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Pays de la Loire 1 - Maine et Loire

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L’Anjou (Maine-et-Loire)

Plan rapproché sur les pages suivantes

Angers et l’ouest de l’Anjou

Dans cette partie de l’Anjou, appellation historique du Maine-et-Loire, s’exprime sans doute de façon la plus significative l’expression “douceur angevine”. Cela tient au climat qui négocie en général de belles avant et arrière-saisons grâce à l’influence de l’Altantique, mais pas seulement. Depuis la confluence de la Maine jusqu’à la transition avec le pays nantais, le fleuve royal montre une variété de paysages, d’ambiances et de couleurs qui invitent à l’humeur contemplative. Ou tout du moins faut-il avoir cette appétence pour apprécier un environnement qui peut aussi inspirer une forme de nostalgie. Classé au patrimoine de l’Unesco jusqu’à Chalonnes, le Val de Loire mérite pourtant une égale attention du côté de la Loire angevine et de la corniche des coteaux de la Loire, où elle prend des contours plus sauvages. Le charme de la région réside aussi dans la qualité de son terroir. Outre les vins, dont on n’a plus à vanter la réputation, l’Anjou regorge de bons produits et nourrit une forte tradition autour du végétal. À Angers, dans la vallée du Layon, mais aussi à Cholet, de bonnes tables sont à mentionner. La terre a aussi marqué différemment l’ouest de l’Anjou. Au blanc du tuffeau et du falun dans le Saumurois, succèdent à Angers et dans le Segréen le bleu profond de l’ardoise, quand l’argile s’illustre sur les toits des Mauges.

Quand partir


Mi-juin à début juillet Le Festival d’Anjou programme des dizaines de représentations théâtrales en plein air dans des châteaux et demeures historiques.

Printemps et été Ce sont les meilleures saisons pour observer les oiseaux : au printemps sur les larges bancs de sable, en été sur les grèves limoneuses.

Septembre Le festival des Accroche-Cœurs à Angers marque la fin de l’été. De nombreuses festivités de rue sont organisées durant ce week-end.



À ne pas manquer      voir carte (Cliquez ici)

La tenture de l’Apocalypse au château d’Angers

L’île pittoresque de Béhuard et son adorable bourg

La route panoramique de la corniche angevine

Le parc oriental de Maulévrier, plus grand jardin japonais d’Europe

Saint-Florent-le-Vieil, le village de Julien Gracq

Le village de La Patache à Champtoceaux

Les musées de Cholet


ANGERS

Une ville où il fait bon vivre et étudier : Angers aime à cultiver cette image d’une métropole à taille humaine. Et de fait, la préfecture du Maine-et-Loire distille une atmosphère paisible avec un centre-ville agrémenté de rues commerçantes piétonnes, de jardins et de lieux culturels agréablement mis en valeur. Elle possède en outre un beau patrimoine médiéval. Une première ligne de tramway a récemment vu le jour, confortant la place du Ralliement comme lieu de rendez-vous central. Comme beaucoup d’autres villes qui ont autrefois tourné le dos à leur fleuve, Angers travaille à reconquérir ses voies sur berges. La quatre voies qui longe la Maine sur un axe Paris-Nantes agit en effet comme un couperet sur la ville. Mais dans une certaine tradition angevine, pas de revirement brusque à l’ordre du jour. Le projet le plus consensuel a été retenu, qui propose de procéder par étapes. L’une des premières consistera à relier par ascenseur la promenade du Bout-du-Monde et les berges, au pied du château. La forteresse et sa tenture de l’Apocalypse jouent le rôle de locomotive touristique, rejoints désormais par le parc à thème Terra Botanica. Très administrative, familiale et étudiante, la ville a tendance à vivre davantage hors saison ; aussi pourra-t-elle paraître un peu endormie au visiteur estival.

Histoire

La situation d’Angers, sur un promontoire rocheux dominant la Maine et protégé des crues de la Loire, en fit très tôt un lieu stratégique naturel. Sa rive gauche fut ainsi occupée dès le paléolithique. Durant l’Antiquité, les Romains y bâtirent Juliomagus, le marché de Jules. À la fin du IIIe siècle, la cité se protégea des invasions barbares à l’intérieur de murailles, qui comprenaient l’actuel quartier de la Cité. L’histoire d’Angers est par la suite intimement liée à celle des comtes et ducs d’Anjou, à son château, la ville devenant l’une des places fortes des rois de France face à la Bretagne indépendante. Le rempart urbain construit au XIIIe siècle autour de la forteresse et, rive droite, dans le quartier de la Doutre fut détruit en 1807 sur autorisation de Napoléon. Les boulevards extérieurs furent alors créés, la physionomie de la ville changea et elle s’étendit. La Maine constitua jusqu’au XIXe siècle le moteur économique de la ville. L’arrivée du chemin de fer en 1849 vint soutenir une industrie angevine en plein essor autour d’activités comme l’ardoise, le textile ou encore l’horticulture. Cette dernière reste encore très présente.

