Normandie 2 - La Vallée de la Seine de Rouen au Havre

Normandie 2 - La Vallée de la Seine de Rouen au Havre

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105 pages

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Ce chapitre Vallée de la Seine de Rouen au Havre est issu du guide consacré à la destination Normandie.
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Ajouté le 25 avril 2013
Nombre de lectures 5
EAN13 9782816136791
Licence : Tous droits réservés
Langue Français
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Pourquoi y aller

La Seine, large fleuve au cours tortueux, a dessiné entre Rouen et Le Havre de splendides paysages dans lesquels les traces de l’activité humaine s’insèrent avec bonheur. Avant de la descendre au fil de ses méandres, une plongée dans Rouen, ville portuaire à 120 km de la mer, s’impose. Enrichie par la présence de son port, la cité normande a constitué au fil des siècles un patrimoine architectural de premier plan. Si le centre, concentré autour de la cathédrale, est petit, il est dense et chaque rue recèle quelques trésors. Et puis il y a la Seine, oubliée après la Seconde Guerre mondiale et aujourd’hui redécouverte. Rejoignez les Rouennais pour une promenade sur les docks réaménagés qui se prolonge jusqu’au port toujours bruissant d’activité, à la lisière de la ville.

La vallée de la Seine, qui commence aux portes de Rouen, est jalonnée des témoins d’un glorieux passé, notamment les “châteaux de Dieu” que sont les trois abbayes de la rive droite. Les anciens ports sont souvent restés des bourgs animés et charmants, et les coteaux de craie blanche, les prairies et les vergers offrent un cadre enchanteur d’où émergent les silhouettes des cargos remontant le fleuve. À l’embouchure, la ville industrielle du Havre, avec son architecture des années 1950, crée un contraste saisissant.

Au nord de Rouen s’étend un pays de bocage creusé de petites vallées et ponctué de villages fleuris. Si bien évoquée par Flaubert dans Madame Bovary, la campagne entre Seine et Bray recèle aussi un trésor de délicieux jardins.

Quand partir

1ermai C’est jour d’étampage (marquage des bêtes) au marais Vernier. Pour l’occasion, on sort les costumes traditionnels et on goûte les produits locaux.

Mi-mai à mi-juin Les vergers en fleurs semblent illuminer la vallée de la Seine. Une image de carte postale avec cargos en arrière-plan.

Juillet Les rues de Rouen s’animent au moindre rayon de soleil et le festival des Terrasses du jeudi (Cliquez ici) permet d’agréables pauses musicales.


À ne pas manquer

Une balade dans les rues du centre de Rouen(Cliquez ici) en passant par la cathédrale(Cliquez ici), la place Saint-Marc(Cliquez ici) pour un café en terrasse et

place du Vieux-Marché dominée par l’église Jeanne-d’Arc(Cliquez ici)

La route des fruits(Cliquez ici), itinéraire enchanteur dans les boucles de la Seine entre falaises, vergers, cargos majestueux et bacs affairés

Les ruines admirables de l’abbaye de Jumièges(Cliquez ici)

Le marais Vernier, (Cliquez ici) une Normandie de bocages et de pâturages au pied du pont de Tancarville.

Elle a surpris beaucoup de monde lorsqu’elle a été classée sur la liste du patrimoine de l’humanité, en 2005. Ville où le béton a une histoire, Le Havre(Cliquez ici) intéressera les amateurs d’architecture.



AVEC DES ENFANTS

Il y a deux façons de voir la capitale de la Haute-Normandie : “ville aux cent clochers” d’un côté, et “pot de chambre de la Normandie” de l’autre. Si ces deux surnoms, datant du XIXe siècle, – le premier donné par Victor Hugo et le second attribué par les Rouennais eux-mêmes à leur ville – doivent être relativisés, ils n’en cernent pas moins les deux visages de Rouen, sa poésie et sa prose. Il y a une paire de siècles, la ville comptait un nombre remarquable d’églises et vivait au rythme d’une ferveur religieuse et d’une prospérité économique où naquit une bourgeoisie pieuse et opulente. La cathédrale, le palais de justice, l’église Saint-Maclou et l’abbatiale Saint-Ouen brillent à nouveau de leur plus bel éclat suite aux restaurations achevées ou en cours. Le dédale de ruelles bordées de maisons à pans de bois qui sert d’écrin à ces trésors, véritable invitation à la flânerie, s’apparente d’autant plus à un musée à ciel ouvert qu’il est le seul de cette importance a avoir été, pour l’essentiel, épargné par les bombardements. Qu’on se rassure : “le pot de chambre de la Normandie” fait référence à la pluviométrie. La pluie, pas plus abondante à Rouen qu’ailleurs en Normandie, contribue beaucoup à l’atmosphère délicieusement surannée de la ville, qui confina, trop longtemps, à la torpeur. Les temps changent. La ville multiplie les ambitieux événements culturels avec pour atouts majeurs l’impressionnisme et l’armada. Les docks ont été réhabilités en lieux de promenade et de culture, le centre-ville fait la part belle aux piétons et aux terrasses de café… La prose passe, la poésie reste.

