Histoire des entreprises du transport

Histoire des entreprises du transport

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Français
193 pages

Description

Au cours des deux derniers siècles, l'apparition de grandes entreprises de transport a nécessité la création de nouveaux outils de comptabilité et de contrôle. Les compagnies chargées d'exploiter les réseaux maritimes, terrestres ou aériens ont eu recours aux banques, au marché des capitaux, pour assurer leur croissance : la comptabilité, la communication financière ont évolué afin de fournir à ces investisseurs une information fiable et permettre aux cadres et dirigeants de piloter leurs opérations...

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Date de parution 01 décembre 2010
Nombre de lectures 86
EAN13 9782296450318
Langue Français
Poids de l'ouvrage 2 Mo

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De la valeur-travail
à la guerre en Europe
essai philosophique à partir des écrits économiques de Georges SOREL
BIBLIOTHÈQUEHISTORIQUEDUMARXISME
COLLECTIONFONDÉEETCOORDONNÉEPAR ÉRICPUISAIS& EMMANUELCHUBILLEAU
DANSLAMÊMECOLLECTION
Georges SOREL
Œuvres I. ESSAIS DE CRITIQUE DU MARXISME ETAUTRESESSAISSURLAVALEUR-TRAVAIL
ÀPARAÎTRE
Jacques D’HONDT
L’IDÉOLOGIE DE LA RUPTURE
Gilles DOSTALER
VALEUR ET PRIX HISTOIREDUNDÉBAT
Conception graphique : Aurélien & Emmanuel Chubilleau
BIBLIOTHÈQUEHISTORIQUEDUMARXISME
Patrick GAUD
De la valeur-travail
à la guerre en Europe
essai philosophique à partir des écrits économiques de Georges Sorel
Préface de Gilles DOSTALER Professeur d’économie à l’Université du Québec à Montréal
L’Harmattan 5-7 rue de l’École Polytechnique, 75005 Paris
© L’Harmattan, 2010 57, rue de l’Ecole polytechnique, 75005 Paris http://www.librairieharmattan.com diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr ISBN : 9782296137660 EAN : 9782296137660
PRÉFACE
Gilles Dostaler
Le livre de Patrick Gaud traite de questions en apparence fort éloignées les unes des autres. Le titre mentionne ainsi la valeur-travail et la guerre en Europe. Le sous-titre indique qu’il s’agit d’un essai philosophique sur la pensée économique de Georges Sorel. Nous sommes donc en présence de théorie pure, d’événements historiques très concrets et de la vie et de la pensée d’un homme. P. Gaud a d’ailleurs fait précéder la publication de ce livre d’un recueil d’écrits de Sorel, personnage singulier dont l’œuvre demeure mal connue. Comme dans une recette réussie, les ingrédients se marient bien, de sorte qu’on dispose d’un ensemble harmonieux. L’évolution de la pensée de Sorel en constitue le fil conducteur, axe qui permet d’atténuer le carac-tère très abstrait, et à certains égards hermétique, du débat sur la théorie de la valeur de Marx. Et c’est aussi la présence de Sorel qui permet de faire le lien, en apparence improbable, entre cette théorie de la valeur et la guerre. Je ne suis un spécialiste ni de Sorel, à propos duquel j’ai beaucoup appris à la lecture de ce livre, ni de la Grande Guerre et c’est donc princi-palement sur la question de la valeur et de la transformation que porteront les quelques commentaires qui suivent. La lecture de ce manuscrit m’a replongé dans un passé lointain, alors qu’entre 1972 et 1975, j’ai exploré en profondeur l’œuvre économique de Marx et la littérature sur la théorie de la valeur et le problème de la transformation des valeurs en prix de production. J’ai rédigé une thèse de doctorat consacrée à l’histoire et à l’analyse de ce débat entre 1867, date de la publication du livre premier duCapitalde Marx et 1907, celle de la publication de la « Correction de
IIDe la valeur-travail à la guerre en Europe
la construction théorique fondamentale de Marx » du mathématicien russe Ladislaus von Bortkiewicz. Cette thèse a donné naissance à deux livres, 1 publiés en 1978,Valeur et prix : histoire d’un débat, etMarx, la valeur et 2 l’économie politique.
