Nouvelle-Calédonie 2016 Carnet Petit Futé (avec cartes, photos + avis des lecteurs)

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Description

Le carnet de voyage sur la Nouvelle-Calédonie a un format très pratique et une nouvelle maquette faisant la part belle aux photos. Destiné à tous les voyageurs qui partent en courts séjours et recherchent un guide complet au meilleur prix sur la Nouvelle-Calédonie. Il propose surtout des informations culturelles et de découverte : l’essentiel et plus ! Il est le compagnon idéal pour comprendre la Nouvelle-Calédonie et profiter au mieux de son séjour. Vous y retrouverez tous les bons plans pour optimiser votre séjour. Idéal pour le voyageur indépendant mais aussi le voyageur en groupe.

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Informations

Publié par
Date de parution 02 décembre 2015
Nombre de lectures 161
EAN13 9782746999718
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0022€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

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Table des matières
Bienvenue en Nouvelle Calédonie
DÉCOUVERTE
Les plus de la destination
La destination en bref
La destination en 10 mots-clés
Survol de la destination
Histoire
Population
Arts et culture
Festivités
Cuisine locale
Sports et loisirs
Enfants du pays
NOUVELLE CALÉDONIE
Nouméa
Le grand Sud
La côte Ouest et le Nord
La côte Est
Île des pins
Îles Loyauté
VANUATU
Éfaté
Espiritu Santo
Tanna
Les autres îles
PENSE FUTE
Pense futé
Galerie photos
Galerie cartesBienvenue en Nouvelle Calédonie
Que vous soyez en quête d'une plage déserte où passer des vacances romantiques, d'un
terrain de jeux pour vous essayer aux sports aquatiques, ou d'un endroit qui vous touche et
vous surprenne, la Nouvelle-Calédonie vous comblera. Car l’ailleurs n’est pas ici un vain mot.
Les noms des voisins les plus proches – Papouasie-Nouvelle-Guinée, Vanuatu, Salomon et
Australie – rappellent à chacun qu’il faut encore 24 heures pour changer d’hémisphère.
Mettez donc les horloges à l’heure et laissez faire… Chaleur enivrante, nonchalance
insulaire et couleurs entêtantes rythment la vie sur un « caillou » où l’exotisme distille ses
saveurs à mesure que l’on s’avance. Lagons turquoise, montagnes énigmatiques et plages
sans fin n'auront de cesse de vous émerveiller. Vaste et peu peuplée, en dehors de
Nouméa qui regroupe l’essentiel du monde urbain, la Nouvelle-Calédonie sait ménager et
surprendre ses invités. Vous découvrirez aussi un territoire marquée par une longue histoire
coloniale, pénitentiaire, et minière, accompagnée de multiples vagues d'immigration qui ont
donné naissance à un cocktail dépaysant. Kanaks, Européens, Polynésiens et Asiatiques
vivent ensemble au cœur d’un même archipel où se télescopent, se croisent et se métissent
les références et les mœurs. Chacun est fier de sa culture et de son héritage, et défend
aujourd'hui son patrimoine et ses valeurs.DÉCOUVERTE
DÉCOUVERTE - Baies de Noumea.
© M. Dosdane – NCTPS
Les plus de la destination
Une terre d’aventures
Une terre d’aventures - Petit groupe de visiteurs au volcan Yasur.
© Harold BOGROS
La Calédonie pousse le visiteur à s’aventurer toujours plus loin et suscite les rencontres imprévues ! Sur la côte Ouest, les cow-boys des ranchs vous
conduiront au cœur de la Grande Terre lors d’inoubliables randonnées équestres avec en prime, pour les adeptes, la chasse au cerf. Au sud, terre
rouge et paysages énigmatiques rappellent ce que la Nouvelle-Calédonie doit au nickel. La côte est, avec sa végétation tropicale exubérante, vous
entraîne au cœur du pays kanak et de ses traditions. C’est de la Kanaky dont il est question ici. Sur les îles, les rencontres avec les locaux sont
facilitées et les découvertes insolites toujours légion, des vanilleraies de Lifou aux vestiges du bagne de l’île des Pins.
́De belles rencontres en perspective
Faute de flux touristiques significatifs, la Calédonie ne dispose pas toujours de guides formés et peu de circuits touristiques sont établis. Faites donc
votre choix et laissez-vous aller au fil de vos rencontres, dont le sourire et le dialogue seront les clés. Rendez-vous dans les tribus où les habitants
seront généralement disposés à vous emmener en balade dans des lieux fabuleux. Il est indispensable de faire preuve de respect vis-à-vis de la
coutume et de vos hôtes : on n’entre pas chez les gens sans y avoir été invité. Prenez votre temps pour découvrir l’autre… C’est aussi une chance de
sortir des sentiers battus pour partager quelques trésors insulaires en compagnie d’une poignée de privilégiés.
L’éternel printemps
Le Caillou jouit d’un climat tropical, tempéré par l’océan et par les alizés de sud-ouest. Un doux climat qui a valu à la Nouvelle-Calédonie le surnom de
l’Ile de l’éternel printemps ! Une expérience dépaysante pour les métropolitains : venir passer Noël à Nouméa (25 °C en moyenne). Prévoyez donc
bermuda ou jupe, tee-shirt et chemisette sans oublier crème solaire et lunettes de soleil !
Seul au monde
Seul au monde - Ancienne coulée de lave et silhouette du volcan Yasur.
© Harold BOGROS
Un chiffre éloquent, seulement 13,2 habitants au kilomètre carré ! Et plus de la moitié de la population vit à Nouméa. Presque dix fois moins qu’en
France, moins que la Finlande même ! A titre de comparaison, la Polynésie française compte près de 65 hab./km² et l’île Maurice dépasse les
680 hab./km². Aucun risque donc d’être les uns sur les autres à la plage : poser sa serviette et s’étendre sur le sable ne relèvent plus de l’exploit, à
raison parfois d’une serviette par plage ( !). Les vendeurs de beignets ne vous manqueront même pas et vous aurez l’impression d’avoir la
NouvelleCalédonie juste pour vous…
Des fonds marins exceptionnels
Vous y découvrirez l’un des plus grands lagons du monde mais surtout un récif inscrit sur la prestigieuse liste du patrimoine mondial de l’UNESCO.
