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Ce que nous disent les sondages

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Description

Ce petit ouvrage se veut accessible à tout un chacun. Son objectif est de répondre à quelques questions que beaucoup d’entre nous se posent à propos des sondages que nous découvrons régulièrement dans les media. Comment prélever un échantillon dans une population ? Qu’est-ce qu’un « bon » échantillon ? Quelle doit être sa taille pour qu’un sondage soit fiable ? Quels sont les risques d’erreurs auxquels on est confronté au cours d’un sondage ?... Que nous disent-ils en réalité, ces sondages ?



Jean-Jacques Droesbeke, né à Ixelles le 15 décembre 1942. Statisticien. Professeur émérite à l’Université libre de Bruxelles. Membre titulaire honoraire de l’Académie royale des Sciences d’Outre-Mer. Membre de comités de rédaction de revues.



Catherine Vermandele, née à Wilrijk le 21 décembre 1966. Statisticienne. Professeure à l’Université libre de Bruxelles. Directrice du Laboratoire de Méthodologie du Traitement des Données (LMTD). Rédactrice en chef de la revue Statistique et Enseignement.

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Publié par
Nombre de lectures 24
EAN13 9782803106660
Langue Français
Poids de l'ouvrage 1 Mo

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CE QUE NOUS DISENT LES SONDAGES
J -J D C V EAN ACQUES ROESBEKE ET ATHERINE ERMANDELE
Ce que nous disent les sondages
P ’A E RÉFACE D LAIN RALY
Académie royale de Belgique rue Ducale, 1 - 1000 Bruxelles, Belgique www.academieroyale.be
Informations concernant la version numérique ISBN : 978-2-8031-0666-0 © 2019, Académie royale de Belgique
Collection L’Académie en poche Sous la responsabilité académique de Didier Viviers Volume 119
Diffusion Académie royale de Belgique www.academie-editions.be
Crédits Conception et réalisation : Laurent Hansen, Académie royale de Belgique Illustration de couverture : Loredana Buscemi, Académie royale de Belgique
Publié en collaboration avec
Préface
Les sondages sont omniprésents : en sociologie comme en psychologie, en politique comme en économie. Partout se pose la question du grand nombre : dans l’industrie, le marketing, la santé, la mobilité, les transports, l’éducation, la gestion des ressources humaines, la sécurité, la gestion des déchets… Les sondages sont au cœur du fonctionnement des démocraties modernes, ils permettent de scruter les méandres de l’opinion publique en dehors des épreuves électorales, de mettre en scène la voix du peuple sans devoir en passer par les urnes. Les mêmes responsables politiques qui font mine de s’en désintéresser les scrutent avec anxiété et les discutent au sein des cabinets ministériels et dans les réunions d’états-majors des partis. On l’a souvent remarqué, les sondages, sitôt qu’ils sont médiatisés, ne se bornent pas à décrire l’évolution de l’opinion, ils participent à sa formation même. Les chiffres deviennent vite des faits. Un journal publie-t-il un sondage indiquant une popularité en hausse pour le candidat X, les citoyens en déduisent que X estpopulaire, les médias commencent à s’y intéresser, lui offrant une couverture médiatique qui achève de convaincre l’opinion que X est un candidat sérieux… On mesure l’enjeu démocratique. Les citoyens, et trop souvent les journalistes eux-mêmes, courent aux conclusions sans trop s’interroger sur la validité des sondages : la méthode d’échantillonnage, la collecte des données, la formulation des questions, les modes de dépouillement, l’analyse des données recueillies. Qu’est-ce au juste qu’un échantillon représentatif ? Qu’est-ce qu’un intervalle de confiance ? Qu’est-ce qui distingue un sondage d’une simple enquête ? Où passe la frontière qui sépare le défendable de l’indéfendable au royaume des statistiques ? Dans une société d’abondance de chiffres, la distance critique est plus que jamais nécessaire. C’est assez dire l’utilité d’un ouvrage de synthèse comme celui-ci. Les auteurs, tous deux experts éminents dans leur domaine mais aussi remarquables pédagogues, nous offrent un manuel à l’usage du citoyen éclairé comme du chercheur en sciences humaines. Dans une langue admirable de clarté et de simplicité, les auteurs nous introduisent à la science des sondages, ils nous rappellent les conditions de la validité statistique et la nécessité d’une vigilance critique. « Rejetez, nous disent-ils, des énoncés du genre : « 32 % des Belges pensent que… », n’acceptez plus d’estimations sans la marge d’erreur ! » Les chiffres ne sont pas la réalité, mais à certaines conditions, ils nous permettent de l’approcher : c’est l’immense mérite de cet ouvrage de nous prendre par la main et de nous guider pas à pas dans l’examen de ces conditions. Je pèse mes mots : la lecture de ce livre devrait s’imposer à quiconque s’intéresse à la vie sociale et politique, et en particulier à tous les étudiants qui s’engagent dans une étude empirique. Alain Eraly, Membre de l’Académie royale de Belgique