Histoire

Fondée vers 50 av. J.-C. par les Romains, Rotomagus se développe grâce à son port avant de subir une première phase de déclin sous le coup des invasions germaniques. Capitale du duché de Normandie après l’attribution de la région au chef viking norvégien Rollon, en 911, la cité se transforme en un centre administratif et politique majeur, dont la vitalité manufacturière et commerciale explose avec la conquête de l’Angleterre. Le rattachement à la couronne de France en 1204 (Philippe Auguste) n’interrompt pas cet essor, mais les siècles suivants voient une succession de troubles, famines et épidémies. Dans la ville conquise par les Anglais après un siège de six mois, Jeanne d’Arc est jugée pour hérésie et brûlée en 1431. La fin de la présence anglaise (1449) signe le début d’une nouvelle ère de développement, où le dynamisme économique (draperies, commerce) s’accompagne de la construction d’innombrables édifices, hôtels particuliers, bâtiments civils (parlement de Normandie, bureau des Finances…) et religieux (église Saint-Maclou…). Malgré le déclin démographique consécutif aux guerres de Religion et à de nouvelles épidémies de peste, Rouen demeurera la deuxième ville du royaume jusqu’au XVIIIe siècle.

La ville du XIXe siècle est celle d’une cité prospère grâce à l’industrie textile et l’extension du port, celle d’une vie bourgeoise centrée sur la rive droite où se construisent une gare, un Opéra, un musée, quand les banlieues ouvrières se développent rive gauche et à l’est.

Rouen peinera à se remettre des ravages de la Seconde Guerre mondiale. Les combats et incendies lors de l’entrée des troupes allemandes en juin 1940, puis les pilonnages de l’aviation alliée en 1944 feront de nombreuses victimes et des dizaines de milliers de sinistrés. Les ponts n’existent plus, les quartiers proches de la Seine sont rasés, plus de 10 000 maisons sont détruites et des bâtiments comme la cathédrale et le palais de justice sont gravement mutilés.

L’après-guerre est marqué par l’urgence de la reconstruction et le boom économique lié à la croissance industrielle (textile, chimie, papier, automobile…). En 1975, l’agglomération compte moitié plus d’habitants qu’avant la guerre, soit près de 400 000, un nombre comparable à celui d’aujourd’hui.

Dans la ville, les années 1960 et 1970 sont celles de l’aménagement d’un centre “embelli” et piétonnier. Trois ponts ont été inaugurés depuis 1970, un métro reliant les deux rives a été mis en service en 1994 et un vaste aménagement du secteur portuaire est en cours. Malgré les profondes mutations des 30 dernières années, où 50% des emplois industriels ont été perdus, Rouen conserve un poids économique majeur, notamment grâce à la vitalité de son port.

Orientation

L’agglomération s’est développée autour d’une boucle de la Seine et le fleuve marque une frontière nette, y compris dans les mentalités, entre la rive gauche (sud), traditionnellement ouvrière, et la rive droite (nord), qui abrite la ville historique et les banlieues résidentielles. Le cœur touristique, en grande partie piétonnier, est ramassé entre la rue Jean-Lecanuet (nord), la Seine, le boulevard des Belges (ouest) et la rue Armand-Carrel (est, autour de laquelle s’organise le quartier Saint-Marc). Il est traversé du nord au sud par la rue Jeanne-d’Arc, percée à l’époque haussmannienne pour relier la gare au fleuve. Ancien cœur de l’activité portuaire, le secteur situé à l’ouest du boulevard des Belges (quartier Pasteur et docks) est en pleine mutation.

Renseignements

Office du tourisme (02 32 08 32 40 ; www.rouenvalleedeseine.com ; 25 pl. de la Cathédrale ; mai-sept lun-sam 9h-19h, dim et jours fériés 9h30-12h30 et 14h-18h, oct-avr lun-sam 9h30-12h30 et 13h30-18h). Informations. Visite audioguidée (5 €) du centre historique, visites avec guide conférencier, balades thématiques, parfois insolites et décalées – demandez la brochure Laissez-vous conter la CREA –, parcours en “petit train” d’avril à octobre (tarif plein/réduit 6,50/4,50 € pour toutes les visites). Édite une brochure (Mahou la Gargouille), un jeu touristique permettant aux 8-12 ans de découvrir l’histoire et le patrimoine de Rouen.

