Normandie 2 - Presqu

Normandie 2 - Presqu'île du Cotentin

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88 pages

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Ce chapitre Presqu'île du Cotentin est issu du guide consacré à la destination Normandie.
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Ajouté le 25 avril 2013
Nombre de lectures 11
EAN13 9782816136852
Licence : Tous droits réservés
Langue Français
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On dit que c’est le bout de la Normandie, on dit aussi que c’est une île, tellement les marais pénètrent à l’intérieur de cette cheminée dressée vers le nord… Et à ce titre, la Cité de la mer de Cherbourg y est aussi emblématique que les spectaculaires paysages de la pointe de la Hague, fouettés par les vents. Le Val de Saire et sa mosaïque de parcelles honore la définition du bocage, là où Barfleur étend ses jolies plages de sable, “doux comme un ventre de femme”. L’intérieur des terres réserve d’autres belles rencontres, comme Valognes, “le Petit Versailles normand”, Bricquebec, et son cœur de château, ou Saint-Sauveur-le-Vicomte, où plane encore l’ombre de Barbey d’Aurevilly. Barneville-Carteret et Portbail sont les deux pôles de charme de la Côte des Isles, inexorablement tournés vers les îles Anglo-Normandes.

Quand partir

Mai-juin Les paysages verdoyants du bocage, la côte jaune d’ajoncs, les ports de Barfleur et de Saint-Vaast-la-Hougue et les sites de Barneville-Carteret et de Portbail, encore peu fréquentés, sont alors les atouts du Cotentin.

Juillet-août Pour se baigner dans l’anse de Sciotot, effectuer des randonnées dans le cadre sauvage de la pointe de la Hague, aller à pied à marée basse assister à l’un des concerts des “Traversées de Tatihou”, pique-niquer dans la campagne généreusement ombragée.

Septembre Pour la luminosité du soleil sur la mer et les îles Anglo-Normandes à l’horizon, la quiétude retrouvée des villes et villages, autant d’atouts pour une saison propice à des visites en toute quiétude.


À ne pas manquer

Saint-Vaast-la-Hougue pour l’île de Tatihou, accessible à pied à marée basse ou en véhicule amphibie, et le site du fort de la Hougue avec la petite balade qui en fait le tour (Cliquez ici).

La Cité de la mer de Cherbourg pour ses aquariums, son expo consacrée au Titanic et la visite unique du sous-marin Le Redoutable(Cliquez ici).

Les sites sauvages de la presqu’île de la Hague avec le petit port de Goury, la baie d’Écalgrain et le Nez de Jobourg. Magique.

Vauville : son anse, ses paysages et le jardin exotique. Un coin charmant car préservé (Cliquez ici).

Valognes, le “petit Versailles normand”.

Le site de Barneville-Carteret avec le havre, les villas résidentielles et le cap de Carteret.

Portbail et son église romane (Cliquez ici).



AVEC DES ENFANTS


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CHERBOURG

Bien que malmenée par les bulletins météorologiques, la ville de Cherbourg n’en demeure pas moins attachante. Étendue de part et d’autre du cours de la Divette, tout au nord de la presqu’île du Cotentin, elle possède ce qui est considéré comme la plus grande rade artificielle du monde, superbe ouvrage des XVIIe-XVIIIe siècles de 1 500 ha. À mi-chemin entre les pointes de Barfleur et de la Hague, la ville et son agglomération concentrent quelque 88 000 habitants répartis en cinq communes sur une frange littorale tenue par la montagne du Roule. Indissociable du film de Jacques Demy, Cherbourg est une porte sur le monde, une “auberge de la Manche” comme la décrivait Vauban, qui a fusionné avec la commune d’Octeville en 2000.

Histoire

Rattachée au duché de Normandie en 933, l’antique Coriallo, devenue Cherbourg, ne cessera d’être convoitée par les Français et les Anglais durant la guerre de Cent Ans. Donnée, vendue, échangée, assiégée, la ville est tourmentée par ces péripéties qui meurtrissent la population : en compensation, Cherbourg – entrée dans le giron du royaume de France en 1450 – obtient du roi Louis XI une exonération d’impôts qui perdurera jusqu’au règne de Louis XV.

