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Galapagos 2013 Petit Futé

De
Les Country Guides du Petit Futé sont des guides pour tous les voyageurs. Ils proposent une synthèse équilibrée d'informations pratiques et culturelles et sont conçus pour que les lecteurs puissent effectuer le voyage qui leur convient, seuls ou en groupe
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INVITATION AU VOYAGE

SCUBA GALAPAGOS

avenue Amazonas

N23-71 y Wilson

QUITO

✆ +593 99 68 82 92

www.scubagalapagos.com

operaciones2@scubagalapagos.com

Renseignements et tarifs sur le site internet et par téléphone.

Ce Tour Operateur propriétaire du voilier Encantada, du bateau de plonger Eclipse et de l'hôtel The Wooden House sur l'île Isabela propose des croisières, des sorties de plongées à la journée et des excursions autour de l'archipel des Galapagos.

Bienvenue aux Galápagos !

Il y a 10 millions d’années, les volcans en éruption ont créé le surprenant archipel de Colón, plus connu sous le nom d’îles Galápagos, baptisé paradis de l’évolution par Charles Darwin et dernier sanctuaire de la vie naturelle par Jacques-Yves Cousteau. Ce groupe de 13 îles (d’une surface supérieure à 10 km²), 17 îlots et 47 récifs disséminés sur une surface terrestre de 8 000 km² et marine de 70 000 km² dans l’océan Pacifique, constitue un monde à part, traversé par la ligne équatoriale à quelque 1 000 km à l’ouest des côtes équatoriennes. La longueur totale des côtes est de 1 336 km et le point le plus élevé de l’archipel, le volcan Wolf, culmine à 1 707 m. L’archipel est un point chaud de la terre, c’est-à-dire une zone de fragilité de la croûte océanographique sous-marine, et l’activité volcanique intense donne lieu à des éruptions quasiment annuelles. On ne compte pas moins de 2 000 cratères dans l’archipel. Chacune des îles est en réalité le sommet d’un volcan immergé et offre un paysage lunaire. Préservé de la vie continentale, l’archipel est un coin du monde à nul autre pareil, où la nature réserve les plus belles surprises. Ce n’est pas pour rien qu’il fut le premier site inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco en 1978.

L’équipe de rédaction

Fiche technique
Argent

Monnaie

Le dollar américain. Depuis 2000 et la disparition du sucre (l'ancienne unité monétaire), la monnaie en circulation est le dollar américain, mais l’Etat frappe ses propres pièces de 1, 5, 10, 25 et 50 cents. Les pièces américaines sont quand même valables. Les coupures au-dessus de 20 $ ne sont généralement pas acceptées par méfiance vis-à-vis des faux billets.

Taux de change

1 $ = 0,71 € et 1 € = 1,40 $, en juillet 2011.

Idées de budget

La dollarisation (qui date de mars 2000) a causé une augmentation du coût du niveau de vie en Equateur, mais la destination reste encore bon marché. Les idées de budget ci-dessous sont par jour et par personne et prennent en compte repas, hébergement et transport.

Petit budget : 20 à 30 $ par jour.

Budget moyen : 30 à 50 $ par jour.

Gros budget : 60 à 100 $ par jour.

L'Équateur en bref

Le Pays 

Nom officiel : république de l’Equateur.

Régime : république présidentielle.

Président de la République et chef du gouvernement  : Rafael Correa Delgado, réélu en 2009.

Prochaines élections présidentielles  : 2012.

Capitale  : Quito (2,15 millions d’habitants lors du dernier recensement).

Principales villes : Guayaquil (environ 3 millions d'habitants), Cuenca (0,5 million), Riobamba, Manta, Esmeraldas, Ambato et Loja.

Fête nationale : le 10 août.

Superficie  : 283 560 km2. Le pays est divisé en 24 provinces, elles-mêmes subdivisées en cantons et paroisses.

Point culminant  : le volcan Chimborazo, 6 310 m.

Etendue des côtes  : 2 237 km.

Sites inscrits au patrimoine mondial de l'Unesco : le centre historique de Quito ; le centre historique de Santa Ana de los Ríos de Cuenca ; le parc national Sangay et les îles Galápagos.

