101 pages
Français

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Planète isolée

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Description

Livre soumis au concours des Plumes Francophones 2018 par Amazon, avec pour parrain Bernard Werber
Deux espèces, une humaine, une non humaine mais humanoïde, s’affrontent dans une guerre depuis un certain temps. L’histoire commence sur deux pilotes dans leurs vaisseaux monoplaces de chasse dans l’espace qui s’affrontent. Ils sont tous les deux touchés lors du combat spatial et s’écrasent sur une planète isolée de tout, sans colonisation d’aucune sorte. Les deux ignorent si l’autre s’en est sorti ou pas. Les deux ne savent pas quand ils seront secourus car ils sont bloqués sur cette planète mi-hostile, mi-accueillante et recelant des dangers autochtones.
Ils vont chacun, à leur façon, selon leurs coutumes et leurs usages, essayer de s’adapter à cet environnement.
Pour l’homme, c’est une lutte contre un environnement qu’il ne connaît absolument pas. Pour l’alien, une femelle, elle est enceinte et le processus d’enfantement s’accélère sur cette planète, ce qui la met en danger ainsi que son bébé à naître.
Ils finiront par se retrouver face à face, pour le pire ou pour le meilleur. Et un troisième personnage viendra troubler leur rencontre : l’enfant à naître.
Épisode 1Partie 1Voilà trois jours que je suis sur cette planète, seul. Mon atterrissage forcé dans ces montagnes m’a préservé. Les plaines sont inhabitables, hostiles. La montagne est verdoyante et les baies et les gibiers sont à profusion.Comment suis-je arrivé là ? J’étais dans mon astronef, poursuivant de mes armes le vaisseau ennemi. Suite à une manœuvre d’évitement dont ils ont le secret, nous nous sommes retrouvés face à face, les armes engagées et crachant tout notre désir de mort. Nos deux vaisseaux ont été atteints. Je ne sais pas pour lui, mais pour moi, j’ai dû me projeter vers ma seule chance, cette planète à proximité non colonisée.Je ne maîtrisais plus mon appareil, les commandes étaient perturbées par les dommages subis. Tant bien que mal, j’ai réussi à m’enfoncer dans la forêt à flanc de montagne pour m’écraser. J’ai survécu par miracle, sans blessure grave. Mais tout le matériel était mort. Plus moyen d’envoyer un signal de détresse… J’ai pu récupérer dans les restes de mon astronef de combat quelques vivres, la trousse de secours, quelques outils et une arme. Jamais je n’aurais cru que ces éléments pourraient un jour m’être utiles !Avec les outils, je construis des pièges pour la faune ambiante. Je ne connais pas les fruits et les baies, donc je me méfie. Ils pourraient m’empoisonner.Je fais face au versant descendant, voyant au loin la plaine. Celle-ci est à la fois aride et humide, alternance de sec et de détrempé. J’ai voulu aller voir, mais j’ai vite compris l’hostilité des lieux. De la terre sèche, comme du sable, dès que l’on touche le sol, surgissent des sortes de vers dont la bouche présente des dents qui ressemblent aux crocs de nos serpents.Des zones humides, on voit l’eau grouiller de sortes d’anguilles non moins menaçantes. En jetant un caillou dedans, elles deviennent comme folles et se ruent sur le mouvement produit, tels des piranhas.Et cette vallée s’étend à perte de vue. J’ai donc rebroussé chemin. Les arbres et les plantes à flanc de montagne sont bien moins dangereux. Il n’empêche que je me doute que, comme dans tous milieux, il doit y avoir des prédateurs. Pour le moment, je n’en ai croisé aucun et je reste aux aguets. La nuit, je m’enferme dans mon cockpit, quasi intact et hermétique, pour être à l’abri, enfin je l’espère. Combien de temps vais-je rester là ? A priori, le commandement connaît ma dernière position et les détails du combat engagé grâce à la télémétrie automatique. Je ne sais pas quand celle-ci a été abîmée, mais j’espère qu’ils déduiront d’une part que j’ai pu en réchapper, et d’autre part assez vite ma position finale, cette planète.Pour être repéré du ciel, je suis grimpé à la cime des arbres et j’ai étendu un tissu rouge qui sert à signaler notre position dans ce genre de circonstances, comme le prévoit les consignes de survies.Maintenant, il me faut attendre et survivre.Chaque jour, je relève mes pièges. Parfois, ce qui est attrapé ne me semble pas très comestible, des formes de limaces géantes. Je les laisse s’en aller. D’autres fois, ce sont plus des animaux proches de nos musaraignes ou de nos lapins. Avec mon kit de survie, j’ai un cuiseur, qui par chance n’est pas abîmé. Je les cuis donc de manière intense. Cet appareil contient aussi une fonction de désinfection microbienne. Je suis donc à peu près rassuré et je mange presque sans appréhension. Jusqu’ici, je n’ai eu aucun problème. Reste le problème de l’eau… Jusqu’ici j’utilise en me rationnant mes réserves d’eau contenues dans le vaisseau. Mais je vois bien que je vais arriver au bout de celles-ci à un moment ou un autre. Alors hier matin, j’ai mis en place des récupérateurs d’eau, des sortes de pièges à eau, qui retiennent la rosée du matin ou la pluie qui parfois tombe. Cette pluie est étrange. Le ciel est chargé d’azote et autres composants chimiques. Je passe l’eau ainsi obtenue dans mon cuiseur pour la désinfecter. Son goût est assez horrible mais elle est buvable.Pour l’air, il est respirable, même si je sens que mon corps lutte pour contrôler l’afflux de ces composants chimiques. Mais je n’ai pas le choix. Je n’ai pas de filtre dans mon kit. Et puis, ces filtres ne dureraient pas longtemps. Je ressens que mes poumons luttent pour extirper l’oxygène et laisser de côté les autres composants. Mais pour le moment, je m’adapte. Je ne bouge jamais trop vite, même si je reste toujours aux aguets, au cas où je rencontrerais un prédateur.Survivre ! Voilà mon objectif, afin d’atteindre les secours…

Informations

Publié par
Date de parution 13 mai 2018
Nombre de lectures 2
EAN13 9782363158390
Langue Français
Poids de l'ouvrage 2 Mo

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