La Route 66 au Missouri

La Route 66 au Missouri

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40 pages

Description

La Route 66 au Missouri, chapitre du guide Ulysse Fabuleuse Route 66, présente l'itinéraire de la Route 66 au Missouri et les villes qu'elle traverse.
Le chapitre " La Route 66 au Missouri ", du guide Ulysse Fabuleuse Route 66, présente l'itinéraire de la Route 66 au Missouri, ainsi que les villes qu'elle traverse dans cet État américain dont la carte est incluse. De la grande métropole de St. Louis à la petite ville de Joplin, en passant par les monts Ozark et les villes fantômes, la Route 66 fait découvrir aux voyageurs les différents visages du Missouri, entre vie citadine et nature. Elle longe la plupart du temps l'autoroute I-44 dans l'État du Missouri, sauf pour ce qui est du tronçon reliant Springfield, Carthage et Joplin, alors qu'elle s'en éloigne considérablement. Abondamment illustré de splendides photographies en couleurs, ce guide permet de repérer les icônes architecturales de l'Historic Route 66, surnommée The Mother Road : les " diners ", les motels, les " drive-ins " et autres affiches et bâtiments extravagants qui ponctuent son parcours. De plus, " La Route 66 au Missouri " comprend la carte générale du tracé de la Route 66 et des sections qui rendent compte de l'importance historique et sociale de cette route mythique.



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Ajouté le 02 janvier 2015
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EAN13 9782765825043
Licence : Tous droits réservés
Langue Français
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Le tracé de la Route 66

La légendaire Route 66, première route transcontinentale en dur (béton rose!) aux États-Unis, demeure, malgré son déclassement dans les années 1980, la route la plus connue en Amérique du Nord et en préserve le mythe et son image : depuis quelque temps, les panneaux de signalisation routière ont refait surface, cette fois-ci affichant « Historic Route 66 ». Traversant huit États, soit l’Illinois, le Missouri, le Kansas, l’Oklahoma, le Texas, le Nouveau-Mexique, l’Arizona et la Californie, la Route 66, qui s’étire sur près de 4 000 kilomètres, est toujours aussi populaire auprès des amateurs de road trips, comme elle l’était auprès des vacanciers après la Seconde Guerre mondiale.

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Anciens panneaux de la Route 66. © Dreamstime.com/Vossphoto

Illinois

La Route 66 débute à Chicago, troisième ville en importance des États-Unis et métropole de l’Illinois, où un panneau indique aujourd’hui son point de départ dans Adams Street, à l’angle de Michigan Avenue, en face de l’Art Institute of Chicago (à l’origine, en 1926, ce point de départ se trouvait plutôt sur Jackson Boulevard, à l’angle de Michigan Avenue). Mettant le cap sur le sud-ouest, elle traverse le centre de l’État en passant par ces villes et villages : Joliet, Wilmington, Gardner, Dwight, Odell, Pontiac, Normal, Bloomington, Atlanta, Lincoln, Williamsville, Elkhart, Springfield et Litchfield.

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Chicago, Illinois. © Dreamstime.com/Maxym022

Missouri

En sortant de l’Illinois, la Route 66 pénètre dans le Missouri, à St. Louis, métropole de l’État, d’où elle se dirige vers le sud-ouest du pays. Elle y rencontre ces endroits : Eureka, Villa Ridge, Stanton, Cuba, Rolla, Devil’s Elbow, Lebanon, Springfield, Carthage et Joplin.

Oklahoma

Après avoir fait un léger crochet par le Kansas, qu’elle traverse rapidement, la Route 66 franchit la frontière menant à l’État de l’Oklahoma. Elle file ensuite vers ces villes et hameaux : Miami, Catoosa, Tulsa, Stroud, Arcadia, Oklahoma City, la capitale de l’État, d’où la route fonce plein ouest, Clinton et Elk City.

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Newberry Springs, Californie. © Mike Garofalo, flickr.com/vintageroadtrip

Texas

Après avoir quitté l’Oklahoma, la Route 66 sillonne le nord de l’État du Texas, dans sa partie la plus étroite. Elle y rencontre ces localités : Shamrock, McLean, Groom, Amarillo, Adrian et Glenrio.

Nouveau-Mexique

Laissant le Texas et le Midwest derrière elle, la Route 66 déroule son ruban dans l’État du Nouveau-Mexique, pour rejoindre les Rocheuses américaines. Elle passe des contreforts aux crêtes des montagnes en traversant ces villes et lieux : Tucumcari, Santa Rosa, Santa Fe, Albuquerque, Grants, Continental Divide et Gallup.

Arizona

Après avoir sillonné le Nouveau-Mexique et quitté les Rocheuses, la Route 66 entre dans l’État de l’Arizona. Elle se dirige alors vers ces villes, parcs nationaux, hameaux et autres sites naturels : Petrified Forest National Park, Painted Desert National Park, Holbrook, Meteor City, Flagstaff, Phoenix, Bellemon, Williams, Grand Canyon National Park, Page, Antelope Canyon, Horseshoe Bend, Seligman, Peach Springs, Kingman et Oatman.

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La fin de la Route 66.
© iStockphoto.com/ trekandshoot

Californie

La Route 66 passant non loin de Las Vegas et du Hoover Dam, dans le Nevada, plusieurs en profitent pour s’offrir une petite escapade dans cet État hors circuit. Au retour, direction la côte de la Californie. Avant d’atteindre le Pacifique, but ultime du voyage, la Route 66 donne à voir ces villes et localités : Needles, Newberry Springs, Barstow, Victorville, San Bernardino, Pasadena, Los Angeles et Santa Monica. Un panneau indique la fin de la Route 66 sur le quai de Santa Monica, face à l’océan.