Aux XVIIe et XVIIIe siècles, Cherbourg est le théâtre de nombreuses tentatives d’aménagement alors que le port s’envase continuellement : renforcement des fortifications par Vauban en 1686 (les travaux s’interrompent trois ans plus tard), création d’un port de commerce avec écluse par l’ingénieur Hüe de Caligny en 1739 (il sera détruit par les Anglais en 1758), aménagement d’un bassin en 1775 après que les cours de la Divette et du Trottebec eurent été détournés. L’impulsion d’un port militaire et commercial viendra de Louis XVI qui, en 1776, souhaite un port stratégique pour la Manche. Le choix se porte sur le site de Cherbourg. Cette perspective s’appuie sur la création d’une digue artificielle de 4 km, étendue entre l’île Pelée et la pointe de Querqueville. Ce projet titanesque qui, au final, pourra abriter 80 vaisseaux de guerre, implique de solides fondations au regard de la houle et des marées redoutables : l’immersion de cônes de bois remplis de pierres et de mortier, reliés entre eux par des chaînes de fer. Le premier cône est immergé en 1784. La mer, les coûts élevés et la Révolution mettent à mal cette entreprise démesurée qui mettra soixante-dix ans pour aboutir. Les travaux s’achèvent en 1853 et l’inauguration par Napoléon III a lieu en 1858. C’est encore aujourd’hui la plus grande rade artificielle du monde. Quant à l’arsenal, on le doit à Napoléon Ier qui, en 1803, le souhaitait juste à côté du futur port militaire. On connaît l’histoire : aux navires à voiles ont succédé la construction de bateaux à hélices puis, dès 1898, celle de submersibles. C’est toujours le cas aujourd’hui avec la construction des sous-marins nucléaires français.

Même si un premier paquebot avait mouillé dans la rade en 1869, c’est véritablement au cours du XXe siècle que Cherbourg acquiert une aura en tant qu’escale sur les lignes transatlantiques. Unique escale du Titanic le 10 avril 1912 avant sa fin tragique, Cherbourg se dote d’un port en eau profonde capable d’accueillir les volumineux paquebots anglais avant qu’ils n’appareillent vers les États-Unis. La gare transatlantique de style Art déco voit transiter 300 000 passagers pour 985 escales en 1929. La chronique du port retiendra les noms prestigieux du Queen Mary ou du Normandie, et celui des personnalités qui ont façonné la légende : la reine Victoria, le tsar Nicolas II, Liz Taylor et Richard Burton, Orson Welles, Rita Hayworth, Charlie Chaplin, etc.

Le port en eau profonde a attisé la convoitise des Américains lors de la Seconde Guerre mondiale : Cherbourg apparaissait comme une étape obligatoire, voire cruciale, dans le processus de libération de l’Europe. La prise de la ville par le VIIe corps d’armée dirigé par Collins a lieu le 26 juin 1944 après quatre jours de combats. Cherbourg devenait alors une incroyable base logistique pour le débarquement du matériel et des hommes.


SEMAINIER DES MARCHÉS


Renseignements

Office du tourisme de Cherbourg Cotentin (02 33 93 52 02 ; www.cherbourgtourisme.com ; 2 quai Alexandre-III ; mi-juin à mi-sept lun-sam 9h30-19h, dim 10h-17h, mi-sept à mi-juin lun-sam 10h-12h30 et 14h-18h, dim pendant les vac. scol. 10h-13h). L’office organise des visites guidées gratuites 1 ou 2 dimanches par mois, tous les jours en été. Sinon, n’hésitez pas à demander le petit livret consacré aux Parapluies de Cherbourg : vous pourrez partir sur les traces des scènes emblématiques du film de Jacques Demy. L’office du tourisme loue également des tablettes tactiles (5 € la demi-journée) pour découvrir, grâce à la réalité augmentée, le château tel qu’il était avant sa destruction.

Fêtes et festivals

Festival Spring (3 semaines en mars ; www.labreche.fr, www.festival-spring.eu). Excellent festival des nouvelles formes de cirque.

La Rade à bout de bras (un week-end en septembre). Course en aviron de mer.

Fête du Nautisme (mai). Comme de nombreuses villes en France, Cherbourg célèbre la mer lors de cette fête annuelle.

Festival des Art’Zimutes (3-4 jours fin juin ; www.lesartzimutes.com). Concerts, animations, jeux, spectacles de rue, musique sur la plage du Collignon à Tourlaville.

