NATURISME 2018 (avec cartes photos + avis des lecteurs)
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Description

"Le naturisme, c'est non seulement un état de fait, mais surtout un état d'esprit que nous vous invitons à partager à travers ce guide particulièrement Futé ou vous trouverez des conseils pratiques pour aller à la découverte du monde naturiste en toute sérénité, tous les clubs et la centaine de centre de vacances qui vous accompagneront tout au long de vos vacances en France, toutes les plages ou l'on peut pratiquer le naturisme en toute sécurité, mais aussi des gîtes et des chambres d'hôtes, nouveau mode d'hébergement naturiste. Une visite en Belgique, en Suisse et dans quelques autres pays européens, ouvrira vos horizons."

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Informations

Publié par
Nombre de lectures 67
EAN13 9791033184348
Langue Français
Poids de l'ouvrage 1 Mo

Informations légales : prix de location à la page €. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

Table des matières
Édito
LE NATURISME
Qu’est-ce que le naturisme ?
Un mode de vie
Sports et loisirs
Vacances naturistes
Le naturisme pratique
LES BONNES ADRESSES
Auvergne – Rhône-Alpes
Bourgogne – Franche-Comté
Bretagne
Centre – Val de Loire
Corse
Grand Est
Hauts-de-France
Île-de-France
Normandie
Nouvelle-Aquitaine
Occitanie
Pays de la Loire
Provence-Alpes-Côte d'Azur
DOM-TOM
LE NATURISME AILLEURS EN EUROPE
Allemagne
Belgique
Croatie
Espagne
Hongrie
Luxembourg
Portugal
Royaume-Uni
Suisse
Galerie photos
Galerie cartes
© Thomas Wong – Shutterstock.com


© Alex Zabusik – Shutterstock.com
Édito
Le naturisme ne se cache plus ! Cet art de vivre tente de plus en plus de personnes en France comme aux quatre coins du monde. Phénomène de mode, mouvement en pleine mutation, courant en maturation, le naturisme de nos contemporains garde aujourd'hui la saveur de la fraîcheur d'antan. Celle d'une vie saine, au cœur de la nature, respectueuse de chacun et de tous, dans une nudité collective assumée et revendiquée.
Car oui, le naturisme est une manière de vivre au quotidien en nudité intégrale. Et bien que cela s'organise essentiellement dans les centres de vacances, les clubs associatifs ou sur des plages, le naturisme se fait plus commun, se dévoile, habille les villes, se répand dans les campagnes, investit les recoins les plus insoupçonnés. L'année 2017 en a été le témoin le plus flagrant... 2018 prend la relève, comme un starter en phase d'allumage. Les années à venir seront à coup sûr, les témoins d'une révolution du corps.
Avec l'ouverture de l'espace naturiste de Paris au Bois de Vincennes, la capitale française a attiré l'attention du monde entier sur l'un de ces patrimoines historiques qu'elle semblait vouloir faire taire : le naturisme.
Car le naturiste, c'est votre banquier, votre patron, la caissière de la supérette, le professeur de vos enfants, le présentateur télé, le boulanger qui chaque main vous rend la monnaie... La population naturiste, c'est vous, moi, nous. C'est le tissu social classique, celui des citoyens français dans leur pluralité et leur singularité. Ce sont certains qui, par besoin, par nécessité, par éducation, par réaction, voit dans le naturisme bien plus qu'une mise à nue physique. Les adeptes du naturisme ne sont pas que des nudistes. Ils véhiculent des valeurs de respect de soi, d'autrui et de l'environnement. Ce sont des acteurs, des protagonistes du temps présent, des individus en quête de sens.
En faisant fi des codes du vêtement qui impose un statut à l'autre, le naturisme se fait acte, geste, revendication, volonté. Il se fait prise de conscience, vœu d'opposition à l'heure de la mondialisation, de l'ultra consumérisme, de la pollution galopante. Désir de rompre pour œuvrer vers une égalité de tous dans notre nudité, dans nos nudités. Le naturisme, à travers le dénuement qu'il impose de la personne, est humaniste, universel et bienveillant. Le regard est franc, la parole défaite de préjugés, le rapport clair, l'approche limpide... Le naturisme c'est une ambiance conviviale, familiale, détendue.
La France peut se targuer d'être aujourd'hui la première destination touristique naturiste au monde avec des millions de personnes qui viennent découvrir les centaines d'adresses consacrées à cette pratique. Mais c'est surtout le pays pionnier d'un art de vivre en harmonie avec nous-mêmes, avec la nature.
Le naturisme est depuis quelque temps un sujet de débats, d'analyses multiples et variées. A chaque fois, il en ressort les mêmes conclusions : le naturisme apporte bonheur, simplicité, bien-être physique et psychologique à ceux qui le pratiquent. Alors pourquoi pas vous ? C'est plus simple qu'il n'y paraît... Essayer le naturisme, c'est l'adopter !
Julien Claudé-Pénégry
LE NATURISME


© azazello – Adobe Stock

Qu’est-ce que le naturisme ?


© sylv1rob1 - shutterstock.com

PETITE HISTOIRE ET SOCIOLOGIE DU NATURISME
En remontant à la plus haute Antiquité, en passant par le Moyen Âge et autres périodes de l'Histoire, on constate que selon les époques et les lieux, la nudité n’a pas toujours été réprimée comme un tabou ; elle était même souvent très largement pratiquée, dans la Grèce antique par exemple.
Même au Moyen Âge, que l’on a coutume de décrire de manière simpliste comme le règne de l'obscurantisme, il n’était pas rare de voir des gens se baigner nus, garder les troupeaux nus, travailler nus à la forge...
Toujours est-il que le XIX e siècle est en Europe un siècle de pudibonderie, et la nudité y est à la fois taxée de folie et d'infraction pénale, et sévèrement réprimée dans les deux cas. Dans cet environnement moraliste à l'extrême, comment s’étonner que ce soit de la part de milieux anarchistes, la plupart du temps anticléricaux, que soit venue la contestation ? Notamment quand, après l’échec des attentats de la fin du XIX e siècle, les anarchistes trouvèrent dans le naturisme une forme de sociabilité et un moyen d’assurer leur marginalité...
Mais ce ne fut là qu’une des racines du naturisme actuel. Car l’idée du retour à la nature, cette fuite des villes – nous sommes en pleine expansion urbaine et industrielle – avec leurs miasmes et leur pollution, amène aussi au naturisme des gens d’horizons intellectuels très variés, jusqu’aux catholiques de tendance ascétique. La nudité est alors un symbole de dépouillement, de renoncement, assez proche à cet égard de l’attitude des naturistes végétariens. Des médecins aussi, préoccupés par les questions d’hygiène et préconisant la vie au grand air, les bienfaits du soleil sur la peau, à une époque où l’on allait à la plage vêtu des pieds à la tête, ou du moins d’un costume de bain couvrant les bras et les jambes. S’y ajoute, un peu dans le même ordre d’idée que la contestation des anarchistes, mais sans pour autant en partager les conceptions politiques, un courant se réclamant de la nudité pour son côté contestataire de l’ordre bourgeois, des conventions, et s’amusant du côté provocateur voire licencieux de la nudité. On le retrouve par exemple chez certains artistes ou autour des personnes qui les fréquentent et les soutiennent – Picasso, Cocteau, Louise de Vilmorin, ou le Prince de Polignac, qui prirent l’été l’habitude de fréquenter l’île du Levant.
Le naturisme a cette particularité assez inédite de pouvoir faire se côtoyer avec une grande cordialité des personnes d’horizons très variés – parmi les « pères fondateurs », citons Kienné de Mongeot, aristocrate breton ; le docteur Carton, royaliste, et le docteur Durville... On aurait pu penser que le mélange d’anarchistes et de grands bourgeois, de catholiques et d’apôtres d’une certaine révolution des mœurs se serait révélé particulièrement détonnant, mais il n'en fut rien.
Cependant, jusqu’à la Seconde Guerre mondiale, le naturisme reste l’affaire d’une très petite minorité, on devrait dire de groupuscules, d’abord parce que très peu de gens prennent alors des vacances, et ensuite parce que beaucoup pensent aussi que le naturisme n’est pas fait pour la foule, qui le ferait dégénérer en licence. N’oublions pas que le côté « pour vivre heureux, vivons cachés » pouvait aussi s’expliquer par la crainte très prosaïque des procès, car les condamnations étaient lourdes.
Ce n’est qu’après la guerre que le naturisme cessera d’être une activité restreinte. Il s’affranchira aussi de ses justifications médicales, spirituelles et politiques, pour devenir une revendication d’un mode de vacances ou de loisirs plutôt hédoniste, faisant fi d’un certain nombre de conventions.
À l'époque, le tourisme de masse se développe sous l’impulsion de personnalités comme Albert Lecocq, et le naturisme va lui aussi chercher à gagner l’ensemble de la société française. Il se développe alors grâce à certains clubs – les Clubs du Soleil, à Carrières-sur-Seine par exemple – et par l’ouverture des premiers centres naturistes.
Le plus grand et le plus célèbre restera longtemps le CHM de Montalivet, ouvert en 1951. En 1949, le maire de Vendays-Montalivet loua à des naturistes une parcelle de forêt incendiée, que la guerre avait aussi dévastée. Ce fut un tollé dans la population locale : dégradation volontaire des installations naturistes, intervention de l’évêque de Bordeaux, scandales et plaintes à la gendarmerie de la part de personnes venant spécialement pour cela... Puis peu à peu, le consensus devint qu’ils « ne faisaient de mal à personne ».
Outre les centres et les clubs, le naturisme se développa aussi par la politique de fait accompli : les naturistes commencèrent à se déshabiller sur des plages isolées où les gendarmes n’allaient pas, ou du moins là où on avait le temps de les voir venir. Le naturisme à l’Île du Levant s’explique largement ainsi : il n’y avait pas de gendarmerie sur l’île, et quand les naturistes voyaient arriver la vedette de gendarmerie, ils se rhabillaient et les gendarmes rentraient bredouilles. Signalons pour la petite histoire que le célèbre film Le Gendarme de Saint-Tropez est fondé sur un fait divers réel : un gendarme de la brigade prévenait les naturistes des prochaines patrouilles de la Maréchaussée. Il ne le révéla qu’à sa retraite, et après le film. La réalité avait dépassé la fiction !
Parfois, on avait recours à des signaux d’alerte, du genre un cerf-volant qu’on faisait décoller lorsque le guetteur voyait arriver les gendarmes. Petit à petit s’installa toutefois une tolérance dans de nombreux endroits ; la quasi-totalité des plages naturistes le sont devenues de cette manière. Mais à la différence de ses voisins d’Allemagne, de Suisse, d’Autriche, d’Espagne, de Scandinavie, des Pays-Bas, de Croatie ou encore de Slovénie, la France, comme la Belgique, garde encore aujourd’hui une législation ne distinguant pas clairement nudité et exhibition sexuelle, et réprimant parfois le simple fait d’être nu.

AUJOURD’HUI, QUI SONT LES NATURISTES ?
Les activités naturistes aujourd’hui sont partagées entre les associations (gérant parfois un camping) appelées souvent « clubs », les centres de vacances et les plages.
Qui trouve-t-on dans les clubs, dans les centres ou sur les plages naturistes ? Des gens de tous les âges, et il suffit d’aller sur la moindre plage naturiste ou dans un camping naturiste pour constater que le naturisme n’est pas réservé aux jeunes au physique de top model – on y trouve notamment un certain nombre d’handicapés qui apprécient de ne pas être « regardés ». Globalement, les catégories socioprofessionnelles dites « supérieures » (cadres, professions libérales, professions intellectuelles ou artistiques...) y sont très représentées, mais il ne faut pas oublier que ce sont aussi ces catégories qui partent le plus en vacances ou en week-end, et que les enseignants, très nombreux, ont aussi des vacances plus longues, ce qui statistiquement augmente leur importance dans cet effectif. De manière générale, ce n’est pas une question d’argent ; même si les centres naturistes sont souvent des 3 étoiles, le naturisme se pratique majoritairement en camping, ce qui reste un mode d’hébergement bon marché. Il s’agit plutôt de niveau d’éducation ou, plus exactement, d’ouverture d’esprit. Les naturistes sont nombreux à être des adeptes de ce que les sociologues appellent le « libéralisme culturel », que l’on peut définir par une certaine ouverture face aux questions de morale privée ou publique.
Aujourd'hui plus que jamais la France redresse la vision publique de son mouvement. Attractive à bien des égards, une politique interne aux pratiquants pousse à plus de visibilité. Loin de rester cantonné au temps estival et aux week-ends, le naturisme prend son envol et affirme haut et fort par l'entremise de certains militants que cet art de vivre doit être banalisé, puisque le corps nu est naturel donc normal. Afin d'effacer les affres du temps, les « pour vivre heureux, vivons cachés », le naturisme français s'affirme et s'affiche. Comment ? En investissant des espaces urbains, en faisant son entrée dans les musées à l'occasion de visites naturistes, en titillant le monde de l'art qui y rencontre un public en demande (de nombreux spectacles osent la nudité sur scène et dans le public). Des initiatives privées font émerger des restaurants naturistes, des cours de yoga, de chants, de théâtre nus, et même du clubbing en tenue de peau. Les mentalités évoluent, les comportements changent, le regard sur le naturisme véhiculé et cadré par les naturistes eux-mêmes fait disparaître les amalgames, les préjugés hâtifs. Faire connaître, en parler, ne pas avoir honte d'être naturiste et le dire au grand jour offre un nouvel espace à cet art de vivre à part entière. Les médias en sont les messagers. Interrogateurs et curieux, ils viennent à la rencontre de cette nouvelle génération de naturistes en recherche de reconnaissance. Le discours est clair, le naturisme tente de plus en plus de personnes sans distinction sociale aucune, attirant dans ses principes de plus en plus de jeunes désireux de se libérer du carcan quotidien et de (re) trouver une vie plus paisible, responsable et pleine de sens. La nudité est perçue comme l'expression même de l'égalité républicaine. Celle qui par la nudité collective abolit les classes, les statuts... Vecteur de tolérance, le naturisme est bienveillant et bienfaisant.
Point besoin donc de diplômes ou de portefeuille bien garni, mais il est vrai que les observateurs notent chez les naturistes plus de respect, plus de civisme que dans l’ensemble de la population : on ne met pas sa radio à fond, on ne laisse pas traîner ses déchets... Bien qu'il soit inévitable d'y croiser parfois des personnes irrespectueuses, du moins en trouve-t-on généralement beaucoup moins qu’ailleurs.