La valeur-travail
Au début du livre premier duCapital, le seul qui fut publié de son vivant, en 1867, Marx affirme que la substance de la valeur est le travail, plus précisément le travail abstrait, défini comme la dépense de la force de travail sans égard au caractère concret de ce travail et aux caractéristiques physiques – la valeur d’usage – de son produit. Il ajoute que sa mesure est le temps de travail socialement nécessaire consacré à la production d’une marchandise. L’expression « socialement nécessaire » renvoie à deux réali-tés. Le produit du travail doit répondre à un besoin, quelle qu’en soit la nature. On peut vouloir de l’arsenic pour guérir quelqu’un ou pour le tuer. Les besoins peuvent naître d’une nécessité physiologique ou de la fantaisie. Veblen et Galbraith ont expliqué comment les entreprises influençaient et fabriquaient les besoins par la publicité. « Socialement nécessaire » signifie par ailleurs que le temps considéré pour la fabrication d’une marchandise quelconque est le temps moyen requis dans l’ensemble d’une économie et non le temps effectivement dépensé dans une entreprise particulière. Si une entreprise est moins productive que la moyenne, une partie du temps de travail qui y est dépensé l’est en pure perte. Ce travail ne sera pas « validé » par l’échange. Il ne sera pas reconnu comme travail social. Inversement, si l’entreprise est plus productive que la moyenne, elle accaparera par l’échange une quantité de valeur supérieure au temps de travail qui a réellement été consacré à la fabrication de l’objet. À l’objection en vertu de laquelle non seulement du travail humain, mais aussi des matières premières et auxiliaires, des outils, des machines, des bâtiments, bref des moyens de production, sont nécessaires à la fabri-cation de toute marchandise, Marx répond que ces moyens de production sont eux-mêmes le fruit d’un travail passé dont la valeur est transmise à la marchandise produite. Ce qu’il appelle le « travail vivant » a donc une double fonction : celle de transmettre la valeur créée par le travail passé, le travail mort, et celle de créer de la valeur nouvelle, ce qu’en langage moderne on appelle la « valeur ajoutée ». Au travail passé, Marx donne le nom de capital constant et au travail vivant celui de capital variable. Telle est, présentée de manière succincte et simplifiée, la théorie de la valeur-travail. Marx ne prétend pas en être l’inventeur. Il indique qu’on en trouve l’origine dansL’Éthique à Nicomaque, où Aristote explique que, derrière l’échange entre une maison et des chaussures se cache l’échange
1 Montréal / Grenoble / Paris ; Presses de l’Université du Québec / Presses Universitaires de Grenoble / François Maspero, 1978. Une nouvelle édition de ce livre, accompagnée d’autres textes, sera publiée dans la présente collection. 2 Paris, Anthropos, 1978.
PréfaceIII
3 entre le travail de l’architecte et celui du cordonnier . William Petty, en affirmant en 1662 que la valeur est déterminée par le travail et la terre, et qu’on peut réduire le second facteur au premier, donne la première for-mulation moderne de la théorie de la valeur-travail et, selon Marx, fonde de ce fait l’économie politique classique. Adam Smith reprend le flambeau en 1776, puis David Ricardo donne à la théorie sa version la plus achevée en 1817. Marx avait beaucoup d’admiration pour l’honnêteté intellec-tuelle de cet « économiste bourgeois », parce qu’il ne dissimulait pas les antagonismes de classe sur lesquels était fondé le capitalisme. Il estimait toutefois que la théorie ricardienne de la valeur, comme celle de ses prédé-cesseurs, contenait des failles, dont l’absence de la distinction entre travail abstrait et travail concret ainsi que la confusion entre valeur et prix, et plus-value et profit.
