de Saint-Claude , et 8 celui de Paul Dieudé sur les oratoires du Doubs , sont à connaître. Outre les visites aux lieux de piété proches, la dévotion de nos 9 pères s’exprimait par les pèlerinages, manière la plus épurée d’exprimer leur foi. L’abbé Ferry fait débuter son livre par un iti-néraire des pèlerinages à la Vierge Marie en Comté. Einsiedeln, en terre helvétique, fut une autre destination privilégiée. Au XIXème siècle, un de nos arrière-grands-pères du Haut-Doubs, son frère, d’autres de nos parents y allèrent à pied. Il fallait une foi solide pour se lancer ainsi sur les chemins. Aussi avons-nous tenu à consacrer un livre de mémoire à à une ardeur religieuse que notre génération est l’une des dernières à avoir connu, au moment où 10 une culture de consommation et de mépris, appeléemodernité, uneculture de mort(Jean-Paul II), représentée parla télévision qui 11 bouffe le temps libre, l’ensevelit dans, disait l’abbé Jean Garneret l’oubli quand elle ne l’insulte pas. Or,l’Histoire n’est plus libre, ni sincère, ni crédible quand elle se permet de juger, note le ____________ 6. Abbé Marcel Ferry (1946)Vierges Comtoises, précédées par une Introduction histo-rique : Le culte de la Vierge dans le diocèse de Besançon, par Georges Gazier. Préface de Mgr Maurice Dubourg, archevêque de Besançon. André Cart, Besançon, p. 10. 7. Abbé P. Lacroix (1988)Le Jura, terre mariale.Marie dans l’histoire et le patrimoine du Jura. AJEDIC, Lons-le-Saunier. 8. P. Dieudé (1998)Les oratoires du Doubs. Les amis des oratoires, 22 avenue Henri Pontier, Aix-en-Provence. 9. Le chanoine Suchet et, avant lui, l’abbé Besson (1821-1888), futur évêque de Nîmes, appelaient nos ancêtresnos pères. L’abbé Garneret parlait denos gens, plus courant chez nous, au singulierune genssans être au féminin pour autant (c’est le neutre). Cette dernière expression, qui a été utilisée longtemps dans nos villages, recouvre nos contemporains, comme l’abbé le disait, mais aussi tous ceux qui nous ont précédés. 10. D’après René Rémond (Le christianisme en accusation, 2001, Desclée de Brouwer, Paris, pp. 24 et 11-13), qui se référait à l’expression de l’historien Jules Isaac parlant de l’enseignement du méprisdans la pérennité de l’antisémitisme. 11. Abbé J. Garneret (1993)Vie et Mort du paysan. L’Harmattan, Paris, p. 6.
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12 professeur Jacques Heers , qui fait observer aussi quela principa-le, peut-être la seule vertu de l’historien(est)la sympathie pour l’humanité du passé. Cette qualité fait souvent défaut aux histo-riens quand il s’agit de la religion catholique et de ses fidèles. On ne peut ignorer en effet la tendance actuelle au sarcasme, au mépris et à la dérision à leur encontre. Au contraire, notre propos est de comprendre honnêtement nos pères et de leur rendre jus-tice. Etres de chair et de sang, ceux qui nous ont précédés vivent dans nos mémoires et même, ils vivent toujours si l’on croit à la vie éternelle. Nos pères, nos gens, c’est le peuple, c’est nous,c’est très exactement dans notre français de village, le prochain de l’Evangile, écrivait l’abbé Jean Garneret, curé de Lantenne-Vertière, le «grand ours» du folklore comtois, dansL’Amour des 13 Gens, son plus beau livre peut-être, fruit de ses méditations pour L’Heureux Pays, bulletin paroissial du canton d’Audeux, qu’il ani-mait.Qui est mon prochain, demandait-il ?Tous les gens que je rencontre, tous ceux à qui j’ai affaire, ne serait-ce qu’une minute et à plus forte raison longtemps. D’abord«nos gens»c’est la famille, la«maison»des anciens langages, ceux qui vivent sous le même toit, autour du même feu, tirant au même pain, buvant au même pot. Aimons-les avec leurs qualités, ils en avaient, et leurs défauts dont ils ne manquaient pas plus que nous.L’Amour des Gens, c’est à la fois tout simple et tout compliqué.Tout simple,un ordre du Seigneur, «Tu aimeras ton prochain» (...)Tout compli-qué:pour aimer bien les gens, il faut que cette affection soit de 14 Dieu tout en étant aussi de l’homme; les aimer de coeur, avec 