Les nouveaux naturistes

« Faire tomber le maillot », de plus en plus de personnes s'y adonnent depuis quelques années. Mais qui sont-elles ? Quel est leur profil ? Quelles sont leurs motivations ? Plutôt jeunes ou retraités ? Plutôt aisés ou classe moyenne ?
France 4 Naturisme, le leader des villages campings naturistes a lancé une étude auprès de 5 400 personnes ayant séjourné dans un de ses établissements en 2016 ou 2017 pour répondre à ces questions.
13 % de nouveaux naturistes depuis 2016.
91 % qui souhaitent clairement revenir en séjour naturiste.
14 % ont moins de 40 ans .
Il s’agit essentiellement de couples ou de familles avec jeunes enfants  :
- 63 % de couples
- 23 % de familles (les enfants ont une moyenne d’âge de 9 ans)
Leur niveau de vie est plutôt aisé  :
- 33 % sont des cadres ou chefs d’entreprise
- 19 % sont des foyers gagnant plus de 5 000 € par mois.
Leur origine  :
- 13 % d’Île-de-France
- 12 % de Rhône-Alpes
- 11 % d’Aquitaine
Les déclencheurs principaux : le désir de liberté, de se ressourcer et de communier avec la nature.
A la question « Quelle image aviez-vous du naturisme avant de le pratiquer ? »  :
- Avant de tenter l’expérience, ces nouveaux naturistes avaient peu d’a priori sur la pratique (22 % disent « aucune »).
- Des images positives liées à la liberté et à la nature : « une forme d’anticonformisme qui m’attirait. Le retour aux choses simples et naturelles. »
- Les mots qui ont été les plus cités : positif, liberté, nature, respect, ressourcement, extravagance.
A la question « Quelle image en avez-vous maintenant ? »  :
Des réponses ultra positives. Les mots les plus cités : positif, bonheur, liberté, tolérance, bien-être, agréable, respect, simplicité, convivialité, revenir, apaisement, acceptation, sain...
Étude réalisée en France par le cabinet Protourisme de février à mars 2018 auprès de 5 400 personnes.

Les naturistes sont-ils nombreux ?
À la différence de pays comme l’Allemagne ou les Pays-Bas, où le naturisme fait partie des codes sociétaux (la nudité est tolérée dans des parcs et jardins, certaines piscines, de nombreuses plages, dans les saunas...), les populations belges et françaises l'entrevoient autrement, à savoir cantonné dans des espaces privés à l'abri des regards. Une question de mœurs, d'histoire et de relation au corps. Cependant la France est loin de démériter en termes de naturisme en se classant sur la tête du podium en qualité de première destination naturiste mondiale, avec plus de 465 structures d'accueils (clubs, associations, plages, centres de vacances, gîtes, fermes...). Les chiffres de la dernière étude de la Fédération française de naturisme sont explicites. La population de gens se mettant nus régulièrement ou occasionnellement en France l'été est estimé à 2 millions à laquelle viennent s'ajouter 2,5 millions de Français (600 000 étant des naturistes déclarés). Soit 4,5 millions de personnes qui viennent se dénuder sur le territoire français.
Le plus encourageant reste l'avenir qui se profile : 16 % des Français seraient prêts à tenter une expérience naturiste... Combien franchiront le pas et transformeront l'essai en pratique ? 56 % des Français pensent que le « naturiste véhicule la tolérance », 71 % des Français interrogés ne sont pas choqués par « la pratique du naturisme ».
Pour la majorité des Français, être naturiste, c’est avant tout « être tolérant », « respecter les autres » et « respecter l’environnement ». La majorité pense que ce sont des « vacances avant tout familiales » et qu’elles tendent à se développer. Loin des a priori, les vacances naturistes reflètent l'image de bien-être, de calme, de convivialité. Sans que cela soit une pratique de masse, le naturisme n’en est plus aujourd’hui au stade de la marginalité, au contraire... Oser, c'est l'adopter !

LES QUESTIONS QUI SE POSENT
Non naturiste : le naturisme, pourquoi pas, mais est-ce très hygiénique d’être nu, sur un siège ou sur le sable par exemple ? Le sexe peut être au contact de saletés.
Naturiste : un maillot n’empêche nullement le sable ou la poussière de passer. Mais ce sable ou cette poussière restent, surtout si le maillot est mouillé. Si l’on ajoute qu’au soleil, le tissu fait une sorte de bouillon de culture, on se demande où est l’hygiène du maillot ?
Pour qu’un maillot protège, il faudrait que ce maillot soit toujours sec, qu’après une baignade on se savonne et se rince intégralement – donc sans maillot – et qu’ensuite, une fois séché, on remette un maillot sec et propre. Qui le fait ?
Quand on est nu, le sable ou la poussière n’adhèrent pas. Par ailleurs, les naturistes évitent de s’asseoir directement sur le sol sans disposer préalablement leur serviette de bain, qu’ils gardent toujours à disposition. Et enfin, un naturiste est toujours beaucoup plus prompt à se laver que quelqu’un qui est habillé – même seulement d’un maillot.
Non naturiste : être nu, c’est s’exposer aux coups de soleil.
Naturiste : au contraire, les naturistes bronzent beaucoup plus régulièrement – leur bronzage n’est pas concentré sur quelques heures par jour quelques jours par an, mais s’étale sur une large partie de l’année, de façon progressive. Ainsi leur peau est mieux protégée.
Les « non naturistes » vont à la plage aux heures chaudes de la journée, parce que la plage leur permet d’être dévêtus, et de ne garder qu’un simple maillot… Et c’est là que les coups de soleil sont à craindre.
Non naturiste : entre adultes, pourquoi pas, mais pour les enfants…
Naturiste : un enfant ne peut être naturellement choqué par la nudité. Pour qu’il le soit, il faut qu’il ait reçu une éducation qui fasse de la nudité quelque chose de choquant. Le petit Scandinave qui ne connaît pas le maillot au sauna n’envisage même pas que l’on puisse être choqué par la nudité. Les peuples qui vivaient nus le faisaient sans honte. Un enfant n’est choqué que s’il a toujours vu ses parents se cacher, si on lui a appris à se cacher, à avoir honte de son corps. Cela n’a rien de naturel, ce n’est que le fruit d’un conditionnement. Par ailleurs, les études effectuées en Amérique du Nord, en l’absence d’études similaires faites en France, ont montré que la pratique du naturisme était neutre ou alors positive pour le développement psycho-socio-affectif des enfants, en facilitant notamment leur relations aux autres, leur confiance en eux-mêmes et leur entrée dans la vie sexuelle.
Non naturiste : je serais plutôt pour, mais on voit tant de pervers...
Naturiste : malheureusement, un maillot de bain n’a jamais protégé qui que ce soit, enfant ou adulte, de la convoitise et des agissements des pervers, et nos médias fourmillent d’histoires sordides qui se déroulent hors du milieu naturiste. De plus, si les pervers vont dans des endroits naturistes, ils se font beaucoup plus vite repérer.
Non naturiste : mais la nudité, ça donne des idées aux pervers, non ?
Naturiste : ce que recherche le pervers, c’est la transgression. C’est parce que le nu est normalement caché que la nudité va l’attirer. Mais plus on cache, plus on attire le regard ou les pensées sur ce qui est caché. On « mate » beaucoup plus sur les plages textiles, et les pays où la nudité est taboue connaissent beaucoup plus d’affaires de mœurs que ceux où le corps est quelque chose de naturel. Par exemple, il y a beaucoup plus de viols par habitant en Grande-Bretagne, Belgique, France, qu’en Scandinavie ou en Allemagne. Le rapport est de 1 à 20 entre la France et la Finlande – source : la conférence de Stockholm sur les violences sexuelles en 1999.
Non naturiste : je ne voudrais pas que quelqu’un voit mon conjoint nu.
Naturiste : tu lui fais si peu confiance ?
Non naturiste : je ne voudrais pas que mon conjoint voit d'autres personnes nues.
Naturiste : même réponse que ci-dessus.
Non naturiste : le sexe doit être caché, ça ne doit être réservé qu’à l’intimité du couple.
Naturiste : libre à vous de faire comme vous voudrez, mais trouvez une réponse pour ceux qui vous disent la même chose des cheveux...
Non naturiste : je le ferais bien, mais tout le monde va me regarder.
Naturiste : non, on n’a pas à te regarder, puisque l’on te voit, et que l’on voit plein d’autres personnes nues.
Non naturiste : et si je rencontre mon voisin, mon patron, mon collègue, mon client, mon prof, mon élève ?
Naturiste : il sera dans la même tenue que toi, ça ne posera pas de problème, ça pourra même créer une certaine complicité. Ce n’est pas lui qui ira le crier sur les toits pour se moquer de toi.

LA LOI ET LE NATURISME
Pour tout savoir, reportez-vous au site Internet www.naturismedroit.net , réalisé par Frédéric Picard.
Pour comprendre ce que peut représenter le naturisme au regard de la loi pénale : il nous faut nous reporter... sous le second empire !
Bien sûr, il y eut une évolution, mais qui ne fut pas linéaire. C’est là toute la complexité du problème !
C’est pourquoi nous opérerons un bref rappel historique du contexte législatif concernant la nudité et le naturisme, avant d’opérer un état légal et jurisprudentiel actuel.

Une évolution législative en deux étapes
Le texte concernant directement le naturisme a été d’abord été l’article 330 du Code Pénal découlant de la loi du 13 mai... 1863 – eh oui ! ce n’est pas une faute de frappe, disposant que : « Toute personne qui aura commis un outrage public à la pudeur sera punie d’un emprisonnement de trois mois à deux ans, et d’une amende de 50 000 à 450 000 francs [76 € à 686 €]. »
Si un texte a duré si longtemps, c’est qu’il était fondamentalement évolutif et adaptable aux conditions d’une époque ou d’une autre. C’est ainsi qu’a pu être décidé par la Cour de Cassation en 1965 que « le fait, pour une jeune femme, de se livrer en public au jeu de ping-pong, vêtue d’une simple cache-sexe, les seins entièrement nus, s’analyse en une exhibition provocante de nature à offenser la pudeur publique et à blesser le sentiment moral de ceux qui ont pu en être les témoins », puis par la Cour d’Appel de Douai en 1989 que « à défaut d’intention coupable, aucun outrage public à la pudeur n’est commis par la personne qui, se dévêtant entièrement sur les quais d’un port, plonge dans l’eau et remonte par un escalier d’accès à un navire dont l’équipage le remet à la police dans cette absence de tenue, ne s’étant couvert que de ridicule et d’un mouchoir prêté par un marin, dès lors que la simple nudité d’un individu sans attitude provocante ou obscène ne suffit pas à constituer le délit reproché ». La notion est par essence susceptible de changer de forme. Depuis le 1 er  mars 1994, un nouveau Code Pénal est rentré en vigueur. L’article 330 a laissé la place à l’article 222-32 : « L’exhibition sexuelle imposée à la vue d’autrui dans un lieu accessible aux regards du public est punie d’un an d’emprisonnement et de 15 000 € d’amende. » Les peines d’amende ont été alourdies, tandis que la peine de prison maximale a été ramenée à 1 an.

Une rédaction ambiguë
Il ressort de la rédaction de cet article que deux conceptions sont en présence au regard de la notion d’exhibition :
soit l’exhibition consiste simplement à ne pas cacher : dans ce cas, pris dans son caractère littéral, quelqu’un qui prend sa douche en laissant la fenêtre de sa salle de bain ouverte commet l’infraction, ainsi que bien entendu les naturistes sauvages. L’ancienne infraction d’attentat à la pudeur laissait – paradoxalement peut-être – plus de marge de manœuvre dans la mesure où la notion de pudeur elle-même était sujette à évolution.
soit il s’agit non pas de ne pas cacher, mais en quelque sorte de « forcer à voir » – c’est entre autres le sens donnés par les dictionnaires. Dans ce cas ne commettent l’infraction que ceux montrent de manière délibérée les parties en question en les mettant bien en évidence par rapport au corps, voire les accompagnent de gestes pour les « valoriser » encore davantage !
Quelle conception doit primer ? Il n’est pas évident de trancher. Toutefois, le paragraphe de la circulaire d’application du code pénal – en quelque sorte, les indications données aux procureurs – qui traite de l’infraction en lieu naturiste donne une indication.
« L’article 222-32 qui réprime “l’exhibition sexuelle”, correspond à l’actuel article 330 relatif à l’outrage public à la pudeur. L’incrimination a été formulée de manière à écarter toute possibilité de poursuites à l’encontre de personnes se livrant au naturisme dans des lieux spécialement aménagés à cet effet. Le texte précise en effet que pour être répréhensible, l’exhibition sexuelle doit avoir été “ imposée à la vue d’autrui “. Cette précision ne signifie toutefois pas que l’infraction ne saurait être constituée que lorsqu’un tiers a effectivement été témoin de l’exhibition. Il suffit en effet que cette exhibition soit réalisée en un lieu accessible aux regards du public et dans lequel une personne non-consentante est susceptible de l’apercevoir – ce qui n’est pas le cas dans un lieu où se trouvent des naturistes. Au demeurant, l’infraction ne peut en pratique être poursuivie que si elle a été constatée par un agent verbalisateur, à la vue duquel l’exhibition a donc été imposée. »
Il n’y aurait pas infraction en milieu naturiste. Mais à l’extérieur si ! Or les naturistes n’exhibent pas, ils ne cachent pas ce qui n’est pas la même chose. La circulaire – censée malgré tout exprimer la volonté des rédacteurs de la loi – donne une conception de l’infraction très extensive, et il y a fort à parier qu’une bonne partie de la population française a, une fois ou une autre commis l’infraction.