Ceinturé d’une barrière de corail de 1 600 km, le lagon abrite une faune et une flore variées qui raviront les plongeurs et les baigneurs. Vous croiserez
peut-être poissons-perroquets, poissons-clowns, mérous célestes, tortues et raies manta dans ces eaux transparentes dont la température descend
rarement en dessous de 21 °C. En classant 6 sites différents, l’UNESCO a offert un très beau cadeau aux Calédoniens et les a également chargés
d’une grande responsabilité : veiller sur le deuxième ensemble récifal du monde et le protéger.
La destination en brefLa destination en bref - Pirogue traditionnelle dans la baie d'Oro.
© Author's Image
Les drapeaux
Drapeau français. Trois bandes verticales nées de la réunion en 1794 des couleurs du roi (blanc) et de la ville de Paris (bleu et rouge).
On le considère également comme une composition de couleurs historiquement fortes : le bleu de Saint Martin, le blanc de Jeanne d’Arc et
des Bourbons, et le rouge de Charlemagne et de Saint Denis.
Drapeau kanak. Trois bandes horizontales, verte (pour la nature), rouge (pour le sang) et bleu (pour l’horizon où s’unissent ciel et mer). Au
centre figure un soleil transpercé de la flèche faîtière (partie la plus élevée du toit), symbole de la culture et de l’organisation sociale
clanique des Kanaks.
Polémique. Depuis la loi votée en juillet 2010, les deux drapeaux sont censés flotter côte à côte. Dans les faits, toutes les communes ne
jouent pas le jeu et cela reste un sujet sensible.
Pays
Nom officiel : Nouvelle-Calédonie.
Capitale : Nouméa.
Superficie : 18 575 km² (espace maritime : 1 740 000 km²).
Langues : français.
PopulationPopulation - La jeunesse calédonienne.
© Author's Image
Nombre d’habitants : 268 767 habitants.
Densité : 13,22 hab./km².
Espérance de vie : 75,9 ans.
Économie
Monnaie : franc pacifique (CFP).
PIB/habitant : 3,4/habitant (en milliers de CFP).
Taux de croissance : + 1,9%.
Décalage horaire
+ 10 heures en hiver métropolitain et + 9 heures en été. C'est-à-dire que quand il est 10h en métropole, il est 19h ou 20h à Nouméa.
ClimatClimat - Plage de la baie des citrons
© Atamu RAHI – Iconotec
La température moyenne annuelle est de 22,5 °C, avec 18 °C en juillet et 25 °C en février. Le littoral connaît des températures qui peuvent grimper
jusqu’à 33 °C.
L’été austral en saison chaude a lieu de décembre à mars. Ses températures varient entre 25 et 27 °C en moyenne et sont accompagnées de
courtes précipitations tropicales ; un bermuda et un t-shirt ou une chemise à manches courtes feront l’affaire.
La saison fraîche, ou hiver austral, s’étend d’avril à novembre avec des températures moyennes de 20 à 23 °C.
La destination en 10 mots-clés
Bougna
LE plat traditionnel kanak ! Fruits, légumes, tubercules (taro, igname, manioc) et viande (porc, poisson, crabe, poulet, langouste ou roussette selon les
goûts) sont découpés en rondelles. Le tout est arrosé de lait de coco et enveloppé dans des feuilles de bananier, puis cuit sous des pierres chaudes,
parfois au fond d’un trou creusé dans la terre ou dans le sable. Les techniques de cuisson différent selon la région. Lorsque le bougna est préparé à la
marmite ou au four à gaz, il est appelé bougna marmite.
Brousse
Nom donné par les Nouméens au reste de la Grande Terre. L’équivalent de la province en métropole. Sa connotation « sauvage » souligne le
sentiment des Nouméens de changer de pays ou presque dès qu’ils s’aventurent hors de Nouméa le week-end !
Cagou
Le cagou n’est autre que l’emblème de la Nouvelle-Calédonie. Cet oiseau au plumage bleu gris n’a, à première vue, pas été gâté par la nature :
maladroit, trapu, incapable de voler… Il n’en est pas moins chéri des Calédoniens et jalousement protégé. Et pour cause, vous n’en trouverez nulle part
ailleurs ! Espèce d’oiseau peu fertile (seulement un œuf par nid dans l’année), le cagou est exposé à de nombreux prédateurs, et sa survie est
aujourd’hui menacée. Sa population compte seulement un petit millier de spécimens. Les plus chanceux d’entre vous en apercevront peut-être dans le
parc de la Rivière Bleue. Restez discret et ouvrez l’œil !
Caldoche
Terme désignant la population blanche (européenne et souvent française) implantée depuis plusieurs générations sur le Caillou. Descendants des
premiers colons ou des bagnards, les Caldoches sont souvent des stockmen en brousse et constituent une communauté travailleuse et tranquille,
toujours prête à un petit coup de chasse ou de pêche.
Corail
Le corail est un animal marin (et non un végétal). Il vit en symbiose avec des algues et constitue lui-même son squelette calcaire. Une barrière de
corail de 1 600 km ceinture la Nouvelle-Calédonie. Ce formidable rempart protège un lagon de 24 000 km², un univers paradisiaque où faune et flore
sont à la fois piégées et surveillées : on parle de communauté corallienne. Les massifs coralliens sont en effet un des biotopes les plus menacés de la
planète. Ils se dégradent rapidement sous l’effet conjugué de certaines activités : surexploitation des ressources, pêche aux explosifs et au cyanure,
pollution de l’eau, réchauffement des mers, commerce du corail. On estime aujourd’hui que près de 60 % des récifs de corail sont menacés. Le récif
calédonien a été ajouté à la liste du patrimoine naturel mondial de l’UNESCO en 2008.
Coutume
Ce terme difficile à définir est pourtant l’un des éléments centraux de la vie et de l’identité kanak : la coutume incarne un concept utilisé pour désigner
la tradition et la bienséance. Le geste coutumier est un passeport indispensable à la compréhension de la culture kanak. On dit souvent « faire
coutume ». Avant d’entrer dans une maison inconnue ou de traverser une terre, le visiteur présente le geste coutumier au « petit chef » en disant
quelques mots. Cette offrande, composée d’un morceau de tissu (manou) et d’un billet de banque ou d’un paquet de tabac, signifie que la personne
accueillie respecte ses hôtes. Plus que l’objet, c’est le geste qui compte.