Exploitation et plus-value
De la théorie de la valeur, Marx déduit la théorie de la plus-value, noyau de son explication de l’exploitation capitaliste. La force de travail, la poule aux œufs d’or créatrice de valeur, est une marchandise qui appar-tient au travailleur, travailleur libre à un double point de vue : il est dépos-sédé de moyens de production et il est libre de s’engager par contrat à travailler pour le détenteur de ces moyens de production, l’homme aux écus, le capitaliste. La valeur de la force de travail est déterminée par celle des marchandises nécessaires à sa reproduction, c’est-à-dire des biens nécessaires à la subsistance du travailleur et de sa famille. Il ne s’agit pas d’un minimum vital. Marx considère en effet qu’elle inclut une dimension morale et historique ; elle est liée à l’état de la lutte des classes. Mais il se trouve qu’il n’y a pas de rapport entre la valeur de la force de travail qui est louée au capitaliste et le nombre d’heures que le travailleur consacre à l’activité productive, dans l’usine. La forme salariale que prend la rémuné-ration de la force de travail dissimule le rapport d’exploitation qui se révèle plus crûment sous l’esclavagisme ou le féodalisme, système dans lequel le serf travaille un certain temps pour assurer sa subsistance et le reste du temps pour son maître. Le salaire donne l’illusion que le tra-vailleur est payé pour son travail. Il correspond en fait uniquement au temps de travail nécessaire à la reproduction de la force de travail, que Marx appelle le travail nécessaire. C’est le surtravail, effectué au-delà du temps de travail nécessaire, qui prend la forme de plus-value. Le taux de plus-value, rapport entre le surtravail et le travail nécessaire, ou entre la plus-value et le capital variable, mesure exactement l’exploitation du tra-vail par le capital. Profit, rente, intérêt et tous les autres revenus non sala-riaux sont issus de la plus-value. Marx estime que l’un des apports majeurs de son livre est d’avoir distingué la plus-value de ses formes.
3 Une série d’articles de Sorel publiés en 1894 sous le titre « L’ancienne et la nouvelle méta-physique » ont été réédités en 1935 sous le titreD’Aristote à Marx, titre du premier chapitre du livre de P. Gaud.
IVDe la valeur-travail à la guerre en Europe
P. Gaud présente un tableau très vivant des débats auxquels cette théo-rie a donné lieu, en France mais aussi en Italie et ailleurs en Europe. Il montre clairement le lien entre l’attitude face à cette analyse et les posi-tions politiques des intervenants dans la discussion. Pour les partisans du libéralisme et du laisser-faire, en particulier pour la quasi-totalité des éco-nomistes de cette époque, une théorie qui postule que la valeur vient du travail, en menant à la revendication en vertu de laquelle tout le produit du travail devrait revenir au travailleur, est inacceptable. Elle constitue un instrument de propagande pour le socialisme et le communisme. Il n’est d’ailleurs pas étonnant que les critiques les plus virulentes se manifestent après la Commune de Paris qui, en 1871, traumatise profondément écono-mistes et autres intellectuels libéraux. Au sein de la tendance libérale répu-blicaine, Jean Bourdeau – avec lequel Sorel a entretenu une longue correspondance – a écrit qu’il fallait remettre en question la théorie de la valeur de Ricardo, parce qu’elle avait été transformée par Marx en machine de guerre contre la bourgeoisie.