Une jurisprudence plutôt répressive
Qu’en est-il de la jurisprudence ? Répressive au départ, elle a connu quelques évolutions mais demeure incertaine.
A partir des exemples, nous pouvons établir que :
quelqu’un qui persiste à se mettre nu dans son jardin malgré les requêtes répétées de ses voisins commet le délit (Cour de cassation, chambre criminelle, 26 mai 1999).
De même commet l’infraction le prévenu qui reste pendant plusieurs heures entièrement nu dans sa voiture, stationnée sur la voie publique près de la berge d’une rivière, car « ...il n’est en effet allégué aucun changement de vêtement qui aurait pu justifier temporairement sa nudité. En outre, ce comportement ne saurait être justifié par la volonté de se faire bronzer. De plus, admettre un tel argument serait de nature à justifier toutes les exhibitions sexuelles » (Cour d’appel de Grenoble 27 août 1997).
La Cour de cassation, dans sa formulation, semble laisser l’appréciation aux juges du fond, ce qui est une forme d’approbation « sans le dire ».
Mais les décisions de justice en la matière sont plutôt rares.

Les dernières jurisprudences connues

Tribunal correctionnel de Nîmes
En premier lieu il s’agit d’une décision du Tribunal correctionnel de Nîmes, condamnant un homme, par ailleurs notable, se livrant aux plus pures exhibitions sexuelles sur une plage naturiste.
Cette décision est importante en ce sens qu’elle admet :
que l’infraction peut être constituée en milieu naturiste, ce qui va à l’encontre de la circulaire d’application du code pénal sur le sujet (cf plus haut).
qu’elle peut peut-être signifier une évolution dans les réquisitions du parquet, le Procureur de la République ayant bien mis l’accent lors desdites réquisitions sur la différence entre le naturisme, et les agissements poursuivis en l’espèce.
Ensuite une décision en date du 11 octobre 2005 du Tribunal correctionnel de Lorient au sujet d’un homme surpris dans un coin de plage tranquille et difficilement accessible. Ce qui est nouveau, ce n’est pas tant que l’infraction ait été retenue, mais le caractère très léger de la peine : 300 € d’amende avec sursis. Quelques années auparavant, l’amende était sans sursis et d’un montant d’environ 1 000 € !
Ces deux décisions, même la deuxième sont peut-être significatives d’une certaine évolution du côté des tribunaux.

Une jurisprudence concernant le Cap d'Agde
Enfin une jurisprudence du Tribunal correctionnel de Béziers : elle est importante, car c’est dans le ressort de ce Tribunal que dépend le célèbre Cap d’Agde : Pour une exhibition sexuelle – masturbation ! – devant une mineure dans les douches naturistes de la plage : 1000 € d’amende. Le parquet avait requis trois mois de prison avec sursis, ce qui n’eût point choqué loin s’en faut l’auteur de ces lignes !

Une jurisprudence fluctuante
A signaler un arrêt de la Cour d'appel de Rennes du 15 novembre 2010 qui mérite que nous nous y attardons. En effet, malgré : le fait que l'espèce ne concerne pas le naturisme (le prévenu marchait autour d'une piscine non naturiste et sa serviette se soulevait de temps en temps) ; le profil singulièrement peu sympathique du prévenu (il a gratifié la plaignante d'injures à caractère racial et xénophobe), la Cour se livre à une analyse de l'article 222-32 plus rationnelle, voire plus juridique. Elle rappelle que pour que cette infraction soit constituée il faut un élément intentionnel, ce qui est la moindre des choses en droit pénal. Or pour l'infraction de l'article 222-32, la tendance de la jurisprudence était de conférer au dit élément intentionnel un caractère quasi automatique, dans la mesure où il suffisait d'avoir conscience que quelqu'un de non prévenu était susceptible de voir. Ici est requise non seulement la conscience, mais la volonté de provoquer autrui. C'est plus ardu à prouver surtout en cas de randonnée naturiste organisée avec quelques précautions ! ! Elle relève même dans cette espèce l'absence de gestes obscènes ou évocateur d'une volonté de choquer délibérément. Toutefois, il n'est pas vraiment précisé si cette condition est nécessaire pour que l'infraction soit constituée. De plus, la Cour d'appel n'a pas hésité à condamner significativement le prévenu pour des injures raciales intolérables, à la même peine qu'en première instance, l'exhibition sexuelle en moins ! ! ! L'arrêt est inédit et le Ministère public n'a pas fait appel. Il est donc définitif. Il est difficile de dire s'il fera "tâche d'huile" vers d'autres juridictions, voire vers la Cour de cassation. On peut le souhaiter, ne serait-ce que pour une analyse plus raisonnée de l'infraction concernée.
Un arrêt de la Cour d’appel de Pau du 21 mars 2011 avait à statuer sur un militant de la nudité urbaine ayant obtenu une relaxe devant un tribunal espagnol et ayant été condamné par le tribunal correctionnel de Bayonne pour exhibition sexuelle imposée à la vue d’autrui dans un lieu accessible au regard du public à deux reprises, en l’espèce en courant nu, l’autre fois en étant allongé nu à une plage des Pyrénées-Atlantiques, à une peine d’un mois de prison ferme. La cour confirme cette peine
Un arrêt de la Cour d’appel de Nîmes en date du 26 mai 2011, concernait un prévenu condamné en première instance pour la même infraction. Il conduisait nu, la nuit sur une route peu fréquentée et a fait l’objet d’un contrôle de gendarmerie. Il est relaxé par la Cour.

Une décision importante du Tribunal correctionnel de Périgueux
Il s’agit d’un jugement du 11 septembre 2013. Les faits sont les suivants :
 Monsieur A. B. se promène dans une forêt de Dordogne en tenue naturiste. Il croise une promeneuse qui le signale à la gendarmerie en fournissant le numéro de la plaque d’immatriculation de sa voiture. Poursuivi, A. B. se voit proposer une comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité. Soutenu par l’APNEL (Association pour la promotion du naturisme en liberté) et sur le conseil de son avocat, il refuse cette mesure, ce qui entraîne sa convocation à une audience pour un procès correctionnel « classique » devant le Tribunal correctionnel de Périgueux. Il a été relaxé notamment pour défaut d’élément intentionnel. La solution apparaît satisfaisante. La porte commence à s’ouvrir pour que ne puissent plus être poursuivis les randonneurs qui pourront établir qu’ils avaient pris suffisamment de précautions pour que la probabilité d’être vus ne soit pas trop élevée, par le choix, au risque de se répéter, d’un lieu peu fréquenté, et avec dans un sac une pièce de vêtement ou de tissu en cas de croisement d’autres promeneurs.

Des pouvoirs publics « incertains »
Indépendamment de la loi et de la jurisprudence le problème suscité par la le traitement légal de la nudité a suscité des questions de parlementaires au ministre de la justice au nombre de trois connues.
Il est à rappeler toutefois que les réponses ministérielles n’ont aucune valeur légale : c’est au juge qu’il appartient d’interpréter la loi. Il convient donc de n’accorder à ces textes que la valeur qu’elle peut avoir : il s’agit de simples indications sans plus.
La réponse Sainte-Marie
En date du 14 octobre 1991, il s’agit de la plus claire ! En précisant que « seuls les comportements sexuels présentant le caractère d’une exhibition imposée à des tiers tomberont sous le coup de la loi pénale », le Garde des sceaux de l’époque Henri Nallet ne laissait guère de place au doute.
Mais comme nous l’avons vu plus haut la jurisprudence n’a pas suivi.
Les réponses Liberti et Mariani
Ces deux réponses sont traitées en même temps, car elles relèvent quasiment du « copier-coller » l’une par rapport à l’autre.
Mais la conclusion des réponses du ministre apparaît en contradiction avec le développement de l’argumentation : en effet, il apparaît nécessaire, selon l’analyse ministérielle que pour qu’il y ait infraction, il y ait volonté délibérée de provoquer. Or cette volonté n’est pas évidente dans le cas de quelqu’un qui veut prendre le soleil dans un coin tranquille ou dans le cas de « randonues » où des précautions ont été prises – quant au choix par exemple d’un coin le moins fréquenté possible, et à une heure qui ne soit pas « de pointe »....Il semble y avoir contradiction ! Mais les réponses ministérielles ne « sont pas la loi ».

Que peut-on conclure ?
Il semble que ce soit la conception « nudité simple = délit » qui l’emporte, à une exception près. Cela apparaît moins vrai maintenant, avec une jurisprudence « variée » selon les juridictions.

Un texte hybride et pas très satisfaisant
Il ressort de ce qui précède que l’article 222-32 réprime deux comportements :
la nudité simple hors lieux naturistes.  Mais dans ce cas, la peine théorique – Pour ce qui concerne les peines prononcées en pratique, il s’agit d’amendes d’un montant de quelques centaines d’euros – apparaît disproportionnée,
les vrais actes sexuels en public, auquel cas cette peine maximale semble à l’auteur de ces lignes, adéquate.
De plus, la qualification de délit par rapport à la gravité objective donc non juridique en l’état actuel du droit, certes, mais simplement « logique » eu égard à l’état actuel de la société et des législations étrangères – Espagne, Allemagne... – semble de plus en plus curieuse ! !
La comparaison avec d’autres infractions, comme certaines concernant les animaux, apparaît significative :
atteinte involontaire à la vie ou à l’intégrité d’un animal : contravention de 3 e  classe
mauvais traitement envers un animal : contravention de 4 e  classe
atteinte volontaire à la vie d’un animal, c’est-à-dire « Le fait sans nécessité, publiquement ou non, de donner volontairement la mort à un animal domestique ou apprivoisé ou tenue en captivité » : contravention de 5 e  classe ! ! Celui qui tue son chien ou son chat parce qu’il en assez de le trouver dans son champ de vision commet une infraction moindre que celui qui se fait bronzer dans un coin tranquille !
La vraie législation qui ferait bien la différence entre nudité et sexualité reste donc à faire.

Tenter de limiter le risque
Si jamais certains « naturistes hors lieux dédiés » voulaient diminuer le risque, on peut toujours conseiller de disposer des panneaux autour du lieu comprenant un texte du genre : « Au-delà de cette limite des naturistes sont susceptibles d’être aperçus ». Ainsi la prétendue exhibition pourrait perdre son caractère imposé.

Un mode de vie


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L’EQUIPEMENT
Vous vous posez peut-être des questions sur des points bien concrets du quotidien en millieu naturiste. Sur les toilettes, les douches, les lavabos, la vaisselle... La classification des campings ne dit pas tout ! Elle n’est pas prévue pour les centres naturistes.
Traditionnellement, les campings se voient attribuer par les préfectures un nombre d’étoiles déterminé par leur classement. Ce classement prend en compte l’équipement des sanitaires, la surface et la densité des emplacements, et la nature de la voirie. Certains de ces critères ne tiennent pas compte des exigences naturistes : ne soyez donc pas surpris si vous rencontrez un camping avec l’équipement d’un 3 ou 4 étoiles, alors qu’il n’en affiche qu’une ou deux.
Bien que la loi de 1993 sur le classement des campings ait prévu des dérogations possibles pour certaines catégories (associatifs, naturistes, etc.), il existe encore des départements qui en exigent l’application littérale. Vous trouverez donc par endroit des sanitaires avec des portes aux douches, des campings peu étoilés parce que la voirie a conservé son revêtement naturel, mais toujours des emplacements beaucoup plus vastes que ceux des campings « non naturistes », et plus d’espace autour.
Allons-y !
Les toilettes ? Et bien, elles sont on ne peut plus normales. Avec une porte, un siège (sauf pour les amateurs de « sièges à la française » comme disent les Turcs), du papier, un petit balai, une petite poubelle, une chasse d’eau... Ca vous suffit comme description ? Ce n’est pas coutume de déféquer en commun, même si ce fut admis en d’autres temps, dans d’autres lieux.
Les douches : souvent, il y a une grande salle de douche en commun, mixte bien sûr, et parfois une ou plusieurs cabines fermées. À vous de choisir. Il est fort agréable de prendre une douche dans la salle : non seulement on cause avec les voisins, mais on a également plus de place. Vous en prendrez vite l’habitude. Hélas, certains centres n’ont pu obtenir l’autorisation d’avoir une douche commune
Lavabos : toujours – ou presque – communs. Pas de problème particulier.
La vaisselle ? Comme chacun sait, c’est un moment essentiel pour les campeurs, naturistes ou non. Instant privilégié où tout le monde se retrouve.
Le barbecue. C'est une bonne occasion pour se retrouver à plusieurs. Ça commence à deux ou trois, puis d’autres apportent qui une entrée, qui une bonne bouteille, et ça se termine à cinquante dans la bonne humeur. Veillez à ce que cette bonne humeur ne soit pas ternie par des incidents provoqués par des braises, et dites-vous bien qu’un tablier, ça peut être utile ! Parfois, les BBQ personnels sont interdits pour contrer les risques d’incendie.