15 leur pays, comme Jésus chez lui en son temps, continuait l’abbé . Pour bien parler de nos gens, il faut être de leur terre et les connaître depuis toujours, comme si nous avions vécu des vies antérieures. C’est ce qui se passe dans nos mémoires. Cela deman-de ne pas les prendre comme objets d’observation pour savants, ni de «se croire» soi-même parce qu’étant de la ville, on a appris à employer des mots choisis. L’abbé Garneret conseillait d’user de lalangue de village:Il est bon d’enseigner en classe une gram-____________ 12. Jacques Heers (2006)L’Histoire assassinée. Les pièges de la mémoire. Editions de Paris, p. 129, puis p. 139. 13. Abbé J. Garneret (1972)L’amour des gens, S.O.S, Paris, p. 8. 14. Abbé J. Garneret,L’amour des gens, p. 7. 15. Abbé J. Garneret,L’Amour des gens, p. 12.
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maire et une syntaxe du français littéraire.Il est moins recomman-dé d’écrire comme on écrit dans les journaux ou d’employer le moderne charabia des théologiens ou des hommes d’oeuvre, dou-16 teux substitut du latin. Bien sûr, on rejettera les plaisanteries faciles, à la mode dans nos sociétés repues, sur la vie et les croyances de nos pères présentés comme bornés, dans des textes quireflètent davantage leurs auteurs et leurs idéaux qu’ils ne met-17 tent à jour. On chercherala réalité des choses avec amitié, comme disait Charles Péguy de la lecture, à comprendre ceux qui ont fait de nous ce que nous sommes, leur vie de travail aux champs, derrière les vaches, à l’atelier, à couper le bois, râteler le foin, ramasser la moisson avant la pluie, eux qui ont subi les mille peurs sous les orages et dans les grands temps d’hiver quand seuls les hommes se risquaient à aller à la messe depuis les écarts, les souffrances devant les envahissements, les guerres, les famines, nos pères enfin qui, à leur manière, ont toujours cru du fond du 18 coeur, parfois au péril de leur vie, enDieu seul, à la Vierge Marie, aux saints, à une éternité bienheureuse enfin. C’était ce que Jean Garneret attendait de nous, jeunes des 19 années 1947 et au-delà , qui partions en vacances avec son ques-20 tionnaire de l’année, inspiré d’Arnold Van Gennep , qu’il avait fréquenté, pour interroger les anciens de nos villages. Nous retrou-____________ 16. Abbé J. Garneret,L’Amour des Gens, p. 9. 17. Joseph Ratzinger, Benoît XVI (2007)Jésus de Nazareth. Flammarion, Paris, p. 8. 18. Devise de l’abbé Antoine-Sylvestre Receveur (1750-1804), «saint curé» du Haut-Doubs, fondateur desSolitaires de la Retraite chrétienne, aux Fontenelles. 19. Nous avons été les disciples de l’abbé Jean Garneret, père du folklore comtois. Dès 1949, l’un de nous allait de Besançon à Lantenne en bicyclette, l’été, une trentaine de kilomètres à l’aller et autant au retour, simplement pour s’asseoir près de lui, le regar-der dessiner, peindre (sur verre notamment), causer (s’instruire !), dans son bureau, vers l’église, au bout du presbytère. On y accédait en traversant un champ d’orties qu’il trouvait très belles. On herborisait parfois. Si la maman de l’abbé était là, il arrivait que l’on mange avec des curés du coin. On rencontrait aussi des amis comme l’abbé Marcel Ferry. Un jour, allant à Lantenne en bicyclette, RM le trouva qui en revenait. Debout près de sa 2 CV Citroën au bord du bois entre Villers-Buzon et Corcondray, l’auteur des Vierges comtoisestenait à la main une violette. Il leva les yeux, le regard lointain, et dit avec un doux sourire :C’est beau une violette, tu ne trouves pas, Richard? -Oh oui, M. l’Abbé. Que dire d’autre ? Francis Jammes en aurait fait un poème. Marcel Ferry dédi-caça son ouvrage au cycliste de vingt ans :A un collègue en folklore! En juillet 1958, l’abbé Garneret nous fiança dans son église de Lantenne lors d’une messe dite spéciale-ment. C’est de son esprit de liberté, devenu le nôtre, dont nous témoignons ici. 20. A. Van Gennep (1873-1957), fondateur en France du folklore en tant que discipline, auteur d’un monumentalManuel de folklore français contemporain, laissé inachevé.