La population

Population : 15 millions d'habitants (estimations 2011).

Densité : 52,9 hab./km2.

Répartition par âges : 0-14 ans : 30,1 % ; 15-64 ans : 63,5 % ; 65 ans et plus : 6,4 %.

Taux de croissance : 1,44 % (est. 2011).

Espérance de vie : 75 ans (72 pour les hommes et 78 pour les femmes).

Taux de natalité : 19,9 ‰ (est. 2011).

Taux de mortalité : 5 ‰ (est. 2011).

Taux de fécondité : 2,42 enfants par femme (est. 2011).

Langue officielle  : espagnol.

Autres langues parlées : langues indigènes, et notamment le quechua (ou kichwa) et le shuara (langue jivaro).

Religion : catholique (94 %), protestant (6%).

L'économie

PIB : 115,3 milliards $ (2010).

Croissance PIB : 3,7 % (2010).

PIB par habitant : 8 000 $.

Inflation : 3,3 %.

Chômage : 5 %.

Téléphone

Indice téléphonique depuis la France : + 593, suivi de l’indicatif régional sans le 0 initial + numéro à 7 chiffres (commençant par un 2 pour les fixes).

Indice téléphonique depuis l’Equateur : + 33, suivi de l’indicatif régional sans le 0 initial + numéro à 8 chiffres.

Téléphoner à l’intérieur du pays : indicatif régional avec le 0 + numéro local à 7 chiffres.

Indicatifs locaux : 02 Quito, Pichincha • 03 Chimborazo, Pastaza, Tungurahua, Bolívar • 04 Guayas • 05 Galápagos, Los Ríos, Manabí • 06 Carchí, Esmeraldas, Imbabura, Napo, Sucumbios • 07 Azuay, Canar, El Oro, Loja, Morona Santiago, Zamora. A noter : le chiffre « 2 » a été ajouté devant tous les numéros de téléphone équatoriens (sauf pour les portables).

Coût d'un appel : il est préférable de téléphoner à l’étranger via Internet (moins de 0,10 $/min). Dans les cybercafés, le coût d’un appel vers la France ou la Belgique varie entre 0,15 et 0,60 $/min (selon fixe ou portable). En local, les cartes téléphoniques sont économiques.

Décalage horaire

L’Equateur est situé sur le fuseau horaire de Greenwich 5. Il faut compter 7 heures de moins par rapport à l’heure française d'été et 6 heures par rapport à l'heure d'hiver. Quand il est midi à Paris, il est donc 6h du matin à Quito en hiver, et 5h en été. Important : l’heure est la même dans tout le pays, excepté aux Galápagos (-1h).

Formalités

Passeport et visa : pour les ressortissants français, belges, suisses et canadiens, passeport en cours de validité et valable 6 mois après la date de retour. Aucun visa n’est nécessaire pour un séjour touristique égal ou inférieur à 90 jours (3 mois). En cas de dépassement du temps de séjour autorisé, le ressortissant peut se voir placé en rétention administrative dans un centre de détention provisoire (conditions d’emprisonnement). Il est recommandé de respecter le temps de séjour et, le cas échéant, de demander auprès du service d'immigration une extension de durée de séjour (payante).

Taxes : une taxe d'aéroport est à payer lorsque vous quittez le pays. Elle est payable en espèces et en dollars. Pour info, en 2010 la taxe était de 41 $ à Quito et de 30 $ à Guayaquil. Cependant, lors de notre passage aucune taxe ne nous a été demandée. La taxe d'entrée aux Galápagos est de 100 $ par personne (+ 10 $ de taxe d'aéroport).

Le paludisme

Le paludisme est endémique au-dessous de 1500 mètres dans les provinces d’El Oro, Esmeraldas, Guayas, Manabi, Los Rios, Morona-Santiago, Napo, Pastaza, Sucumbios et Zamora-Chinchipe. Traitement préventif conseillé : Mefloquine. Quito, les Galápagos et le centre du pays ne sont pas concernés par le paludisme.

