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PROVENCE - Haut Vaucluse

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Sur la route

HAUT VAUCLUSE

Carnet pratique

Index

Pourquoi y aller

Entre garrigue, forêts et champs de vignes, le paysage vallonné du haut Vaucluse dessine des courbes sensuelles, couronnées d’un diadème de pierres au relief acéré : les Dentelles de Montmirail. Bijoux d’architecture médiévale, les villages de Gigondas, Séguret, Sablet ou Beaumes-de- Venise viennent en point d’orgue à cette parure naturelle. Il fait bon s’attarder sur ces terres tranquilles, encore préservées d’un trop grand afflux touristique. Ici, la bonne chère s’unit avec délice aux bons vins, tandis que les chemins de traverse appellent aux joies de la randonnée, de l’escalade… ou du farniente.

Plus loin, et quelque peu à part, Vaison-la-Romaine affiche un patrimoine antique exceptionnel : les sites archéologiques de la ville basse témoignent d’un glorieux passé romain. De l’autre côté de l’Ouvèze, accrochée à la roche, la ville haute offre une pérégrination à travers les siècles.

À chaque saison, la région est un ravissement : soleil en été, fleurs au printemps, sublime palette rouge et or en automne ou diamant noir en hiver… Richerenches, dans l’Enclave des papes, constitue en effet l’un des fiefs du commerce de la truffe.

VAISON-LA-ROMAINE

Ce sont avant tout les sites antiques qui attirent les visiteurs à Vaison-la-Romaine. Séparées par l’Ouvèze, ville basse et ville haute incarnent deux identités bien distinctes liées par le pont gallo-romain. Dans la plaine, sur la rive droite, la ville basse a été construite par les Romains. La ville haute, en revanche, accrochée à la roche, est d’époque médiévale, comme le rappellent les vestiges du château fort des comtes de Toulouse, refuge de la population au XIIIe siècle. Agitation, bruits urbains et désordres architecturaux règnent dans la ville basse. De l’autre, silence, unité de style exemplaire et points de vue sur la plaine.

Un peu introvertie hors saison, la ville s’anime lorsque le marché provençal, réputé dans la région pour la qualité de ses produits, s’installe le mardi matin. En été, la ville subit une affluence touristique très importante, mais souvent limitée à la journée… Le soir, elle retrouve un calme qui lui sied.

Histoire

Vaison-la-Romaine, de son nom antique Vasio, était la capitale celto-ligure des Voconces. Après les conquêtes romaines du IIe siècle av. J.-C., elle obtint le statut privilégié de cité fédérée (et non de colonie), conservant ainsi une large autonomie. La cité prospéra : théâtre, pont, aqueduc et thermes furent édifiés durant le Ier siècle apr. J.-C. Au IIe siècle, couvrant 70 à 75 ha, elle est l’une des villes les plus riches de la Narbonnaise, province romaine. Après la chute de l’Empire, la ville, convertie au christianisme, fut, durant plusieurs siècles, dirigée par des évêques. La cité se développa malgré les conflits de plus en plus fréquents entre les évêques de la ville et les comtes de Toulouse, qui briguaient le pouvoir. Au XIIe siècle, les comtes édifièrent un château au faîte de la ville haute et la population finit par s’y installer, s’y sentant mieux protégée. Il faudra attendre 1791 pour que la ville (devenue territoire pontifical en 1274) soit rattachée à la France. La population avait déjà réoccupé la ville basse et, au XIXe siècle, Vaison s’étendait considérablement en plaine. Au début du XXe siècle, les premières fouilles furent entreprises par l’abbé Sautel (voir l’encadré p. 311) et l’on redécouvrit enfin les splendeurs antiques qui firent de Vaison “la Romaine” (appellation donnée en 1924). Celle-ci est désormais l’un des plus grands sites archéologiques antiques de France. Il suffit de s’y promener pour en mesurer l’importance.