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vionsun climat d’époque, qui nous introduisait dans le mystère du 21 passé avec notre sensibilité d’aujourd’hui. Puis, avec lagrâce d’enfance(Barbizier 1950) qui lui était consubstantielle, l’abbé résumait les résultats de ces questionnements pour leBarbizier suivant, que nous vendions dans les villages. Il s’adressait au peuple, pas à latribu instruitecomme disait Soljenitsyne :Nous risquons de très peu plaire aux savants, nous écrivait l’abbé en janvier 1981,et cela nous indiffère. Nous avec lui : dans son esprit nous ne pouvions pas penser autrement. Ces enquêtes s’ajoutant aux mémoires familiales, plongeaient les étudiants que nous étions dans le monde de nos gens, des pauvres souvent, loin de notre vie privilégiée du fait que nous faisions des études supérieures, même s’il arrivait que l’on travaille pour les payer. En effet, nos pères étaient parfoisde pauvres mendiants vivant d’aumôneset nous avons dans nos familles des exemples de pauvreté et de charité de pauvres envers plus pauvres qu’eux. Ainsi, l’une de nos arrière-grands-mères s’étant plaint de son excès de travail à sa mère, qui vivait difficilement à l’Isle-sur-le-Doubs au milieu du XIXème siècle, s’entendit répondre :Mon ofant, prends ton fardeau et pars au marché et tu reviendras en disant qu’il y en a qui ont des far-deaux plus lourds que toi à porter. -Quand quelqu’un te donne 22 quelque chose,, disait aussi cette Mémé pauvre il faut faire le signe de croix et dire:Que le bon Dieu bénisse la main qui m’étrenne. Voilà l’amour et la foi de nos gens, trame de ce livre. C’est dans cet esprit, dans la fidélité à l’abbé Garneret et parce que la dévotion à la Sainte Vierge est d’abord du peuple, que nous avons rédigé cette synthèse qui est loin d’être exhaustive, mais qui entend raconter avec assez d’exemples comment nos ancêtres ont vécu et exprimé leur amour à Marie et, par elle, à Dieu. Du fait de la méconnaissance par beaucoup des bases de la religion chrétien-ne et même de l’histoire, en raison aussi de l’amalgame que font trop d’historiens entre théologie, histoire et politique, nous avons introduit quelques rappels historiques indispensables. ____________ 21. Mgr M. Dubourg (1951)Lettre d’approbation à l’Histoire des Hospitalières de Besançon, non paginée, en tête de l’ouvrage. Jacques et Demontrond, Besançon. 22. Cette arrière-arrière-grand-mère cultivait un jardin et en vendait les produits sur le marché :La poule aide à gratter au poulot, disait-on (inabbé J. Garneret,Vie et mort du paysan, p. 6). Son mari avait été à la bataille de Sébastopol. Plus tard, ruiné pour avoir répondu des dettes d’un autre, il travaillait à l’usine douze heures par jour.
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