Kanak
eCe terme ( « homme » en hawaïen) était utilisé par les marins du XIX siècle pour désigner indifféremment tous les peuples autochtones du Pacifique.
L’usage de ce mot s’est peu à peu restreint pour ne désigner finalement que les indigènes de Nouvelle-Calédonie. A partir des années 1970, les
indépendantistes ont récupéré le terme, jusqu’alors péjoratif, pour en faire un symbole de revendication et d’identité culturelle. La blessure de la
colonisation est en effet étroitement liée à l'histoire du Caillou. Le terme « kanak » est aujourd’hui l’emblème de tout un peuple. « Mélanésiens » estl’autre terme politiquement correct pour désigner les Kanak.
Kava
Boisson originaire du Vanuatu à base des racines d’une variété de poivrier. Doté d’un certain nombre de vertus (anxiolytiques et antalgiques), le kava
est consommé dans les nakamal, lieux de socialisation uniques où les langues et les cœurs se délient. Après deux ou trois shells, les silences s’étirent
au milieu des murmures…
Pétroglyphe
Ces pierres gravées constituent l’un des vestiges préhistoriques les plus poignants de Nouvelle-Calédonie. Les scientifiques ne sont cependant pas
encore parvenus à les dater de façon précise. A ce jour, on recense 350 sites pour plus de 6 000 gravures. Gravés sur des pierres ou des pans de
falaises, les motifs symbolisent essentiellement des cercles concentriques, des spirales, des vagues, des croix ou même parfois des hommes et des
animaux stylisés.
Pilou
Danse kanak, autant exécutée par les femmes que par les hommes. Les manifestations coutumières, comme les mariages ou les fêtes, sont autant
d’occasions de « claquer le pilou ».
Survol de la destination
Survol de la destination - Baie de Hienghène.
© Maïlys ALBERTO
GéographieGéographie - Activité nocture au volcan de Tanna.
© Maïlys ALBERTO
La Nouvelle-Calédonie, intégrée à l’aire mélanésienne, est située dans le sud-ouest de l’océan Pacifique, à quelques degrés au nord du tropique du
Capricorne. Collectivité française la plus éloignée de la métropole (19 600 km), cet archipel s’étend sur 18 575 km², formant ainsi le troisième
ensemble insulaire du Pacifique après la Papouasie-Nouvelle-Guinée et la Nouvelle-Zélande. L’île principale, plus communément appelée Grande
Terre, a une dimension de 450 km du nord au sud et de 60 km d’ouest en est. Elle vient s’ajouter aux îles périphériques situées respectivement au sud
(l’île des Pins), à l’est (les îles Loyauté) et au nord (les Bélep). L’immensité de son espace maritime (1 740 000 km²) et la superficie de son lagon
(24 000 km²), le plus vaste du monde, témoignent encore de l’étendue d’un pays inséré au cœur d’une zone naturelle, économique et politique
éminemment stratégique : le Pacifique.
Climat
Climat - Les enfants du coin se retrouvent au Blue Lagoon.
© Harold BOGROS
La Nouvelle-Calédonie, surnommée l’Île de l’éternel printemps, jouit d’un climat tropical tempéré par l’océan et les alizés de sud-ouest. Le climat varie
cependant selon la région et l’altitude. La température moyenne annuelle oscille entre 22,5 °C, avec des minimums à 19 °C en juillet, et 26 °C enfévrier. Durant l’été austral, entre décembre et mars, les températures peuvent grimper sur le littoral jusqu’à 33 °C, accompagnées de brèves
précipitations tropicales. Le thermomètre affiche alors en moyenne entre 25 et 27 °C. La saison fraîche, ou hiver austral, s’étend d’avril à novembre
avec des températures moyennes entre 20 et 23 °C. Les sommets, du fait de l’humidité et du vent, jouissent de températures plus fraîches.
Environnement
La Nouvelle-Calédonie possède une biodiversité exceptionnelle et un très fort taux d’espèces endémiques, qu'elles soient animales ou végétales. Une
richesse qu'il convient de protéger par rapport aux intérêts économiques. Sur un plan strictement écologique, l'exploitation minière à ciel ouvert tend à
défigurer la nature. L'extraction d'une tonne de minerai débouche sur l'abandon de deux tonnes et demie de terre et de roches sur place. La quantité
de déchets est donc énorme. Les associations écologistes, les Verts et les chefs kanaks tirent la sonnette d'alarme : le récit corallien de la
NouvelleCalédonie souffre du rejet intensif de déchets dans la mer, sans compter que le risque d'érosion des contreforts montagneux constitue un autre
problème réel, accentué par le passage de cyclones. Sous l'effet des pluies, les éboulis obstruent les cours d'eau, qui sortent de leur lit et inondent
tout sur leur passage. Près de 4 millions de tonnes de métal auraient ainsi déjà été extraites. Un simple calcul fait entrevoir la quantité de déchets... La
loi, promulguée en 1976 et imposant aux sociétés minières de réhabiliter les sites exploités, est longtemps restée lettre morte. Aujourd'hui, des efforts
sont faits en vue de réhabiliter les anciennes mines et revégétaliser les sites, mais ces mesures ont un coût.
Les lagons au patrimoine mondial de l'UNESCO
Depuis le 8 juillet 2008, une partie des lagons, récifs et mangroves du territoire est inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO.
Six sites sont concernés : le Grand Lagon Sud, la Zone côtière Ouest, les atolls d'Entrecasteaux, les atolls d'Ouvéa et Beautemps-Beaupré,
le Grand Lagon Nord et la Zone côtière Nord et Est. Ces sites sont entourés de « zones tampons », à terre comme en mer, qui constituent
des zones de vigilance et permettent d'en améliorer la préservation.
Faune et Flore
Faune terrestre
La faune de la Nouvelle-Calédonie, particulièrement riche et variée pour le milieu marin, est plus restreinte sur terre. On pourra citer pêle mêle : le
Cagou, le cerf Russa, le corbeau, le crabe de cocotier ou encore le dugong.