Avant-propos et mode d’emploi
Nous sommes quotidiennement confrontés à des résultats de sondages parus dans la presse ou diffusés sur les médias. Nos réactions sont souvent complexes. Positives quand les résultats vont dans une direction qui est la nôtre, elles deviennent dubitatives dans le cas contraire. Mais savez-vous vraiment ce qu’est un sondage ? Un dictionnaire de la langue française définit le mot « sondage » comme « l’action de sonder », ou encore comme « l’exploration locale et méthodique d’un milieu à l’aide d’une sonde ou de procédés techniques particuliers ». Cela concerne notamment le sondage des fonds marins. Mais ce mot possède aussi une signification précise au sein des méthodes quantitatives permettant d’étudier nos sociétés ou de développer des analyses scientifiques ! Sonder une « population » consiste à étudier ce qui s’y passe à partir d’observations réalisées auprès d’un échantillon prélevé en son sein. Quand on veut étudier diverses caractéristiques d’une « population », il est naturel de vouloir prendre en compte tous ses éléments. Mais de nombreuses raisons ne permettent pas souvent de le faire. On peut alors songer à réaliser un sondage. Prenons par exemple le cas des enquêtes par sondage les plus connues que sont lessondages d’opinion. Il s’agit d’enquêtes visant à déterminer, dans une population donnée, la répartition des opinions des individus qui la composent sur une ou plusieurs questions précises, en recueillant, auprès d’un échantillon prélevé dans cette population, des réponses individuelles exprimant ces opinions. On préférerait évidemment interroger tous les individus de cette population, mais c’est pratiquement infaisable, surtout quand sa taille est grande (moyens et temps insuffisants pour le faire, inaccessibilité de certains individus…). On ne peut pas respecter le principe d’exhaustivité. Mais est-ce vraiment un mal ? De plus, il serait erroné de croire qu’il n’existe que des sondages d’opinion ! Dans bien des situations, les éléments constitutifs de la population de référence ne sont pas des individusstricto sensu, mais plutôt des ménages, des entreprises, des exploitations agricoles, des aires géographiques, des objets, des opérations comptables… — on parle alors, de façon générale, des unités statistiquesde la population. Par ailleurs, la lecture des journaux, l’écoute de la radio… prouvent facilement que des sondages peuvent être menés dans de nombreux domaines différents : la démographie, la sociologie, l’économie, l’audit, l’agronomie, l’écologie, la psychologie, les sciences de l’éducation, les sciences de la santé, le contrôle industriel de qualité, sans oublier bien sûr les études de marché et les mesures d’audience. L’objectif de ce petit ouvrage est de répondre à quelques questions que beaucoup d’entre nous se posent. Comment fait-on pour prélever un échantillon dans une population ? Qu’est-ce qu’un « bon » échantillon ? Quelle doit être sa taille pour que ce sondage soit fiable ? Comment utiliser les données fournies par les individus de l’échantillon pour estimer les paramètres inconnus de la population qui nous intéressent ? Peut-on évaluer d’une façon ou d’une autre si les estimations obtenues sont de bonne qualité, c’est-à-dire si elles ne s’éloignent « pas trop » des valeurs exactes des paramètres inconnus que l’on tente de connaître ? Quels sont les risques d’erreurs auxquels on est confronté au cours d’une procédure de sondage ?Qu’est-ce qu’ils nous disent en réalité, ces sondages? Nous vous proposons de tenter de répondre simplement à ces questions. Le texte qui suit se veut accessible à tout un chacun. Nous avons dès lors volontairement réduit les informations techniques, soit en les insérant dans des parties encadrées destinées à celles et ceux qui ne reculent pas devant une certaine formalisation des concepts, soit en renvoyant à des ouvrages présentés dans la bibliographie en fin de volume. Nous avons regroupé ceux-ci en deux parties. La première contient les références que nous qualifions de RPD (références de premier degré). Nous les avons principalement utilisées pour écrire cet ouvrage (Ardilly, 2006 ; Ardilly et Lavallée, 2018 ; Droesbeke et Vermandele, 2016 et 2018 ; Vermandele, 2018). Les secondes sont plus spécifiques ou destinées à un public plus averti, comme le livre de Tillé (2001). La lecture
de ces parties encadrées est donc facultative. Nous remercions les responsables des publications de l’Académie royale de Belgique d’avoir accepté ce manuscrit. Nous le dédions à tous ceux qui ont planté des arbres d’amitié sur le chemin que nous avons suivi pour voyager dans le pays des sondages à partir de 1984 : Anne-Marie, Benoît, Bernard, Jean-Claude, Jean-Marie, Philippe et puis tous les autres qui ont suivi et dont la liste serait trop longue à citer ici.
