Après l'intelligence artificielle et la robotisation : remettre l'humain au coeur du monde

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N’ayons pas peur de l’avenir !


Grâce aux progrès de l’intelligence artificielle et de la robotisation, c’est un monde toujours plus centré sur l’humain et les relations interpersonnelles qui va s’ouvrir à nous.





Dans ce passionnant ouvrage, à contre-courant de bien des idées actuelles, l’auteur montre qu’à l’horizon 2050 les progrès de l’intelligence artificielle et de la robotisation auront atteint un palier. Affranchie de la plupart des contraintes de production physique, la société privilégiera les relations interpersonnelles, les métiers de service et du lien.



Les entreprises les plus en pointe en font déjà la démonstration : l’IA et la robotisation maîtrisées permettent une nouvelle approche des projets collectifs, de nouveaux rapports à la notion de travail, et des relations humaines plus riches et respectueuses des aspirations de chacun, dans et hors de la sphère professionnelle.



Plutôt que de résister à l’inéluctable progression de la technologie, nous devons donc mieux la comprendre pour façonner grâce à elle un monde que nous pouvons déjà préparer en favorisant davantage la mixité, la diversité et l’inclusion dans nos environnements professionnels.



Comprendre ce que sera l’avenir, c’est pouvoir déjà le maîtriser !




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Nombre de lectures 28
EAN13 9782818809082
Langue Français

