La comptabilité générale

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La comptabilité générale, avant d'être une technique ayant fait l'objet d'une réglementation et d'une codification poussées, est surtout un outil d'information au service des décideurs et des tiers en relation avec l'entité.



Si l'enseignement de la comptabilité générale s'attache souvent à mettre en évidence la maîtrise des difficultés comptables, c'est-à-dire l'utilisation adéquate des méthodes comptables pour appréhender des transactions spécifiques, il est parfois perdu de vue la raison d'être de la comptabilité générale en tant qu'outil d'information. La connaissance de la réglementation et des recommandations comptables ne doit pas masquer l'objectif premier : offrir une image fidèle du patrimoine, de la situation financière et des résultats de l'entité. Cet ouvrage s'attache ainsi à replacer les méthodes et techniques comptables dans leur contexte, c'est-à-dire comme outils d'appréhension, sous forme monétaire, des transactions réalisées au cours d'une période.

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Ajouté le 06 août 2018
Nombre de lectures 54
EAN13 9782847691634
Langue Français
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LA COMPTABILITÉ GÉNÉRALE
Un outil d’information
Chez le même éditeur
• CollectionLES ESSENTIELS DE LA GESTION – AMADIEU (J.-F.), ROJOT (J.). –Gestion des ressources humaines et relations professionnelles. – AMINE (A.). –Le comportement du consommateur. – BARANGER (P.), CHEN (J.). –Management de la production et des opérations. – BAUMARD (Ph.). –Prospective à l’usage du manager. – CHARREAUX (G.). –Finance d’entreprise. – DARMON (R.-Y.). –La vente. De la persuasion à la négociation commerciale. – DESBRIÈRES (Ph.). –Ingénierie financière. – DESCAMPS (Ch.), SOICHOT (J.). –Gestion financière internationale. – DESREUMAUX (A.). –Théorie des organisations. – JOFFRE (P.), KŒNIG (G.). –Gestion stratégique : l’entreprise, ses partenaires-adversaires et leurs univers. – LESCA (H.), LESCA (E.). –Gestion de l’information : qualité de l’information et performances de l’entreprise. – MICALLEF (A.). –Le marketing : fondements techniques, évaluation. – NAVATTE (P.). –Instruments et marchés financiers. – PAPILLON (J.-Cl.). –Économie de l’entreprise : de l’entrepreneur à la e gouvernance(2 édition). – PIGE (B.). –Audit et contrôle interne. – POINCELOT (D.). –Les marchés de capitaux français. – ROGER (P.) –Statistique pour la gestion. – TELLER (R.). –Le contrôle de gestion. Pour un pilotage intégrant stratégie et finance. – TELLIER (A.), LOILIER (T.). –Gestion de l’innovation. – URBAN (S.). –Management international.
• À paraître e – DESBRIÈRES (P.). –Ingénierie financière(2 édition). e – CHARREAUX (G.). –Finance d’entreprise(2 édition).
L E S E S S E N T I E L S D E L A G E S T I O N C O L L E C T I O N D I R I G É E P A R G . C H A R R E A U X / P. J O F F R E G . K Œ N I G
LA COMPTABILITÉ GÉNÉRALE
Un outil d’information
BENOÎT PIGÉ
Le Trifide • 18, rue Claude-Bloch 14050 CAEN CEDEX 4 http://www.editions-ems.fr
Le logo qui figure sur la couverture de ce livre mérite une explication. Son objet est d’alerter le lecteur sur la menace que représente pour l’avenir de l’écrit, tout particulièrement dans le domaine du droit, d’économie et de gestion, le déve-loppement massif du photocopillage. er Le Code de la propriété intellectuelle du 1 juillet 1992 interdit en effet expres-sément la photocopie à usage collectif sans autorisation des ayants droit. Or, cette pratique s’est généralisée dans les établissements d’enseignement supérieur, pro-voquant une baisse brutale des achats de livres, au point que la possibilité même pour les auteurs de créer des œuvres nouvelles et de les faire éditer correctement est aujourd’hui menacée.