Fête des Produits de la mer et du terroir (un week-end en novembre). Sur le quai de l’Entrepôt.

À voir et à faire

Cherbourg ne brille pas par le charme de sa vieille ville mais compte néanmoins un petit centre historique à l’ouest du pont tournant. Prenez le temps de le découvrir, notamment la rue d’Espagne ou la rue de la Bucaille.

Cité de la mer    AQUARIUMS ET SOUS-MARIN

(02 33 20 26 69 ; www.citedelamer.com ; gare maritime transatlantique ; +18 ans/5-17 ans/-5 ans 15,50-18 €/10,50-13 €/gratuit ; juil-août tlj 9h30-19h, mai-juin, sept, vacances Toussaint et février tlj 9h30-18h30, oct-déc et fév-mars tlj 10h-18h, fermé jan, dernière entrée 1h30 avant fermeture). L’ancienne gare transatlantique est un gigantesque bâtiment Art déco qui accueille une extraordinaire muséographie consacrée au monde de la mer, sous toutes ses formes. Comptez une journée complète pour profiter pleinement du site : la gare expose des submersibles (Nautilus, bathyscaphe Archimède, etc.), le bâtiment adjacent abrite des aquariums géants (dont l’un, le plus profond d’Europe, fait 11 m de hauteur !) et un nouvel espace d’exposition de 2 500 m2 consacré au Titanic a vu le jour en 2012 à l’occasion des 100 ans du naufrage. Ce dernier évoque la traversée jusqu’au choc avec mise en situation et beaucoup d’interactivité (audioguide 3 € pour des témoignages inédits en sus). Enfin, il ne faut pas manquer la visite très intéressante du sous-marin Le Redoutable à l’aide d’un audioguide, le plus grand au monde ainsi accessible. Vous pourrez également piloter un sous-marin grâce à un simulateur et plonger virtuellement dans les fonds marins.


HAUTE TECHNOLOGIE

Berceau des submersibles avec Le Morse et Le Narval en 1899, Cherbourg est encore aujourd’hui le seul chantier naval de sous-marins en France. Les ateliers de la direction des constructions navales, répartis sur 60 ha à l’ouest de la rade, possèdent un savoir-faire unique, héritage d’une technicité sans cesse améliorée et qui a vu naître Le Redoutable, premier sous-marin à propulsion nucléaire, lancé en 1967. Les chiffres donnent le tournis : l’entreprise dresse, pour la fabrication d’un sous-marin nucléaire lanceur d’engins (SNLE), quelque 100 000 plans qui, au bout de 15 millions d’heures – soit 8 ans de travail –, donneront naissance à un engin long de 138 m, pesant 14 000 tonnes, doté d’un million de composants et d’une durée de vie de 25 ans. La production est destinée à la Marine nationale (70%) et à l’export (30%).


Promenades en mer – Hague à part    CHERBOURGVUE DE LA MER

(02 33 78 19 29, 06 61 14 03 32 ; www.hagueapart.com ; billetterie et embarquement Pont tournant et Cité de la mer ; tarif +12 ans/4-11 ans/-4 ans 14/9,50/0,50 €, 13/8,50,0,50 € sur présentation du billet d’entrée de la Cité de la mer ou du planétarium Ludiver ; mi-juil à fin août départs 10h50, 14h, 15h30 et 17h, début avr à mi-juil et 1er-20 sept départs 14h, 15h30 et 17h). Rien ne vaut une excursion maritime commentée pour découvrir la côte et le site de Cherbourg. Sans oublier la rade de 1 500 ha, sa digue de 4 000 m de longueur et leurs fortifications. Des sorties au large des côtes de la Hague et des croisières sous les étoiles sont ponctuellement organisées aux beaux jours.

Musée Thomas-Henry    BEAUX-ARTS

Fermé depuis 2012 pour rénovation, le musée ne rouvrira ses portes qu’en 2015. Pour y pallier, la ville a exposé à même la ville les fac-similés d’une trentaine d’œuvres de celui qui faisait la part belle aux peintres normands. La question de la reconduction de cette opération, intitulée “Le Musée fait le mur”, était posée au moment de notre passage, les œuvres ayant fait l’objet de tags. Plans à l’office du tourisme.