Le camping-car
Vous avez un camping-car et envisagez de vous arrêter dans un camping naturiste ? Bonne idée, beaucoup sont équipés pour vous accueillir (y compris pour la vidange des eaux grises et noires).
Quelle joie ! Plus besoin de tenir les portes verrouillées, de baisser les rideaux sitôt qu’on enlève un tee-shirt, ou, au petit matin, d'aller se contorsionner sous la douche par manque de place... Celle du camping est bien plus vaste et conviviale. Comme vous êtes un bon « camping-cariste », respectueux de l’environnement, vous vous y sentirez très à l’aise.
Oui, mais... La vie d’un centre naturiste est constituée pour une grande part de rencontres amicales. Si vous ne faites qu’arriver le soir vers 19h pour repartir le lendemain matin sitôt les vidanges faites, vous passerez à côté d’un des aspects les plus agréables du naturisme : la convivialité. Mais si vous décidez de rester ne serait-ce que deux jours, les sourires seront là.

VOTRE CONJOINT(E) EST RETICENT(E) ?
Selon les personnalités, la relation au sein du couple, les expériences personnelles antérieures, nous ne pouvons vous livrer une réponse toute faite. Chaque cas est différent. Voici cependant des conseils et mises en garde, fruits de nos expériences personnelles et des témoignages d'autres naturistes.
Recensez les arguments pour  ; pas seulement les arguments pour le naturisme en général, mais aussi pour ce qui vous y attire en particulier. Confiez à votre conjoint le plaisir que cela vous apporterait. Informez correctement votre conjoint sur ce qu’est, et ce que n’est pas le naturisme. En lui faisant lire le Petit Futé, par exemple ! Peut-être les réticences tiennent-elles à une idée fausse du naturisme. Surtout, prenez le temps de discuter, en montrant que vous cherchez à comprendre les réticences de votre partenaire. Dans notre société, il faut reconnaître que le naturisme et la nudité en général ne vont pas de soi. On ne fait pas toujours tomber en quelques minutes des conditionnements qui remontent le plus souvent à la petite enfance. Ne cherchez surtout pas à imposer votre point de vue, mais dites en revanche pourquoi cela vous tient à cœur.
Évitez à tout prix d'imposer le fait accompli  : réserver sans prévenir que c’est un séjour naturiste, aller sur une plage naturiste sans prévenir... En revanche, on peut chercher à mettre la chance de son côté. Votre conjoint aime les coins isolés, retirés, le grand calme ? Ayez avec vous les brochures des petits campings naturistes ruraux. Votre conjoint veut des vacances actives, avec des activités sportives, culturelles, artisanales ? Documentez-vous sur les grands campings qui offrent parfois plusieurs dizaines d’activités. On peut aussi, lors d’un week-end par exemple, aller juste à côté d’une plage naturiste. Si vous entendez un « tu as vu, ils sont tout nus », vous pourrez répondre « ils ont l’air d’être très à l’aise et ça doit être super agréable ». Éventuellement, la discussion peut continuer :
- sans doute, mais moi je n’en serais pas capable.
- est-ce si sûr ? Je crois que beaucoup de ceux qui sont nus ici ont dû se dire ça autrefois.
Préparez le terrain ! Vous pouvez y aller progressivement en modifiant insensiblement certaines
pratiques quotidiennes. Par exemple, parce qu’on a en général été éduqué ainsi, la plupart des gens ne sont nus chez eux que dans la chambre ou à la salle de bains. Commencez à « élargir le domaine de la nudité », petit à petit ; pas en restant nu toute la journée chez vous si votre conjoint n’est pas habitué, mais en le faisant régulièrement. En revanche, ne vous précipitez pas sur vos vêtements au réveil, commencez par exemple à préparer le petit-déjeuner nu dans la cuisine le matin ; ne pas vous habiller immédiatement après votre douche. Parlez incidemment des questions de nudité sans nécessairement parler de naturisme, pour faire tomber des « évidences ».
Où commencer, pour bien commencer ? Dans un endroit bien fréquenté.
Faut-il pour commencer choisir un centre naturiste, ou au contraire une plage où éventuellement le conjoint pourra rester vêtu ? Il n’est pas évident de répondre. Un conseil primordial cependant : informez vous (par le Petit Futé et le site Internet de la FFN www.ffn-naturisme.com) de la bonne fréquentation de l’endroit où vous voulez vous rendre.
Mettez toutes les chances de votre côté : si votre conjoint est prêt à vous faire suffisamment confiance et essayer le naturisme, alors nous conseillons de choisir directement un centre naturiste, vous serez sûr que le naturisme est bien respecté.
Un essai juste pour voir ? Une solution peut être d’aller dans un centre naturiste juste pour un week-end à la fin du printemps, assorti d’un « on y va pour voir, et si ça ne te plaît pas, nous ne resterons pas ». Choisissez – quitte à reporter aux semaines ultérieures – un jour où il fera très beau, cela augmente l’efficacité de la démonstration. Plus il fait chaud, plus les vêtements sont pénibles et la nudité appréciable. Une location en dur pour l’été se réserve longtemps à l’avance, mais si vous êtes campeur, vous pourrez toujours proposer d’aller à tel ou tel endroit, en disant que si votre conjoint n’apprécie pas, eh bien vous ne resterez pas.
La solution du « coin tranquille » peut aussi donner de bons résultats. Par exemple, une petite île sur un lac que vous atteindrez avec un canot pneumatique, certains de ne pas risquer d’être dérangés. Vous pourrez faire tomber le maillot et votre partenaire goûtera alors peut-être également au plaisir de la nudité. Premier pas pour aller ensuite dans un endroit où vous serez avec d’autres personnes nues.
Le maître mot ? Gagnez la confiance de votre partenaire. Oser le naturisme, c’est l’adopter. Ne visez que l’expérience, délimitée dans le temps. Ce sera plus facile pour lui/elle sans la pression d'un séjour complet dans ces conditions. Laissez au plaisir la charge de lui faire passer le point de non-retour.

COMMENT COMMENCER ?
Vous êtes tenté par l’expérience ? Oui mais, vais-je oser ? Et si je rencontre quelqu’un que je connais ? Et si mon patron, ma famille, mes collègues l’apprennent ? Pas de panique !
Les débuts sont très variables. Pour certains, c’est très facile. D’autres mettront du temps avant d’être réellement à l’aise. On préfère souvent commencer par une plage naturiste autorisée (voir site FFN www.ffn-naturisme.com , et notre guide à la rubrique Plages). On peut aussi commencer dans un endroit très « familial », comme un petit centre ou un club, avec des amis ou dans l’anonymat d’un grand centre. Dans tous les cas, vous aimerez la convivialité respectueuse qui y règne, autant que le souffle du vent sur votre peau. Vous prendrez vite l’habitude de rester nu, sans pour autant vous amuser à rester « tout nu tout le temps », ce qui n’est pas adapté à toutes les activités et à toutes les températures. Vous comprendrez très vite que la nudité n’est pas la seule cause de l’atmosphère sereine et détendue qui règne, mais souvent une conséquence de l’état d’esprit de tous.
Ne craignez pas que cela se sache : dans la plupart des régions de France et d’Europe, le naturisme est fort bien accepté. Vous rencontrerez un jour ou l’autre quelqu’un que vous connaissez, et ce sera une bonne surprise suivie d’une complicité bien agréable.
Vous vous inquiétez pour des petits problèmes physiologiques ? Pour les dames, un cordon qui dépasse ou un slip durant quelques jours ne choque personne. Quant à vous, messieurs, sachez qu’une érection en centre naturiste, c’est extrêmement rare – sauf, parfois, chez quelques adolescents. Problème de seins trop petits ou trop gros, de pénis pas joli, de cellulite ? Vous en verrez d’autres, en toute décontraction, et vous vous apercevrez que vous êtes tout simplement normal… Le regard du naturiste n’est pas pesant : l’acceptation des différences est une des qualités du naturisme.
Vous courez un risque ; malgré tout : celui de ne plus concevoir vos vacances sans au moins un séjour naturiste…

LES ENFANTS
Comme toujours avec les enfants, tout peut être très simple comme très compliqué.
Tout d’abord, le naturisme vous place dans une situation particulière. Et toute situation particulière implique un traitement particulier, que ce soit pour aller au ski, passer une semaine sur un voilier, faire de la randonnée en montagne, effectuer un séjour dans une ferme, traverser le Sahara... Il n’est pas certain que vos enfants soient enchantés, suivant les cas, de devoir se harnacher dans des vêtements chauds et lourds, d'être coupés du monde, de porter des grosses chaussures et de beaucoup marcher... Allez-vous tenir un conseil de famille pour ces choix ? Probablement pas.
On peut faire la même chose pour des vacances naturistes. « Cette année, on va à... » – mais dans ce cas, on se pose tout de suite des questions.
Prenons un cas facile : il n’y a pas de tabou de pudeur chez vous (sans pour autant que tout le monde soit tout nu tout le temps), vos enfants n’ont même pas cinq ans, et vous fréquentez parfois des plages naturistes. Aller dans un centre de vacances sera considéré comme normal. Vos enfants bénéficieront d’un cadre idéal pour eux, avec une liberté de rêve.

Carton rouge
Si vous voulez vous faire mal voir, et éventuellement vous faire virer, voici quelques conseils (attention : second degré !) :
ne saluez pas les gens que vous croisez dans le centre, après tout, vous ne les connaissez pas !
laissez traîner vos mégots un peu partout... Vous avez payé, vous faites ce que vous voulez, non ?
laissez tonitruer votre poste de radio, surtout le soir ou pendant la sieste, pour en faire profiter tout le monde.
prenez des photos dans le centre.
par beau temps, portez votre plus beau paréo, ou le short que vous venez d’acheter.
roulez à bonne allure en voiture dans le centre pour montrer que vous n’avez pas de temps à perdre.
laissez divaguer votre chien ; s’il fait ses besoins, faites semblant de n’avoir rien vu.
refusez systématiquement de vous asseoir sur une serviette !
monopolisez les infrastructures communes, vous avez payé et ce n’est pas votre faute s’il y en a trop peu.
claquez bruyamment vos portières de voiture pour que tout le monde sache que vous êtes là.
dissimulez-vous constamment derrière vos lunettes de soleil, que vous aurez de préférence choisies réfléchissantes.
dînez tard en faisant beaucoup de bruit, cela prouvera aux autres que vous au moins, vous savez vous amuser.
habillez-vous à la moindre occasion pour montrer à tous que vous connaissez les règles élémentaires du savoir-vivre.
ne vous occupez jamais des enfants des autres, ce n’est pas votre problème !
De façon générale, soyez toujours conscient que ce sont vos vacances, que vous avez payé pour, que vous faites ce que vous voulez, quand vous voulez et où vous voulez, et qu’il est fort important d’arriver très rapidement à en persuader tout votre entourage.
En prime, l’ambiance familiale qui règne très souvent fait qu’ils vont se retrouver avec une ribambelle de pseudo-parents et grands-parents qui veilleront sur eux.
Restons dans le cas d’une famille « d’habitués » (sans pour autant que ce soient des fanatiques). Un mécanisme se met souvent en place vers 5-6 ans, parfois avant : l’enfant ne veut plus se montrer nu ni se baigner avec ses parents ou ses frères et sœurs. Ce n’est pas bien grave, sitôt dans le bain d’un centre naturiste, cette attirance vers la « normalité » disparaîtra. Et, de retour à la maison, il est très possible que la pudeur revienne au galop. Est-ce bien grave ? Certainement pas.
Si vous n’êtes pas des « habitués », vous n’aurez quand même pas de grandes difficultés à séjourner dans un centre avec de jeunes bambins. Ils trouveront très naturel de faire comme les autres. D’ailleurs, la plupart des jeunes enfants aiment bien être nus.
Avançons en âge – si ce n’est en sagesse. Jusqu’à ce qu’il atteigne 10-12 ans, l’attitude de l’enfant à l’égard de la nudité ne change guère. Mais il parle, avec ses copains de classe, ses voisins, ses parents, les amis de ses parents... Tout dépend de qui sont ces gens-là, et du milieu où vous vivez. Maintenez sereinement votre choix naturiste, mais expliquez à vos enfants qu’il se peut que des gens ne comprennent pas.
Là où ça se complique, c’est quand le petit garçon ou la petite fille devient adolescent(e). Si vous allez régulièrement à une piscine en sa compagnie (idéalement une piscine qui a des horaires naturistes, ce qui est assez rare hélas), les transformations physiques seront parfaitement assumées. Mais si votre ado n’a pas été nu(e) en public, ni même devant vous depuis bientôt un an et qu’il ignore ce que c’est que de vivre nu, là, les choses s'annoncent un peu plus compliquées ! Il y a ce que Françoise Dolto appelle le complexe du homard, celui du « changement de carapace », qui peut parfois peser psychologiquement. Il y a aussi la crainte d’être mal fichu : la pornographie et l'érotisme modernes montrent des gens aux « caractères sexuels apparents » complètement hors normes, et votre enfant peut alors se sentir anormal. Sur ce plan, un séjour en centre naturiste lui sera salutaire, il verra que tous les exemples existent et que l’on peut être parfaitement heureux avec des petits seins ou des très gros, peu de poils ou beaucoup, un gros pénis ou un petit...
Les ados ne veulent généralement pas faire comme leurs parents, et préfèrent les choix des autres ados : le choix de centre est alors primordial. Dans certains, les ados sont libres d’aller et venir empêtrés dans leurs serviettes, voire habillés de pied en cap. Dans d’autres, tous sont nus et trouvent ça normal, et semblent bien plus heureux que les précédents. À vous de choisir. Et aussi de décider si vous tenez à ne pas imposer vos choix à vos enfants, ou à vous montrer ferme. Là encore, ça vous regarde : entre laxisme et despotisme, il y a de la marge. Ce sera parfois au retour de vacances qu’un problème se posera : pas de trace de maillot à la douche si votre enfant fait du sport. Mais si tout s’est bien passé pendant l’été, il aura vite fait de trouver de nouveaux adeptes parmi ses copains ou copines !
Encore un peu plus tard, il y aura la volonté d’indépendance.
N’oublions pas un point important : les tordus. Ne rêvons pas : même si la proportion de pédophiles ou de pervers divers est plus faible en milieu naturiste qu’en milieu « ordinaire », il en existe. Un minimum de vigilance s’impose. C’est ce que font tous les parents avec, en prime, une sorte de « partage des responsabilités » qui est bien agréable : il est très fréquent que des adultes surveillent d'autres enfants en plus des leurs, pour un maximum de sécurité à tout moment.
En conclusion : que les enfants ne vous freinent pas ! Vous n’avez rien à perdre, et beaucoup à gagner, dans le sens d’une meilleure connaissance réciproque. Et puis, si vos enfants devenus jeunes adultes s’éloignent quelque temps du naturisme, il feront peut-être comme beaucoup d’autres et y reviendront un peu plus tard.