Faune des récifs
Le saviez-vous ? Le corail est un animal et non pas un végétal. Les coraux demeurent l’essentiel du paysage sous-marin. En réalité, ce sont des
madrépores qui lentement élaborent des édifices sous-marins. En Nouvelle-Calédonie, vous êtes en présence de plusieurs dizaines de spécimens de
madrépores distincts. Ils sont organisés en colonies et vivent en symbiose avec des micro-algues et les zooxanthelles. Ils se reproduisent une fois par
an, quelques nuits après la première pleine lune d’été, souvent entre novembre et janvier.
Mammifères marins
Baleines à bosse – Megaptera novaeangliae. Elles constituent le clou du spectacle maritime en Nouvelle-Calédonie, évoluant du canal Woodin à
l’île des Pins, au large de Hienghène et Poindimié et autour des îles Loyauté. Les baleines à bosse présentent une taille respectable de 15 m de
longueur et peuvent peser entre 25 et 35 tonnes.
Flore
La flore est très présente et nombreuse en Nouvelle-Calédonie. Voici parmi les plus célèbres.
Araucariacées (Kaori agathis lanceolata). Il s’agit d’arbres spectaculaires dont les troncs atteignent de gros diamètres. Ce conifère colonise les
terrains riches en minéraux. Son bois est résistant, sans nœud et facile à travailler. Il est employé dans la construction navale.
Niaouli (Melaleuca leucadendron). Partout où le feu a sévi, le niaouli a pris la place des autres espèces. C’est un arbre caractéristique de la
Nouvelle-Calédonie. Aussi appelé « l’arbre à peau », il présente des couches successives d’écorces qui le rendent très résistant aux flammes.
Pin colonnaire (Araucaria cooki). Il caractérise la Nouvelle-Calédonie.
Histoire
Premiers peuplements
Lors des glaciations, l’Australie, la Nouvelle-Guinée et la Tasmanie ne formaient qu’un seul continent, appelé Sahul. La Nouvelle-Calédonie émergea de
ce continent il y a 100 millions d’années environ. Les premiers navigateurs quittèrent le continent Sunda, l’actuelle Indonésie, et s’installèrent en
Nouvelle-Guinée et en Australie il y a environ 45 000 ans.
Ils y inventèrent l’horticulture en jardins et domestiquèrent le cochon. A cette époque, le niveau de la mer était plus bas qu’aujourd’hui d’environ 150 m.
A la fin des glaciations, il y a 10 000 ans, le niveau des mers remonta, dessinant les contours actuels de la Nouvelle-Calédonie. L’île accueillit ses
premiers habitants il y a environ 5000 ans : les Austronésiens (nom donné à une vaste famille linguistique à laquelle se rattachent les langues parlées
de Taïwan à Madagascar) s’installèrent dans les îles du Pacifique Sud. C’est de cette période que datent les pétroglyphes (signes gravés sur la
pierre).
Le temps des explorateurs
e A la fin du XV siècle, l’Europe rêve d’un vaste continent : Terra australis. Le Portugais Fernand de Magellan est le premier à tenter et à boucler le
tour du monde à la voile (1519-1521). Découvrant à la pointe sud du continent américain le détroit qui porte aujourd’hui son nom, il s’aventure sur ce
vaste océan qu’il nomme Pacifique, tant ses eaux lui semblaient calmes. En novembre 1521, il achève son périple aux Moluques (Singapour) et réalise
du même coup la première circumnavigation. La route est désormais ouverte. Un siècle plus tard, en 1616, les Hollandais Isaac Le Maire et Willem
Cornelius Schouten inscrivent également leur nom dans l’Histoire, en évitant le détroit de Magellan pour franchir un cap auquel ils donneront le nom de
e eleur ville natale : Hoorn. Louis Antoine de Bougainville, un Français, prolonge les grandes expéditions maritimes des XVI et XVII siècles avec son
voyage autour du monde (1766-1769). En route vers la Nouvelle-Hollande (Nouvelle-Zélande), au sud de la Papouasie-Nouvelle-Guinée, il ne
découvrira pas la Nouvelle-Calédonie, qu’il contourne par le nord, mais accoste à Tahiti qu’il décrit comme un paradis terrestre. Située à l’écart des
routes maritimes, la Nouvelle-Calédonie ne sera localisée que tardivement, deux cents ans après l’Australie. James Cook et Antoine Bruny
d’Entrecasteaux seront les premiers Européens à dresser avec précision les premières cartes de l’île. C’est le 4 septembre 1774 que la vigie du
Resolution crie « Terre ! » alors que le navire, commandé par Cook, regagnait la Nouvelle-Zélande au cours de son second voyage à la recherche de
l’hypothétique continent austral. Cook mouille au nord-est de l’île. Le navigateur nomme les lieux New Caledonia (nom donné par les Romains à
l’Ecosse). Il restera neuf jours à Balade, sur la côte est, nouant des relations cordiales avec les autochtones, avant de se rendre à l’île des Pins.
Installations missionaires et rattachement à la France
En 1840, deux catéchistes samoans de la London Missionary Society débarquent à l’île des Pins. Les Britanniques, non contents d’imposer leur loi,
esouhaitent également faire triompher leur dieu. Ils ont ainsi entamé, depuis le début du XIX siècle, l’évangélisation d’une Polynésie aux mœurs jugées
trop libres… En Nouvelle-Calédonie, deux missionnaires polynésiens sont également installés sur la Grande Terre. La conversion au protestantisme
prend bien sur les îles Loyauté. Néanmoins, en 1842, les heurts entre tribus et une épidémie désastreuse conduisent un chef de clan à éliminer les
Blancs, jugés responsables de ces malheurs. Les habitants des îles Loyauté demeurent aujourd’hui encore majoritairement protestants. Côté
catholique, l’implantation débute à partir de décembre 1843 sous l’influence des pères maristes.
Napoléon III envoie l’amiral Auguste Febvrier-Despointes officialiser le rattachement des îles, jugé effectif à compter du 24 septembre 1853.
Napoléon III cherche en effet des terres destinées à accueillir une nouvelle colonie pénitentiaire. Il en profite du même coup pour affirmer la présence
française dans un océan Pacifique où l’Union Jack flotte allègrement, comme en Australie et en Nouvelle-Zélande. Tardy de Montravel, pour des
raisons pratiques et stratégiques, crée le fort Constantine (du nom de son bateau) et fonde par la même occasion Port-de-France, en juin 1854, qui
prendra le nom de Nouméa en mars 1866.