Orientation

La place Montfort constitue la place principale de la ville, où se succèdent cafés, restaurants et commerçants. De là part la Grand’Rue, tout aussi commerçante, réservée aux piétons. Dédale de ruelles en calade, la ville haute se parcourt aisément le long de sa rue principale, s’étirant jusqu’au château (attention, ça grimpe !).

Comment circuler : notez que tous les stationnements dans la ville et aux abords des sites sont gratuits. Nous vous conseillons de vous garer au grand parking près de la poste, dans la ville basse, proche des sites antiques. Quant à la ville haute, mieux vaut vous y rendre à pied, sauf si vous comptez y loger.

Renseignements

  • Office du tourisme (04 90 36 02 11 ; fax 04 90 28 76 04 ; www.vaison-en-provence.com ; pl. du Chanoine-Sautel ; 9h-18h45 tlj juil-aoÛt, 9h-12h et 14h-17h45 lun-sam, 9h-12h dim avr-oct, 9h-12h et 14h-17h45 lun-sam oct-mars). Un Pass (adulte/enfant 8/3,50 € avr-sept, 6/3,50 € oct-mars, gratuit -12 ans, disponible à l’entrée des sites), valable deux jours dans tous les monuments de la ville, permet de bénéficier de visites guidées des sites romains, des cathédrales, de la ville médiévale et du pont romain. D’autres visites commentées (la vie quotidienne à La Villasse, les repas romains, etc.), ainsi que le prêt d’un audioguide sont inclus dans le prix du Pass. Il existe aussi un billet combiné avec le théâtre d’Orange (adulte/ enfant 12/7,20 €, gratuit -12 ans).
  • Vaison 2 Mil’s (04 90 36 23 24 ; 51 cours Taulignan ; 3,05 €/h, 2,29 €/30 min, 1,53 €/ 15 min ; 15h-18h30 lun, 9h-12h et 15h-18h30 mar-sam). Ordinateurs avec accès Internet, impressions, point fax et connexion Wi-Fi.
  • Universal Kfe (04 90 28 89 27 ; 5 pl. Monfort). Connexion Wi-Fi avec consommation.

Fêtes et festivals

  • (04 90 28 80 18 ; ; juillet). Début juillet, la saison commence par une semaine de théâtre, où pièces classiques et contemporaines sont jouées sur le site de Puymin.Semaine de Théâtre antiquewww.hadrien2000-vaisontheatreantique.net
  • Festival Vaison Danses (04 90 28 74 74 ou 04 90 28 84 49 ; www.vaison-danses.com ; juillet). Depuis 15 ans, ce festival dédié à la danse contemporaine propose, tout le mois de juillet, une riche sélection de spectacles interprétés sur la scène du théâtre antique.
  • Festival des chœurs lauréats (04 90 28 77 80 ; www.festivaldeschoeurslaureats.com). Un concours de chant, qui se tient fin juillet/début aoÛt.
  • Choralies (04 72 19 83 40 ; www.choralies.fr ; aoÛt). Les Choralies rassemblent des chorales venues du monde entier. Elles se déroulent tous les trois ans, début aoÛt (la 21e édition se tiendra à l’été 2013).
  • Journées gourmandes (04 90 46 47 85 ; http://journees-gourmandes.com ; octobre). Fin octobre, à Vaison comme dans les villages alentour, le terroir est à l’honneur : producteurs, artisans et chefs cuisiniers animent dégustations, marchés, ateliers et autres manifestations dédiées au goÛt.
  • Festival des soupes (04 90 36 02 11 ; http://soupes84.free.fr ; octobre). Insolite et sympathique, ce festival, étalé sur un mois et 17 villages de la région, organise un concours de soupes ludique et convivial.