LES CHOSES A SAVOIR…

Les pratiques sexuelles
Que vous soyez homo, hétéro ou bisexuel vous regarde. Tout ce qu’on vous demande, c’est la discrétion. Laissez votre sexualité à la porte de chez vous, et tout le monde s’en portera très bien…

Tatouages et piercings
De façon générale, la modification corporelle, bien que peu appréciée en milieu naturiste, fait l'objet aujourd'hui d'une évolution de la société. A juste titre, on ne saurait reprocher à quelqu’un qui s’est fait tatouer de conserver ses tatouages. L’épilation est considérée par certains comme un gage d’hygiène, et l’on est loin du temps où une simple « taille maillot » faisait hurler. Quand d'autres vivent le "tel que je suis". C’est vous que ça regarde. En revanche, les piercings, surtout ceux qui marquent le sexe, sont plutôt mal vus…

Hommes seuls
Quelques centres annoncent la couleur : refus des hommes seuls. Ce qui est parfaitement illégal. Certains exigent une adhésion préalable à une fédération, française ou étrangère. On serait tenté de comprendre cette démarche : ouvrir grande la porte aux hommes seuls peut créer à terme un déséquilibre entre hommes et femmes. Pourtant, nous connaissons nombre de célibataires masculins qui vont d’un centre à un autre sans jamais rencontrer le moindre problème. Évidemment, si vous vous présentez sale et mal rasé à la porte d’un centre, en jetant des œillades salaces à toutes les beautés qui s'y dévoilent, ou encore si vous vous montrez agressif à l’égard du personnel de permanence, vous risquez fort de vous entendre dire : “Il n’y a plus de place”. Dans certains cas, on vous laissera entrer, mais sous haute – quoique discrète – surveillance. S’il se révèle que vous venez uniquement pour vous rincer l’œil et draguer, vous ne resterez pas longtemps. Normal, non ?

Quand vient le soir
Sous nos climats, la nuit qui tombe entraîne un net rafraîchissement de la température. On s’habille donc le soir, plus ou moins selon le ressenti de chacun. Certains restaurants demandent d’être habillés pour le dîner, en particulier lorsque le repas est suivi d’une soirée dansante. Mais quel plaisir de se promener nu l’été quand il fait un peu frais !

La poule et l’œuf
Il y a dans les lieux naturistes une atmosphère bien particulière de calme, de détente, de discrétion, de respect de la nature, que l’on ne rencontre nulle part ailleurs. On remarque très souvent que les gens calmes, détendus et discrets aiment la nature ; la nudité fait que la convivialité et la solidarité s’instaurent très vite entre naturistes.

NATURISME ET HANDICAP
Expérience ponctuelle ou art de vivre, le naturisme fait de plus en plus d’adeptes parmi les personnes en situation de handicap. Sans serviette ni maillot de bain, la nudité partagée induit une liberté jamais expérimentée ailleurs. Corps et esprit s’allègent, tout comme le regard des autres, qui ne blesse plus autant. Depuis quelques années, un grand nombre de personnes handicapées se laissent tenter par l’expérience du naturisme, et toutes s’accordent à dire que les sensations de liberté y sont intenses et inoubliables. Certes, se dévêtir pour la première fois, même dans un lieu où c’est la règle, suscite des sentiments contradictoires : plaisir et envie se mêlent à la peur et au doute. Plaisir de gagner en autonomie, d’éviter les contraintes de l’habillage et du déshabillage, envie de respirer à « pleine peau », de libérer ce corps trop souvent caché et médicalisé. Mais les peurs s’imposent : peur de montrer un corps hors norme, difficultés à assumer le regard de l’autre... Pourtant, une seule chose compte : être tous égaux dans la nudité. C’est pour ces raisons que le naturisme fait de plus en plus d’adeptes parmi les personnes en situation de handicap. S’accepter tel que l’on est, invite les autres à une reconnaissance juste, de soi et de l’autre, par « effet miroir ». Les regards croisés n’expriment alors ni gêne ni curiosité appuyée. Les valeurs naturistes sont des valeurs humaines : respect de soi, respect des autres, tolérance. À noter que certains clubs mènent des actions concrètes pour aménager les accès des plages aux personnes à mobilité réduite.

Arts et naturisme
Imaginat est une association artistique et culturelle naturiste.
La pratique artistique n'est-elle qu'une démarche individuelle ? Quand les artistes et créateurs partagent une passion qu'ils veulent protéger, les initiatives collectives ne sont pas inutiles. Tel est l'état d'esprit qui guide l'association Imaginat. Créée en 2004 et affiliée à la Fédération Française de Naturisme, elle désire réfléchir sur le Nu artistique et la culture naturiste et contribuer à améliorer l'image du naturisme.
En partenariat avec le Domaine de la Sablière, Imaginat a proposé en mai 2009 à Barjac (Gard) le premier Festival de mots, d'images et de sons autour du Nu, de la Nature et du Naturisme. Une manifestation originale, reconduite en 2017 sous l’intitulé Fête de l’Art de Vivre Nu, qui trouve son originalité en existant au-delà d'un site naturiste, en accord avec les municipalités mettant à sa disposition des moyens et des locaux.
Créée sous l'intitulé exact d'Imaginat‑Club du Soleil Arts et Culture, l'association regroupe des plasticiens, des dessinateurs, des photographes, des gens de spectacle, des écrivains, des journalistes, des universitaires, amateurs ou professionnels, des gens de culture, créateurs et amateurs d'art, partageant tous une sensibilité naturiste. Tout au long de l'année, à l'aide de leur site Internet ou lors de leurs Rendez-vous des Arts Nus, les adhérents contribuent ainsi à définir et actualiser les critères de l'expression artistique et culturelle de sensibilité naturiste, à promouvoir cette culture, voire à sensibiliser aux valeurs naturistes par ces pratiques culturelles et artistiques, dans le milieu naturiste et dans les lieux de culture grand public.

Sports et loisirs


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Sans doute parce qu’il existe chez les naturistes une conscience de partager des valeurs communes et certaines conceptions des rapports avec autrui, celui ou celle qui séjournera dans un espace naturiste ne recherchera pas qu’un emplacement où planter sa tente – ou une location – avec le droit de se mettre nu, mais souhaitera que son séjour soit une occasion de partages avec les autres vacanciers.
C’est pourquoi dans les espaces naturistes règne un esprit de convivialité. C’est cet esprit qui pousse à ne pas rester dans son coin, mais à partager des activités avec les autres vacanciers, et ces animations apparaissent comme un des points forts de la convivialité naturiste.
Qu’elles soient sportives (pétanque, gymnastique, volley, basket, badminton, ping-pong, randonnée, course à pied, water-polo, tir à l’arc, judo...), artisanales (peinture sur soie, rotin, poterie...), ludiques ou cérébrales (échecs, jeu de go, jeux de société...), artistiques (peinture ou dessin avec modèle, sculpture, musique, danse, théâtre...), ou encore taï chi chuan et yoga, ces activités sont la garantie de passer des vacances bien remplies et de se faire des amis de toutes nationalités.
En effet, même sans parler un mot de néerlandais, l’expérience vous montrera vite qu’on réussit toujours à se faire comprendre pour expliquer à votre adversaire aux échecs qu’il n’a pas le droit de « roquer si son roi a déjà bougé », ou au ténor de votre ensemble vocal qu’il a démarré deux temps trop tôt. L’Europe ne se fait pas qu’à Bruxelles ou à Strasbourg, elle se fait aussi sur les terrains naturistes !
Bien sûr, en règle générale, plus le centre est important, plus il y a de chances qu’il propose une large palette d’activités. Certains centres en proposent plus de 40, mais même les petits centres font souvent l’effort de proposer aux vacanciers l’occasion de ne pas rester seuls dans leur coin et de ne pas limiter un séjour à bronzer à la plage ou au bord de la piscine.
Chacun pratiquera à son niveau et à son rythme – les centres et leurs animateurs veillent dans la mesure du possible à proposer des activités pour tous les âges et pour tous les niveaux. Certains pratiqueront juste un peu pour le plaisir, d’autres seront des chevronnés, et bien souvent, ce sera l’été qu’ils pratiqueront le plus intensément leur loisir favori, si les installations du centre le permettent. Tous n’offrent pas, par exemple, un pas de tir à l’arc aux normes de la FFTA. Après tout, même dans les grandes villes, il est très rare, à supposer que vous en ayez le temps, de trouver des occasions de jouer aux échecs ou de faire de la gymnastique tous les jours. On peut tout faire nu !
Dans quelle tenue pratiquer ces activités ?
Le bon sens vous montrera tout de suite que si pour certaines activités, un vêtement est parfois nécessaire, mais en général la nudité sera la tenue la plus adaptée. Devant un tour de potier par exemple, une simple douche aura raison de vos projections de boue.
Pour de nombreux vacanciers, la possibilité de s’adonner à leur passion sera une motivation importante pour venir dans un centre naturiste et un critère dans le choix de sa destination.
Renseignez-vous donc auprès des centres naturistes sur les activités proposées, car si par exemple la musique est votre violon d’Ingres, une fois sur place vous pourriez regretter de ne pas avoir apporté votre... violon.
La baignade « sauvage »
Il serait impossible de décrire tous les endroits où l’on peut se baigner nu, car ils sont à la fois très nombreux : plus d'une centaine de plages françaises – mer, océan, lacs, rivières – accueillent des naturistes. Parmi elles, certaines bénéficient d’une autorisation communale écrite, d'autres tolèrent la pratique du naturisme. Voir paragraphe de notre guide concernant les plages.

Risques naturels
Évoluer en pleine nature ne va pas sans risque. Les intoxiqués de la civilisation urbaine ont tendance à oublier que les abeilles, ça pique, qu’il y a des petites bêtes dans l’herbe, que les moustiques servent aussi de nourriture aux oiseaux, qu’une couleuvre n’est pas une vipère, etc.
Beaucoup ont aussi tendance à oublier qu’on ne campe pas n’importe où et n’importe comment. Une tente, une caravane, un camping-car ont tôt fait de prendre feu ou d’être emportés par un torrent réveillé par un orage. S’installer au bord de l’eau pour un pique-nique, oui, mais pour une semaine ? Il faut être vigilant. Ce n’est pas un hasard si les jolis endroits que nous aimons tant sont restés inhabités...
Il y a aussi les « gros » risques naturels, comme les raz-de-marée, qui peuvent très bien se produire en Méditerranée et, dans une moindre mesure, sur la côte Atlantique. Tant que vous n’êtes pas les pieds dans l’eau, il n’y a aucun risque : la grande vague – tsunami en japonais – sera épuisée au bout de quelques dizaines de mètres de dunes. Les plus dangereux, ce sont les incendies de forêt durant la saison estivale, dus à l’inattention de certains fumeurs, mais aussi aux orages et même parfois à des pyromanes.