La colonisation
L’éloignement, les moustiques et l’hostilité bien compréhensible de certaines tribus kanaks empêchent un essor rapide de la colonisation, en dépit des
incitations administratives. A partir de 1856, ce n’est qu’au rythme de 20 civils par an, et 40 après 1862, que la France prend possession de l’archipel.
La population totale est alors évaluée à 432 Européens. Les Kanaks n’apprécient évidemment pas l’expansion des Européens sur leurs terres, comme
l’attestent les attaques de la mission de Saint-Louis et de la concession du Mont-Dore. Avec l’arrivée du gouverneur Guillain, et conformément à la loide 1854 prévoyant l’installation de bagnes dans les colonies, la France contourne le problème de l’immigration et exile une main-d’œuvre corvéable à
merci : les bagnards ! Plus de 20 000 d’entre eux seront ainsi transportés sur le Caillou.
La colonisation pénale vise donc à peupler et à développer l’archipel. Au bâton, les autorités substituent parfois la carotte, accordant une concession
sur le domaine pénitentiaire (110 000 hectares) aux détenus les plus dociles. Avec les mariages et le rapprochement des familles, la colonisation
pénale constitue donc la principale source de peuplement européen de l’île. De nombreux Calédoniens descendent de ces « chapeaux de paille ». A
partir de 1894, l’île est transformée en colonie d’immigration volontaire ou sous contrat, et l’arrivée des bagnards cesse à partir de 1897.
Evénements de 1878 à 1940
L’insurrection kanak débute à La Foa et à Boulouparis, sur la côte ouest. De nombreux chefs de tribus, mécontents de l’extension des terres attribuées
aux colons, des ravages causés par le bétail aux cultures vivrières et du déplacement des populations au sein de réserves, passent à l’attaque. Le
19 juin 1878, un colon est assassiné, point de départ de la grande révolte kanak. Ataï, chef du village de Kowalé, mènera la rébellion pendant sept
mois autour de la région de La Foa et de Bourail. Le soulèvement entraîne la mort de deux cents personnes côté français, et près de deux mille
Kanaks périssent au cours des combats ou suite à la répression. Puis la vie reprend son cours jusqu'au début du siècle.
Lors de la Première Guerre mondiale, des Néo-Calédoniens européens et kanaks viennent prêter main-forte aux Poilus sur le sol français. Deux mille
combattants sont ainsi regroupés au sein du bataillon du Pacifique. En 1918, après l’attaque de Vesles et de Caumont, ils sont cités à l’ordre de
l’armée. Le bataillon du Pacifique est reformé en 1940. La Nouvelle-Calédonie est alors la première colonie à rejoindre la France libre. Cette unité
combattante, formée également de Tahitiens, se couvre de gloire sur tous les fronts.
La présence américaine
En 1940, la Nouvelle-Calédonie, isolée de la métropole et manquant de vivres, se tourne vers l’Australie et la Nouvelle-Zélande. La population à
Nouméa et en brousse est largement favorable à l’appel du général de Gaulle. Des volontaires s’engagent alors dans le bataillon du Pacifique.
L’attaque de Pearl Harbor, le 7 décembre 1941, étend la Seconde Guerre mondiale à l’ensemble du Pacifique. En 1942, les Etats-Unis choisissent la
Nouvelle-Calédonie comme base de la contre-offensive contre le Japon. A partir de 1944, le théâtre des opérations s’éloigne de la Nouvelle-Calédonie
et le départ progressif de l’US Navy est perçu comme la fin d’un certain âge d'or. Début 1946, il ne reste que quatre mille soldats, affectés aux travaux
de récupération et de vente du matériel. Ambulances, camions, grues et réfrigérateurs sont vendus aux enchères – ou simplement coulés dans le lagon
– et des conserves sont brûlées. C’est la fin d’une époque.
La question de l'indépendance
La loi du 23 juillet 1956 débouche sur une plus grande autonomie pour la Nouvelle-Calédonie. La question de l’indépendance émerge alors. En 1976, le
statut de la Nouvelle-Calédonie évolue. Le haut-commissaire représente le pouvoir central et assure l’unité nationale. Les autorités locales,
représentées par l’Assemblée territoriale et le Conseil de gouvernement, jouissent de pouvoirs très étendus. En 1978, Jacques Lafleur forme avec les
loyalistes le Rassemblement pour la Calédonie dans la République (RPCR). Parallèlement, Jean-Marie Tjibaou s’impose comme la figure de proue du
mouvement indépendantiste.
Radicalisation du mouvement indépendantiste
En 1981, le secrétaire général de l’Union calédonienne, Pierre Delercq, est assassiné. La tension politique s’aggrave. Les indépendantistes accèdent
cependant au pouvoir territorial en mars 1982. Jean-Marie Tjibaou est alors nommé président du Conseil de gouvernement. La crise se prolonge. Le
12 juillet 1983, suite à cette table ronde, une déclaration officielle avance que le peuple kanak est le « premier occupant du territoire » et qu’il bénéficie
d’un « droit inné et actif à l’indépendance » sur les bases du principe d’autodétermination. Le RPCR refuse de signer la déclaration. Dès mai 1984, un
nouveau statut assure des pouvoirs très étendus au Conseil de gouvernement. Un comité prépare le scrutin d’autodétermination prévu pour 1989. Les
indépendantistes s’y opposent, et Tjibaou fonde le Front de libération national kanak et socialiste (FLNKS). Les élections territoriales du 18 novembre
1984 se déroulent dans un climat délétère.