Climat

On peut dire que l’Equateur, compte tenu de ses innombrables contrastes géographiques, offre un inventaire de tous les climats du monde. Ainsi, eu égard aux différences d’altitude, il a été observé qu’entre deux points distants de 10 à 12 km, la différence des précipitations pouvait être de l’ordre de 1 000 mm. Il est à noter que comme le reste de la planète, l’Equateur subit les conséquences du dérèglement climatique et les différentes saisons y sont de moins en moins marquées.

Saisonnalité

On distingue deux saisons distinctes (qui varient en fonction de la région et de l’altitude) : la saison des pluies, de décembre à début mai dans la Sierra et de janvier à fin avril sur la côte. La pluie est alors quotidienne et tombe généralement dans l’après-midi. En Amazonie, la pluie peut tomber tout au long de l'année, avec des précipitations plus élevées entre avril et juin. La saison sèche s’étend de juin à novembre dans la Sierra et de mai à décembre sur la côte. Avec le changement climatique, il est cependant difficile (voire impossible) de prévoir la météo.

La haute saison touristique s’étend de juin à septembre, puis de novembre à fin mars. Les plages de la Costa et les Galápagos sont prisées par les vacanciers équatoriens en février et en mars. Par ailleurs, de nombreuses ferias et fêtes religieuses ont lieu tout au long de l’année (Semaine sainte en avril, Inti Raymi en juin, Mama Negra en octobre ou novembre, etc).

Le drapeau de l'Equateur

Cette ancienne colonie espagnole a adopté son propre drapeau le 26 septembre 1860. Ses couleurs sont identiques à celles du drapeau du Venezuela et de la Colombie ; seul le blason et les proportions permettent de faire une distinction. Le jaune rappelle les richesses naturelles du pays et le soleil ; le bleu traduit la vision du futur à travers la symbolique de l'océan et d'un ciel clair dégagé ; le rouge représente la lutte du peuple et le sang versé pour la patrie. Au centre du drapeau, les armoiries de l’Equateur illustrent le plus haut sommet du pays, celui du volcan Chimborazo (6 268 m), ainsi qu’un fleuve sur lequel navigue un navire de commerce. Un grand condor déployant ses ailes est dessiné en signe de puissance et d’indépendance.

DÉCOUVERTE DE L'ÉQUATEUR
L’Équateur en 15 mots-clés

Banane

La banane est LE fruit incontournable en Equateur, c'est l'un des éléments de base du régime alimentaire de la population locale. Le pays produit près de 7 millions de tonnes par an, ce qui représente environ 18 % de l'ensemble de ses exportations. Bananes desserts (sucrées) ou bananes à cuire comme la plantain, chifles (ou chips de bananes), patacones (rondelles de bananes frites), bolón de verde ( « boule » à base de banane plaintain verte et fourrée avec du fromage frais et de la viande), bananes frites, etc. Ici, le bolón de verde est servi avec une tasse de café ; les chifles, en entrée ou souvent avec un ceviche ; les patacones, en accompagnement d'un almuerzo (avec un morceau de viande ou de poisson, du riz et de la salade).

Chiva

C’est l’autobus de la campagne côtière, sorte de camion réaménagé. En bois et souvent vivement coloré, sans portières ni fenêtres, il dispose de plusieurs rangées de grandes banquettes peu confortables ; le tout est monté sur un châssis de camion. Les chivas transportent locaux et touristes sur l'île d'Isabela aux Galápagos, par exemple, ainsi qu'à Puerto Lopez, Atacames ou encore à Baños pour découvrir la route des cascades. A Quito, les chiva sont utilisés pour faire la fête : vous pouvez ainsi en louer un le temps d'une soirée et convier tous vos amis pour une virée nocturne sur fond de musique disco à travers la vieille ville (à partir de 90 $, pour 15 à 40 personnes, durée : 2 à 4 heures).