LA « RANDONNUE »
Si le naturisme se prête particulièrement aux activités aquatiques, il est tout aussi agréable de le pratiquer pour toute autre activité de plein air. Et pourquoi pas la randonnée ? Mais cette activité nécessite de grands espaces, et ceux officiellement réservés à la pratique du naturisme, même si quelques-uns disposent de centaines d’hectares, se sont très vite avérés limités. De plus, réserver la nudité aux zones autorisées prive le randonneur d’une communion avec la nature dont le manque ne peut être ressenti qu’après avoir essayé la randonnée naturiste. Aussi, on assiste actuellement à un développement de la randonnée nue ou « randonue » en milieu naturel non officiellement autorisé au naturisme. De nombreux naturistes randonneurs échangent leurs expériences sur les forums des sites Internet naturistes.
Le problème qui se pose, lors des randonnées, est la rencontre avec des randonneurs non naturistes. Sur les chemins de randonnée, certains naturistes, en groupe, ne s’autorisent la nudité que si le sentier est très peu fréquenté, et il est bon de garder à la main un vêtement, le plus souvent un short – quoique pas très pratique à enfiler rapidement –, un paréo, un pagne, ou simplement une serviette sur l’épaule pour la mettre autour de soi en cas de rencontre. Ce qui est important n’est pas tant que les gens ne s’aperçoivent pas que les randonneurs sont nus, c’est qu’ils se rendent compte qu’ils ont fait l’effort de ne pas les choquer, qu’ils ne cherchent pas à s’exhiber, ce qui peut même les faire s’interroger sur les motivations des naturistes, et contribuer ainsi à faire passer l’idée qu’il n’y a rien de plus naturel que de profiter de la nature tels que celle-ci nous a conçus. Cette simple précaution vestimentaire permet aussi aux randonneurs naturistes d’être relativement à l’abri de poursuites éventuelles.
En attendant que les mentalités s’accoutument peut-être un jour à la nudité en milieu naturel, s’il est un lieu où la randonue a bien sa place, c’est en rivière. L’avantage de la randonue en rivière est la fraîcheur en plein été sans en avoir les inconvénients. Fini les vêtements mouillés et glacés sur la peau, qui ne servent qu’à attraper mal.
En rivière, il est quand même nécessaire de prendre quelques précautions pour éviter de se mettre en situation de danger :
dans un endroit inconnu, effectuer un repérage au préalable surtout s’il est prévu d’emmener des enfants.
être attentif à la météo, et vérifier qu’il n’y a pas en amont un barrage qui pourrait effectuer un lâcher d’eau.
choisir une rivière peu fréquentée, pas trop profonde, et pas trop accidentée, dans laquelle pour marcher, des vieilles baskets suffisent, ou même des sandalettes en plastique.
ne pas hésiter à rebrousser chemin face à une difficulté inadaptée au niveau des participants.
il est important de signaler que la baignade est souvent interdite, même dans les lieux qui y sont les plus propices, les élus en ayant assez d’être systématiquement attaqués en justice par des inconscients. Ce qui a pour conséquence directe de désinformer le public sur le danger réel encouru. Outre le fait que toute interdiction non justifiée incite les gens à enfreindre la loi, les lieux réellement dangereux ne sont plus différenciés des autres, ce qui fait courir un risque réel au public. Mais là, personne n’est responsable !
Une recommandation : toujours prévoir un sac en plastique pour ramasser les détritus laissés par d’autres, et ainsi laisser l’endroit plus propre qu’avant. Simple question de respect de la nature.
En rivière, il est très fréquent que les naturistes fassent des émules parmi les personnes rencontrées. À l’inverse, il est plus rare -mais il peut arriver- qu’ils subissent des reproches du genre : « Vous n’avez pas honte ! »
Vraiment, la randonue en rivière, ça coule de source ! Une belle journée entre amis, la nudité partagée comme un lien qui nous unit en parfaite osmose avec la nature, que demander de plus ?

La « randonnue » et la loi
Parmi les questions souvent posées concernant le naturisme et la loi pénale, figure celle concernant les randonnées naturistes. Deux « écoles de pensée » s’affrontent dans les forums : l’une nie farouchement tout risque pénal, l’autre met l’accent sur un risque certain. La vérité, pour cette question comme pour d’autres, se situe entre les deux points de vue. Pour synthétiser, nous pouvons dire qu’il n’y a pas absence totale de risque. C’est-à-dire que « sur le papier » l’infraction est constituée, en ce qu’il n’y a aucune raison juridique en tout cas de distinguer les randonneurs naturistes, des baigneurs naturistes, des bronzeurs naturistes, etc. Les lieux sont « accessibles au regard du public » selon la définition de l’article 222-32.
Mais le risque apparaît très limité : à notre connaissance, il n’y a eu aucun procès en tout cas ayant fait l’objet d’une décision publiée, ou même d’un article de journal, concernant la randonue, alors que celle-ci a tendance à se développer au fil des années.
Cette absence de contentieux peut peut-être s’expliquer pour trois raisons, étant admis que seuls pourraient porter plainte des promeneurs fortuitement croisés qui prendraient ombrage de ce qu’ils voient : une certaine évolution des mentalités, tendant à ce que les promeneurs suffisamment horrifiés pour porter plainte se raréfient quelque peu, peut-être, un certain manque d’enthousiasme des forces de l’ordre à poursuivre des personnes ne troublant pas tant que cela l’ordre public, enfin et certainement à notre sens, les précautions prises par les randonneurs eux-mêmes, consistant à éviter les heures d’affluence, à emprunter des chemins très peu fréquentés, voire à avoir un habit dans son sac à enfiler si d’autres promeneurs sont croisés, etc.
Consulter également le site Internet :
www.naturismedroit.net.

Vacances naturistes


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A l’image des Français, qui choisissent majoritairement la mer pour passer leurs vacances, le naturisme se pratique avant tout au bord d’une plage sous les rayons du soleil. Mais, encore une fois à l’image du reste de la société, le naturiste se replie de plus en plus vers des vacances « nomades », où les lieux naturistes de campagne tiennent une place privilégiée.
Les clichés des grandes plages du Sud s’estompent au profit de terres encore sauvages, d'une nature encore préservée où l’on peut se promener pendant des kilomètres sur de simples sentiers, et se refaire une santé en goûtant aux bons produits du terroir. La mer et la campagne sont en progression, alors que la montagne – gagne des parts de marché. On trouve désormais quelques centres naturistes dans les Pyrénées et les Alpes françaises. Si le ski estival naturiste est évidemment une discipline à déconseiller (même si nous avons pu assister dans une station frontalière à une descente naturiste sur une neige de printemps), il est magique de pouvoir profiter du spectacle majestueux des Alpes en été… Autre composante du tourisme naturiste, la fidélité à un lieu et la transmission de ce lieu de génération en génération. C’est peut-être cela – et le fait que certains de nos lecteurs n’aient pas encore pris la décision de faire le premier pas vers cette expérience qui les tente tant…
Réjouissons-nous, la France compte aujourd'hui un vaste panel de possibilités pour vivre un naturisme qui nous correspond : 15 villages-vacances, 82 campings, 27 campings associatifs, 4 haltes étapes, 12 résidences hôtelières, 25 gîtes ou chambres d'hôtes, 90 plages sur le littoral, 24 plages en mode rivière, 2 ports... le choix est immense et ne cesse d'augmenter.
Alors, partons à la découverte de toutes les richesses du naturisme.

LES DANGERS DU « LIBRE »
Le mot « liberté » sonne toujours très fort à nos oreilles. Nu à la piscine et à la plage, tout le monde est d’accord, mais, ailleurs, beaucoup pensent : « si je veux quand je veux ». Ce mode de fonctionnement semble séduisant. Il permet ainsi à des « débutants » de faire leurs premiers pas à leur rythme, aux ados de surmonter leurs complexes sans conflits avec leurs parents, etc.
Hélas, le rêve est loin de la réalité ! Il est en effet très désagréable d’être nu au milieu de gens habillés. Du coup, tout le monde se rhabille. Il y a plus grave. La nudité « facultative » peut conduire à laisser le champ libre aux voyeurs ou autres pervers camouflés dans leurs habits. Des centres ont tenté le naturisme libre il y a quelques années. Devant le résultat catastrophique, ils font actuellement une sage marche arrière. De toute façon, quel sens cela a-t-il d’aller dans un centre naturiste si c’est pour rester habillé la plupart du temps ?

Le naturisme pratique


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LES FEDERATIONS


FEDERATION FRANCAISE DE NATURISME
5, rue Regnault
Pantin
✆  01 48 10 31 00
www.ffn-naturisme.com
contact@ffn-naturisme.com

La France est la première destination naturiste mondiale, elle offre la plus importante capacité d’hébergements naturistes. Avec plus de 450 espaces de vie naturistes, répartis sur toute le territoire français, la Fédération Française de Naturisme défend un naturisme sain, porteur de bien-être. Elle regroupe ainsi des associations affiliées et noue des relations de partenariat privilégié avec des centres de vacances naturistes. De plus, à travers un certain nombre de clubs, elle assure une présence sur des plages du littoral et sur des plages en bordure de lac. Elle accueille aussi des adhérents par la délivrance d’adhésions individuelles directes auxquelles sont liés des avantages. Sa raison d’être est d’écouter, de répondre et d’informer sur l’ensemble des lieux de vie naturiste, affiliés, partenaires ou lieux de détente autorisés au Naturisme, de défendre le Naturisme par une éducation au respect de soi, des autres et de l’environnement, de remédier au déficit d’image, de corriger toutes les erreurs de conception du naturisme et de réagir devant tout ce qui peut le dénaturer.
La FFN est le point de rassemblement de toutes celles et de tous ceux qui se reconnaissent dans un naturisme porteur de valeurs éducatives. Ces valeurs éducatives – comme nous venons de le dire – respect de soi et de son corps, acceptation de l’autre et de ses différences, convivialité, contact avec la nature, protection de l’environnement, sont la base de tout projet humaniste. Le naturisme y ajoute une originalité propre et spécifique : le respect et la pratique de la nudité en commun, toutes générations confondues. Afin d’assurer tout cela, les ressources de la FFN reposent essentiellement, sur la délivrance d’adhésions comportant la licence nationale et internationale, permettant ainsi d’associer plus étroitement les naturistes qui veulent apporter leur soutien, participer à la vie de la fédération et dire leur fierté d’appartenir au mouvement proposant un vrai projet de vie. Cette adhésion, comme celle acquise par un club, permet d’accéder à toutes les entités naturistes garanties par la FFN, de bénéficier d’une assurance responsabilité civile, de recevoir la revue fédérale, de bénéficier d’autres avantages précisés par la FFN sur son site.
Ainsi, la Fédération Française de Naturisme œuvre, avec tous ses membres pour un naturisme présent, visible, respectueux et protégé sur les lieux de vie naturiste français : clubs, centres de vacances, plages, lieux de repos, de détente et de sports :
développe et valorise la pratique de la nudité en commun qui enrichit l’équilibre physique et psychique de l’être humain par l’acceptation de son corps.
étudie, développe, coordonne l’évolution du naturisme.
apporte une garantie morale aux réalisations naturistes.
encourage l’esprit communautaire par des activités physiques, de loisirs, culturels et créatifs.
propose aux adhérents un cadre récréatif et éducatif leur permettant de percevoir pleinement la nature et la défense de l’environnement.
organise des rencontres sportives et socio-éducatives au niveau régional, national ou international en liaison avec la Fédération Naturiste Internationale.
soutient la création de nouveaux clubs autour des centres d’intérêt comme la défense de l’environnement, le handicap, la création artistique, les loisirs ou les sports.
permet aux jeunes de prendre la place qui leur revient dans la construction de l’avenir du Naturisme.
assure la défense des intérêts communs de ses membres et agit en justice pour obtenir réparation du préjudice subi par tout adhérent de la Fédération dans le cadre de la pratique du Naturisme.
Elle recherche contacts ou partenariats avec les associations qui poursuivent des objectifs communs.
Exemple : France Nature Environnement "FNE" pour la protection, de la nature, de l’environnement et de la santé, l’un des acteurs principaux du Grenelle de l’Environnement.
Enfin, riche des valeurs prônées par le naturisme et consciente des déviations qui se font jour ici ou là, la Fédération Française de Naturisme a décidé, lors de son dernier congrès, d’intensifier son action : « DIRE LE NATURISME » là où il se vit. Afin que celui-ci soit mieux compris, mieux vécu et cela par le plus grand nombre.

La Fédération Internationale de Naturisme : INF/FNI


FÉDÉRATION INTERNATIONALE DU NATURISME INF-FNI
Eduard-Nittnerstraße 14/6
A-4063 Hörsching
LINZ (Autriche)
www.inf-fni.org
naturism@inf-fni.org

La FNI regroupe fédérations, correspondants et membres extraordinaires dans plus de 40 pays à travers le monde entier, dont la France. Elle organise des rencontres internationales dans le domaine des sports (natation et pétanque notamment), et des rencontres internationales pour les jeunes. Elle édite un guide renfermant toutes les indications utiles sur les lieux de vie naturistes internationaux.

Organisation


FÉDÉRATION FRANÇAISE DE MASSAGES NATURISTES (FFMN)
352, route de Launaguet
Toulouse
✆  09 77 21 77 31
www.federation-massage-naturiste.fr

Cette fédération a pour ambition de redorer l'appellation "massage naturiste" en garantissant aux structures qu'elle labellise et aux membres qu'elle forme de suivre un protocole dédié, une déontologie et une étique naturistes. L'objectif est de se faire masser en toute sérénité et en toute confiance. Des formations et des conseils y sont dispensés.