Les accords de Matignon et le référendum de 1988
Le 26 juin 1988, Lafleur et Tjibaou négocient et signent l’accord historique de Matignon, stipulant que le gouvernement français gère directement les
affaires du territoire jusqu’en juillet 1989. Un nouveau statut devra être entériné lors d’un référendum national suivi dix ans plus tard, en 1998, d’un
référendum en Nouvelle-Calédonie. Le Premier ministre, Lionel Jospin, inaugure alors le Centre culturel Jean-Marie-Tjibaou le 4 mai 1998, et signe
dans la foulée l’accord de Nouméa, qui garantit la « souveraineté partagée » entre l’Etat et le territoire pour une durée de quinze à vingt ans, à l’issue
de laquelle les Calédoniens décideront de leur avenir par référendum. En novembre 1998, le référendum tant attendu se déroule dans le calme. Le
taux de participation record prouve l’intérêt des Calédoniens pour l’avenir de l’archipel. L’accord de Nouméa est accepté. Le projet de loi sur l’avenir
constitutionnel du territoire est donc adopté en février 1999. Le 28 mai 1999, Jean Lequès est élu président du premier gouvernement de la
NouvelleCalédonie.
La Nouvelle-Calédonie : une POM
L'Accord de Nouméa entérine le nouveau statut de la Nouvelle-Calédonie. Le TOM a donc laissé place au POM (pays d'outre-mer). Ces
modifications d'acronyme traduisent l'autonomie substantielle acquise désormais par l'archipel. Le POM, doté d'un statut unique et original
au sein de la République française, est ainsi représenté au Parlement national par deux députés et deux sénateurs. L'organisation politique
et les modalités du développement économique et social de l'île sont établies sur une vingtaine d'années. La loi organique adoptée en
1999 répartit ainsi les compétences entre l'Etat français, la Nouvelle-Calédonie, les provinces et les communes.
Population
Démographie
Deux ethnies dominent en Nouvelle-Calédonie. Les Kanak, enracinés depuis des siècles, et les Européens, présents depuis plus de cinq générations.
Les autres ethnies sont de souche plus récente : des Asiatiques (Indonésiens et Vietnamiens) et des Polynésiens (Wallisiens et Futuniens) arrivés il y a
une trentaine d'années.
Langues
Vous n'aurez aucun problème pour discuter avec les Calédoniens. Mais ne soyez pas surpris si l'on vous propose un coup de pêche ou un coup de
fête, ces expressions typiques sont faciles à comprendre et à utiliser ! Le français est la langue officielle et côtoie sans problème les dialectes kanak.
Mode de vie
Le monde kanak a conservé une grande partie de son authenticité et reste très marqué par la « coutume », qui fonde ses règles sociales et son
organisation politique et institutionnelle. Grand Chef, chefs de tribu et chefs de clan sont les garants de la cohésion sociale. Imparfaitement traduite en
français, la notion de chef dans la société kanak diffère d’une conception strictement hiérarchique. Porte-parole et médiateur en cas de conflit, le chef,
s’il jouit d’un respect certain, ne dispose cependant pas de pouvoirs très étendus. La décision appartient le plus souvent aux anciens, qui bénéficient
d’un très fort rayonnement moral. Le culte des ancêtres illustre bien l’attachement essentiel des Kanak aux origines et à la filiation. Ce lien fort
entretenu avec le passé, censé garantir l’avenir, se traduit également par un attachement viscéral à la terre, qui cimente l’identité kanak. Issue d’un
ensemble de traditions séculaires, la coutume ou les coutumes (variables selon les régions) se transmettent de génération en génération. Les rites et
les récits mythiques, non écrits, circulent par le biais de la tradition orale. Contrairement aux idées reçues, la coutume n’est pas immuable et s’adapte
aux influences et aux éléments extérieurs : courants migratoires, évangélisation, modernisation… En revanche, la base fondamentale demeure
identique. La tribu et la famille forment en effet la référence commune hors de laquelle la vie de l’individu n’a pas de sens. Lors des contacts que vous
entretiendrez en Nouvelle-Calédonie, gardez donc à l’esprit que l’homme dans l’univers kanak n’est rien en dehors du groupe et qu’un groupe ne peut
se développer qu’à partir d’une terre. Etre exclu de l’un ou de l’autre est alors vécu comme un châtiment terrible…
ReligionReligion - Cathédrale Saint-Joseph de Nouméa.
© Author's Image
On peut parler de syncrétisme calédonien dans la mesure où les fidèles locaux mêlent diverses croyances ancestrales (culte des ancêtres, respect
des totems ou observance de tabous) à la pratique religieuse chrétienne.
L'appartenance religieuse des deux principales ethnies du territoire diffère. Si les Kanak se partagent à égalité entre protestantisme et catholicisme
(les missions protestantes concentrèrent leur évangélisation sur les îles Loyauté où elles convertirent 70 % de la population), les Européens
pratiquants sont en très grande majorité catholiques. Sur l'ensemble de la population, l'Eglise catholique représente 60 % des fidèles, l'Eglise
protestante 30 %, et la communauté musulmane 3 % (en majorité composée d'Indonésiens), le reste étant réparti au sein des diverses églises
évangéliques et sectes.
Arts et culture
ArchitectureArchitecture - Une case traditionnelle du Centre Culturel
© Maïlys ALBERTO
Le paysage architectural calédonien est pour le moins original. En ville de somptueuses maisons coloniales côtoient de grands immeubles qui sont les
marques du rapide développement de la capitale ces dernières années. En dehors de la ville, on retrouve des cases mélanésiennes traditionnelles
(cases avec flèche faîtière et chambranle) mélangées à des habitats en taule ou en bois. A visiter absolument à Nouméa : la belle réussite du centre
culturel Tjibaou réalisé par Renzo Piano.
Artisanat
Les femmes tressent la feuille de cocotier ou de pandanus pour en faire de jolis paniers ou des nattes, tandis que les hommes sculptent le bois, la
pierre à savon et les produits du lagon (corail noir, oursins, coquillages…). La Maison des artisans à Nouville en face du Musée maritime, ou la Maison
des femmes du côté de la gare maritime, regroupent plusieurs ateliers. Sinon, vous trouverez sur la côte Est des étals en bord de route proposant de
l'artisanat fait sur place.
Que rapporter de son voyage ?
Des manous colorés (morceaux d'étoffe) qui vous serviront à décorer votre intérieur en rentrant, une sculpture sur bois mélanésienne ou sur
pierre à savon (pensez à bien la protéger dans la valise), des perles de Tahiti, une fleur de tiaré pour mettre dans les cheveux, du sel aux
arômes de Poingam, de la vanille de Lifou...