Danse

Si vous voulez avoir du succès auprès du peuple équatorien, il est bon de savoir danser ; non pas le rock'n'roll, que nul ne connaît en Equateur, mais plutôt la salsa, le merengue, la cumbia et les vallenatos colombiens. Ici, c'est bien simple, tout le monde danse ! L'Equateur vit en musique, et n’importe quelle fête (religieuse, de famille, anniversaire, naissance, etc.) ou événement populaire (fête du village, réunion, etc.) est prétexte à se déhancher jusqu’au petit matin. Du jeudi au samedi, les discothèques et les bars dansants ne désemplissent pas. On danse exclusivement en couple car il est mal vu pour une femme d’aller danser seule sur la piste. Mais de toutes façons mesdemoiselles, n'ayez aucun souci à vous faire, vous ne resterez pas longtemps sans cavalier...

Déforestation

Le commerce du bois et la colonisation de la forêt amazonienne sont les facteurs principaux de la déforestation du pays. On coupe approximativement 340 000 ha de forêt par an. Conscient de cette dégradation, le gouvernement limite l’exploitation forestière. Par ailleurs, de nombreuses associations se battent en permanence pour racheter des terres et agrandir la superficie des réserves écologiques afin de contrer le mouvement de déforestation et de protéger la faune équatorienne.

Dollarisation

En 2000, le président équatorien Jamil Mahuad, afin de faire face à une dévaluation de 400 % de la monnaie nationale, remplaçait la monnaie nationale, le « sucre » , par le dollar américain. Si la mesure a permis de redresser en partie l’économie, elle a aussi entraîné une inflation conséquente qui a eu pour effet d’affaiblir encore davantage la tranche la plus pauvre de la population. Les Equatoriens ont aujourd’hui complètement adopté le dollar américain. Les billets proviennent des Etats-Unis, en revanche la banque centrale frappe des pièces de 1, 5, 10, 25 et 50 cents. Sachez qu'il est indispensable d'avoir des petites coupures sur soi, car les commerçants sont toujours à court de change.

Indigènes

Alors que ce terme peut avoir une connotation péjorative aux yeux des Européens, en Equateur, on parle communément des indigènes – et non des indiens – pour faire référence aux peuples ancestraux. Le pays compte seize nationalités indigènes distinctes. Chacune d'entre elles – dont les plus connues sont les Quechuas (de l'Oriente et de la Sierra), les Shuar, les Záparo, les Siona, les Secoya, les Huaorani, les Cofán, les Awa, les Negro-afroéquatorianos, les Colorados (ou Tsáchila) -, possède sa propre langue et ses propres traditions et coutumes. A seulement deux heures de route de Quito, se trouve la ville d'Otavalo, célèbre pour son marché artisanal coloré qui fait le bonheur des touristes. Le savoir-faire des Otavaleños (peuple quechua) est réputé et reconnu au-delà des frontières du pays puisqu'ils vendent leurs objets (sacs, sculptures, bijoux, tableaux...) et leurs vêtements dans le monde entier.

Panama

Exporté depuis 150 ans, le chapeau panama a fait le tour du monde sous cette appellation. Il est pourtant bel et bien équatorien. Pendant la construction du canal de Panamá, des ouvriers du monde entier acquièrent les chapeaux de paille équatoriens pour se protéger du soleil. Panamá sert de vitrine commerciale à l’Amérique du Sud et le chapeau de paille est baptisé ainsi malgré son origine équatorienne. En 1906, Théodore Roosevelt porte ce chapeau lors de sa visite aux chantiers du canal et contribue à populariser le « Panama Hat » (chapeau panama), auparavant traditionnellement appelé « Sombrero de Paja Toquilla » (chapeau de paille). Ce chapeau est confectionné, selon sa méthode de tissage, à Cuenca ou à Montechristi.

Paramó

C’est le nom des terres froides se situant au-dessus de 3 000 m d’altitude et jusqu’aux neiges éternelles des volcans (4 100 m). Sans arbre, recouvertes d’une herbe épaisse, elles sont désolées  ; un vent froid les balaie souvent avec violence et de vastes forêts de nuages ​​se distillent ça et là. Aujourd'hui le réchauffement de la planète affecte cet écosystème.

Pétrole

Découvert en Amazonie en 1970, il a révolutionné l’économie du pays, transformant l’Equateur en second pays exportateur d’Amérique latine derrière le Venezuela. De nombreuses compagnies étrangères, notamment américaines sont présentes dans le pays pour l’extraction comme pour la commercialisation, et l’on peut observer notamment dans l’Oriente, les pipelines le long des routes, ou passant même dans les villages. Les réserves commencent toutefois à s’épuiser.