Musée de la Libération    HISTOIRE

(02 33 20 14 12 ; montée des Résistants ; adulte/enfant 4/2,50 € ; mai-sept mar-sam 10h-12h et 14h-18h, dim 14h-18h, oct-avr mar-dim 14h-18h). Le fort militaire posté au sommet de la montagne du Roule abrite un intéressant musée consacré à la Seconde Guerre mondiale et à la libération de Cherbourg, qui propose un cheminement chronologique tout en mettant l’accent sur le quotidien des civils et des militaires. Des expositions temporaires sont organisées tous les ans. Superbe vue sur toute la ville et sa rade.


LE POINT DU JOUR

Créées en 1996 par trois passionnés, les éditions du Point du Jour commencent par publier des ouvrages avant d’organiser un festival de photo à Cherbourg. Indépendante, la structure se rapproche en 2008 du centre photographique régional. Aujourd’hui doté d’un équipement complet (salles d’expo, bibliothèque, résidences d’artistes, service pédagogique…), Le Point du Jour – Centre d’art Éditeur (02 33 22 99 23 ; www.lepointdujour.eu ; 109 av. de Paris ; entrée libre ; mer-ven 14h-18h, sam-dim 11h-19h, également le mar en été) est un lieu de référence pour la photo contemporaine.


Galeries 117    HISTOIRE

C’est à mi-hauteur de la montagne du Roule que les Allemands ont installé cette forteresse souterraine. Creusé en 1942, le dispositif abrite des galeries reliant quatre batteries et un poste de commande. Le site était fermé lors de notre passage et nul ne savait s’il rouvrirait bientôt à la visite. Se renseigner auprès de l’office du tourisme.

Abbaye du Vœu    VESTIGES

(direction de la Culture de la mairie 02 33 87 89 13 ; rue de l’Abbaye ; accès libre ou visite guidée gratuite ; juil-août visites guidées sam et dim 14h-18h). De l’abbaye du XIIe siècle ne subsiste qu’un bâtiment en ruine, fortement endommagé lors d’un bombardement de 1944. On accède néanmoins librement au logis abbatial et aux résultats des fouilles exposés. La visite guidée, en saison, permet d’avoir, en plus, des commentaires. C’est un agréable site de promenade mais difficile d’accès car à proximité de la voie rapide.

Basilique de la Trinité    PATRIMOINE RELIGIEUX

(centre paroissial 02 33 53 10 63 ; pl. Napoléon ; gratuit ; tlj 9h-12h et 14h-18h30, fermé dim après-midi). L’un des monuments les plus anciens de Cherbourg dont la construction s’est étalée du XIe au XIXe siècle, qui présente des éléments architecturaux hétéroclites. À voir notamment : les fonts baptismaux et les bas-reliefs en albâtre du XVe.

Dans les environs de Cherbourg se cachent deux châteaux, dont les parcs justifient pleinement une excursion :

Château et parc des Ravalet    NATURE

(visites guidées 02 33 87 89 13, renseignements 02 33 22 01 35 ; rue du Château, Tourlaville ; accès libre ; parc ouvert tlj, mai-août 8h-20h, mars-avr et sept-oct 8h-18h30, jan-fév et nov-déc 8h30-17h). À la périphérie de Cherbourg se dresse ce château Renaissance de schiste bleu élevé par la famille des Ravalets au XVIe siècle. Sur la vingtaine de pièces qu’il abrite, seulement 4 sont ouvertes à la visite. Une huile sur toile d’époque, exposée en été dans le petit salon du premier étage au-dessus de la cheminée, sa place d’origine, immortalise l’amour incestueux entre Julien et Marguerite Ravalet-Tourlaville au XVIIe siècle, dont le château fut le cadre. On ne manquera pas le parc de 14 ha avec jardins botaniques, serres et pièce d’eau, agréable site de promenade pourvu d’un salon de thé ouvert en saison. Expositions temporaires organisées en juillet-août. Prendre le boulevard de l’Est (N132) et sortir à droite au niveau du cimetière de Tourlaville (après le rond-point de Penesme) jusqu’à la rue de Bréquecal à droite, et au premier rond-point à gauche.