Cinéma
Les superbes décors naturels de l’île ont attiré de nombreux réalisateurs. Luc Besson a choisi cet aquarium grandeur nature pour tourner Atlantis du
côté d’Ouvéa. La série Foudre a été tournée sur la côte Est, alors que l'émission de télé-réalité « Koh Lanta » a choisi les paysages de l'île des Pins
et du Grand Nord.
A Nouméa, un multiplexe de douze salles se situe à Port-Moselle et quelques salles sont également accessibles dans les principales localités de la
Grande Terre. Malheureusement, le choix des films reste limité et les sorties sont décalées de plusieurs mois par rapport à la métropole. A noter :
deux initiatives réussies : le festival du film de La Foa (côte Ouest) qui se tient chaque année fin juin-début juillet (www.festivalcinemalafoa.com), et le
festival Ânûû-rû âboro, « festival des peuples » qui a lieu chaque année en octobre dans plus de dix villages.
Danse
La danse occupe une place essentielle dans le monde kanak. Chaque fête ou changement dans la structure sociale (naissance d’un enfant de famille
prestigieuse, mariage, mort, fin d’une période de deuil, installation d’un nouveau chef…). Si vous avez la chance de participer à une journée découverte
en tribu ou a l'une des nombreuses fêtes du territoire, vous aurez l’occasion d’admirer des danses traditionnelles. Des troupes basées à Nouméa se
sont exportées à l’international, comme Origin et son spectacle « La Baie des dames » présenté au festival d’Avignon en 2012. Des troupes comme
Posuë et Nyian intègrent des danseurs aux origines multiples et abordent les thèmes de l’identité et de la diversité culturelle. Le centre culturel Tjibaou
a mis en place un festival de danse annuel, le Waan Danse, qui présente des troupes locales comme internationales, de la danse traditionnelle au
ballet en passant par le jazz et le hip-hop.
Littérature
La tradition orale kanak, dont les récits ont été peu transcrits, explique certainement le faible nombre d’auteurs mélanésiens.
Musique
La Nouvelle-Calédonie s’illustre par un rythme qui lui est propre : le « kaneka ». Terme issu de la contraction de « Kadence née du Kanak », il mélange
rythmes traditionnels kanak et le reggae. Sur des sons entrainants, les paroles abordent souvent les questions de l’identité et de la rencontre entre
modernité et tradition. Moïse Wadra ou Gilbert Téin sont reconnus comme les artistes fondateurs du kaneka, mais il existe désormais un nombre
important d'artistes kaneka : Edou, Gulaan, Celenod, Mexen, Atmanox, Gurejele, Boagan…La scène calédonienne est également influencée par les rythmes tahitiens et wallisiens du fait de l’importance de ces communautés sur ce territoire.
L’abondance des festivals et concerts en Nouvelle-Calédonie reflète l’importance de la musique dans la culture kanak.
Peinture et arts graphiques
Vous aimez Botero et ses rondeurs ? Vous allez découvrir Michon, personnage haut en couleur, et ses femmes sensuelles aux poses innocentes. Vous
avez rêvé des femmes de Corto Maltese ? Vous les retrouverez ici, croquées sur le vif, avec les mêmes expressions de femmes des îles. Né en
1926 en pays Goëlo en Bretagne, Michon, gamin, se nourrit de récits de voyages. Arrivé en Nouvelle-Calédonie à 21 ans avec 19 centimes en poche,
il travaille pour se payer son aller vers Tahiti. Là-bas, il se découvre dessinateur de la vie des îles et surtout des femmes. Il se marie et devient
fonctionnaire de l’Etat, ce qui l’envoie au Cameroun, à Madagascar, à La Réunion, en Nouvelle-Calédonie et enfin à Wallis. Depuis, remarié à Sutita, il
peint et signe de son nouveau prénom, Soane, l’équivalent de Jean en langue locale. Ses croquis rappellent également la Bretagne et évoquent son
passage en Afrique.
Parmi les enfants du pays qui sont à la mode aujourd'hui on trouve Nicolas Molé et Alan Nogues qui réalisent des clips, courts-métrages et spectacles
en mélangeant culture et techniques visuelles.
Sculpture
Vous remarquerez que sur tout le territoire, les établissements publics comme privés sont décorés de sculptures, qu'elles soient en bois de gaïac ou
de santal, ou en pierre à savon. La sculpture fait partie de l'art traditionnel mélanésien, on la retrouve à travers les flêches faitières et les chambranles
qui ornent les cases. Elle est essentiellement réservée aux hommes. Marjorie Tiaou, de Tribal Cut (Ouvéa) est aujourd'hui la seule femme kanak à
sculpter.
Théâtre
Malgré la difficulté du théâtre calédonien à s’exporter, nombreux sont les auteurs qui font vivre la production locale. La vie théâtrale se concentre à
Nouméa autour de deux salles. La première, le Théâtre de l'Ile, est située à Nouville dans un ancien établissement pénitentiaire magnifiquement rénové
et propose une bibliothèque qui se veut un lieu de découverte des œuvres du Pacifique. La seconde, le Théâtre de Poche, est installée faubourg
Blanchot, à proximité du centre-ville. En 2012, la province sud et le Théâtre de l’Ile ont créé le festival Ecrits d’ici en province sud afin de promouvoir la
production locale et permettre aux auteurs calédoniens de présenter leurs œuvres au public. Les grands noms du théâtre calédonien sont Pierre Gope
(Le Cri du désespoir (1997) ou Les dieux sont borgnes (1999)) originaire de Maré, Régis Vandegou, André Djupa ou encore Nicolas Kurtovitch, qui
abordent les thèmes de la culture et de l'identité.
Festivités
Avril
FÊTE DE L'AVOCAT
TADINE
www.iles-loyaute.com
Fin avril, début mai.
A ne pas manquer si vous êtes sur le Caillou à cette période. L’avocat fait en effet la réputation de Maré dans toute la Nouvelle-Calédonie.
Mai
FÊTE DU DIAHOT
OUEGOA
www.tourismeprovincenord.nc
Mois de mai, week-end de l'Ascension.
Au programme : marché avec des produits vivriers et maraîchers et des plantes ; courses de chevaux ; concours d'attache de crabes, de tressage de
feuilles de cocotier, d'épluchage de cocos, ou encore de lancer d'épervier... Des activités permettront de découvrir la région : randonnées pédestres,
visites touristiques...