LES CLUBS ET CENTRES NATURISTES


Journées mondiales du naturisme

Le naturisme est célébré de diverses manières tout au long de l'année :
Impulsé par la Fédération internationale de naturisme, le 1 er juillet de chaque année célèbre le naturisme à travers le monde avec la Journée mondiale du naturisme. L'occasion de réaffirmer les valeurs de cet art de vivre et sa définition établie en 1974 au Congrès d'Agde : « Le naturisme est une manière de vivre en harmonie avec la nature, caractérisée par une pratique de la nudité en commun, qui a pour conséquence de favoriser le respect de soi-même, le respect d’autrui et celui de l’environnement  » .
Le World Naked Gardening Day (WNGD) invite tous les premiers samedis de mai à retrouver le sens de la nature en se dénudant pour jardiner. Le phénomène ludique fait de plus en plus d'adeptes parmi les non-naturistes. « En plus d'être libérateur, le jardinage nu est la deuxième activité après la natation que les gens sont plus prêts à envisager de faire nus », dixit les initiateurs du concept Jacob Gabriel et Mark Storey.
http://wngd.org/ 
La World Naked Bike Ride (WNBR) est une manifestation mondiale de cyclo-nudisme. Impulsé en 2001 par la Coordinadira Colectivos Cyclonudistas d'Aragon, l'objectif est d'inviter, courant juin, les villes du monde entier sur une journée, à proposer une déambulation de cyclistes nus, meilleure méthode pour revendiquer la place de l'homme face au trafic automobile toujours plus agressif et massif. C'est également le moyen d'affirmer la nécessité de s'orienter vers des moyens de transports plus doux et de tendre à des énergies renouvelables. 70 villes dans 20 pays organisent chaque année cette Naked Ride Bike. Paris et Marseille à plusieurs reprises ont essuyé des échecs par opposition des préfectures voyant dans la nudité une offense à l'ordre public, plutôt qu'une perspective naturelle et militante de défendre des convictions. Espérons que dans les années à venir, la France, pionnière dans l'histoire du naturisme mondial pourra imposer cette manifestation pacifique, festive et joyeuse.
http://worldnakedbikeride.org/ 

Les clubs naturistes
Plus d’une centaine de clubs naturistes sont répartis sur le territoire français. Ces clubs, le plus souvent des associations de loi 1901 (voire des sections d’associations) regroupent des personnes qui veulent « vivre leur naturisme » toute l’année.
D’où viennent ces adhérents ? La plupart du temps, ce sont des familles qui ont connu le naturisme sur les plages, dans les centres de vacances et recherchent une ambiance saine, conviviale et familiale.
Que sont ces clubs ? On trouve une grande diversité dans ces clubs : des clubs avec un terrain de camping, des clubs sans terrain et des clubs où les personnes se retrouvent par centre d’intérêt : les jeunes, l’art et la culture, la montagne, la nature (la connaître pour mieux la respecter)... Les adhérents des clubs sans terrain se retrouvent pour des animations conviviales et vivent la vie de toute association. Pour pratiquer le naturisme, ils se retrouvent sur des terrains de centres voisins ou des terrains d’autres clubs. Ce sont souvent ces associations qui organisent des séances de piscine naturiste – créneaux horaires dans les piscines municipales. 27 clubs avec terrain de camping accueillent des vacanciers l’été.
Les adhérents des clubs naturistes représentent le vivier des militants se devant de « dire le naturisme » partout où il se vit. Cette année encore, retrouvez les clubs naturistes français dans notre guide.

Les centres naturistes
Pratiquer le naturisme dans un centre où l’on peut bénéficier de nombreuses installations sportives et de loisirs dédiées aux seuls naturistes est fort agréable. Des centres, il y a en pour tous les goûts, et vous les découvrirez au fur et à mesure de ce guide. Bien sûr, de nombreux centres sont situés au bord de la mer, mais on en trouve aussi dans ce qu’il est convenu d’appeler la « France Verte », au bord des rivières, en montagne ou bien dans le vignoble… Chaque centre possède ses spécificités et si l’on pratique davantage la musique ici, ailleurs on apprend à déguster le vin ou à s’orienter selon les étoiles. Il y a encore des centres où l’on ne croise que des Hollandais ou des Allemands, mais vous verrez bien vite que la nudité efface les différences, même de langage ! Bref, il existe forcément un centre qui vous convient, même s’il faut souvent en tester plusieurs avant de trouver celui où l’on reviendra tous les ans et de génération en génération.

La journée nationale du naturisme
Chaque année c’est l’occasion, sur un thème choisi, de parler du naturisme. Les centres de vacances et les clubs naturistes affiliés organisent une ou des journées d’accueil pour tous ceux qui n’osent pas franchir le pas du naturisme. La Journée sans maillot est l'occasion de faire découvrir aux “néo-naturistes”, comme à ceux qui ont acheté ce guide avec quelques idées reçues peut-être, et qui auront d’agréables surprises en découvrant une adresse près de chez eux.

GITES RURAUX ET LOCATIONS
Parfois, ces gîtes ont une piscine ; souvent un jardin, ou un terrain isolé. Il existe quelques gîtes qui se définissent comme naturistes (vous en trouverez dans ce guide), mais dans la quasi-totalité des cas, les loueurs ne font nulle mention de la pratique de la nudité. De nombreux naturistes s’imaginent que la nudité n’est possible que dans un espace défini comme naturiste. Mais rappelons que dans tout lieu privé, ce que vous faites chez vous ne regarde personne d’autre que vous, du moins, si vous n’êtes pas vus de l’extérieur, donc, dans toute location, si vous êtes seuls, il vous sera loisible d’être nu sans restriction. N’hésitez pas à poser la question, surtout quand le site Internet ou la documentation laissent à penser que la location est isolée, et la piscine à l’abri des regards, de savoir s’il est loisible de se bronzer ou baigner nu. Nous avons fait un essai en prenant ainsi un peu au hasard, en posant la question tout simplement « nous aimons nous baigner nus, est-ce que cela est possible dans votre location ? ». Et la plupart du temps, la réponse a été « vous faites comme vous voulez ». Et s’il y a d’autres personnes, bien sûr, n’imposez pas votre nudité, mais posez la question : il est fort possible que ça ne dérange pas du tout les autres personnes qui partageraient la location d’un gîte, ou vos voisins. Notre conseil : s’il vous faut mettre un maillot, mettez-le, mais seulement après avoir demandé si la nudité pouvait les gêner. Des gîtes naturistes et chambres d’hôtes naturistes se créent chaque année. Ces structures sympathiques vous accueilleront avec beaucoup de plaisir. Elles sont répertoriées sur le site de la FFN.
LES AUTRES LIEUX NATURISTES
Bien sûr, il y a les plages de sable fin et les eaux turquoise, la nature sauvage et les kilomètres de garrigue odorante, mais on n’est pas en vacances toute l’année ! C’est pourquoi, hors saison, il est indispensable de pouvoir pratiquer le naturisme en dehors de son pré carré – et encore faut-il que le voisin ne soit pas trop voyeur, et le jardin, quand on a la chance d’en posséder un, bien clôturé pour ne pas attenter aux « bonnes mœurs ». Il existe des lieux privilégiés comme certains saunas, où l’éthique naturiste est respectée, mais là encore, on mélange trop volontiers avec d’autres activités qui n’ont rien à voir avec le naturisme. Il existe aussi et surtout des piscines qui ont la bonne idée de réserver des tranches horaires à la pratique du naturisme. Difficile de les recenser de manière exhaustive (un bon nombre d’entre elles se trouvent sur le site de la FFN et le guide officiel FFN), mais il ne faut pas hésiter aller à la piscine de votre ville pour demander si de tels horaires ont été aménagés, ou s’ils peuvent l’être à la demande d’un club ou d’une association. Depuis quelque temps, le naturisme s'exprime sur de nouveaux territoires. Un restaurant, des spectacles, des musées organisant des visites nues de leurs expositions, mais aussi des salles de sport fleurissent. Si vous connaissez d’autres lieux où l’on peut pratiquer un naturisme respectueux des autres, n’hésitez pas à nous le faire savoir pour notre prochaine édition.

BIBLIOGRAPHIE
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Francine Barthe-Deloizy, Géographie de la nudité, être nu quelque part , Bréal, 2003
Marcela Iacub, Par le trou de la serrure – une histoire de la pudeur publique au XIX-XXI e siècle , Fayard
Jean-Luc Bouland, Tout en NU de A à Z , Encre, 1997
François Delion, Le Naturisme – un paradis retrouvé ? – Éditions N°1, 1994
Marc-Alain Descamp, Le Nu et le vêtement , Éditions Universitaires, 1972
Marc-Alain Descamp, Vivre nu – psychologie du naturisme , éditions Trismegiste
Gilbert Varet, L’Épanouissement, la santé et la forme par le Naturisme , Aide-nature, 1989
France Guillain, Le Bonheur d’être nu : le naturisme, un art de vivre , Albin Michel, 1997
France Guillain, Vivre le naturisme , Jacques Marie Laffont Editeur, 2002 – en vente à la FFN
Roger Polvé, En habit de soleil , Imprimerie Corporancy – en vente chez l’auteur et à la FFN
Roger Salardenne, Le Culte de la nudité – sensationnel reportage en Allemagne , Prima, 1929
Roger Salardenne, Le Nu intégral chez les nudistes français , Encre – réédition 1999
André Santerre, Mémoires d’un nudiste , Denoël, 1952
École des hautes études en sciences sociales, Bienfaisante nature , Seuil, 2003
Roland de Miller, Besoin de nature sauvage , Éditions Jouvence, 2008
Michel Vaïs, Nu, simplement : nudité, nudisme et naturisme , Éditions Triptyque, 2012
Hubert Prolongeau, Cachez ce sein... – La nudité dans tous ses états , Robert Laffont, 2017
Thierry Charbonnet, Le Naturisme – Une histoire illustrée , Éditions Sutton, 2017
Mark Haskell Smith, Au pays des nudistes , Éditions Paulsen, 2017

Pour les enfants
Brigitte Smadja, La Vérité toute nue , Neuf de l’école des loisirs, 1997
Alain Grousset et Bruno Salamone, Mes premières vacances tout nu ! Nathan
Elise Griffon, Peau Neuve , Edition Delcourt, 2015

FILM
Robert Salis, Vivre nu, à la recherche du paradis perdu , 1998.
François Bierry, Vihta , 2018.

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Le magazine a changé plusieurs fois de nom après 1983, et il a repris son nom d'origine en 1994 :
La Vie au soleil  de 1949 à 1983, Vivre nu magazine  de 1984 à 1991, Le Nouveau Naturiste  de 1992 à 1993, La Vie au soleil depuis 1994.

GUIDES
Le magazine La Vie au Soleil édite chaque année, Vacances naturistes – Le guide mondial . 400 pages pour passer en revue l'ensemble des structures naturistes en France et faire un tour d'horizon parmi 40 pays, des hébergements, plages, clubs, piscines et saunas... Avant de parcourir ce large recensement, la rédaction offre un panorama factuel du naturisme en France et les manières de l'aborder que l'on soit néo-naturiste ou convaincu, si on veut en parler, si on veut l'expliquer, et répondre à certains questionnement sur le « comment vit-on nu en permanence ». C'est bien amené, avec une mise en page claire et fluide. Petite cerise sur le gâteau, vous bénéficiez en plus des cadeaux et réductions en fonction des adresses. Un recueil précieux pour partir à la découverte du monde où il fait bon vivre nu.
Internet : www.lavieausoleil.fr 
Naturisme Magazine propose aussi son guide officiel partageant avec les naturistes les bons plans dans « Les espaces naturistes de France et d'ailleurs ». Une couverture des adresses région par région au fil de 73 pages qui vous entraînent à la découverte de la variété des sites naturistes français et au-delà. Des présentations complètes et détaillées accompagnées de cartes précises. Une vision globale des activités où la nature fait corps avec vous.
Internet : http://naturismemagazine.com/ 
Le Guide naturiste mondial FNI , édité désormais chaque année par l’International Naturist Federation – FNI en français. Près de 1 000 pages traduites en quatre langues, consacrées à la présentation de tous les sites naturistes du globe. Intéressant pour partir à l’étranger et découvrir des sites naturistes sous d’autres latitudes avec des plans en couleurs. Disponible sur commande à la Fédération Française de Naturisme. Pour tous renseignements, consulter le site Internet www.inffni.org

TELEVISION
Nu , une série autour du naturisme, d'Olivier Fox.
Diffusion à compter du printemps 2018 sur OCS – Orange Cinéma Séries.
Le naturisme fait tomber bien plus que la chemise... la nudité commune et collective s'installe de plus en plus dans le paysage audiovisuel français. Un moyen de faire évoluer les mentalités, de casser les idées préconçues, de rendre visible un art de vivre et les valeurs défendues autour d'une nudité sociétale normalisée et banale.
Le pitch : Une série d'anticipation, qui se déroulera dans un futur proche. En 2026, en réponse à l’insécurité et au terrorisme, les gouvernements européens prônent la transparence totale. Désormais, les citoyens devront être nus en public. Une mesure drastique bouleversée lorsqu’une personne qui a initié la « Loi transparence » est retrouvé morte. L’enquête est alors confiée à Frank Fisch (Satya Dusaugey), policier tombé dans le coma avant l’application de la loi. Accompagné de sa coéquipière Lucie (Malya Roman), il va faire, entre autres, la découverte d’un groupe de rebelles, nostalgiques du vêtement, qui préparent leur révolte.