Plages

Les plages équatoriennes sont longues, de sable gris, souvent peu propices à la baignade en raison de forts courants marins et de gros rouleaux, bref on est loin des plages de rêve du Pacifique. Les stations les plus prisées sont Montañita (spot de surf incontournable !), Puerto Lopez, Canoa, Mompiche. Et les plus belles plages, de sable blanc cette fois, se trouvent certainement dans le parc national Machalilla, près de Puerto López (plage de los Frailes, Tortuguita et Playita). Pendant les grandes vacances, les Equatoriens se rendent au bord de la mer en famille et passent le plus clair de leur temps à se promener le long du rivage, à se baigner ou à prendre un pot avec leurs amis dans les nombreux petits bars à toit de palme qui bordent l’océan. Peu d’entre eux se font bronzer allongés sur le sable, à l'instar des Européens. Pléthore de vendeurs ambulants déambulent sur les plages, notamment à Montañita, pour vous vendre tout et n'importe quoi, du maillot de bain aux bijoux, sans oublier vêtements, boissons, glaces... A noter : mesdemoiselles, sachez que se montrer seins nus est mal perçu.

Pollution

Malgré la beauté de la nature et les richesses naturelles du pays, les mentalités n’ont pas encore totalement intégré les notions basiques d’écologie. On constate donc une pollution des agglomérations, faute de réglementation sur les carburants et les systèmes d’échappement des véhicules, et faute de ramassage et de recyclage des ordures . Dans ce domaine, beaucoup de progrès restent à faire ! Du fait de son altitude, Quito est l’une des villes les plus polluées de la planète. A signaler toutefois : les efforts entrepris – tri sélectif des ordures, recyclage, traitement des eaux usées… – par la municipalité de Loja, considérée comme l'une des villes les plus écologiques au monde, et pionnière dans le pays. Ces dernières années, la mairie de la capitale a, quant à elle, intensifié sa lutte contre la pollution atmosphérique, mais d'énormes progrès restent à faire.

Quinoa

Cultivée depuis plus de 5 000 ans, c’est la plante sacrée des Incas, qui la surnommaient « chisiya mama » ou « mère de tous les grains » en quechua. Cette céréale très digeste possède un grand pouvoir nutritif : sans gluten, pauvre en lipides, riche en fer et en protéines. Au moment de la conquête, les Espagnols, soucieux d’imposer leur culture, la remplacèrent par le blé et l’orge. Amère, il faut bien la laver avant d’en faire une soupe roborative. Aujourd’hui, elle est aussi consommée sous forme de céréale au petit déjeuner. On trouve cette plante dans la Sierra, notamment dans les parcs et réserves écologiques ; en Europe, on la trouve dans les rayons diététiques des supermarchés.

Tourisme communautaire

L’Equateur est certainement l’un des pays au monde où le tourisme dit « solidaire » est le plus développé. Dans chaque région, que ce soit dans les Andes, l’Oriente ou sur la côte, il est possible de séjourner avec des communautés indigènes, dans une famille ou dans des logements sommaires construits à l’attention des touristes. Cette autre forme de tourisme permet de se familiariser avec leurs habitudes et leurs coutumes et de mieux comprendre leur quotidien, tout en sachant que les revenus générés seront directement reversés à la communauté et serviront à financer différents types de projets (construction d’école, de dispensaire, d'habitations…).

Tremblements de terre

Situé sur la célèbre couronne de feu du Pacifique, l’Equateur est un pays en proie aux tremblements de terre. Dans le passé, certains ont été particulièrement ravageurs, détruisant des villes et des villages entiers. En 1981, un tremblement de terre (terremoto en espagnol) suivi d’un raz-de-marée (maremoto) a entraîné la mort de milliers de personnes sur la côte nord de l’Equateur, près de San Lorenzo et jusqu’en Colombie. De nombreuses plages bordées de cocotiers ont disparu à jamais. Lorsqu’il s’agit de petites secousses – ce qui est le plus souvent le cas –, les Equatoriens parlent de temblor.