© Management et société, 2000 Nous rappelons donc qu’il est interdit de reproduire intégralement ou partielle-ment sur quelque support que ce soit le présent ouvrage sans autorisation de l’auteur, de son éditeur ou du Centre français d’exploitation du droit de copie (CFC) 3, rue Hautefeuille, 75006 Paris (Code de la propriété intellectuelle, articles L. 122-5 et L. 335-2).
ISBN : 2-912647-54-1
INTRODUCTION
Dans une société fondée sur le respect de la propriété privée et sur la libre association des individus, il est nécessaire de disposer d’un outil permettant de retracer sous forme monétaire les diverses transactions réalisées par les personnes, qu’il s’agisse de personnes physiques ou de personnes morales (c’est-à-dire d’organisations représentant de façon plus ou moins diffuse les intérêts de diverses personnes physiques). La comptabilité générale, sous ses différentes formes, constitue cet outil irremplaçable pour non seulement disposer d’une information syn-thétique et globale sur les transactions réalisées au cours d’une période par une entité déterminée, mais aussi pour évaluer et justifier à une date donnée la situation des avoirs et des dettes de cette même entité. À travers cet ouvrage, nous nous proposons de mettre en évidence les éléments fondamentaux qui constituent cet outil qu’est la comptabilité générale. Nous nous attacherons ainsi à expliquer non seulement les mécanismes qui la gouvernent mais également la logique profonde qui l’anime. En effet, si la comptabilité générale fait l’objet d’une réglemen-tation relativement précise, elle est néanmoins avant tout un outil au ser-vice de celui qui l’utilise. Et comme tout outil il est nécessaire de connaître les différentes fonctionnalités que l’on peut (et parfois que l’on doit) utiliser pour assurer non seulement sa propre information mais éga-lement celle des tiers avec lesquels on est en relation économique. De cette approche découlera naturellement le plan de l’ouvrage. Nous partirons ainsi de l’usage premier de la comptabilité qui est, ou qui était, de suivre la trésorerie, pour mettre en évidence le besoin de suivre
6LA COMPTABILITÉ GÉNÉRALE
les transactions ayant des conséquences durables ou étalées dans le temps (les immobilisations par exemple), ou celles ne donnant pas immédiatement lieu à un mouvement de trésorerie (les créances et les dettes notamment). À l’issue de cette première partie nous aurons ainsi dégagé et expliqué la nature des transactions appréhendées et suivies par la comptabilité générale ainsi que les différentes difficultés qui se posent avec leur mode de résolution. Dans la seconde partie, nous exposerons les principes gouvernant la comptabilité générale, c’est-à-dire le processus de traitement des tran-sactions conduisant notamment à l’élaboration des comptes annuels à travers la saisie des écritures comptables, leur traitement informatique et les travaux d’inventaire. Compte tenu du développement important pris dans nos sociétés par les groupes d’entreprises, c’est-à-dire les sociétés liées entre elles par des liens capitalistiques, nous présenterons les objectifs et les méthodes d’élaboration des comptes consolidés ainsi que leurs règles de présentation aux tiers. Tout au long de cet ouvrage, nous nous appuierons sur le postulat impli-cite que notre société étant entrée dans une nouvelle ère économique, qua-lifiée parfois sous le vocable de « nouvelle économie » mais qui repose principalement sur le développement des nouvelles technologies de l’in-formation et de la communication (NTIC), la comptabilité générale ne peut plus s’appréhender indépendamment des technologies de traitement infor-matisé de l’information. Nous supposons donc que toute comptabilité est tenue sous forme informatisée, ce qui autorise des traitements simples et rapides de tri et de transfert des transactions comptabilisées. À partir de ce postulat, les principes, les méthodes et les conseils exposés au cours de cet ouvrage s’appliquent à toute entité, et nous pourrions dire toute personne physique ou morale, soucieuse de com-prendre et de maîtriser cet outil que constitue la comptabilité générale et qui peut se révéler un formidable moyen d’information et de gestion. Nous considérons donc que si la comptabilité générale s’adresse en pre-mier lieu aux entreprises elle ne se limite pas à ces dernières mais elle s’élargit aux associations, aux particuliers soucieux d’assurer un suivi de leur patrimoine et des transactions qu’ils réalisent, mais aussi à toutes les collectivités locales qui, à travers les règles de la comptabilité publique, disposent d’un outil dont elles ne maîtrisent souvent que très imparfaitement les potentialités. Dans cet ouvrage nous avons retenu comme unité monétaire l’euro. Si le bug de l’an 2000 a fait long feu, le problème du transfert d’une comptabilité tenue en francs vers une comptabilité tenue en euros relève du même psychodrame censé favoriser le développement des presta-