Juin
FÊTE DU LAGON
FAYAOUÉ
www.iles-loyaute.com
Début juin.
Au programme : concours de pêche, accueil chez l'habitant, découverte culturelle, dégustation de bec-de-cane, de mulets, de crabes de palétuvier, de
langoustes porcelaine, de bénitiers, ou encore de trocas...
Juillet
FÊTE DU WALEI
FAYAOUÉ
www.iles-loyaute.com
A Ouvéa en Juillet ou Août selon les années.
Souvent appelé « igname sucrée », le waleï pousse essentiellement à Ouvéa et fait la fierté des cultivateurs du nord de l'île. Danses, chants, concours
de bûcherons, ateliers de tressage et de confection du pain « marmite » rythment cette fête populaire.
MARATHON INTERNATIONAL DE NOUVELLE-CALÉDONIE
NOUMEA
✆ +687 824 503
www.marathon-nouvellecaledonie.com/fr/
noord@hotmail.fr
Fin juillet – début août.
Depuis 33 ans, le marathon a lieu le long des baies de Nouméa. Au programme trois courses : le marathon international (42 km), le semi-marathon
(21 km) et les Foulées de l’amitié (5 km). Des animations sont organisées pour les spectateurs.
LA TRANSCALÉDONIENNE
✆ +687 274 347
transcal.ile.nc
transcal@mls.nc
Premier week-end de juillet.
C'est un raid de course à pied de deux jours reliant deux villages de Nouvelle-Calédonie. Cet événement offre aux participants l'opportunité de
découvrir non seulement le mode de vie dans les tribus kanak les plus isolées, mais aussi la flore unique et la faune du Caillou. C'est aussi l'occasion
d'un week-end festif avec animations et vente de produits artisanaux.
Août
GRAND CARNAVAL DE NOUMÉA
Centre-ville
NOUMEA
Fin août.
Chaque année, les curieux se rassemblent pour découvrir les chars et participer à la fête. Le départ est donné de la place Bir Hakeim et un feu
d'artifice est tiré du quai Jules Ferry le soir.
Cuisine localeCuisine locale - Préparation du lap lap à Mallicolo.
© Maïlys ALBERTO
Produits et spécialités
Les spécialités locales. En brousse, la viande de bœuf, de porc et de cerf (qui donne un excellent saucisson) constitue l’essentiel des produits
carnés. L’omniprésence de l’océan a également une incidence bien naturelle sur la gastronomie locale. Poissons (maï-maï, tazar, tartare de thon…),
crustacés et coquillages sont toujours travaillés avec finesse. Ne quittez pas la Nouvelle-Calédonie sans avoir goûté au crabe de cocotier et essayé un
plateau de fruits de mer. Absolument délicieux ! Les langoustes sont particulièrement appréciées. Elles se dégustent à toutes les sauces : en
mayonnaise, en sashimis, grillée ou en salade. C’est aussi l’occasion de goûter aux salades tahitiennes gentiment marinées dans le citron et toujours
très fraîches. Les plus téméraires pourront également expérimenter la roussette (chauve-souris au goût de gibier, cuisinée en ragoût), le ver de
Bancoule (gros ver blanc servi croustillant), l’escargot de l’île des Pins (bulime) ou encore les excellentes huîtres de palétuvier. Côté fruits et légumes,
goûtez au squash, aux chouchoutes (cristophines), à la salade de papaye, au gratin de bananes poingo, et laissez-vous emporter par la frénésie
suscitée par l'arrivée des letchis en fin d'année.
Autre plat typique, emprunté cette fois à la culture kanak, le bougna. La préparation de ce ragoût est longue et traditionnelle. Il est particulièrement
recommandé de le déguster dans les tribus de la Grande Terre et des îles. Les hommes coupent d’abord le bois, creusent le sable et y allument un
feu. De leur côté, les femmes préparent les ingrédients – légumes, poissons ou viande et igname – qu’elles font cuire dans du lait de coco. Le tout est
regroupé et entouré de feuilles de bananier puis déposé sur les braises que l’on recouvre de terre… ce qui explique la lenteur de la cuisson. Sur le
Caillou comme sur les îles Loyauté, les gîtes de tribus préparent souvent le bougna sur commande.
Habitudes alimentaires
A Nouméa, vous n’aurez que l’embarras du choix entre les snacks asiatiques (soupes, nems…) et les très nombreux restaurants aux spécialités
françaises et internationales (d’Asie, d’Amérique du Sud et d’Europe). A savoir également, les Calédoniens sont très friands des barbecues en pleine
nature, au camping, chez eux. A tester ! Les restaurants des grands hôtels de Nouméa proposent des buffets à thème (mélanésien, polynésien,
français) au rapport qualité-prix assez attractif.
Sports et loisirs
Équitation
La Nouvelle-Calédonie est un pays d’éleveurs et, à l’image du Texas et de l’Australie, elle vénère le cheval. Pour s’en convaincre, rendez-vous
seulement à un rodéo lors de l’une des foires organisées toute l’année en brousse (Foire de Bourail au mois d’août). La côte Ouest, c’est un peu la
seconde patrie du cow-boy (stockman) après le Far West. Des simples balades, avec galop sur la plage pour finir la journée, aux randonnées d’un jour
ou plus dans les montagnes (traversée de la chaîne), en passant par les parcours sportifs, chacun trouvera l’étrier à son pied
Randonnées
La randonnée en Nouvelle-Calédonie obéit à quelques règles élémentaires : la plupart des sentiers appartiennent à des clans et la terre coutumière est
une terre privée. Alors demandez l’autorisation avant de vous engager ; généralement, elle vous sera accordée.
Canoë-kayak
Avec le nombre de cours d’eau existant sur la Grande Terre, les férus de canoë-kayak devraient être comblés.
Planche à voile
La Nouvelle-Calédonie compte un champion du monde, Robert Teriitehau, et un vice-champion du monde de vitesse, Laurent Gaüzère. Comme tous
les Calédoniens, c’est à l’anse Vata qu’ils ont fait leurs armes. Exposée aux alizés dominants, elle est fréquentée toute l’année par les véliplanchistes.
Vous pourrez rejoindre les îlots situés face à Nouméa en planche à voile et dorer tranquillement au soleil.
Plongée sous-marine