De Marx au marginalisme
L’année de la Commune est aussi celle de la publication de laThéorie de l’économie politique de William Stanley Jevons et desÉléments d’éco-nomie politiquede Karl Menger, précédant la parution en 1874 de la pre-mière partie desÉléments d’économie politique pure de Léon Walras, œuvres qui lancent la révolution marginaliste et ce qu’on appellera, à par-tir de 1900, la théorie néoclassique. La révolution marginaliste fait passer la valeur-travail à la trappe et lui substitue une théorie de la valeur fondée sur l’utilité, sur la contribution de la marchandise à la satisfaction des 4 besoins ressentis par le consommateur. Plus précisément, le prix est pro-portionnel à l’augmentation de l’utilité totale amenée par la consomma-tion de la dernière unité d’un bien. C’est pourquoi on utilise l’expression « marginalisme ». La prise en compte de l’utilité donne quant à elle nais-sance au qualificatif « hédoniste » pour caractériser la nouvelle approche. C’est celle qu’utilise le plus souvent P. Gaud dans son livre. Le prix d’équi-libre découle aussi de la rencontre de la demande et de l’offre. Alors que la première est déterminée par l’utilité, la seconde découle du coût de pro-duction. Mais ce dernier est lui-même déterminé par les prix des facteurs de production, qui contribuent tous également à la production de la mar-chandise. Le travail n’est donc plus le seul facteur à considérer. Il convient de souligner ici que cette théorie de la valeur utilité a des origines bien antérieures à la révolution marginaliste. On en trouve aussi l’ébauche chez Aristote, et elle a été reprise, entre autres, par Condillac, Jean-Baptiste Say, Malthus et John Stuart Mill. L’un des éléments les plus étonnants présentés par P. Gaud dans ce livre concerne la conversion graduelle de Georges Sorel de la théorie de la
4 Dans la perspective marginaliste, valeur, valeur d’échange et prix sont synonymes, ce qui n’est pas le cas chez Marx.
PréfaceV
valeur-travail à la conception marginaliste et hédoniste, alors même que Sorel oppose son radicalisme politique au réformisme des socialistes fran-çais et s’impose comme le théoricien du syndicalisme révolutionnaire. Ce qui pourrait contredire la liaison nécessaire qu’on voyait entre la théorie marxiste de la valeur et de la plus-value de Marx et la proclamation de la nécessité de la révolution prolétarienne, ou encore la liaison entre margi-nalisme et libéralisme. Sorel n’est pas le seul à opérer ce retournement, comme le montre en détail P. Gaud. Il est accompagné et inspiré, dans son cheminement, par les intellectuels italiens Antonio Labriola, Arturo Labriola et Benedetto Croce. En Allemagne, Werner Sombart et Eduard Bernstein, avec lequel Sorel correspond également, ont suivi le même chemin de Damas. À ces penseurs dont les thèses sont étudiées par P. Gaud, il faut ajouter, pour l’Angleterre, Phillip Wicksteed, ainsi que George Bernard Shaw et ses amis de la Société fabienne. Les visions politiques de ces auteurs, dont la plu-part continuent de se réclamer du marxisme, sont variées. Sorel en vient à considérer que la théorie de Marx s’applique au capitalisme concurrentiel du dix-neuvième siècle et non à la nouvelle forme de capitalisme qui émerge au vingtième siècle. La plupart admettent l’idée que le capitalisme est un système fondé sur l’exploitation des travailleurs. Mais ils estiment que la théorie de la valeur-travail n’est pas nécessaire pour rendre compte de cette exploitation. Plus précisément, ils considèrent qu’on peut envisa-ger l’existence de la plus-value sans passer par la médiation de la valeur-travail. Il suffit de reconnaître le conflit d’intérêt entre bourgeois et prolé-taires, la lutte des classes, pour se convaincre de son existence. Dès lors la théorie de Marx est vue, comme du reste Ricardo définissait la sienne, comme une théorie de la répartition. L’objectif politique devient de trans-former cette répartition, soit par la violence révolutionnaire, la grève générale – c’est la voie proposée par Sorel – ou la réforme du capitalisme – c’est la voie que proposera le socialisme non marxiste, par exemple le tra-vaillisme britannique.