C1 HAPITRE Qu’est-ce qu’un sondage ?
1.1 UNPEUDHISTOIRE AVANTTOUTECHOSE,NOTONSQUELETERMsEondageESTASSEZAMBIGUENFRANÇAIS. L’ORIGINEDUMOT e 1 remonte au XIIISIÈCLEETSERATTACHEAUVOCABLENORDIQUE«SUND»QUISIGNIFIE«MER,DÉTROIT». e On a commencé par sonder les fonds marins. Le XVISIÈCLEAVUAPPARAÎTRELASONDECHIRURGICALE  ’ (R ). L « » 1690 « ET L ACTION DE CELUI QUI CHERCHE À PÉNÉTRER UN SECRET ONSARD E SONDEUR NAÎT EN ET LE  » 1769. B 1841 ’ SONDAGE EN ALZAC UTILISA CE TERME EN DANS LE SENS FIGURÉ D ENQUÊTE OU DINVESTIGATIONRAPIDE. POPULARISÉDEPUISLESANNÉES1930PARLESENQUÊTESDOPINIONPUBLIQUE,LE  ’ . L -SONDAGE S EST DE PLUS EN PLUS RÉPANDU DANS SA CONCEPTION ACTUELLE ES PAYS ANGLO SAXONS ONT  ’ (sounding ), SUIVI UNE VOIE MOINS AMBIGUË PUISQU ILS DISTINGUENT LE SONDAGE MARITIME EN ANGLAIS  (boring(), ’ poll) ’ LE SONDAGE GÉOLOGIQUE LE SONDAGE D OPINION ET L ÉCHANTILLONNAGE STATISTIQUE (sampling). LéchantillonI . E MOT A AUSSI CONNU DES SENS DIFFÉRENTS AU COURS DU TEMPS L EST ISSU DU MOT eschandillon, 1260, , - escandil « DÉRIVÉ LUI MÊME VERS D UNE FORME CORRESPONDANT À SIGNIFIANT 2  » . C MESURE DE CAPACITÉ EN ANCIEN PROVENÇAL ETTE FAMILLE DE MOTS VIENT DU LATIN POPULAIRE scandiculum, ’scandaculum,», «  « VARIANTE D UNE FORME SIGNIFIANT ÉCHELLE DANS LE SENS DE JAUGE  ». Léchantillon ’ étalon, , ( MESURE E MOT A DONC D ABORD EU LE SENS D DE MESURES DE POIDS DE ), ’ . P , 1407 MONNAIES ACCEPTATION AUJOURD HUI DISPARUE AR EXTENSION LE MOT A PRIS EN LE SENS moderne depetite quantité d’une marchandise, que l’on montre pour faire connaître la qualité de l’ensemble. C’partie d’un ensemble ’ 1579 EST CETTE IDÉE DE QUE L ON RETROUVE EN ET QUI DONNE UNAPERÇUDELENSEMBLE. ILÉQUIVAUTAUSSIÀspécimen remarquableETSPÉCIALEMENT,EN1611,À individu représentatif, 1622,). A ( ’ aperçu (un échantillon D UN GROUPE U FIGURÉ VERS IL SE DIT POUR e de son style). Au XX siècle le mot s’introduit (enfin !) dans le langage statistique. L’IDÉEDEPRENDREUNEPARTIEDUNTOUTPOURÉTUDIERCELUI-CIESTVIEILLECOMMELEMONDE. SES USAGESPREMIERSSONTENCOREDACTUALITÉ:PRENDREUNEGORGÉEDEAUÀUNESOURCEPOURENCONNAÎTRE  , … V LE GOÛT PLONGER SA MAIN DANS UN SAC DE CÉRÉALES POUR EN TESTER LA TEXTURE OILÀ QUELQUES  . E -COMPORTEMENTS UNIVERSELS NCORE FAUT IL QUE CERTAINES CONDITIONS SOIENT REMPLIES POUR QUE CE SOITPROBANT. QUINAACHETÉDESFRAISESENDÉGUSTANTUNIQUEMENTCELLEQUISEMBLAITSIBELLEAU-dessus du ravier sans examiner l’état de celles qui se trouvaient au fond ? RECOURIRÀDESENQUÊTESAFINDELESEXTRAPOLERPOURAVOIRUNEESTIMATIONDELENSEMBLEEST e APPARUENOCCIDENTAUXVIISIÈCLE,AVECLESCONTRIBUTIONSDECOLBERTETDEVAUBAN. ÀLAFINDU