En Equateur, les tremblements de terre ont soit une origine volcanique, soit tectonique, la plaque du Pacifique s’enfonçant sous la cordillère des Andes. Par ailleurs, chaque année, pendant la saison des pluies, les éboulements (derrumbes) ou glissements de terrain (deslaves) provoquent des pertes humaines et d’importants dégâts matériels.

Volcans

L’Equateur compte plus d’une quarantaine de volcans répartis le long de la cordillère des Andes, la route qui relie les villes de Quito et Riobamba étant communément appelée « l’allée des volcans » . Dépassant souvent les 5 000 m, ces colosses – dont le Chimborazo est le point culminant du haut de ses 6 310 m – sculptent le paysage et offrent, par la même occasion, de superbes possibilités de trekking. Plusieurs d’entre eux comme le Reventador et le Tungurahua sont extrêmement actifs et connaissent des éruptions fréquentes pouvant être dévastatrices. Localisé dans la cordillère royale de l’Equateur, à 140 km de Quito, le Tungurahua (5 016 m d’altitude) est d'ailleurs surnommé « Gorge de feu » . Lors de notre passage, en mai 2011, le volcan a connu un regain d’activité éruptive générant des colonnes de cendres pouvant s’élever jusqu’à 8 km d’altitude.

Faire – Ne pas faire

Faire

Se montrer courtois, tout comme les Equatoriens, et saluer les personnes présentes en entrant dans un lieu. Vous nouerez ainsi facilement contact avec une population qui sera ravie de vous conseiller.

Prendre garde à ses affaires ! Particulièrement sur les marchés et dans les bus. Les pickpockets sont nombreux et très rusés, sans compter que les gringos sont les proies les plus attractives.

Offrir un prix correct pour tout achat et/ou service rendu. Notre pouvoir d’achat étant très élevé, notamment dans la sierra ou en Amazonie, c’est l’occasion de se montrer généreux à peu de frais.

Respecter l'environnement, éviter de faire trop de bruit dans les réserves et parcs naturels, ne pas jeter vos déchets par terre. Faire preuve de bon sens et de savoir-vivre en somme.

Ne pas faire

Photographier les indigènes. Vous les verrez souvent refuser de se faire prendre en photo ou se cacher le visage quand vous pointerez votre objectif, par pudeur et par croyance ancestrale. Mais aussi parce que des hordes de touristes n’assistent au marché que pour les « mitrailler » avec leurs appareils… Alors respectez leur volonté. Si vous êtes vraiment désireux de prendre une personne en photo, demandez-lui au préalable avec un grand sourire en prime ; avec un peu de chance, elle acceptera.

Cueillir des fleurs ou plantes en Amazonie et dans les Galápagos. D'une part on risque de mauvaises surprises (insectes, sucs plus ou moins vénéneux), mais c’est surtout interdit ! N'oubliez pas que la plupart de ces espèces sont protégées (et/ou en voie de disparition).

Survol de l'Équateur

Survol de l'Équateur - La Panaméricaine, active voie de circulation traversant l'Equateur.

© Stephane SAVIGNARD

GÉOGRAPHIE

L’Equateur est délimité au nord par la Colombie, au sud et à l’est par le Pérou et à l’ouest par l’océan Pacifique. Les îles Galápagos, situées à quelque mille kilomètres du continent, font également partie du territoire équatorien, depuis 1832.
L’ensemble du territoire, continental comme insulaire, est traversé par la ligne équatoriale. A la suite du conflit qui l’a opposé au Pérou dans la première moitié du siècle et aux termes du protocole de Rio, l’Equateur a perdu 200 000 km² de territoire amazonien, lesquels constituent toujours un litige entre les deux pays, et comme en témoigne le bref conflit de 1995, un motif d’affrontements frontaliers absurdes. On distingue quatre régions : les Andes, la côte, l'Oriente et les Galápagos.