INTRODUCTION7
taires de services informatiques. En effet, d’un point de vue purement comptable l’unité de compte n’a aucune importance tant qu’elle est unique. Le problème du passage d’une devise à une autre ne se pose donc que lors de la conversion des transactions. Pour la majorité des petites entreprises et des collectivités locales qui basculeront au début de 2002 vers une comptabilité en euros, il sera simplement nécessaire er de convertir toutes les données de francs en euros au 1 janvier 2002 et de convertir rétroactivement les comptes de l’année 2001 en euros afin de disposer d’une base de comparaison. Il s’agit d’une simple opération de division sur la base de la parité euro/franc. La seule complication concerne les entreprises qui auraient opté (volontairement ou non) pour un suivi mixte, c’est-à-dire que certaines transactions sont réalisées en francs alors que d’autres le sont en euros. Dans ce cas, il convient de définir en début d’exercice la monnaie de tenue des comptes et de convertir systématiquement au moment de l’enregistrement comptable les transactions dans la monnaie de référence. Dans la mesure où il n’existe pas de différences de change (la parité a été définitivement fixée) cela ne pose aucun problème de suivi comptable. La comptabilité ne peut pas faire abstraction des aspects fiscaux. Parmi ceux-ci apparaît la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) qui, bien qu’étant en principe neutre pour les entreprises assujetties (c’est le consommateur final qui la règle), transite néanmoins par les comptes de trésorerie et par les comptes de tiers. Dans les exemples fournis au cours de cet ouvrage nous avons retenu un taux de TVA de 19,6 % (1) qu’il conviendra bien évidemment d’actualiser pour tenir compte, soit de l’éventuelle applica-tion du taux réduit (5,5 %), soit d’une future modification de ces taux. Cet ouvrage s’adresse tout particulièrement aux étudiants ou aux pro-fessionnels susceptibles d’utiliser la comptabilité générale comme outil d’information. À ce titre nous avons particulièrement insisté sur les objectifs de la comptabilité générale et sur les méthodes d’enregistre-ment des transactions sur lesquelles elle repose. Les étudiants ou les professionnels concernés peuvent être des ingénieurs, des commer-ciaux, des cadres administratifs, des personnels médicaux effectuant des tâches d’encadrement (directeurs de services dans des cliniques ou des hôpitaux), des élus locaux, des trésoriers ou des responsables d’asso-ciations, … En somme, toute personne ayant recours à une information issue de la comptabilité générale.
(1) Sauf pour quelques exemples où le taux de TVA est de 20,6 % (taux normal anté-rieur au 01/04/2000).
PREMIÈRE PARTIE
DU SUIVI DE TRÉSORERIE AUX ÉCRITURES COMPTABLES
INTRODUCTION
La comptabilité générale apparaît souvent comme une technique réservée à des initiés qui, armés d’une calculatrice et d’un crayon, repor-teraient des chiffres à longueur de journée. Si le chiffre constitue toujours la matière première des comptables, l’évolution technologique fait qu’il est de moins en moins nécessaire d’être doué en calcul mental pour assu-rer le suivi comptable d’une entité. De surcroît, la multiplication des comptes à rendre, que ce soit pour une entreprise, une association, ou même un particulier pour justifier de son droit à certaines prestations soumises à conditions de ressources, fait que tout un chacun est plus ou moins confronté aux exigences d’une information comptable. La première forme de suivi comptable est constituée tout naturelle-ment par le suivi des opérations de trésorerie. Mais l’accroissement des transactions réalisées, la diversification du patrimoine et l’extension du réseau économique avec lequel on entre en relation font qu’il devient rapidement nécessaire d’adopter des mesures complémentaires à ce seul suivi de trésorerie. La comptabilité en partie double, le suivi des emplois et des ressources durables et la prise en compte des engage-ments deviennent rapidement des éléments indispensables pour fournir une information qui soit non seulement exacte mais également perti-nente. C’est là tout l’objet de la comptabilité générale.