e XVIII , L ’ ’ ’ SIÈCLE APLACE S EST INTERROGÉ SUR L INTÉRÊT D UTILISER DES ÉCHANTILLONS EN UTILISANT LE CALCUL e DESPROBABILITÉS. MAISCESTENTATIVESONTÉTÉFREINÉESAUDÉBUTDXUIXSIÈCLEPOURREDONNERDU TONUSAUXENQUÊTESEXHAUSTIVES(LESrecensements),MÊMESICESIÈCLE,DANSSADERNIÈREPARTIE,A permis aux méthodes d’échantillonnage de prendre leur véritable envol. Lvotes de paille ’ ES DÉVELOPPÉS À L OCCASION DES ÉLECTIONS PRÉSIDENTIELLES AMÉRICAINES DÈS LE e  XIX ’ . DÉBUT DU SIÈCLE SONT SOUVENT CITÉS COMME LES PREMIÈRES ENQUÊTES DIGNES D INTÉRÊT C , EPENDANT IL EST DE COUTUME DE FAIRE REMONTER LA NAISSANCE DES MÉTHODES ACTUELLES DE SONDAGE À LAPRÉSENTATIONDUNMÉMOIREINTITULÉObservations et expériences concernant des dénombrements représentatifs, au congrès de l’Institut international de statistique tenu à Berne en 1895. SONAUTEUR, ANDERS NICOLAI KIAER,ESTDIRECTEURDU BUREAUCENTRALDE STATISTIQUEDU R N . L’ ’ , 1925, OYAUME DE ORVÈGE IDÉE DE RECOURIR À L ÉCHANTILLONNAGE SE RÉPAND LENTEMENT ET EN UN TEXTEFONDATEURDU DANOISADOLPHE JENSENNEPOSEPLUSLAQUESTIONf«aut-il échantillonner ou non? » mais préfère répondre à «comment tirer l’échantillon? ».
1.2 PARTONSDUNEXEMPLE
V OUS ÊTES CHARGÉS DE MENER UNE ENQUÊTE SUR LES MONTANTS DÉPENSÉS AU DÉBUT DE CETTE ANNÉE  1 245 ’ ’ . SCOLAIRE PAR LES PARENTS DES ÉLÈVES D UNE ÉCOLE POUR L ACHAT DE LEUR MATÉRIEL SCOLAIRE P : «total ’ LUSIEURS QUESTIONS VOUS SONT POSÉES QUEL EST LE MONTANT DÉPENSÉ POUR L ENSEMBLE DES  ’ ? », «moyen ? », « ÉLÈVES DE L ÉCOLE QUEL EST LE MONTANT DE CES DÉPENSES PAR ÉLÈVE QUELLE EST LA proportiond’élèves pour lesquels le montant des achats a excédé 200 € ? », etc. Si vous disposez ’ , D UN FICHIER CONTENANT LA LISTE DE TOUTES LES DÉPENSES EFFECTUÉES POUR CHACUN DES ÉLÈVES LES RÉPONSESSOBTIENNENTPARDESPROCÉDURESDECALCULASSEZSIMPLES. MAISQUEPOUVEZ-VOUSFAIRESI  ’ ? I , CE N EST PAS LE CAS L FAUT INTERROGER TOUS LES PARENTS MAIS CELA A UN COÛT ET PEUT PRENDRE DU . V . C - ? TEMPS OUS DÉCIDEZ DE RECOURIR À UNE ENQUÊTE PAR SONDAGE OMMENT DEVEZ VOUS PROCÉDER Décortiquons brièvement mais soigneusement la situation… L’ENSEMBLEDES245 1 ÉLÈVESINSCRITSDANSLÉCOLEENQUESTIONCORRESPONDÀUNEpopulation. V « ’ ’ OUS VOUS INTÉRESSEZ AU MONTANT DÉPENSÉ EN DÉBUT D ANNÉE SCOLAIRE POUR L ACHAT DES FOURNITURES  ». C ’ ’ :variable d’intérêt. SCOLAIRES E MONTANT VARIE D UN ÉLÈVE À L AUTRE IL CORRESPOND À UNE L’ ENSEMBLE DE TOUTES SES VALEURS ET LA FAÇON DONT ELLES SE RÉPARTISSENT AU SEIN DLEA POPULATION constituent ladistribution(des valeurs) de la variable. Les questions posées concernent