La cordillère des Andes et la Sierra

Composant une véritable épine dorsale nord-sud, la cordillère des Andes délimite trois régions naturelles, la côte au bord du Pacifique, la Sierra, région montagneuse en altitude, et l’Oriente, plus communément appelé Amazonie. En Equateur, la cordillère est divisée en deux chaînes parallèles, chacune comprenant plusieurs volcans avoisinant ou dépassant les 5 000 m. Le point culminant est le Chimborazo (6 310 m) dans la Cordillère occidentale, mais le Cotopaxi (5 897 m), plus haut volcan actif du monde situé dans la Cordillère orientale, est aussi emblématique.

La Sierra occupe environ le quart du territoire équatorien et s'étend sur 600 km depuis Tulcán, à la frontière colombienne, jusqu’à la région de Loja au sud. Région interandine située entre la cordillère orientale et occidentale, la Sierra jouit d'un climat tempéré ; elle est formée de plateaux et de vallées verdoyants, perchés à 3 000 m d’altitude. Les volcans multiples (dont certains sont encore en activité) ont donné naissance à des lacs et des sources thermales. Vingt-deux de ces sommets culminent entre 4 270 m et 6 000 m ; leur enfilade majestueuse a été surnommée par Alexander Von Humboldt « l’avenue des Volcans » . Les villes principales sont Quito, au nord, et Cuenca, au sud.

La Costa

La Costa (côte ou littoral) est une plaine alluviale, chaude et humide, irriguée par des fleuves puissants. Sa largeur varie de 30 km à 200 km sur une longueur de 800 km. Deux grands fleuves, l’Esmeraldas (320 km) au nord, et le Guayas (160 km) au sud, ainsi que leurs affluents, en font l’une des régions les plus fertiles du pays (culture de la banane, de la mangue et de la canne à sucre notamment). Sous l’influence du courant froid de Humboldt et du courant chaud de Panamá, le centre de la Costa bénéficie d’un climat tempéré, avec deux saisons distinctes. La principale ville de cette région est Guayaquil, important port sur le Pacifique et ville la plus peuplée du pays.

L’Oriente (Amazonie)

La région orientale, l’Oriente, forme une vaste plaine couverte de forêts naturelles irriguées par de gigantesques fleuves, le Napo, le Zamora, le Tigre, l’Aguarico, le Yasuni et le Paute, qui rejoignent l’Amazone. Cette région peu accessible, au climat tropical humide, fait partie de la forêt amazonienne ; elle concentre la quasi-totalité des ressources pétrolières du pays. Mais au-delà de cette ressource au fort impact environnemental, l’Oriente est avant tout une fascinante réserve naturelle... et le berceau de peuples ancestraux comme les Quechuas, les Secoya, les Siona, les Shuar et les Huaorani (notamment).

L'archipel des Galápagos

Cet territoire insulaire a été rattaché à l'Equateur en 1832. Autrefois connu sous le nom d’archipel de Colón, l'archipel est constitué de treize îles d’origine volcanique et d'un chapelets d’îlots et de récifs perdus dans l'océan Pacifique, à 965 km au large des côtes, à la latitude de l'équateur. Sa superficie totale représente 8 006 km². La capitale de la province des Galápagos est Puerto Baquerizo Moreno, située sur l'île de San Cristóbal. Le parc national et la réserve marine constituent un site classé au patrimoine mondial de l'Unesco.

Le réveil des géants

Parmi tous les volcans en activité que compte l'Equateur, le Tungurahua est l'un des plus menaçants (avec le Reventador, surnommé le « Destructeur » et le volcan Sangay). Ce volcan situé dans la Cordillère royale, à 135 km de la capitale et seulement 10 km de la ville de Baños, s'élève à 5 016 mètres d’altitude. Fin avril début mai 2011, ce mastodonte dont le nom signifie « Gorge de feu » , a connu un regain d'activité éruptive générant d'importants nuages de cendres et de gaz pouvant s'élever jusqu'à 8 km d'altitude. En éruption depuis octobre 1999, son activité éruptive avait déjà repris en mai 2010. Aujourd'hui, le niveau d’alerte est repassé en orange mais la vigilance reste d’actualité, plus particulièrement dans les provinces de Chimborazo et de Tungurahua. Quand le danger est trop grand, les habitants sont généralement évacués.