La Route 66 dans l’histoire

Tous ceux qui rêvent de « faire » la Route 66 savent que traditionnellement elle part de Chicago, la métropole de l’Illinois, pour aboutir à Santa Monica, près de Los Angeles, sur la côte du Pacifique en Californie. Parcourant les États-Unis du nord-est vers le sud-ouest, cette route historique offre, même encore aujourd’hui, de fabuleux moments d’exaltation à travers ses gens, ses paysages, son architecture, son ancien béton rose.

Quelle jouissance que de rouler en toute liberté sur The Mother Road! C’est ainsi que l’avait surnommée John Steinbeck dans son roman Les Raisins de la colère – les fermiers à la recherche d’emplois durant la dépression des années 1930 ou à la suite des tempêtes de sable du Dust Bowl rejoignirent la Route 66 par des routes secondaires pour migrer vers les grandes cultures californiennes…

L’invention de l’automobile

Avant l’avènement de l’automobile, les routes du pays n’étaient sillonnées que par les diligences et autres voitures à cheval, la plupart suivant les chemins des pionniers ou les anciens sentiers amérindiens. À l’époque, le territoire des États-Unis se présentait comme un vaste salmigondis de quelques millions de kilomètres de pistes qui allaient dans toutes les directions.

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Une vieille Ford le long de la Route 66. © iStockphoto.com/sancld

Il fallut attendre la fin du XIXe siècle pour qu’apparaissent les premiers véhicules routiers, grâce à l’invention de Henry Ford en 1893 – dont les Ford de modèle T furent produites en série en 1908 –, puis le tournant du XXe siècle pour que soit signé, en 1916, le Federal Aid Road Act, première loi américaine énonçant une politique nationale des transports. C’est alors que chacun des États de l’Union fit en sorte de définir ses besoins en chaussées, puis entreprit avec le gouvernement central l’aménagement des voies publiques.

Naissance du réseau routier américain

Les Années folles, cette période allant de 1918 à 1929 caractérisée par une effervescence économique et artistique aussi bien en Amérique qu’en Europe, ont vu se développer la société de consommation avec entre autres la démocratisation de l’automobile qui est en demande, notamment aux États-Unis, où la croissance a accéléré au cours de la Grande Guerre et où le niveau de vie a crû.

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Panneau de la Route 66 de 1926 à 1948.
© iStockphoto.com/Solidago

Déjà dans les années 1920, le pays comptait quelque 40 000 kilomètres accessibles pour les véhicules routiers. Les automobiles étant devenues de plus en plus populaires et plus abordables après la Première Guerre mondiale, un bon nombre d’Américains s’en procurèrent pour le plaisir, s’arrêtant le long des routes dans les quelques drive-in restaurants et autres fast-foods qui venaient de voir le jour. Le gouvernement fédéral eut alors la volonté de créer un véritable réseau routier au pays.

Création de la Route 66

L’idée de créer une route transcontinentale qui relierait le nord-est des États-Unis au sud-ouest en passant par le centre du pays est venue entre autres de la nécessité de désenclaver le Midwest, d’en raccorder les nombreux hameaux ruraux et de permettre l’acheminement de la production des fermiers locaux vers les populations urbaines. En 1925, le tracé de la Route 66 est sur la bonne voie. Considéré comme l’instigateur de la Route 66, Cyrus Avery, qui fut nommé président de l’Associated Highway Associations of America à cette époque, prit en main son aménagement et fit en sorte de relier entre elles des sections de routes déjà existantes, mais où la signalisation routière demeurait déficiente.

L’année 1926 vit la ratification de l’acte de naissance de l’U.S. Highway 66, aujourd’hui mieux connue sous son nom de Route 66, que certains appelaient The Main Street of America, soit « la rue principale de l’Amérique », avec ses quelque 4 000 kilomètres. Les premiers panneaux affichant le numéro de la Route 66 firent leur apparition et, une fois devenue une route plus touristique, son nom s’afficha aussi bien dans les guides de voyage que sur les cartes routières, et ce, pour un demi-siècle.

Commis-voyageurs et premiers touristes

Au tournant des années 1930, la Route 66 vit apparaître les panneaux publicitaires alors que se multiplièrent les établissements de restauration au volant. Mais encore, les motels se développèrent, d’abord entre l’Oklahoma et le Texas sur les bords de la Route 66 alors en construction, puis tout du long.

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Une famille fuyant le Dust Bowl. © Dorothea Lange, Farm Security Administration/Office of War Information/
Office of Emergency Management/Resettlement Administration

À l’origine, ils furent utilisés par les représentants de commerce et autres voyageurs automobiles, au cours de leurs déplacements vers l’ouest du pays. Qui plus est, la présence d’une pompe à essence et d’un resto-bar permettait d’en faire de véritables haltes routières.

Dust Bowl

Terribles calamités, les tempêtes de sable surgirent dans le Midwest beaucoup plus souvent dans les années 1930 : 14 en 1932, 38 en 1933. Elles ont surtout balayé les territoires du Kansas, de l’Oklahoma, du Colorado et du Nouveau-Mexique et ont beaucoup affecté les exploitations agricoles de ces États. Fermiers et autres résidents essayèrent de s’en protéger comme ils le pouvaient, mais le sable s’infiltrait par la moindre fissure des demeures.

Puis, en 1934, elles se multiplièrent, alors que les animaux de ferme mouraient, l’estomac ensablé, et que les gens souffraient d’une forme de pneumonie attribuable à la poussière. Cette malheureuse période, connue sous le nom de Dust Bowl, provoqua l’exode de plus de 3 millions de gens.