Une télé naturiste sur Internet
Le naturisme avait besoin d’une chaîne Télé dédiée sur le Web.  Depuis 2008, les internautes peuvent découvrir le naturisme sans code d’accès ni interdiction parentale, sur www.naturisme-tv.com. Sans voyeurisme ni exhibitionnisme, le site propose déjà plus de 1 200 vidéos avec de nombreux reportages produits en interne par leurs équipes ayant trait au camping naturiste, aux plages naturistes et à la vie naturiste au quotidien.
L’objectif est simple : remettre le naturiste au premier plan, et mettre en avant ce style de vie sans égal pour toute femme et tout homme épris d’une vie en accord avec la nature et l’environnement.
Pour fêter ses 10 ans, Naturisme TV propose en 2018 le lancement d’un module JT vidéo court, dans l’esprit « Youtubeur » et plus proche des réseaux sociaux, appelé Nat’Express où toute l’actualité du naturisme sera passé en revue, présenté par Charlotte Saliou et Julien Claudé-Pénégry. Un regard à 360° sur cet art de vie pluriel. Le but étant de partager ces nouveaux contenus sur un maximum de plates-formes et faire connaître les valeurs du naturisme au plus grand nombre.
Vous souhaitez témoigner ou tout simplement contacter Naturisme TV : production@naturisme-tv.com
Tél : 0953 837 137

INTERNET
Lorsque vous cherchez le mot « naturisme » sur le web, plus de 2 millions de propositions vous sont soumises. A vous de faire le tri parmi les réponses apportées par la toile. Une telle requête apporte avant toute chose, toutes les informations dont vous aurez besoin sur le sujet : découverte du terme, la signification, les valeurs, les lieux dédiés, les articles de presse le consacrant, les évènements qui s'y rapportent, les actions entreprises, les activités possibles, mais aussi les fédérations qui le promeuvent et le défendent, les textes de loi qui lui impose un cadre juridique... De ce florilège de possibles, il vous faudra faire une sélection pour trouver chaussure à votre pied, enfin... lorsque vous en porterez. Internet, il faut bien le dire, sera une mine d'or pour vous tenir informé sur le sujet et saura vous conduire sur les sentiers de cet art de vivre en nudité intégrale.
Sachez une chose, le naturisme n'a aucune connotation sexuelle. Comprenez par là que si un site affichant le naturisme vous entraîne vers des propositions d'ordre sexuel, érotique ou pornographique... vous n'êtes pas dans ce que le naturisme propose comme philosophie, mais dans des sites qui font un amalgame entre naturisme, nudisme et nudité. A bon entendeur, bon surf.

Des sites officiels
Les organismes officiels :
Fédération française de naturisme : ffn-naturisme.com
Fédération belge de naturisme : www.naturisme.be
Fédération luxembourgeoise de naturisme : www.naturisme.lu
Fédération allemande de naturisme : www.dfk.org/fkk
Fédération espagnole de naturisme : www.naturismo.org
Fédération hongroise de naturisme : www.fenhu.hu 
Union naturiste suisse : www.snu-uns.ch
Fédération portugaise de naturisme : www.fpn.pt
Et n’oublions pas les Québécois : fcn.ca
Fédération Internationale de naturisme : www.inf-fni.org/
L'association des Jeunes Naturiste de France (AJNF) : ajnf.fr
Hébergements :
France Espaces Naturistes : www.naturisme.fr
Naturisme et Terroirs : www.naturisme-et-terroirs.com
France4 : www.france4naturisme.com
Tohapi Naturisme : www.tohapi-naturiste.fr 
Flower Campings : www.flowercampings.com
Informations et échanges :
Association pour la Promotion du Naturisme en Liberté (APNEL) : https://apnel.fr
World Naked Bike Ride : http://worldnakedbikeride.org 
Etre Naturiste : www.etre-naturiste.com
Oh Naturist : www.ohnaturist.com
Naturisme Hebdo : www.naturisme-hebdo.com
Naturisme TV : www.naturisme-tv.com 

Des sites personnels
Des informations utiles sur vos droits et le naturisme : naturismedroit.net
Un site en plein essor : www.vivrenu.com
Aussi sur Facebook :
Les Événements Naturistes de France / The Naturist Events of France
Naturisme et jeune
Handicap et Naturisme (osez être libre et sans différence)
Naturisme littérature et sciences humaines

Avertissement
Les informations (tarifs, dates et heures d’ouverture, nombre d’emplacements…) contenues dans ce guide ont été recueillies entre les mois d'octobre 2017 et mars 2018. Les renseignements concernant les coordonnées, les tarifs, les jours et les heures d’ouverture sont donnés à titre indicatif et n’ont aucun objet contractuel. Ils sont susceptibles d’avoir fait l’objet de modifications ultérieures pour lesquelles le Petit Futé décline toute responsabilité.
LES BONNES ADRESSES


© Vibrant Image Studio – Shutterstock.com

Auvergne – Rhône-Alpes


Auvergne – Rhône-Alpes - Naturisme en Auvergne-Rhône-Alpes
© Petit Futé

Clubs naturistes


CLUB DU SOLEIL MONT BLANC
122, La Combaz
✆  07 86 92 91 64
www.naturisme-csmb.eu
Fermé de septembre au 15 juin. Réservation impérative. Terrain de 4 ha. 12 emplacements (dont 2 minibus + 1 chalet (avec dortoir de 28 places)). Sol : herbeux. Le Club du soleil Mont Blanc reçoit des voyageurs de passage, mais n'est pas un centre de vacances. Wifi gratuit. Sauna. Animations.

Amoureux de la montagne, le chalet du Sapey et les membres du Club du Soleil Mont Blanc sauront vous accueillir. Niché au cœur de massifs savoyards, on compose ici avec les splendeurs des cimes, la richesse d'une faune et d'une flore ainsi que le savoir-faire des artisans et fermiers du coin. Ne vous laissez pas prier pour aller goûter les saveurs du reblochon fabriqué dans la ferme d'alpage de la Boiserie ou déguster du miel auprès des apiculteurs de la région. Les aventures sont nombreuses dans les parages : balades, activités nautiques qui vous attendent au lac d'Annecy à 30 min, mais aussi le plaisir de profiter d'un bain de soleil autour d'une piscine flambant neuve. Le chalet, quant à lui, des plus cosy avec un dortoir pour 28 personnes (prévoir draps et duvet), une cheminée dans le salon et une cuisine commune, aura tout pour vous séduire lors d'un bref passage. A l'extérieur, un sauna avec douche chaude. Si vous venez en tente, l'espace prairie aura assurément vos préférences.


CLUB DU SOLEIL DE GRENOBLE
3, chemin du Cros Bas
Avignonet
✆  06 15 64 28 00
www.lecourtialet.eu
csgrenoble@orange.fr
Fermé du 16 septembre au 14 mai. 8h-12h / 14h-19h. Gardé 24h/24. 26 emplacements. Sol : herbeux. 2 personnes de 7 € à 9 €. Bungalows pour 2 à 4 personnes de 40 € à 50 € la semaine. Pour le camping-caravaning (selon saison) : +12 ans 5,50 € – 6€ / 6 à 12 ans : 3 € – 3,50 € / gratuit en dessous de 6 ans. Wifi gratuit.

Niché à 600 mètres d'altitude, juste au-dessus du Lac du Monteynard, se love ce camping ouvert sur la Motte d'Aveillans et les montagnes environnantes. Cette structure offre toutes les commodités pour savourer les joies d'un naturisme simple et authentique. La vie s'écoule avec douceur et bienveillance. Géré par le Club du Soleil de Grenoble, les membres le font vivre au quotidien... Entre rendez-vous festifs, activités collectives, moments de détente autour de la piscine ou excursions dans l'arrière-pays, le site regorge de possibilités. Non loin le lac permet d'aller faire de la voile à loisir ou même s'aventurer sur une croisière sur la Mira.


CLUB DU SOLEIL DE LYON
75, chemin de Pagne
Les Crêtes
Saint-Jean-de-Thurigneux
✆  09 87 27 15 22  / 07 82 91 75 50
https://www.lyonaturisme.com/
cslyon@laposte.net
Fermé de novembre à mars. Le site est exclusivement ouvert au membres du club et accessible aux campeurs munis de la licence FFN/ FNI. Entrée : 11,50 € (cotisation d'adhésion annuelle au club est fixée à 125 €/an/pers (incluant la licence FFN/FNI) – Gratuite pour les moins de 18 ans). Gratuit pour les enfants / branchement électrique 3 € pour 24h.

Situé à une petite trentaine de kilomètres au nord de Lyon, ce lieu est un refuge de quiétude idoine pour découvrir la région tout en profitant des bienfaits d'un naturisme familial et convivial. Terrain de loisirs de 3,7 hectares, installé sur le hameau Les Crêtes, en pleine zone forestière, le Club du Soleil permet de faire profiter de ce havre de nature à ses membres (piscine, barbecue, bibliothèque, jeux pour enfants, terrain de pétanque, table de ping pong...). De nombreux évènements et activités collectives sont organisés au fil de l'année au sein du Club du Soleil de Lyon. Si l'envie vous dit d'aller à la rencontre de ce club accueillant et chaleureux, voire y adhérer, il est impératif de prévenir de votre venue.


LES HÉRISSONS
474, Les Grands Prés
Sergy
✆  04 50 42 04 54
www.csherissons.org
Ouvert toute l'année. Le site est exclusivement ouvert aux membres du club et accessible aux campeurs munis de la licence FFN/FNI. Réservation recommandée. Terrain de 5 ha. Exposition : mi-ombragé. Emplacement + 2 personnes à partir de 25 €. Une journée découverte gratuite est proposée pour les nouveaux membres. 5 €/jour pour licenciés FFN/FNI. Wifi gratuit.

Près de Saint-Génis-Pouilly dans l'Ain, ce terrain appartenant au Club du soleil des Hérissons permet à ses membres de profiter d'un espace de calme et de détente où il fait bon vivre. La simplicité règne au sein de cet espace. On vaque à ses occupations au gré des journées. Un chalet collectif est le centre névralgique de la vie au sein du club. On y trouve une cuisine tout équipée, des tables, des douches, deux chambres à quatre lits pouvant accueillir les visiteurs de passage. Terrain de volley, table de ping-pong, espace de jeux et une caravane sont consacrés aux enfants. Quant à la piscine, elle rythme sous les rayons du soleil la partie farniente. Parmi les nombreuses activités proposées, on peut s'offrir une virée pour découvrir les richesses naturelles et culturelles des alentours.


CLUB DU SOLEIL ALPES LEMAN (CSAL)
BP 60213
Thonon-les-Bains
✆  06 81 68 41 14
www.csalpesleman.com
csalpesleman@gmail.com
Le Club du soleil Alpes Leman est réservé aux membres. L'adhésion donne le droit de profiter des activités mises en place par le club.Couple : 128 € / Célibataire : 82 € / Etudiant : 20 € / 15-18 ans : 5 €

Le Club du soleil Alpes-Leman regroupe les naturistes de Haute-Savoie et du Genevois. Hormis la période estivale propice à se rendre sur le terrain qu'il gère, à quelques encablures au nord de Genève et Annemasse, les membres ont la possibilité chaque mercredi de 18h à 20h d'aller nu dans une piscine à Genève (durant l'année scolaire suisse) et de profiter de la partie naturiste de la plage de Thonon-les-Bains. Le terrain est quant à lui l'endroit parfait pour venir se ressourcer, lâcher prise sur le rythme effréné du quotidien. Les membres s'y rejoignent pour une partie de tir à l'arc, de ping-pong, de pétanque ou simplement le plaisir de se retrouver.


GYMNO CLUB RHODANIEN
abs SEGAPAL
Chemin de la Bletta
Vaulx-en-Velin
✆  06 62 56 49 99
www.gymnoclubrhodanien.fr/
gymnoclub@aliceadsl.fr

Situé dans le Grand Parc Méribel-Jonage, aux portes de Lyon, ce club est parmi les plus anciens centres naturistes de France (créé en 1929). Réservé aux membres du club et affilé FFN, il est un des points névralgiques de la vie des naturistes de la région. Structure très active, elle propose à ses membres un terrain sur lequel les activités sont diverses : volley, badminton, tir à l'arc... C'est aussi l'occasion de profiter d'un espace de verdure à quelques encablures de la ville, où calme, détente et nudité font front commun. Le dynamisme du GCR se traduit aussi par des sorties multiples et des évènements naturistes comme du bowling.

Centres naturistes


CAN SO NAT
8, place de la Paix
Aurillac
✆  06 30 85 21 96
www.cansonat.fr
cansonat@aol.fr

Le club du Cantal que l’on retrouve à la Ferme du Feyt, un peu plus loin dans notre guide.


CLUB DU SOLEIL DE GRENOBLE
3, chemin du Cros Bas
Avignonet
✆  06 15 64 28 00
www.lecourtialet.eu
csgrenoble@orange.fr
Fermé du 16 septembre au 14 mai. 8h-12h / 14h-19h. Gardé 24h/24. 26 emplacements. Sol : herbeux. 2 personnes de 7 € à 9 €. Bungalows pour 2 à 4 personnes de 40 € à 50 € la semaine. Pour le camping-caravaning (selon saison) : +12 ans 5,50 € – 6€ / 6 à 12 ans : 3 € – 3,50 € / gratuit en dessous de 6 ans. Wifi gratuit.

Niché à 600 mètres d'altitude, juste au-dessus du Lac du Monteynard, se love ce camping ouvert sur la Motte d'Aveillans et les montagnes environnantes. Cette structure offre toutes les commodités pour savourer les joies d'un naturisme simple et authentique. La vie s'écoule avec douceur et bienveillance. Géré par le Club du Soleil de Grenoble, les membres le font vivre au quotidien... Entre rendez-vous festifs, activités collectives, moments de détente autour de la piscine ou excursions dans l'arrière-pays, le site regorge de possibilités. Non loin le lac permet d'aller faire de la voile à loisir ou même s'aventurer sur une croisière sur la Mira.