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Chargé de Mission Digital dans un grand groupe énergétique, et ambassadeur BPW (Business Professional Women), Hervé Cuillandre est l’auteur de très nombreux articles sur les nouvelles technologies et leur impact sur la société de demain. Auteur du livreUn monde meilleur(Maxima, 2018), il milite pour la mixité et la diversité, notamment dans les métiers de le “Tech”. Titulaire d’un DEA à l’Université de Rennes, il est diplômé de l’Edhec, certifié data-scientist, CEH, ITIL et Executive MBA en management de la transformation digitale. Il peut être joint à l’adresseherve.cuillandre@maxima.fr
www.maxima.fr Suivez-nous : Facebook.com/EditionsMaxima.VieProfessionnelle/ Twitter : @maximaediteur LinkedIn : Maxima Editions
8, rue Pasquier, 75008 Paris. Tél : + 33 1 44 39 74 00infos@maxima.fr © Maxima, Paris, 2019. ISBN : 978 2 8188 0908 2 Tous droits de reproduction, de traduction et d’adaptation réservés pour tous pays.
Préface
u’est-ce que diriger, sinon prendre des risques au quotidien, parier sur Q l’avenir, porter des valeurs ? Les choix ne sont pas dictés que par des chiffres. Ils doivent être responsables et donc humains. Le dirigeant et la dirigeante sont des capitaines solitaires qui ont besoin d’une vision à porter, d’une certitude sur le monde de demain.
Une de ces inspirations se trouve dans ce livre, qui apporte les éléments pour construire et défendre un avenir de liberté et d’égalité.
À partir d’une analyse prospective des métiers de demain, Hervé Cuillandre démontre la nécessité d’accueillir activement un monde mixte et divers, et d’accompagner la transformation de notre société pour correspondre aux attente des toutes et tous.
Ce livre propose une description apaisée de notre futur, dans lequel l’humain trouve tout naturellement sa place. Les métiers se transforment et s’automatisent. Les puissances de calcul se démultiplient avec l’informatique quantique. Mais l’humain se recentre vers le sens et le lien.
Hervé Cuillandre nous enjoint de ne pas craindre l’avenir, mais au contraire de participer à sa construction. Pour cela, les discriminations doivent être combattues prioritairement. Il milite pour l’inclusion dans les métiers des technologies, et propose un modèle de distribution du travail qui inverse le pouvoir du choix.
Ce livre ne nous réconcilie pas seulement avec notre avenir collectif, il nous donne des éléments originaux pour le construire.
Élisabeth Moreno Hewlett-Packard Vice President & Managing Director
Intropuction
u-pelà pe mes fonctions pe Chargé pe Mission Digital pans un granp grouPe APour le sens. À contre-courant pe l’actuel culte pe l’outil, que nous avons pe l’énergie, j’ai Pris le Parti il y a quelques années pe mener une croisape Pourtant Pris l’habitupe pe vénérer, Pour sa beauté, et Pour ses Promesses infinies, j’ai Pris conscience pe l’imPortance pu lien, mission pe toutes les constructions humaines.
Les automatismes (intelligence artificielle, blockchain, robotisation) bouleversent notre monpe, nos vies. Mais également l’univers pe l’emPloi. Demain, l’arrivée en force pe ces automatismes va nous Pousser à nous recentrer vers pes activités non-automatisables, c’est-à-pire celles pe l’accomPagnement, pu social, pe l’innovation ou pe la suPervision. Bref, pes activités Plus humaines, laissant les oPérations réPétitives, le calcul et la logique à la machine. En soi, ce n’est ponc...
1# Intelligence artificielle, robotisation : quel avenir pour nos enfants ?
#Révolutions
Le monde a tellement changé en quelques années que nous peinons à suivre le rythme des évolutions technologiques, alors même que ces progrès étaient sensés nous faciliter la vie !
Prenons un peu de recul. Il n’y a pas si longtemps, le clavier nous était étranger, et le téléphone était lié à son socle par un puissant câble torsadé. Lire, tout comme écrire, était tout sauf anodin. Prendre sa plume pour rédiger une lettre était une petite aventure. L’encre, le papier, jusqu’à la forme des lettres avaient une importance. L’encre sentait bon le travail manuel, personnel et perfectible, qu’on poussait à loisir vers le beau, l’inattendu, et la recherche de l’autre, qu’il devenait mission de toucher finement, par d’infinies attentions. L’écrit était une façon d’aimer, à la fois originale et personnelle.
Le temps était autre. Il nous appartenait.
Et il faut bien reconnaître que nous étions alors à mille lieues de réaliser que l’immédiat, l’anonyme, le copier-coller, allaient gagner de façon si foudroyante. Jusqu’à poser la question du sens évaporé de nos écrits, au bénéfice d’une diffusion immédiate et massive d’images éternellement recyclées et parfaitement dépersonnalisées.
Et si nous avions commis une vaste méprise, en mécanisant le lien et en pensant que la diffusion standardisée allait rapprocher davantage les individus ? Avons-nous oublié l’importance de la réalisation personnelle préalable à la confrontation collective ? Le progrès technologique est aveugle et doit-être guidé, d’autant que le rythme des innovations provoque chez les consommateurs une certaine sidération, qui leur fait oublier que la technologie n’est qu’un outil à leur service. Et en aucun cas un maître de leur existence.
En quelques années nous avons appris des usages de consommation, comme le besoin d’immédiateté, que nous exigeons désormais de tous nos interlocuteurs. L’administration doit être immédiate et dématérialisée. Le commerçant doit garantir la livraison immédiate.
L’instantané a gagné par KO. Tout ce qui ne l’est pas n’est que coûteuse perte de temps.
Dans le monde professionnel, l’univers de l’emploi s’est transformé également. Les règles ont changé, et il est désormais bien difficile de savoir de quoi demain sera fait tant les méthodes de travail ont évolué de façon stupéfiante. Toutes les activités se transforment, et s’automatisent. Les plus anciennes générations sont perplexes face à ces changements, alors que les plus jeunes se seront débrouillées pour réinventer sans cesse leur univers professionnel. CDD à répétition, auto-entreprenariat, formations sur le tas, etc. Jusqu’à, peut-être, redécouvrir un jour les
vertus de l’ancien monde, et nous proposer comme une innovation ultime le monde qui était le nôtre !