différentesvaleurs typiquesousynthétiquesDELADISTRIBUTION de cette variable dans la population. Par exemple : LEtotalDEVOTREVARIABLEDINTÉRÊTDANSLAPOPULATION,CEST-À-DIRELASOMMEDESMONTANTS dépensés pour tous les élèves de l’école ; moyenne , ’ - -S A DANS LA POPULATION C EST À DIRE LA MOYENNE DES MONTANTS DÉPENSÉS POUR TOUS les élèves de l’école ; — laproportiond’élèves de l’école pour lesquels le montant dépensé dépasse 200 €. CESTROISQUANTITÉSSONTAPPELÉESDESparamètres,OUENCOREDESparamètres-population. ELLES  ’ SONT INCONNUES SI VOUS NE POUVEZ PAS DISPOSER DES INFORMATIONS RELATIVES À LA VARIABLE D INTÉRÊT de façon exhaustive. Penquête par sondage,échantillon, OUR RÉALISER UNE VOUS DEVEZ SÉLECTIONNER UN PAR EXEMPLE DUNECENTAINEDÉLÈVESINSCRITSDANSLÉCOLE,INTERROGERCESÉLÈVESOULEURSPARENTSSURLES  ’ ’ , MONTANTS DÉPENSÉS EN DÉBUT D ANNÉE POUR L ACHAT DES FOURNITURES SCOLAIRES ET UTILISER ENFIN LES MONTANTSOBSERVÉSDANSLÉCHANTILLONPOUROBTENIRUNeEstimationDESTROISPARAMÈTRESDELA population qui vous intéressent. CERTAINSDENTREVOUSPENSERONTAUMONTANTMOYENDESDÉPENSESDÉCLARÉESPOURLESÉLÈVESDE l’échantillonPOURESTIMERLEMONTANTMOYENDESDÉPENSESPOURLENSEMBLEDESÉLÈVESDELÉCOLE. D , échantillon 200 E MÊME LA PROPORTION DES ÉLÈVES DE L POUR LESQUELS PLUS DE ONT ÉTÉ DÉPENSÉS  ’ ’ . PEUT FOURNIR UNE ESTIMATION DE LA PROPORTION ÉQUIVALENTE PARMI L ENSEMBLE DES ÉLÈVES DE L ÉCOLE Comment savoir si cette démarche est raisonnable et ce qu’elle peut vous « dire » ?
1.3 L ES ÉTAPES D UNE ENQUÊTE PAR SONDAGE R ’ . I ÉALISER UNE ENQUÊTE PAR SONDAGE NE S IMPROVISE PAS L FAUT PLANIFIER SON DÉROULEMENT AVEC SOIN  ( , , …) ET FAIRE DES CHOIX DE STRATÉGIES EN TENANT COMPTE DES MOYENS TECHNIQUES HUMAINS BUDGÉTAIRES dont on dispose. LADÉMARCHEÀSUIVRECOMPORTECINQÉTAPESINTERDÉPENDANTES (VOIRLAFIGURE 1.1),DON T ’ ’ ’ , -L IMPORTANCE ET LA COMPLEXITÉ VARIENT D UNE ENQUÊTE À L AUTRE SELON LA NATURE DE LA POPULATION cible et de la problématique abordée. Étape 1 : la conception générale de l’enquête ILFAUTDABORDÉNONCERLESOBJECTIFSDELENQUÊTEETSPÉCIFIERLESMOYENSTECHNIQUES,HUMAINS, … . C FINANCIERS DISPONIBLES POUR MENER LE PROJET À BIEN ETTE PREMIÈRE ÉTAPE DOIT PERMETTRE DE  - , ’ , DÉFINIR AVEC SOIN LA POPULATION CIBLE À SONDER PRÉCISER LES DONNÉES À RECUEILLIR DANS L ENQUÊTE ET choisir les variables d’intérêt et les paramètres à estimer. ILESTTOUJOURSUTILEDECHERCHERLINFORMATIONDISPONIBLESURLEPROBLÈMECONSIDÉRÉETLA POPULATIONVISÉE,VIAUNERECHERCHEDOCUMENTAIRE,LACONSULTATIONDEXPERTSETDACTEURSDANSLE domaine, ou encore l’analyse d’études similaires. Cette information peut...