À voir et à faire

Puymin et la Villasse     VESTIGES GALLO-ROMAINS

(Pass 2 sites adulte/enfant 8/3,50 € avr-sept, 6/3,50 € oct-mars, gratuit -12 ans ; Puymin tlj 9h30-18h30 juin-sept, jusqu’à 18h avr-mai, 10h-12h30 et 14h-17h30 mars-oct, 10h-12h et 14h-17h nov-fév, fermé jan ; La Villasse tlj 10h-12h et 14h30-18h30 juin-sept, jusqu’à 18h juin-sept, 10h-12h30 et 14h-17h30 mars-oct, 10h-12h et 14h-17h nov-fév, fermé jan). Ces deux sites ont été mis au jour à partir de 1907, lors des fouilles officielles entreprises par le chanoine Sautel. En pleine ville, situés l’un en face de l’autre, ils sont séparés aujourd’hui par l’avenue du Général-de-Gaulle. Le site de Puymin porte le nom de la colline à laquelle il s’adossait. Avec 15 ha fouillés, il est la plus grande superficie archéologique française. C’est également par le site de Puymin que l’on peut accéder au théâtre antique de 6 000 places, construit au Ier siècle et d’un diamètre de 96 m.

Dans ces deux anciens quartiers romains se dessinent les ruines de riches demeures, des thermes et le tracé des rues commerçantes. Vous pourrez ainsi imaginer la splendeur de la “maison à la Tonnelle”, la “maison à l’Apollon lauré” ou encore celle du “Buste en argent”.

Les résultats des fouilles sont présentés au musée archéologique Théo Desplans (entrée incluse dans le Pass ; audioguide sur caution – papiers d’identité ; mêmes horaires que le site de Puymin), qui couvre les périodes préhistorique, protohistorique et gallo-romaine. Statues en marbre, figurines de terre cuite, bijoux, ustensiles de la vie quotidienne et maquettes de villas donnent un bon aperçu de ces deux quartiers à différentes époques.

Quartier médiéval      PROMENADE

Pour accéder à la ville haute, on traverse tout d’abord le pont gallo-romain. Datant du Ier siècle, composé d’une arche unique de 17 m de longueur et 9 m de largeur, il rappelle qu’à l’époque l’Ouvèze était une voie navigable, rejoignant la Sorgue puis le Rhône et faisait de Vaison… un petit port ! Sinistrement célèbre par les dommages de la crue de 1992 (le niveau atteint par l’eau est visible sur la façade de la première maison avant le pont), il a été restauré en 1994.

De l’autre côté se dressent les remparts (XIVe siècle) de la ville haute et son beffroi, surmonté d’un campanile. Vous suivrez alors un circuit balisé au gré des calades (rues pavées de galets ou de pierres). Rue des Fours ou rue de l’Évêché (la rue principale), vous serez émerveillé par les placettes, les fontaines et les hôtels particuliers. Notez l’hôtel Fabre de Saint-Véran, avec sa porte du XVIe ou la chapelle de la confrérie des Pénitents blancs, de 1739, à l’insolite précepte : “Rendez les récompenses dignes de notre pénitence”! Vous déboucherez ensuite sur la place du Vieux-Marché, qui accueillit ledit marché de 1883 jusqu’à la fin du XIXe. Sa fontaine du XVIIIe est surmontée d’écailles de poisson et d’une pomme de pin, respectivement symbole de chrétienté et d’éternité. Initialement temporaire (mais tendant à devenir permanente), l’exposition “Des pierres et des hommes” jalonne le parcours de photographies.

Montez encore, le long des ruelles étroites, puis gravissez les marches pour rejoindre les vestiges du château (uniquement sur visite guidée, renseignements auprès de l’office du tourisme), dont la tour date de 1180. Attention, ça grimpe sec et le chemin finit à même la roche (évitez les escarpins et faites attention en cas de pluie). La vue splendide surplombant ville basse et alentour récompense l’effort.

En redescendant, passez devant l’église-cathédrale, édifiée au XIIIe siècle, dont le parvis offre une belle vue sur les environs.

Cathédrale Notre-Dame-de-Nazareth     ART ROMAN