Alors qu’il faut investir dans de nombreuses années d’études pour apprendre convenablement les métiers des nouvelles technologies, il est maintenant devenu très difficile de savoir quelles filières vont recruter. Par ailleurs, le temps de terminer ses études, certains métiers auront cessé de recruter. Quelle stratégie adopter dans un monde en pleine accélération technologique ? Chacun est désormais livré à lui-même, condamné à viser juste, à choisir la bonne option pour pouvoir espérer rebondir.
Plutôt que de scruter les statistiques à la recherche du métier « qui marche », ne vaut-il pas mieux réfléchir sur la nature du monde de demain, pour s’y inscrire plus sûrement ?
Ne vaut-il pas mieux s’appuyer sur des experts pour estimer les évolutions qui détermineront notre futur ?
Cette préoccupation est aussi celle des dirigeants d’entreprise, qui doivent anticiper de quoi demain sera fait. Ils doivent sentir d’où viendra le vent à travers un océan d’informations chiffrées, pour proposer un projet mobilisateur. Dessiner un projet qui parle à...
2# Retrouver du sens
#Prospective et vulgarisation
Nombre de spécialistes des technologies écrivent en oubliant les efforts nécessaires pour décrypter le sens de leurs messages ! Nombre de brillants journalistes interpellent de manière vibrante sur les technologies de demain, sans pourtant avoir jamais participé à leur mise en place.
Il ne faut donc pas s’étonner que le lecteur moyen se satisfasse de contresens et de lieux communsad nauseam, dont le mélange est à l’origine des peurs irraisonnées qui paralysent toute notre société ! Peurs forcément diffuses, et d’autant plus effrayantes qu’elles naissent de l’ignorance et de la confrontation avec l’inconnu.
Un effort de vulgarisation raisonné est donc nécessaire pour que les vrais sujets posés par ces nouvelles technologies deviennent accessibles au plus grand nombre.
Il est dangereux de donner des éléments faux, tout autant que de ne rien dire du tout ! Mais tout effort de prospective ayant vocation à être vulgarisé se nourrit forcément de l’approximation et donc de l’erreur qui signe toute entreprise humaine. e L’une des grandes leçons du xx siècle, et de sa quête de l’exactitude, est que toute tentative d’innovation se nourrit de la possibilité de se tromper, pour mieux rebâtir. L’homme brille par sa résilience, par sa façon d’exister face à l’inattendu, par sa capacité à trouver l’issue en se confrontant aux impasses. L’humain est un faiseur d’erreurs. C’est ainsi qu’il crée l’imprévisible, qu’il se lance dans des aventures presque perdues d’avance. Il a ce génie du raccourci, de l’approximation. Mais il porte en lui aussi le germe des choix inconséquents, des erreurs monumentales, qu’il devra payer au prix fort.
Pour parler de technologie, il est donc absolument nécessaire d’y avoir été confronté, mais il est tout aussi nécessaire de savoir l’oublier, pour mieux se concentrer sur l’humain, véritable enjeu de cette révolution. Pour être compris, et pouvoir enfin poser clairement les sujets importants. L’intelligencequi celle rassembleest plus que jamais attendue pour ne laisser personne sur le bord du chemin. Car si nous avançons, c’est avant tout collectivement. Et exposer à tous, clairement, les possibilités de demain, relève d’une mission collective nécessaire, pour bâtir notre société future sur la base de ce...
3# Trois vagues d’automatisation
#Blockchain, intelligence artificielle et robotisation
Notre angoisse actuelle naît de l’évidence que l’avenir se bâtira autour des automatismes, et que nous ne savons pourtant pas précisément à quoi nous préparer. De l’inconnu naît la peur. D’autant que sont nombreux les prophètes de l’apocalypse. Ce serait pourtant oublier que nous resterons les clients finaux de ces services. Et qu’ils ne sauraient vivre ou être entretenus en notre absence. Il n’en est pas moins vrai que ces technologies vont continuer leur expansion, et devenir de plus en plus courantes, jusqu’à la limite de tout ce qui peut être automatisé, c’est-à-dire jusqu’à la frontière de la logique, de ce qui peut être calculé, estimé, et toléré par des humains fondamentalement en quête de liberté.
Blockchain, intelligence artificielle, robotisation généralisée transforment progressivement notre univers. De sorte que, par bons successifs, l’humain sera progressivement concurrencé sur les métiers dans lesquels il est remplaçable.
Une partie des métiers de l’assurance, de la banque et du juridique intègre la blockchain pour sécuriser, rendre presque immédiats et gratuits nombre de process administratifs, par une décentralisation des opérations, par l’encapsulation dans des « smart-contrats » de chaînes entières d’opérations qui nécessitent encore aujourd’hui des armées de « petites mains ». Ces secteurs vont consacrer des milliards pour accompagner l’inévitable révolution. Alors que le secteur public sera aussi à son tour obligé de recycler une partie de son personnel sur des emplois un peu plus « humains », et espérons-le plus épanouissants, le secteur privé verra sous peu des filières entières recruter moins, à mesure que se mettent en place ces 1 technologies .
L’intelligence artificielle se perfectionne pour fournir des expertises plus efficaces que celles des meilleurs analystes. Et ce dans tous les domaines qui disposent de données, tels que le médical, le financier, le bancaire, le conseil, etc. Autant dire dans tous les secteurs qui requièrent une analyse pour décider.
C’est quand la machine touche à l’intelligence qu’elle semble nous menacer le plus dans ce que nous réalisons de plus complexe. C’est à ce moment que nous craignons pour notre règne. Que faire face à des automatismes qui pensent mieux que nous, qui sont plus rapides, et qui sont indéniablement beaucoup plus performants dans leurs diagnostics ? Notre grande peur, c’est la perte de contrôle.
La première réponse à apporter est la supervision humaine obligatoire. La machine ne doit rester qu’un assistant sous contrôle. L’humain doit rester souverain dans la décision finale, et doit garder à tout instant la possibilité de déjuger le robot. C’est exactement ce qui se passe lorsqu’un chirurgien est assisté par une intelligence artificielle, ou lorsque le contrôle de gestion est alerté par des algorithmes.
L’exemple médical est à ce titre extrêmement éclairant. Un médecin qui s’appuie sur des machines pour réaliser les analyses et pré-diagnostics, est en quelque