La Villa Palmieri – suivi d'annexes

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306 pages
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Nouvelle édition 2019 sans DRM de La villa Palmieri de Alexandre Dumas augmentée d'annexes (Dumas, sa vie, son temps, son œuvre par de Bury).

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EAN13 9791027302628
Langue Français

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LISTE DES TITRES
LA VILLA PALMIERI
ALEXANDRE DUMAS – SA VIE, SON TEMPS, SON ŒUVRE
Alexandre Dumas : Œuvres complètes Retour à la liste des œuvres
LA VILLA PALMIERI
Impressions de voyage Pour toutes remarques ou suggestions : editions@arvensa.com Ou rendez-vous sur : www.arvensa.com
Édition de référence : Michel Lévy Frères. 1855 ***
LA VILLA PALMIERI Liste des titres Table des matières du titre
Table des matières
Préface I Les fêtes de la Saint-Jean à Florence II Le palais Pitti III L’Arno IV Visites domiciliaires V Saint-Marc VI Saint-Laurent VII La galerie des Offices à Florence VIII La luxure de sang IX Hippolyte et Dianora X Saint Zanobbi XI Saint Jean Gualberti XII Careggi XIII Poggio a Cajano XIV Quarto XV Le petit Homme Rouge XVI 13 et 18 juillet XVII 3 et 4 août Annexe Préface de 1847 : La Villa Palmieri
LA VILLA PALMIERI Liste des titres Table des matières du titre
Préface
C’est à la VILLA PALMIERI que Boccace écrivit sonDecameron. J’ai pensé que ce titre me porterait bonheur. Je commence par une histoire don t j’appris le dénouement le jour même où j’installai mon bureau dans la chambre où, 193 ans auparavant, l’auteur desCent nouvelles avait établi le sien.
LA VILLA PALMIERI Liste des titres Table des matières du titre
I Les fêtes de la Saint-Jean à Florence
Pendant notre séjour à Florence, nous nous aperçûmes un soir, en ouvrant notre fenêtre, que le Dôme et le Campanile étaient illuminés ; cette illu mination annonçait pour le lendemain le commencement des fêtes de la Saint-jean. Nous ne vo ulions perdre aucun détail de ces fêtes qu’on nous avait fort vantées d’avance à Gênes et à Livou rne, et nous sortîmes aussitôt. Quoique nous fussions logés à une extrémité de la ville nous nou s trouvâmes, en mettant le pied dans la rue, au milieu d’une foule qui devenait de plus en plus com pacte à mesure que nous nous approchions du cœur de la cité. Cette foule s’écoulait avec une sagesse et une convenance telles, que le silence de notrepalazzino,situé, il est vrai, entre cour et jardin, n’avait pas été troublé ; et si l’illumination du Dôme ne nous avait annoncé la fête, nous aurions pu passer toute notre soirée sans nous douter un instant que Florence entière était dans ses rues. C ’est là un trait caractéristique des Italiens de la Toscane : les individus sont parfois bruyants, mais la foule est presque toujours silencieuse. Florence est magnifique à voir la nuit, par un beau clair de lune ; alors ses colonnes, ses églises, ses monuments, prennent un caractère grandiose qui efface et rejette dans l’ombre tous ces pauvres édifices modernes qu’on dirait faits pour des voyageurs d’un jour. Nous suivîmes la foule, la foule nous mena place du Dôme ; il me sembla que je voyai s l’église pour la première fois, tant ses proportions avaient grandi ; le Campanile surtout p araissait gigantesque, et ses illuminations semblaient mêlées aux étoiles. Le baptistère de San-Giovanni était ouvert, et la châsse du saint exposée ; l’église semblait pleine, et cependant on y entrait facilement ; car à Florence, au lieu de réagir sans cesse contre les autres, comme on fait chez nous, chacun s’aide, chacun se presse, chacun se place, et on finit par être à l’aise là où l’on aurait cru d’abord devoir être infailliblement étouffé. La religion me parut empreinte de ce même caractère de douceur que j’avais déjà remarqué dans tous les actes extérieurs du peuple. Dieu est trait é à Florence avec une certaine familiarité respectueuse qui n’est point sans charmes, à peu pr ès comme on traite le grand-duc, c’est-à-dire qu’on lui ôte son chapeau et qu’on lui sourit. Je ne sais, au reste, si on croit le premier beaucoup plus puissant que le second ; mais, à coup sûr, on n’a pas l’air de le croire meilleur. Le Baptistère était magnifiquement illuminé ; aussi pûmes-nous distinguer beaucoup de détails qui nous avaient échappé lors de notre première visite. Dans les églises d’Italie, on y voit en général beaucoup moins clair le jour que la nuit. Nous remarquâmes particulièrement une statue, l’Espérance de Donatello ; une Madeleine un peu maigre, d’une vérité un peu anatomique, du même auteur, mais pleine de repentir et d’humiliation ; et enfin, le tombeau de Jean XXIII, toujours de Donatello, dont l’épitaphe :Quondam papa,rivit au prieur, lesi fort la colère de Martin V, qu’il en éc  souleva marbre censuré ne devant, selon lui, conserver au défunt que le titre de cardinal, avec lequel il était mort. C’est qu’aussi, il faut le dire, Balthazar Cozza fu t un singulier pape. Gentilhomme napolitain sans fortune, il tenta d’en acquérir une en se faisant corsaire ; un vœu fait au milieu d’une tempête le jeta dans les ordres, où, grâce à l’appui, aux recommandations et surtout à l’argent de Côme l’ancien, son ami, il fut nommé cardinal-diacre. Alors l’ancien corsaire se fit marchand d’indulgences, et il paraît qu’il réussit mieux dans cette seconde spécu lation que dans la première ; car, à la mort d’Alexandre V, qu’il fut soupçonné d’avoir fait assassiner, il se trouva assez riche pour acheter le conclave. Cependant Balthazar ne fut pas nommé, comme il s’y attendait, au premier tour de scrutin ; alors il se revêtit lui-même de la toge pontificale, en s’écriant, comme par inspiration :Ego sum papa.Le concile, intimidé de son audace, confirma l’élection, sans même recourir à un second tour de scrutin, et Balthazar Cozza fut exalté sous le nom de Jean XXIII. Cela faisait le troisième pape vivant : les deux autres étaient Grégoire XII et Benoît XIII.