Fêtes et festivals

Les Puces rouennaises (janvier et septembre ; www.pucesrouennaises.com ; parc des Expositions, Saint-Étienne-du-Rouvray)

24 Heures motonautiques de Rouen (week-end du 1er mai ; www.24heuresrouen.com). Bruyante et peu écologique, cette compétition créée en 1964 continue à attirer les foules sur les quais et les ponts de la ville.

Armada (www.armada.org). La prochaine édition, annoncée comme la plus grande depuis sa création, de ce prestigieux rassemblement de grands voiliers dont le succès populaire ne se dément pas aura lieu du 6 au 13 juin 2013.

Viva Cité (fin juin ; www.mairie-sotteville-les-rouen.fr). Le festival des arts de la rue organisé depuis plus de 20 ans par Sotteville-lès-Rouen est un événement majeur réunissant des artistes du monde entier, pour des spectacles éclectiques dans les rues de cette banlieue de Rouen.

Les Terrasses du jeudi (juillet). Concerts en plein air, le soir. Voir l’encadré (Cliquez ici).

Foire Saint-Romain (mi-octobre à mi-novembre ; www.foirestromain.fr). “La plus grande fête foraine de province” envahit les quais bas de la rive gauche pendant un bon mois.

Automne en Normandie (mi-octobre à mi-novembre ; www.automne-en-normandie.com). Festival de musique, danse et théâtre à la programmation de qualité, dans plusieurs lieux de la Haute-Normandie.


SEMAINIER DES MARCHÉS

Les principaux marchés de Rouen sont ceux des places Saint-Marc (mardi et vendredi-dimanche) et du Vieux-Marché (mardi-dimanche). Un marché au poisson se tient tous les jours au Havre, dans le quartier Saint-François.


À voir

CATHÉDRALE NOTRE-DAME

Cathédrale Notre-Dame    MODÈLE D’ARTISTES

(pl. de la Cathédrale ; avr-oct lun 14h-19h, mar-sam 9h-19h, dim et fêtes 8h-18h, nov-mars lun 14h-19h, mar-sam 9h-12h et 14h-19h, dim et fêtes 8h-18h, fermé 1/1, 1/5 et 11/11). Symbole de Rouen, cette cathédrale dont la flèche – la plus haute de France – accroche le regard d’où que l’on arrive, est un joyau particulièrement choyé depuis une dizaine d’années. Édifié entre le XIIe et le XVIe siècle sur l’édifice roman primitif, ce chef-d’œuvre du gothique ne porte presque plus trace des affres de l’histoire (en particulier les bombardements alliés de 1944) et des agressions de la pollution. Posté devant le bâtiment Renaissance de l’ancien bureau des Finances (actuel office du tourisme), contemplez la façade que Monet, installé ici même, déclina en une quarantaine d’œuvres, et détaillez l’extrême finesse de sa décoration. On passe du gothique primitif et sobre du bas de la tour Saint-Romain (à gauche) au style flamboyant de la tour de Beurre (à droite) – l’origine de son nom fait débat : provient-il de la couleur légèrement crémeuse de sa pierre ou de son financement, dû à des paroissiens consommateurs de beurre pendant le carême en quête d’indulgences ? La flèche actuelle est un élément de fonte du XIXe siècle. À sa base, l’un des quatre clochetons réalisés par le ferronnier local Ferdinand Marrou, et restauré après son effondrement lors de la tempête de décembre 1999, côtoie de nouveau ses trois compagnons, qui ont suivi une cure de jouvence récemment achevée. Dès l’entrée dans l’édifice, le visiteur est étourdi par la longueur et l’élévation de la nef. Derrière le chœur, la chapelle de la Vierge offre au regard le tombeau des cardinaux d’Amboise et des vitraux début XIVe représentant les saints évêques de Rouen. Au-delà, un vitrail du XIIIe relate la légende de saint Julien l’Hospitalier, dont Flaubert s’inspira pour l’un de ses Trois Contes. Dans le bras gauche du transept, près du bel escalier, on peut ressortir et admirer l’extraordinaire décor du portail des Libraires, notamment les quelque 150 quadrilobes représentant des créatures fantastiques (bouc à clochette, dragon à tête humaine…).

QUARTIER SAINT-MACLOU