Parc floral du château de Martinvast    PARC À L’ANGLAISE

(02 33 87 20 80 ; www.chateau-martinvast.fr ; domaine de Beaurepaire, Martinvast ; selon saison +18 ans/13-18 ans/5-12 ans/-5 ans 5-6 €/3-4 €/1,50-2 €/gratuit, forfait famille 20 € ; avr-oct lun-ven 10h-12h et 14h-18h, sam-dim et jours fériés 14h-18h, nov-mars lun-ven 10h-12h et 14h-18h). Si le château en partie Renaissance et néogothique ne se visite que lors des Journées du patrimoine, on peut aisément déambuler à travers le parc à l’anglaise créé au XIXe siècle : tulipiers, conifères, séquoias, araucarias, rhododendrons, camélias, chênes d’Amérique et cyprès chauves contribuent à enjoliver cet espace de verdure situé à 8 km du centre-ville au sud de Cherbourg.

Activités

Cherbourg compte une école de voile (02 33 94 99 00 ; www.ev-cherbourg.info ; pl. Napoléon) à proximité du port de plaisance. Stages de voile durant les vacances.

Où se loger

Camping Le Collignon    LUDIQUE

(02 33 20 16 88 ; rue des Algues, Tourlaville ; emplacement 1 pers 9-11 € ; mai-sept ; ). À Tourlaville, à 5 km au nord-est du centre de Cherbourg, au bord de la mer et au cœur d’un vaste espace de loisirs dédié aux activités nautiques. Juste à côté d’une grande piscine couverte.


NAPOLÉONBOURG !

S’il n’y avait eu Waterloo, Cherbourg aurait certainement été débaptisée au profit de Napoléonbourg. Soucieux de l’importance que prenait leur ville, les Cherbourgeois étaient favorables à ce nouveau toponyme. L’histoire de Cherbourg reste d’ailleurs attachée à l’empereur puisque le port accueille avec enthousisme, le 8 décembre 1840, le vaisseau La Belle Poule, marquant le retour des cendres de Napoléon en France. En parallèle à cet hommage, on rebaptise la place du Rempart place Napoléon, que l’on orne, en 1858, d’une statue équestre de l’empereur, inaugurée par Napoléon III à l’occasion d’un voyage pour l’ouverture de la ligne ferroviaire reliant Cherbourg à Paris.


La Bristellerie    CHAMBRES D’HÔTES

(06 20 37 18 28 ; www.labristellerie.fr ; 7 La Bristellerie, Hardinvast ; d 60-75 € ; tte l’année). Une ancienne ferme en pleine campagne et à seulement 6 km au sud de Cherbourg, dotée d’un magnifique et vaste jardin étagé sur l’arrière, avec espaces intimes aménagés, potager et enclos pour les chevaux. Les 3 chambres d’hôtes, indépendantes, se partagent une aile du bâtiment, avec 2 terrasses aménagées en contrebas. Celle du rez-de-chaussée, en béton ciré, est accessible aux handicapés. À l’étage, la suite parentale a tout du petit cocon dont il est difficile de s’extraire. Petit-déjeuner maison et copieux, à prendre au calme dans le jardin. Frais et chaleureux.

Les Lilas    CHAMBRES D’HÔTES

(02 33 43 06 93 ; 163 rue du Val-de-Saire ; s/d/ste 3-4 pers 47/68/85-105 €, lit supp 11 € petit-déj inclus ; tte l’année ; ). Les propriétaires ont passé quinze ans en Chine et ça se voit : les murs de cette maison de maître du XIXe siècle sont empreints d’un accent oriental, et chaque recoin est une invitation au voyage. Peintures, dessin et meubles chinés à l’autre bout du monde se mêlent à une fraîcheur toute marine avec le jardin pour épilogue. Chambres parquetés aux beaux volumes ; une prestation haut de gamme à petit prix.

Hôtel de la Renaissance    SIMPLE ET CENTRAL€€

(02 33 43 23 90 ; www.hotel-renaissance-cherbourg.com ; 4 rue de l’Église ; s/d/tr/f 49,90-72,40/56,20-86,80/81-111,20/84-137 € selon ch et saison ; fermeture possible en jan ; ). On vous l’accorde, l’hôtel ne brille pas par sa décoration passe-partout. Mais sa situation centrale, l’éventuelle vue sur mer de ses chambres spacieuses, claires, confortables et dotées de volets roulants, en font une excellente option à Cherbourg. Accueil sympathique. Parking couvert payant (6 €).