Renseignements

Office du tourisme (02 41 23 50 00 ; www.angersloiretourisme.com ; 7 pl. Kennedy ; mai-sept lun 10h-19h, mar-sam 9h30-19h, dim et jours fériés 10h-18h, oct-avr lun 14h-18h, mar-sam 10h-18h, dim et jours fériés 10h-13h). En haute saison, une annexe est ouverte de l’autre côté de la Maine, à la Maison du Port (38 bd Henri-Arnaud, avr-juin et sept tlj 14h30-18h30, juil-août tlj 10h-13h et 14h-19h). Programme de visites guidées toute l’année. Une visite audioguidée est également téléchargeable sur le site Internet. Un circuit confort, accessible aux poussettes et aux personnes à mobilité réduite, a été mis en place dans le centre historique. L’office vend des citypass (24h/48h/72h 12,50/22/29 €), incluant visites de sites et stationnement.


SEMAINIER DES MARCHÉS

Mardi Chalonnes, Thouarcé

Mercredi Angers, Rochefort-sur-Loire, Saint-Lambert-du-Lattay, Beaulieu-sur-Layon (17h-19h), Saint-Lambert-du-Lattay

Jeudi Trélazé, Saint-Georges-sur-Loire

Vendredi Angers (producteurs le soir pl. de la République), Ingrandes

Samedi Angers (centre-ville et marché bio rue Saint-Laud), Chalonnes-sur-Loire, Martigné-Briand

Dimanche Trélazé


Un petit train touristique (tarif plein/2-12 ans 6/4 €) fonctionne d’avril à octobre.


AVEC DES ENFANTS


Festivals

Festival Premiers Plans (www.premiersplans.org ; jan). Sélection officielle de premières œuvres de jeunes réalisateurs européens, hommages et rétrospectives. Devenu incontournable.

Festival d’Anjou (www.festivaldanjou.com ; mi-juin à début juil). Festival de théâtre en plein air dans les châteaux et demeures historiques d’Anjou (Cliquez ici).

Festival Tempo’rives (www.temporives.fr ; juil-août). Une dizaine de concerts gratuits sur les berges de la Maine, entre le port d’Angers et le théâtre Le Quai.

Les Accroche-Cœurs (www.angers.fr/accrochecoeurs ; 2e week-end de sept). Festivités de rue (spectacles, théâtre, cirque, concerts, etc.). Rendez-vous très populaire qui marque la rentrée.

Soleils d’Hiver (déc). Illuminations, marché de Noël et animations. Dans le centre-ville.

À voir

QUARTIER DE LA CITÉ

Autrefois entouré de remparts, le quartier s’est développé au Moyen Âge autour de la forteresse et de la cathédrale. Il abrite d’anciennes maisons de chanoines et de chapelains, à l’image de l’hôtel Saint-Martial, situé au n°1 rue Donadieu-de-Puycharic. Parcourez également les rues Saint-Aignan et Saint-Évroult pour vous imprégner de cette atmosphère médiévale. Et pour jouir d’une belle vue sur la Maine, flânez, en sortant du château, sur la promenade du Bout-du-Monde.

Château d’Angers      FORTERESSE DU XIIIe SIÈCLE

(02 41 86 48 77 ; www.angers.monuments-nationaux.fr ; 2 promenade du Bout-du-Monde ; tarif plein/réduit 8,50/5,50 €, gratuit -26 ans, visites libres et guidées, audioguide adulte/-18 ans 4,50/3 € ; mai-août tlj 9h30-18h, sept-avr tlj 10h-17h30). La première occupation du site remonte au néolithique, comme en témoigne l’emplacement d’un cairn retrouvé lors de fouilles récentes. Mais c’est au IXe siècle qu’un premier château comtal fut édifié sur ce promontoire rocheux, pour surveiller et organiser la défense contre les invasions normandes. Il deviendra, au XIIe siècle, le siège de la dynastie des Plantagenêts. Au XIIIe siècle, la régente Blanche de Castille décida l’élévation d’une forteresse abritant une garnison sur place qui défende l’Anjou et le royaume de France face à la Bretagne. Construite en pierre de schiste et en calcaire blond, entourée de douves sèches, la citadelle compte 17 tours et une enceinte de près de 1 km. L’entrée se faisait alors par la porte des champs et non, comme actuellement, par la porte de la ville.

Aux XIVe et XVe siècles, la forteresse devint un lieu de vie, à la faveur des ducs d’Anjou, et en particulier de Louis II et Yolande d’Aragon qui firent construire le logis royal et la chapelle. Le roi René, qui y naquit en 1409, continua d’embellir le château, lui adjoignant notamment des jardins. À la fin du XVIe siècle, les guerres de religion firent rage et le roi de France Henri III ordonna de détruire la forteresse afin qu’elle ne tombe pas dans les mains des protestants. Seule la tour nord, haute de 40 m, réchappa aux travaux auxquels il fut mis fin à la mort du roi, en 1589. Le gouverneur de la forteresse, Donadieu de Puycharic, en profita alors pour la moderniser et l’adapter aux progrès de l’artillerie : contre la poudre, des murs furent doublés et des canons ajoutés. Devenue simple enceinte de sûreté, elle servit par la suite de prison – Fouquet, amené par d’Artagnan, fut l’un de ses célèbres prisonniers –, d’asile et, pendant la Seconde Guerre mondiale, de dépôts de munition pour les Allemands. Sa restauration débuta en 1948. Depuis 1954, le château abrite aussi l’exceptionnelle tenture de l’Apocalypse (voir l’encadré ci-dessous).