Le problème de la transformation
La conversion de Sorel de la valeur-travail à la valeur utilité intervient au moment où est lancé un autre débat qui complique la situation, débat connu sous l’appellation de la transformation des valeurs en prix de pro-duction, que P. Gaud mentionne à diverses reprises dans son texte. Il ajoute que Sorel n’en avait probablement pas une connaissance de pre-mière main, n’ayant pas lu les deuxième et troisième livres duCapital au moment de leur première édition allemande, en 1885 et 1894. Le pro-blème se pose de la manière suivante. La valeur d’une marchandise – ou d’une entreprise, d’une branche de production – se décompose en trois parties : le capital constant,c; le capital variable,v; la plus-value,pl. Il s’agit de grandeurs temporelles, de flux. Le capital constant correspond ainsi à la valeur des moyens de production consommés pendant un cycle
VIDe la valeur-travail à la guerre en Europe
de production. On suppose, pour simplifier, que ce cycle est d’un an, et que le stock de capital constant est entièrement consommé pendant l’an-née. Si on désigne parwvaleur produite pendant une année, on a la donc : w = c + v + pl pl / v, symbolisé par pl’, est le taux de plus-value, et Marx suppose qu’il tend à l’égalité à travers l’économie. c / v est un indice de la quantité de travail mort par unité de travail vivant, soit de ce qu’on peut appeler, en termes modernes, le degré de mécanisation d’une entreprise, ou encore le ratio capital-travail. Marx l’appelle la composition organique du capital. Il n’y a aucune raison pour laquelle ce taux devrait tendre à l’égalité. Ainsi la composition organique d’une entreprise sidérurgique est-elle sans doute très supérieure à celle d’une boulangerie. Bien que le taux de plus-value soit la mesure exacte de l’exploitation de la force de travail, cette grandeur est pour ainsi dire invisible aux yeux du capitaliste, qui est intéressé par le taux de profitr, soit le rapport entre la plus-value et l’ensemble du capital, constant et variable : r = pl / ( c + v ) Le capitaliste ne voit pas le profit comme émergeant du seul capital variable, ce qui, selon Marx, permet de comprendre pourquoi les écono-mistes qu’il appelle « vulgaires » affirment que le profit naît de l’ensemble des facteurs de production. Par ailleurs, suivant en cela ses prédécesseurs classiques, tels que Smith, Ricardo ou Mill, Marx considère que dans une économie capitaliste, les taux de profit tendent à l’égalité entre les branches de production. Le problème, que Ricardo avait déjà perçu sans le résoudre, est très simple. L’examen de ces équations montre que, si les compositions organiques du capital varient d’une entreprise à l’autre, l’égalisation des taux de profit rend celle des taux de plus-value impos-sible. Il y donc une incompatibilité entre la théorie de la valeur-travail et la réalité de la péréquation des taux de profit. Engels s’étonne de ne pas lire, dans les épreuves du livre premier du Capital, la solution à ce problème, que Marx lui avait déjà communiquée dans une lettre d’août 1862 et qui figure dans le manuscrit du livre troi-sième, le premier à avoir été écrit. En réalité, on trouve déjà cette solution dans le manuscrit desGrundrisse, rédigé par Marx entre 1857 et 1858. À son ami, Marx répond qu’il s’agit de tendre des pièges aux économistes. Publiant après la mort de Marx, en 1885, le livre deuxième duCapital, qui ne contient pas encore la solution à ce problème, Engels met les éco-nomistes au défi de trouver la solution qui sera rendue publique dans le troisième livre, finalement publié en 1894. J’ai consacré un chapitre de 5 Valeur et prix.à la recension des nombreuses réponses à cet étonnant défi Comme je l’ai montré, quelques participants à ce concours sont arrivés très près de la solution de Marx et pour deux en particulier, Wilhelm
5 Cela n’a pas empêché deux économistes de déclarer, dans un article publié dix années plus tard, qu’ils étaient les premiers à faire ce travail. Voir M. C. Howard et J. E. King, « Frie-drich Engels and the prize essay competition in the Marxian theory of value », in :History of Political Economy, vol. 19, 1987, pp. 571-589.